VICTOR HAVARD. 1885. In-12. Relié. Etat passable, Plats abîmés, Dos satisfaisant, Mouillures. 276 pages - couverture d'attente - coins frottés - plats défraîchie - rousseurs et mouillures sans réelle conséquence sur la lecture - tranches salies - pages de titre et de faux titre désolidarisées.. . . . Classification Dewey : 840.08-XIX ème siècle
Reference : R240075838
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RÉGIMENT DE SAINTONGE INFANTERIE. GILLOT ( Jean Antoine), BEAUMONT (Commandant du régiment), Comte de LAMBERTYE (Lieutenant pour le Roi.
Reference : 5638
(1784)
Sarlouis, le 18 mars 1784. 1784 1 feuillet in-folio oblong ( 212 x 286 mm) imprimé à l'encre noire et completé à la main à l'encre brune, cachet de cire rouge du régiment et cachet humide rouge estompé; et au dos est rédigé et signé par l'intendant du régiment, le détail reçu par ce soldat. (salissures, traces de plis, défauts d'usage.)
Congé militaire de Jean Antoine GILLOT, Chasseur au Régiment de Saintonge. Cette unité dinfanterie française créé en 1684 fait partie des forces terrestres impliquées dans la guerre dindépendance Américaine qui comprenaient 5 000 hommes au total, appartenant aux régiments de Bourbonnais, Soissonnais, Saintonge, Royal-Deux-Ponts, deux bataillons d'artillerie de Gribeauval, un bataillon du génie et du matériel de siège. Embarqué à Brest en 1780 les hommes du régiment de Saintonge débarquent avec le corps expéditionnaire à Philadelphie et ils participent aux opérations de Rhode Island. Ces hommes sont impliqués dans toutes les grandes batailles du conflit, notamment en 1781 au siège de Yorktown, victoire décisive de la guerre d'Amérique. Lhistoire na retenu que les noms des officiers qui sy sont illustrés : pendant le conflit, le régiment est commandé à partir 8 mars 1780 par Adam Philippe Blackarth, vicomte de Custines, puis à partir du 11 novembre 1782, par Donatien Marie Joseph de Vimeur, vicomte de Rochambeau. Démobilisé un an après la proclamation de la paix (3 novembre 1783), il est très probable que le chasseur Jean-Antoine Gillot fasse partie des troupes de retour dAmérique. A ce jour les historiens ont surtout recherché les noms des Français morts aux États-Unis de 1777 à 1783. En 1936 est publié une liste des combattants morts en Amérique par Warrington Dawson. Cette liste est le fruit de longues et minutieuses recherches, tant en France quen Amérique. La même année, une plaque commémorative est inaugurée par lambassadeur des Etats-Unis à Versailles. Celle-ci compte 2112. Elle est établie daprès des documents authentiques déposés aux archives nationales et aux archives du ministère de la guerre, publiées par les soins du ministère des affaires étrangères. Beau document, contemporain de la fin du conflit. 1 oblong folio (212 x 286 mm) printed with black ink and completed by hand with brown ink, red wax seal of the regiment and faded red wet seal; and on the back is written and signed by the quartermaster of the regiment, the detail received by this soldier. (soiling, traces of folds, defects of use.) Military leave of Jean Antoine GILLOT, Chasseur in the Regiment of Saintonge. This French infantry unit, created in 1684, was part of the land forces involved in the American War of Independence, which included 5,000 men in total, belonging to the Bourbonnais, Soissonnais, Saintonge, Royal-Deux-Ponts regiments, two Gribeauval artillery battalions, an engineer battalion and siege equipment. Embarked in Brest in 1780, the men of the Saintonge regiment disembarked with the expeditionary force in Philadelphia and took part in the Rhode Island operations. These men were involved in all the great battles of the conflict, notably in 1781 at the siege of Yorktown, a decisive victory of the American war. History has retained only the names of the officers who distinguished themselves in the regiment: during the conflict, the regiment was commanded from March 8, 1780 by Adam Philippe Blackarth, viscount of Custines, then from November 11, 1782, by Donatien Marie Joseph de Vimeur, viscount of Rochambeau. Demobilized one year after the proclamation of peace (November 3, 1783), it is very likely that the hunter Jean-Antoine Gillot was part of the troops returning from America. To this day, historians have mostly researched the names of Frenchmen who died in the United States from 1777 to 1783. In 1936, a list of combatants who died in America was published by Warrington Dawson. This list is the result of long and meticulous research, both in France and in America. The same year, a commemorative plaque was inaugurated by the American ambassador in Versailles. This one counts 2112. It is established according to authentic documents deposited in the national archives and in the archives of the ministry of the war, published by the care of the ministry of foreign affairs. Beautiful document, contemporary of the end of the conflict.
, , 1740 ca. Manuscrit in-4 à l'encre brune de (2)-203 pp. de 4 à 30 lignes par page, veau havane, dos orné à nerfs, titre encadré en capitales dorées sur le plat supérieur, tranches jaspées (reliure de l'époque).
Premier historique manuscrit du régiment d'infanterie de La Couronne, l'un des plus prestigieux régiments royaux, attribué à André Borne de Gagères (1740-1812) par le vicomte Oscar de Poli. Il constitue la deuxième version princeps connue avec la copie citée par Poli dans son introduction, conservée dans les archives du château de Beauvoir (arrondissement de Montbrison) et titrée à l'identique sur le plat supérieur RÉGIMENT DE LA COURONNE.Historique du régiment : créé en 1643 par Mazarin sous l'appellation Régiment de la Reine Mère, l'un des régiments échappant à l'autorité du Colonel Général de l'Infanterie de France, renommé régiment de Genlis puis régiment d'Artois en 1666, enfin régiment de La Couronne en 1673, en récompense de ses faits d'armes lors du siège de Maastricht, avec la devise Dedit hanc Mastrika coronam (Maastricht lui a valu cette couronne). Il combat notamment à Fontenoy (1745) et devient à la Révolution le 45e régiment d'infanterie de ligne (1791).État et Filiation du Régiment de la Couronne créé en 1643... (depuis 1670). État des dix compagnies du Régiment de la Couronne dont six créées en 1692. État-Major. Rang d'ancienneté de Messieurs les Capitaines à compter du 14 février 1705. État des Capitaines [...] qui ont été tués, placés, abandonnés, ou qui sont morts depuis l'année 1695. Règles du Service de CampagneConventions de Messieurs les Capitaines concernant ceux qui seront placés par la cour. Recueil de ce que l'on a appris de la création du Régiment et des actions et lieux où il s'est trouvé, historique depuis 1643 jusqu'en 1740.Annotations postérieures (juillet 1920) par un possesseur non identifié, qui fait état d'un troisième manuscrit alors proposé par Nourry, libraire à Dijon : « Ce manuscrit a été publié en 1891 par le vicomte de Poli dans son histoire du régiment de la Couronne. En juillet 1920, j'ai eu en communication par Nourry, libraire à Dijon, un historique manuscrit de ce régiment. C'est un cahier cartonné de 101 figures numérotées mesurant 22 x 29 centimètres, et qui n'ajoute pas grand chose au livre publié. »Cachet ex-libris « Henri Debard ».Oscar de Poli, Les Régiments d'Autrefois. Le Régiment de la Couronne (1643-1791).
Paris, Librairie Nouvelle. Jaccottet, Bourdilliat et Cie, Editeurs / Bibliothèque Nouvelle, 1858, in-16 (10,5x16cm), élégant demi-maroquin vert , dos à cinq nerfs ornés de filets, caissons ornés, date en pied, plats de papier marbré, 87 pages. Edition Originale. Couvertures conservées, signet. Reliure de Franz (Ostermann). Très bel exemplaire.
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S.l.n.d., , (1763 ca). Manuscrit in-4 (23,5 x 18 cm) de (1)-520 pp., demi-vélin, dos lisse (reliure de l'époque).
Souvenirs anonymes d'un officier embarqué, recomposés en forme de journal militaire avec l'ambition d'établir l'histoire complète des campagnes du régiment de Picardie dans la Guerre de Sept ans, de 1757 à 1762.Mon dessein n'a donc été que de détailler, en m'amusant et pour moi seulement, les mouvements et opérations du Régiment de Picardie pendant le cours de cette guerre ; et d'y joindre les principaux événements des armées du Roi contre celle du Roi d'Angleterre en Europe seulement, n'ayant pour ainsi dire nulle connaissance de ce qui s'est passé dans les autres parties du monde. Si de temps en temps je me suis permis quelques réflexions, je ne les ai envisagées que comme de faibles conjectures souvent très opposées aux résultats de la saine politique, je prie le censeur judicieux de regarder ce manuscrit comme un fruit de mon désoeuvrement que je n'ai jamais destiné de faire paraître au jour. Je me suis servi du dictionnaire géographique pour la description des villes que je n'ai pu voir moi-même (Incipit). Régiment d'infanterie du royaume de France créé en 1585, le régiment de Picardie fut désigné, en 1756, pour faire partie du secours destiné à l’impératrice Marie-Thérèse. La France ayant pris parti dans la querelle de l’Autriche avec la Prusse, le régiment fut envoyé à l’armée du maréchal d’Estrées et se trouva à la bataille d’Haastembeck où il eut 4 officiers mis hors de combat. Le régiment suivit ensuite le maréchal de Richelieu dans le Hanovre, prit part à l’occupation de Minden et de Hanovre et poursuivit l’ennemi jusqu’à Closterseeven. Après la rupture de la convention signée par les généraux hanovriens, en vertu de laquelle leur armée ne devait plus participer aux hostilités, il quitta le camp d’Halberstadt et se remit en campagne. Richelieu, qui avait devant lui le prince Ferdinand de Brunswick, fit forcer le passage de l’Aller. Le régiment franchit la rivière au pont d’Alten-Zell, occupa le soir la ville de Zell et de là rentra dans le Hanovre. En février 1758, Louis de Bourbon-Condé comte de Clermont ramène l'armée de Hanovre sur le Rhin. Le régiment de Picardie est cantonné à Wesel, et se trouve cette année à la bataille de Crefeld. À la fin de la campagne, il prend ses cantonnements à Goch dans le duché de Clèves. En 1759, il passe dans la Hesse et assiste à la bataille de Minden. Il acheva la campagne dans le Westerwald. Le régiment parvint à reprendre Herborn le 4 janvier 1760. Après cette affaire il établit ses quartiers d'hiver à Cologne puis se trouva durant cette année, à la bataille de Corbach et à la défense de Gottingen. Le 10 février 1761, le régiment de Picardie sortit d'Eschwege sur la Werra.Le traité de Paris du 10 février 1763 mit fin à la guerre de sept ans tandis que le régiment de Picardie demeurait à Aschaffenbourg. Il est facile de voir par le titre de ce manuscrit qu'il est hors de mon sujet d'entrer dans le détail des échanges et cessions faites respectivement par les princes qui se sont réconciliés ; et de rapporter enfin aucun article dudit traité à l'occasion duquel nous fîmes par ordre de la cour le 26 du mois de juin suivant la réjouissance en la manière accoutumée (explicit).Manuscrit lisible et sans rature d'un récit militaire complet qui semble inédit. Petite galerie de ver marginale sur quelques feuillets.[Charles Desmaze, Le Régiment de Picardie étude historique, Paris, Dentu, 1888].
, , (1731 ca). Manuscrit in-4 à 13 lignes par page de (2)-751 pp. mal chiffrées, (14) pp. de table, titre encadré, veau marbré, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge (reliure de l'époque).
Précieux manuscrit calligraphié précédé d'un faux-titre illustré de deux cornes croisées, d'un grelot et d'une calotte, surmonté de l'effigie de Momus, rassemblant les archives du Régiment de la Calotte l'année même de la mort de son fondateur généralissime Aymon Ier (vers 1650-1731).Le Régiment de la Calotte fut créé en 1702 par Étienne-Isidore-Théophile Aymon et Philippe-Emmanuel de Torsac : société de viveurs réunis en joyeuses mascarades, les Calotins, dont les armoiries portaient une lune d'argent et, en souvenir de Momus, une calotte à grelots. « Sous prétexte de manquement aux bienséances, au bon goût, à la logique et au bon sens, les membres de l'association de la Calotte envoyaient des brevets à tous ceux qu'ils croyaient dignes d'être enrôlés dans leur régiment. Aucun grade, aucune dignité, nulle position élevée n'était à l'abri des brevets satiriques de ces joyeux critiques » (Dinaux, Sociétés badines, I, p. 134). Le brevet « détournement satirique de la lettre patente » est un poème d'une cinquantaine de vers ou un texte en prose énumérant plaisamment les travers et les ridicules de la victime. « Le Régiment de la Calotte révèle un état de culture propre aux Lumières », « comicratie aristocratique » où le rire s'exprime en patois de Momus lors de repas bachiques, avec distribution de brevets satiriques (Antoine de Baecque).Contenu. 110 brevets, dont : Voltaire (Grand Bâtonnier du Régiment) ; John Law (Contrôleur Général du Régiment) ; Dabats, imprimeur du Châtelet ; le prince de Conti (Juge Souverain de la Musique) ; un brevet d'historiographe du Régiment pour l'Évêque de Soissons (1730) ; un brevet pour les Avocats du Parlement de Paris (1731). Pièces liminaires : Idée légère du Régiment de la Calotte ; Académie des Inscriptions ; Table alphabétique des Brevets contenus dans ce Recueil.Les auteurs calottins forment un groupe identifiable dans l'espace littéraire français du début du XVIIIe siècle, gravitant autour des cafés proches de l'Opéra-Comique : l'abbé François Gacon, auteur d'une cinquantaine de brevets ; l'abbé Plantavit de la Pause de Margon ; l'abbé de Grécourt ; Pierre Charles Roy ; Desfontaines ; Louis Fuzelier ; Alexis Piron, et surtout leur protecteur le plus influent, le comte de Maurepas, principal ministre du Régent puis de Louis XV.Provenance : Maison de Montmorency (ex-libris armorié) et ses descendants depuis 1862, la Maison de Gontaut-Biron (cachet Montmorency – Gontaut-Biron). Coins frottés, petit accident en pied.Antoine de Baecque, « Les éclats du rire. Le Régiment de la calotte » ; id., Les éclats du rire. La culture des rieurs au XVIIIe siècle ; Arthur Dinaux, Les sociétés badines, bachiques, littéraires et chantantes, I, p. 134.