PLON. 1968. In-8. Cartonné. Bon état, Coins frottés, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 515 pages. Partie de jaquette illustrée en couleurs contrecollée sur le premier plat. Couverture plastifiée, tampons et codes de bibliothèque. Un mors partiellement fendu.. . . . Classification Dewey : 840-Littératures des langues romanes. Littérature française
Reference : R260152258
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Amsterdam, La Compagnie, 1737. 435 g 2 tomes en un fort volume in-12, plein veau, dos orné à nerfs, tranches rouges, [2] ff., 269 pp., [1] f., 298 pp., [1] f.. Quatrième édition. Usures aux coins. . (Catégories : Morale, Philosophie, )
, Brepols, 2020 Paperback, 424 pages, Size:178 x 254 mm, Illustrations:33 b/w, 12 tables b/w., 9 musical examples, Languages: French, Italian. ISBN 9782503589626.
Summary Loin d'un désert musical, la France de l'époque moderne est riche de musique dans ses villes grandes et moyennes. Les institutions ecclésiastiques, cathédrales, collégiales voire petites églises, la Chapelle royale aussi, financent chanteurs et instrumentistes, mais aussi une maîtrise, école destinée à former de futurs artistes musiciens sous la direction d'un maître de musique. C'est à ce personnage, à ses différentes fonctions, qu'est dédié ce livre. À la fois pédagogue, compositeur, chanteur et/ou instrumentiste, théoricien, il est chargé de tout ce qui concerne la bonne exécution de la musique durant les offices, conduisant le choeur d'enfants, les chantres du bas choeur, les instrumentistes (ceux de l'église, de la ville ou ceux de passage). Il participe à la rédaction des livres de plain chant, compose, copie messes et motets polyphoniques, rend des comptes au chapitre dont il dépend. Certains maîtres sont sollicités hors l'institution pour des concerts de musique sacrée ou profane, parfois même au théâtre, plus souvent dans les établissements religieux d'alentour. La diversité des carrières étonne, certains maîtres demeurant leur vie durant dans une même institution comme Poitevin, d'autres optant comme Gantez pour de véritables périples, rarement au-delà des frontières toutefois?; d'autres, comme Campra, préfèrent au lutrin les lumières de la scène de l'opéra?; quelques-uns enfin cherchent à laisser une trace de leur oeuvre en publiant messes et motets. Toutefois, la spécificité française d'un tel métier ne se comprend que par comparaison avec les réalités des pays voisins, tels l'Italie ou les Pays-Bas espagnols. TABLE OF CONTENTS Bernard Dompnier [Université de Clermont Auvergne] Introduction Le kaléidoscope d'une profession Bernard Dompnier [Université de Clermont Auvergne] Le métier de maître de musique, entre normes et pratiques Bastien Mailhot [Éducation nationale] L'exercice du métier de maître de musique dans les « petites églises » : simple différence de degré ou statut singulier ? Thomas Leconte [Centre de musique baroque de Versailles, CESR] Le maître de la Musique de la Chapelle du roi : hiérarchie, prérogatives et fonctions François Caillou [CERHIO] Les maîtres de musique des églises de Paris dans la seconde moitié du xviiie siècle Émilie Corswarem [Université de Liège] De l'efficacité d'un modèle local : être maître de chant à la cathédrale Saint-Lambert de Liège (1581-1650) René Depoutot [Université de Lorraine] Maître de musique d'église à Nancy au xviiie siècle : du choeur de la primatiale à la salle du Concert et de la Comédie Faire carrière Youri Carbonnier [Université d'Artois] « Un jeune homme se présente pour être maître de musique » : Débuter dans la carrière au xviiie siècle Niccolò Maccavino [Conservatorio di Reggio Calabria] Maestri di cappella e la loro attività svolta nei secoli xvii e xviii in alcune Istituzioni musicali della Sicilia orientale: Acireale, Caltagirone, Noto e Piazza Armerina. Sylvie Granger [CERHIO, Le Mans Université] Itinérance ou stabilité des maîtres de musique de 1790, à travers la base prosopographique Muséfrem L'entrepreneur de musique Galliano Ciliberti [Conservatorio di Monopoli] Un impresario in chiesa: il maestro di cappella a Roma e nello Stato Pontificio nel Seicento Christophe Maillard [CERHIO] La figure du maître de musique dans les villes où rivalisent deux corps de musique prestigieux à la fin du xviiie siècle Érik Kocevar [IReMus] L'organiste de collégiale et de cathédrale aux xviie et xviiie siècles : réflexions sur le statut d'un des hommes-clé des cérémonies religieuses en France. Thierry Favier [Université de Poitiers] Le maître de musique d'Église et le concert en province au xviiie siècle Le maître et le livre Jean Duron [Chercheur associé, Centre de musique baroque de Versailles, CESR] Le maître et son oeuvre : la nécessité d'un classement, l'espoir d'une préservation Cécile Davy-Rigaux [CNRS / IReMus] Maître des ouvrages liturgiques : une fonction particulière du maître de musique Laurent Guillo [Centre de musique baroque de Versailles, CESR] Les maîtres de chapelle entre institution et édition (xviie-xviiie siècles) Nathalie Berton-Blivet [CNRS / IReMus] Le maître de musique à l'épreuve de l'édition Pratiques d'enseignement Xavier Bisaro [V Université de Tours] L'enfance de l'art : les maîtres de musique et l'enseignement du plain-chant au xviiie siècle Aline Smeesters [Université de Louvain-la-Neuve] Collaborations de poètes néo-latins et de compositeurs de musique à l'époque moderne : deux cas d'étude Jean Duron [Chercheur associé, Centre de musique baroque de Versailles, CESR] Le maître théoricien aux xviie et xviiie siècles : l'apprentissage de la composition musicale Jean-Paul C. Montagnier [Université de Nancy] La messe polyphonique en livre de choeur comme outil pédagogique Perspectives Bernard Hours [Université de Lyon 3] Conclusions
Exemplaire Georges Bataille : la plus ancienne dédicace connue de l'un à l'autre. Paris, Éditions Surréalistes, (20 juillet) 1934. 1 vol. (140 x 190 mm) de 142 p. et [1] f. Broché. Édition originale. Envoi signé : «à Georges Bataille “ Le rêveur embaumé sans sa camisole de force” R. Char». Bandeau éditeur et prière d'insérer conservés - rédigé par Tristan Tzara.
Jusqu'alors, Seuls demeurent (publié en 1945) était le titre le plus ancien de René Char présent dans la bibliothèque de Georges Bataille, d'après l'inventaire établi en 2022 par les librairies du Sandre et Henri Vignes (La bibliothèque de Georges Bataille). Cet exemplaire du Marteau sans maître viendrait donc modifier le corpus et établir une rencontre plus précoce, de près de dix ans, fut-elle à distance et par livre interposé. Mais l'on sait avec une quasi-certitude que les deux hommes ne se voient pas pendant la guerre et ne se rencontrent - apparemment pour la première fois - qu'en avril 1945 : « j'ai finalement à me réjouir d'avoir aujourd'hui rencontré René Char » (Bataille, cité dans Dans l'atelier du poète, p. 378). Ils s'échangent à cette occasion leurs livres : Seuls demeurent et L'Expérience intérieure, avec ces envois : « À Georges Bataille, intime de l'homme abrupt dans sa prison, René Char » et « à René Char, dont tout me rapproche, affectueusement, Georges Bataille ». Le Marteau sans maître ici présenté a-t-il été offert postérieurement à sa parution (1934) à Bataille par René Char - peut-être en même temps que le Seuls demeurent ? La teneur des deux envois, « intime de l'homme abrupt dans sa prison» et « rêveur embaumé sans sa camisole de force» le laissent penser. Le choix du Marteau sans maître, comme oeuvre choisie par Char pour lui témoigner sa première période, n'est pas anodin, et des plus parlants, pour un texte qui, après Arsenal et Artine, lui tient particulièrement à coeur. « Toutes les pensées qu'il y a dans Le Marteau sans maître, je n'en parlais jamais à personne, pas même à mon intime Éluard. C'est une révolte que j'ai vécue seul sans communiquer», confiera-t-il à Paul Veyne, à un moment où il se détache d'un mouvement surréaliste dont il ne fut qu'un passager locataire. « Dès le début de l'année1933,le titre choisi est celui du Marteau sans maître puisqu'il est évoqué dans une lettre de Paul Éluard à René Char pour confirmer qu'il confie à son propre éditeur, Gaston Gallimard, la lecture du manuscrit (...). La réponse de Gaston Gallimard en mars1933est moins enthousiasteet, devant ce refus, Char va se tourner vers un éditeur déjà fortement engagé dans les publications de textes surréalistes: José Corti. Celui-ci accepte de publier aux Éditions surréalistes Le Marteau sans maître comme une édition collective en partie originale comprenant: Arsenal, Artine, L'action de la justice est éteinte et pour la première fois Poèmes militants (...) Pour la rédaction du prière d'insérer, Paul Éluard accepte tout de suite de l'écrire. Mais Char s'adresse aussi à Breton avant d'accepter en définitive le texte de Tzara: «Je suis enchanté, avec toute la gravité, l'émerveillement que ce mot renferme, de vos lignes à l'infini. Je vous demande la permission, d'accord avec Éluard, de les fixer en fait unique. Je ne vois d'aussi claire ceinture pour m'entourer nulle part, il ne faut pas mêler les diamants. Ainsi donc vous seul. Et j'en suis ravi et pour mon livre et pour le lecteur» » (Marie-Claude Char, préface au Marteau sans maître, éd. Poésie / Gallimard, 2002). Exemplaire de choix. Complet du bandeau éditeur et du prière d'insérer rédigé par Tristan Tzara.
Le courrier du livre, 1990, in/8 broché, 181 pages. Traduit de l'allemand par Catherine de Bose.
"Au seuil de l'ère qui vient, on peut observer une révolte croissante contre la prédominance d'une conception du réel qui se réfère exclusivement à un monde rationnellement connaissable et maîtrisé par la technique. En effet, ce qui dépasse cette notion est classé comme appartenant au royaume de l'imaginaire ou des croyances. Ce point de vue fait négliger la totalité et la vérité de l'homme, car celui-ci, en son noyau, en son Etre essentiel, participe à une réalité qui transcende l'horizon de son moi conditionné par l'espace-temps et par le rationnel. Maintenant se pose la question : qui peut nous aider à devenir ce que nous avons éprouvé, sans le moindre doute, comme l'essentiel, à le conserver dans une conscience élargie et à lui porter témoignage dans le monde ? La réponse est le "Maître". Cependant, ce maître ne prend la réalité qu'en face de celui qui est prêt à être élève, c'est-à-dire, à suivre la "voie" indiquée et dans laquelle, selon l'éternelle loi, la grande transformation s'accomplit. Dans la trinité "maître, élève, voie", la Vie crée l'espace où elle manifeste son sens surnaturel. Le maître est autre chose qu'un éducateur, un directeur de conscience ou un thérapeute. Il est l'instrument qui, avec une force capable d'affronter le monde, ramène consciemment l'homme à son unité originelle avec l'Etre divin. Celui qui a reconnu dans le maître la puissance qui, de l'intérieur, l'appelle et le transforme, le retrouve dans toutes les situations capitales de la vie, dans la rencontre avec la mort, dans la confrontation avec le mal, dans la façon de traiter le corps et dans la recherche de son propre centre."
s. l. [Klarskovgaard] 7 octobre 1950 | 21 x 34 cm | 2 pages sur 2 feuillets
Lettre autographe signée en partie inédite de Louis-Ferdinand Céline adressée à son "cher Maître et défenseur" Maître Thorvald Mikkelsen. Deux pages rédigées à l'encre bleue sur deux grands feuillets de papier blanc ; numéros "580" et "581" de la main de Céline en haut à gauche au crayon rouge. Pliures transversales inhérentes à l'envoi. Cette lettre a été très partiellement retranscrite dans l'Année Céline 2005. Lettre autographe signée de Louis-Ferdinand Céline adressée à son "cher Maître et défenseur" Maître Thorvald Mikkelsen. Deux pages rédigées à l'encre bleue sur deux grands feuillets de papier blanc ; numéros "580" et "581" de la main de Céline en haut à gauche au crayon rouge. Pliures transversales inhérentes à l'envoi. Céline adresse à Mikkelsen un article: "Pour intéressé que vous soyez aux choses de l'esprit je crois avoir remarqué que les turlupinades des banques, changes, fricoteries diverses vous amusaient aussi. Ci-donc, joint, article assez farceur relatant certaines galipettes de l'or et ses escrocs changeurs (à Paris, évidemment!)" L'écrivain a adjoint à sa lettre un autre feuillet dont les nombreux soulignements témoignent de la persécution dont il se sentait victime: "Maintenant qu'on remonte la Ligne Maginot, qu'on recrée une Légion Anti Bolchéviques, une armée franco-allemande, il paraît qu'il est question de me poursuivre à nouveau d'après les Beaux Draps mais cette fois pour antigermanisme et sabotage de l'Europe Nouvelle et irrespect pour Hitler! Oh je n'en mène pas large !" En 1947, Céline, poursuivi par la justice française pour son engagement collaborationniste, est reclus au Danemark. C'est en mai 1948, accompagné de Lucette et Bébert qu'il arrive chez son avocat Maître Thorvald Mikkelsen à Klarskovgaard. Ce dernier possède une grande propriété au bord de la mer Baltique et invite l'exilé à y séjourner. Le 21 février 1950, dans le cadre de l'épuration, l'écrivain est condamné définitivement par contumace par la chambre civique de la Cour de justice de Paris pour collaboration à une année d'emprisonnement (qu'il a déjà effectuée au Danemark). Le consul général de Suède à Paris, Raoul Nordling, intervient en sa faveur auprès de Gustav Rasmussen, ministre des Affaires étrangères danois, et parvient à retarder son extradition. Le 20 avril 1951, Jean-Louis Tixier-Vignancour, son avocat depuis 1948, obtient l'amnistie de Céline au titre de "grand invalide de la grande guerre" en présentant son dossier sous le nom de Louis-Ferdinand Destouches sans qu'aucun magistrat ne fasse le rapprochement. Céline quittera le Danemark l'été suivant, après trois ans passés chez son avocat. En 1947, Céline, poursuivi par la justice française pour son engagement collaborationniste, est reclus au Danemark. C'est en mai 1948, accompagné de Lucette et Bébert qu'il arrive chez son avocat Maître Thorvald Mikkelsen à Klarskovgaard. Ce dernier possède une grande propriété au bord de la mer baltique et invite l'exilé à y séjourner. Le 21 février 1950, dans le cadre de l'épuration, l'écrivain est condamné définitivement par contumace par la chambre civique de la Cour de justice de Paris pour collaboration à une année d'emprisonnement (qu'il a déjà effectuée au Danemark). Le consul général de Suède à Paris, Raoul Nordling, intervient en sa faveur auprès de Gustav Rasmussen, ministre des Affaires étrangères danois, et parvient à retarder son extradition. Le 20 avril 1951, Jean-Louis Tixier-Vignancour, son avocat depuis 1948, obtient l'amnistie de Céline au titre de "grand invalide de la grande guerre" en présentant son dossier sous le nom de Louis-Ferdinand Destouches sans qu'aucun magistrat ne fasse le rapprochement. Céline quittera le Danemark l'été suivant, après trois ans passés chez son avocat. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -