LE SARMENT / FAYARD. 1983. In-4. Relié. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 79 pages. Nombreuses photos en couleurs et en noir et blanc, dans et hors texte.. . . . Classification Dewey : 232-Jésus Christ
Reference : R200037661
ISBN : 221301311X
Classification Dewey : 232-Jésus Christ
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Fayard. 1983. In-4. Relié. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 80 pages. Nombreuses photos et illustrations en noir et blanc et couleurs dans et hors texte. . . . Classification Dewey : 230-Christianisme. Théologie chrétienne
"Collection ""Le Sarment"" Classification Dewey : 230-Christianisme. Théologie chrétienne"
, , 1761-1764. 37 pièces reliées en 5 vol. in-12, basane havane marbrée, dos orné à nerfs, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge, tranches marbrées (reliure de l'époque).
Importante collection réunie à l'époque par un farouche opposant aux Jésuites, qui a placé en tête des volumes une table manuscrite très détaillée avec pagination continue et des notes personnelles en marge et en bas de page, documentant l'intégralité du processus d'anéantissement de la Compagnie de Jésus en France entre 1761 et 1764.Le contexte. L'affaire démarra avec la faillite du R. P. La Valette à la Martinique : assigné par les créanciers, le responsable des missions jésuites commit l'erreur d'en appeler au parlement de Paris, où les magistrats jansénistes saisirent l'occasion pour réclamer un examen des statuts de l'ordre en 1761. Cet engrenage mena à la fermeture de leurs collèges en 1762 et à leur proscription hors du royaume en 1764. « Un juridisme sur fond de jansénisme, gallicanisme et encyclopédisme » obtint ainsi les mêmes résultats qu'au Portugal. La Compagnie de Jésus fut supprimée par le Parlement de Paris en 1762, puis en France en 1764 par Louis XV, décision confirmée par Louis XVI en 1777, avant d'être supprimée universellement par Clément XIV en 1773. Les deux initiateurs du mouvement parlementaire représentés dans ce corpus sont Henri-Philippe de Chauvelin (1714-1770), chanoine de Notre-Dame et conseiller au Parlement, emprisonné par lettre de cachet au Mont Saint-Michel avant de reprendre son combat à sa libération, et Omer Joly de Fleury (1715-1810), avocat général, qui démontra en plusieurs séances de juillet 1761 que le Général de l'Ordre était statutairement au-dessus des conciles, des papes, des évêques et des rois. À leur côté, l'abbé Coudrette, l'un des meneurs du parti janséniste, et les compilateurs jansénistes Goujet, Minard et Roussel de La Tour, auteurs des redoutables Assertions et Maximes de la morale des Jésuites.Contenu des 5 volumes :Tome I. Affaire des Jésuites avec les Lioncy frères & Gouffre. Paris, 1761. 5 pièces : mémoire Lalourcé pour les créanciers ; mémoire pour les Jésuites (10 mars 1761) ; mémoire Le Pelletier de Saint-Fargeau & Laget-Bardelin ; mémoire Cazotte & Fouque contre le Général ; arrêt de condamnation du 8 mai 1761.Tome II. Paris, 1761. 9 pièces : Coudrette, Idée générale des vices de l'Institut (Sommervogel, XI, 1272) ; Chauvelin, 1er Discours sur les Constitutions (17 avril 1761) ; Joly de Fleury, Compte rendu des Constitutions (3-7 juillet 1761, 310 pp.) ; Chauvelin, 2e Discours sur la doctrine des Jésuites (8 juillet 1761) ; Déclaration du roi du 2 août 1761 ; Avis des évêques ; Fitz-James, Avis de l'évêque de Soissons ; arrêt du Parlement de Paris du 6 août 1761.Tome III. Paris, 1761. 7 pièces : Assertions (4 sept. 1761, compilation Rolland d'Erceville / Goujet / Minard / Roussel de La Tour) ; arrêt du 3 sept. 1761 contre Bellarmin, Toledo et Lessius ; arrêt contre Torsellini ; Mémoire sur un projet au sujet des Jésuites (120 pp., réquisitoire contre toute réorganisation) ; Principes sur la validité des voeux ; Observations sur les moyens d'abus.Tome IV. Paris, 1762-1763. 8 pièces : Roussel de La Tour, Maximes de la morale des Jésuites (1762) ; arrêts du Parlement des 23 et 30 avril 1762 ; arrêt du Conseil d'Artois du 20 mai 1762 ; grand arrêt de condamnation du 6 août 1762 (168 pp.) avec ses suites des 11, 13 et 18 août ; Fitz-James, Ordonnance et Instruction pastorale de l'évêque de Soissons (1762) ; arrêt du Parlement de Rouen du 18 juillet 1763 contre le décret de l'Inquisition ; Grasse, Ordonnance de l'évêque d'Angers.Tome V. 1763-1764. 8 pièces : Beaumont, Instruction pastorale de l'archevêque de Paris (1763) — brûlée par arrêt du 20 janvier 1764 ; Lambert de Saint-Omer, Discours des Enquêtes (16 janvier 1764) ; arrêts de condamnation des 20 et 22 février 1764 ; arrêt final d'expulsion du 9 mars 1764 ; brefs de Clément XIII au roi de Pologne et à l'archevêque de Paris (24 août 1763, 15 février 1764) ; Réflexions sur les deux nouveaux Brefs.À noter : le Petit avis à un jésuite de Voltaire (Genève, Cramer, 1762, édition originale, Bengesco II, 1673), avec une note manuscrite du temps : « de la part de M. de la Chalotais », et dans la marge des Assertions (t. III), de longues notes manuscrites critiques d'une écriture du temps.Barbier, III, 123 ; Sommervogel, XI, 1272 et 1775 ; Bengesco, II, 1673. Inventaire sur demande.Inventaire :Tome I. Paris. 1761. Affaires des Jésuites avec les Lioncy, frères & Gouffre ; 5 pièces reliées en 1 vol. [LALOURCÉ (Jean Charlemagne)]. Mémoire a consulter, et consultation pour Jean Lioncy, créancier & syndic de la masse de la raison de commerce, établie à Marseille, sous le nom de Lioncy frères & Gouffre, contre le corps & Société des PP. Jésuites. Paris, De l'imprimerie de P. Alex. Le Prieur, 1761. In-12 de (4)-531-(1) pp. Signé, Me Laourcé, Avocat. Lambert, Proc. Barbier III, 123 ; Sommervogel XI-1775 (12).Mémoire à consulter et consultation pour les Jésuites de France. A Paris, De l'Imprimerie de L. Cellot,1761. In-12 de (2)-60 pp. Délibéré à Paris le dix Mars mil sept cens soixante -un. Signé, Lherminier , Gillet, Mallard, Taboué, De La Monnoie, Babille, Thevenot, D'essaule. Au sujet d'une sentence, du 30 janvier 1760, qui les condamne solidairement au paiement des lettres de change tirées sur les sieurs Lioncy et Gouffre par le P. La Valette (10 mars 1761).[LE PELLETIER DE SAINT FARGEAU (Etienne-Marcel) & LAGET BARDELIN (Marc-Antoine)]. Mémoire pour les Jésuites des provinces de Champagne, Guyenne, Toulouse et Lyon, opposans et défendeurs, contre le syndic des créanciers Lioncy et Gouffre défenseur à l'opposition & demandeur. Et encore contre les sieurs Lioncy et Gouffre, intervenans et demandeurs, en présence des Jésuites de la province de France. A Paris, chez J. Chardon, 1761. In-12 de 50 pp. Signé : Monsieur De Saint-Fargeau, Avocat Général. Me Laget-Bardelin, Avocat. Chalumeau, Proc.Mémoire sur les demandes formées contre le général de la société des Jésuites, au sujet des engagemens qu'elle a contractés par le Ministère du Père de La Valette. Paris, 1761. In-12 de 96 pp. Le titre de départ, p. 3. porte : Mémoire pour le sieur Cazotte, Commissaire Général de la Marine, et pour la Demoiselle Fouque, contre le Général de la société des Jésuites et in-fine Cette édition est faite sur l'édition in-4°, signée de MM. Rouhette & Target fils, avocat au parlement.Arret de la cour du parlement. Sans lieu, (1761). In-12 de 8 pp. Le titre de départ p. 3. porte : Arrêt de la cour du parlement, qui condamne le Supérieur Général, &, en sa personne, le Corps et Société des Jésuites, à acquitter la somme de 1 502266 l. 2 sols 2 den., de Lettres de change tirées par le Frere de La Valette, sur les Lioncy freres, & Gouffre, Négociants à Marseille, en 50 000 liv. de dommages & intérêts, & à tous les frais dépens : Fait dépenses au Freres de la Valette Jésuites, & à tous autres, sous telles peines qu'il appartiendra, de s'immiscer directement ni indirectement dans aucun genre de trafic, &c. Du 8 mai 1761. Signé : Dufranc.Tome II. Paris. 1761.COUDRETTE (Abbé Christophe). Idée générale des vices principaux de l'institut des Jésuites, tirée de leurs constitutions & des autres titres de leur Societe. Et leur état en France. Sans lieu ni date (1761). In-12 de (2)-68 pp. Détaille point par point les griefs qui pèsent sur la Société. Virulent pamphlet de L'abbé Christophe Coudrette (1701-1774) l'un des meneurs du parti janséniste et des plus farouches opposants aux jésuites est l'auteur de plusieurs pamphlets contre la Compagnie de Jésus. Ce brûlot anti-jésuite fut aussitôt l'objet d'une riposte écrite restée anonyme. Sommervogel, XI, 1272.[CHAUVELIN (Henri-Philippe de)]. Discours d'un des Messieurs des Enquêtes au Parlement, toutes les chambres assemblées, sur les Constitutions des Jésuites. Du dix-sept avril mil sept cents soixante-un. Sans lieu ni date (1761). In-12 de 46 pp. Henri Philippe de Chauvelin (1714-1770) chanoine de Notre-Dame de Paris et conseiller au Parlement de Paris, proche des jansénistes, fut l'un de ceux qui osa s'attaquer aux Jésuites, et fut enfermé par lettre de cachet au Mont Saint-Michel. Dès qu'il fut libéré il reprit son combat jusqu'au banissement de la Compagnie. Ce libelle fut sa première attaque. Le compte rendu du procureur général Omer Joly de Fleury ne vint qu'après et Chauvelin eut l'honneur de cette initiative dans cette terrible affaire.JOLY DE FLEURY (Omer). Compte rendu des Constitutions des Jésuites par MM. les Gens du Roi, M. Omer Joly de Fleury, Avocat dudit Seigneur Roi, portant la parole, les 3, 4, 6 & 7 juillet 1761, en exécution de l'Arrêt de la Cour du dix-sept avril précédent, & de son Arrêté du deux juin audit an. Sans lieu, (1761). In-12 de 310 pp. Omer Joly de Fleury présenta et commenta en plusieurs séances les Constitutions, et démontra que, d'après ces textes, le Général de l'Ordre était au-dessus des conciles, des papes, des évêques, des rois et de la justice ; nul Jésuite ne pouvait, en matière civile ou criminelle, répondre aux magistrats sans l'autorisation de ce chef ; et la puissance du personnage était d'autant plus redoutable que des hommes de toutes conditions, ecclésiastiques ou laïques, célibataires ou gens mariés, pouvaient s'affilier à l'Ordre et lui apporter le secours de leurs relations dans le monde. Omer Joly de Fleury insista sur le vœu d'obéissance des Jésuites. Sur les conclusions de l'Avocat général, il fut ordonné qu'une commission examinerait les Constitutions.[CHAUVELIN (Henri-Philippe de)]. Discours d'un des Messieurs des Enquêtes au Parlement, toutes les chambres assemblées, sur la doctrine des Jésuites. Du 8 juillet mil sept cents soixante-un. Sans lieu ni date (1761). In-12 de 108 pp. Second discours de Chauvelin après celui sur les Constitutions des Jésuites ; il eu pour collaborateurs l'abbé Terray, conseiller à la Grand'Chambre comme lui, et L'Averdy, homme intègre et grand travailleur, très influent aux Enquêtes, Janséniste passionné, dont la vie se passait à rédiger des mémoires contre les Jésuites.Déclaration du roi qui ordonne que, dans six mois pour tout délai les Supérieurs de chacune des Maisons de la Société des Jésuites seront tenus de remettre au Greffe du Conseil les Titres de leurs établissemens en France. Donné à Versailles le 2 Août 1761, imprimé à la suite les Arrest de la cour de Parlement, extrait des registres du Parlement. Du 6 Août 1761. Sans lieu ni date (1761). In-12 de 55 pp.Tome III. Paris. 1761.Assertions soutenues, enseignées & publiées perséveramment & dans tous les temps par les soi-disans Jésuites, extraites des auteurs de la Société mentionnés en l'Arrêt du six août dernier et autres, & présentées au Roi le quatre septembre suivant par M. le Premier Président, en exécution de l'Arrêté de la Cour. Arrêté du 31 août 1761. Premières assertions présenté au roi puis envoyé à tous les archevêques et évêques du ressort de la cour et à tous les autres parlements. Sans lieu, (1761). In-12 de 155 pp. Cette compilation présenté par le président Rolland d'Erceville fut composée par les jansénistes Goujet, Minard, Roussel de La Tour ; on y trouve rassemblé, en mettant en regard des textes latins une traduction française, tout ce que des Pères avaient écrit de contraire à l'autorité des rois, tout ce qu'il y avait d'immoral, toutes les erreurs dont on les accusait : simonie, blasphème, sacrilège, magie et maléfice, astrologie, idôlatrie, impudicité, suicide, régicide. Ce document fut une pièce majeure dans la cabale montée par les ennemis de la Compagnie de Jésus, pour sa suppression définitive.Arrest de la cour de parlement du 3 septembre 1761 avec la traduction françoise du décret de l'université du 24 mars 1733. Sans lieu, 1761. In-12 de 16 pp. Le 6 août 1761, le parlement de Paris ordonne que les écrits de 23 jésuites dont Bellarmin, Toledo et Lessius soient bannis comme « contraires à la morale et nuisibles à la jeunesse ».Arrêt du parlement contre le livre du JésuiteTorsellini, Orazio Historiae sacrae et prophanœ epitome, bannis comme « contraires à la morale et nuisibles à la jeunesse ». Mémoire sur un projet au sujet des Jésuites. Sans lieu, (1761). In-12 de 120 pp. Violent réquisitoire contre une éventuelle réorganisation de l'institut des jésuite de France. Louis XV, favorable aux jésuites, défendit par une déclaration du 2 août 1761, que pendant un an il ne fût rien statué, définitivement ni provisoirement, sur tout ce qui pouvait concerner l'institut, les constitutions et les établissements de la société ; des compromis successifs sont proposés aux jésuites, entre autre la nomination d'un vicaire qui résidât en France.Principes sur la validité des voeux solennels. Sans lieu, ni date (1761). In-12 de (2)-13 pp. Afin d'établir son incompatibilité non seulement avec l'Eglise gallicane mais également avec la monarchie française de droit divin.Observations sur les moyens d'abus proposés au Parlement de Paris, contre l'institut des Jésuites, et sur lesquels est intervenu l'Arrêt de cette Cour du 6 août 1761. Sans lieu ni date (1761). In-12 de (2)-68 pp. Ecrit anonyme en faveur de la Compagnie.[CHAUVELIN (Henri-Philippe)]. Réplique aux Apologies des Jésuites. S. l.,1762. [Première et deuxième partie]. In-12 de 56 pp. et de 55 pp. VOLTAIRE (François-Marie Arouet de). Petit avis à un jésuite. Sans lieu ni date (Genève, Cramer, 1762). In-12 de 4 p. Edition originale. Une note manuscrite à l'encre du temps en bas de la dernière page porte : de la part de M. de la Chalotais. Louis-René de Caradeuc de La Chalotais (1701-785), magistrat breton. Janséniste, et farouche opposant au Jésuites. Ecrit en réponse à l''Acceptation du défi hazardé par l'auteur des Répliques aux Apologies des jésuites, publiée à Avignon en 1762, dont l'auteur était le P. A.-C. Balbany d'après Sommervogel. Quant à l'auteur des Répliques aux Apologies des jésuites, publiées en 1761 et 1762, c'était l'abbé Henri-Philippe Chauvelin d'après Voltaire (La lettre au Cardinal de Bernis du 26 mai 1762, Besterman, n 9668), attribution adoptée par Barbier, tandis que Sommervogel affirme qu'elles sont de Ripert de Monclar. C'est sans doute de « cette plaisanterie légère » qu'il est question dans les Mémoires secrets du 16 juin 1762. Bengesco, II, 1673 ; L'Oeuvres imprimé de Voltaire à la BN, 3940. Avis des évêques de France sur l'utilité, la doctrine, la conduite et le régime des Jésuites de France. Sans lieu ni date (1761). In-12 de 39 feuillets paginés de 45 à 82. Longue note manuscrite d'une écriture du temps, au bas de la dernière page.FITZ-JAMES (François, duc de). Avis de Monseigneur l'Evêque de Soissons, Duc de Fitz-James, Pair de France, donné dans l'Assemblée des évêques du mois de Décembre 1761, & envoyé par ce Prélat au Roi. Au sujet des Jésuites, & pour répondre aux quatre questions sur lesquelles S. M. demandait l'avis de ces Prélats. A Paris, 1763. In-12 de 46 pp. Jugement de la Sénéchaussée de Lyon qui supprime une brochure ayant pour titre : Réponse aux objections publiées contre l'institut des Jésuites, &c. MDCCLXI, comme séditieuse & attentatoire à l'honneur & à l'autorité de la magistrature. Du 17 décembre 1761. Extrait des registre de la sénéchaussée de Lyon. Sans lieu ni date (1761). In-12 de 48 p.Tome IV. Paris 1762-1763.Arrestés de la Cour de parlement. Du vendredi 5 mars 1762. A Paris, De l'Imprimerie de Simon, 1762. In-12 de 7 pp. Sur les extraits des livres collationnés par les Commissaires de la cour qui devront être présentés au roi et envoyés aux évêques.[ROUSSEL DE LA TOUR ]. Maximes de la morale des jésuites, prouvées par les extraits de leurs livres déposés au Greffe du Parlement : ou Table analytique des assertions dangereuses & pernicieuses en tout genre des soi-disans jésuites, présentées au roi, & envoyées aux archevêques & évêques du Ressort du Parlement de Paris, en exécution de l'Arrêt du 5 mars 1762. Sans lieu ni date (1762). In-12 de 111 pp. « Ce qu'on donne ici n' est qu'un relevé des Extrait remis au roi par M. le Premier Président, & déposé au Greffe du Parlement » (Avis). Compilation composée avec l'aide des jansénistes Goujet, Minard. On y trouve rassemblé, tout ce qu'il y avait d'immoral, toutes les erreurs dont on les accusait : Probabilisme ; Péché philosophique ; Simonie et confidence ; Blasphème ; Sacrilège ; Magie ; Astrologie ; Irréligion ; idolâtrie chinoise ; Idolâtrie Malabare ; Impudicité ; Parjure, fausseté ; Prévarication des juges ; Vol, compensation occulte ; Homicide et Parricide ; Suicide ; Lese-Majesté et régicide.Extrait des registres du parlement du 23 avril 1762. Paris, chez P. G. Simon, 1762. In-12 de 33 p. concernant les créanciers, les biens, les écoles, etc…e la Compagnie de Jésus. In fine : Extrait des registres du Parlement qui condamne un imprimé qui à pour titre: Remarques sur un écrit intitulé Compte rendu des constitutions des Jésuites.Extrait des registres du parlement du 30 avril 1762. Paris, chez P. G. Simon, 1762. In-12 de 24 p. Administration des biens des collèges des Jésuites par un économe-séquestre, nomination du sieur Bronod le jeune aux fonctions d'économe séquestre des biens des Jésuites situés dans la vicomté de Paris.Arrest du conseil provincial et supérieur d'Artois. Du 20 mai 1762. A Arras, de l'Imprimerie de Michel Nicolas, 1762. In-12 de 83 pp. Le Conseil d’Artois s'opposa un certain temps aux différent arrêt du Parlement de Paris, prise sans consultation, certes pour affirmer ses privilèges institutionnels, mais aussi par attachement. Certains parmi ses membres étaient d’anciens élèves des collèges de jésuite.Arrest de la Cour de Parlement, du 6 août 1762, qui juge l'appel comme d'abus interjeté par M. le procureur général, des Bulles, Brefs, Constitutions & autres règlemens de la Société se disant de Jésus ; fait défenses aux soi-disants jésuites & à tous autres, de porter l'habit de la Société, de vivre sous l'obéissance au Général & aux Constitutions de ladite Société, & d'entretenir aucune correspondance directe ou indirecte avec le Général & les supérieurs de cette Société, ou autres par eux préposés ; enjoint aux soi-disans Jésuites de vuider les maisons de ladite société ; leur fait défenses de vivre en commun, réservant d'accorder à chacun d'eux, sur leur requête, les pensions alimentaires nécessaires, &c. Du six août 1762 à la suite : Extrait des registres du Parlement du 6 août 1762, du 11 août 1762, du 13 août 1762, 18 août 1762. Sans lieu ni date (1762). In-12 de 168 pp. Arrêt de la condamnation des Jésuites. FITZ-JAMES (François, duc de). Ordonnance et Instruction pastorale de Monseigneur l'évêque de Soissons, au sujet des Assertions extraites par le Parlement, des livres, thèses, cahiers composés, publiés et dictés par les Jésuites. A Soissons, Chez Pierre Courtois, 1762. In-12 de 42-(2) pp. Quarante-cinq évêques déclaraient qu'on ne pouvait rien reprocher aux pères jésuites, ni sur la conduite, ni sur les doctrines. Le seul évêque de Soissons, Fitz-James (1709-1764) protecteur de la Congrégation de l'Oratoire, ordre rival des jésuites., déclara la Société inutile et dangereuse. Longue note manuscrite du temps en bas de la dernière page et sur sur le dernier feuillet blanc.Arrest de la Cour du parlement séant à Rouen, qui ordonne la suppression d'un Decret de l'Inquisition de Rome du 13 Avril 1763, portant condamnation d'une Ordonnance & Instruction Pastorale de M. l' Evêque de Soissons. Extrait Des Registres Du Parlement. Du Lundi 18 Juillet 1763. Sans lieu ni date (1763). In-12 de 11 pp.GRASSE (Jacques de). Ordonnance et instruction pastorale de Monseigneur l'évêque d'Angers portant condamnation de la doctrine contenue dans les Extraits des Assertions. A Angers, De l'imprimerie de Pierre-Louis Dubé, 1763. In-12 de (2)-19 pp.Observations sur un ouvrage intitulé : Lettre pastorale de M. l'évêque de Lavaur au sujet de l'envoi qui lui a été fait par M. le procureur Général de la part du Parlement de Toulouse, en vertu de son arrêt du 19 Juin 1762, d'un Volume in-4° contenant 542 pages, ayant pour titre: Extrait des Assertions pernicieuses & dangereuses en tout genre, &c. &c. Sans lieu, 1763. In-12 de 34 pp.Question adressée aux théologiens & aux jurisconsultes de France & des pays voisins. Si les Jésuites sont, ou non, ceux dont parle le premier chapitre de l'Epître de S. Paul à Timothée. Sans lieu ni date (1763). In-12 de 11 pp.Or sachez que dans les derniers jours, il viendra des tems fâcheux : car il y aura des hommes amoureux d'eux-mêmes, avares, glorieux, superbes, médisants, désobéissants à leurs pères & à leurs parens, ingrats, impies, dénaturés, ennemi de la paix, calomniateurs , intempérans, inhumains, sans douceur, traîtres, insolens, enflés d'orgueil, & plus amateurs de la volupté que de Dieu. Remerciement de la France au Parlement. Sans lieu ni date (1763). In-12 de 12 pp. Dois je en croire mes yeux est ce un songe (…) … jésuites proscrits ! quel bonheur pour la France ! Juge, par les bienfait, de la reconnaissance Permet pour le payer que je t'offre en ce jour Un gage solennel du plus parfait amour… Tome V. 1763-1764.BEAUMONT (Christophe de) (1703-1781). Instruction pastorale de Monseigneur l'Archevêque de Paris, sur les atteintes données à l'autorité de l'église par les jugemens des tribunaux séculiers, dans l'affaire des jésuites. A Paris, 1763. In-12 de Christophe de Beaumont (1703-1781), archevêque de Paris (25 août 1746) souvent en conflit avec le Parlement de Paris, fut exilé hors de Paris en 1763.[LAMBERT DE SAINT OMER (Jean-René)]. Discours d'un de Messieurs des Enquêtes, au Parlement, toutes les chambres assemblées, les princes du sang et pairs de France y séans, sur l'Instruction pastorale de M. l'archevêque de Paris, et sur l'imprimé intitulé : Nouvelles observations &c. Du lundi 16 janvier 1764. Sans lieu ni date (1764). In-12 de 82 pp.Arrest de la Cour de Parlement, qui condamne deux imprimés ayans pour titres : le premier, Nouvelles Observations &c., le second, Instruction Pastorale de M. l'Archevêque des Paris, sur les atteintes données à l'autorité de l'église par les jugemens des Tribunaux Séculiers dans l'affaire des Jésuites, à Paris 1763, contenant trois cent vingt pages, à être lacérés & brûlés par l'exécuteur de la Haute-Justice. Extrait des registres du Parlement. Du vingt Janvier 1764. A Paris, chez Pierre P. G. Simon, 1764. In-12 de 39 pp.Arrest de la Cour de Parlement, qui condamne quatre Imprimés, intitulés, Le premier : Lettre d'un Docteur de Sorbonne, &c. Le second : Il est tems de parler, &c. Le troisieme : Tout se dira, &c. Le quatrieme & dernier : Examen du Mandement portant condamnation de trois Parties de l'Histoire du Peuple de Dieu, &c. à être lacérés & brulés par l'Exécuteur de la Haute-Justice ; Ordonne une information sur la distribution de l'Ecrit intitulé : Instruction Pastorale, &c. faite depuis l'Arrêt du 21 Janvier 1764 ; & ordonne, dans huitaine, la prestation d'un serment à tous les Membres de la ci-devant Société se disant de Jesus, étant actuellement dans le Ressort de la Cour. Du 22 Février 1764. A Paris, chez P. G. Simon, 1764. In-12 de 34-(1) pp. Signé : Dufranc et Ysabeau.Arrest de la Cour de Parlement, extrait des registres du Parlement. Du 9 Mars 1764. A Paris, chez P. G. Simon, 1764. In-12 de 10 pp. Signé : Dufranc. Arrêt qui signifia définitivement l'expulsion des jésuites de France. « que ceux des Prêtres, Ecolier, & autres de la dite ci-devant Société, qui se trouvoient dans les Maisons & Etablissemens d'icelle Société au 6 Août 1761, ne pourroient remplir des Grades dans aucunes des Univerités de son Ressort, posséder des Canonicats ni des Bénéfices à charges d'ame, Vicariats, Emplois, ou fonctions ayant même Charges, Chaires ou Enseignemens publics, Offices de Judicatures ou Municipaux, ni généralement remplir aucunes Fonctions publiques, qu'ils n'ayent préalablement prêté le Serment porté par ledit Arrêt ». Brefs de notre S. Père le Pape Clément XIII, au Roi de Pologne, et à Mr. l'Archevêque de Paris. Donné à Rome, à Sainte Marie-Majeure, sous l'anneau du Pêcheur, le 24 Août 1763 la sixième année de notre Pontificat et donné à Rome, le 15 février 1764 & la sixième année de notre Pontificat. Rome, 1764. Le texte latin ce trouve en regard du texte français. Réflexions sur les deux nouveaux Bref donnés par la cour de Rome, sous le nom de Notre Très-Saint Père le Pape Clément XIII. Sans lieu ni date. In-12 de 64 pp.
I. [PAEZ, Gaspar / MENDEZ, le Père Alphonse] II. [KIRWITZER, Wencelas Pantaléon] III. [ANDRADE, Antonio de]
Reference : LCS-8124
Rare réunion de trois lettres jésuites écrites d’Ethiopie, de Chine et du Tibet. Exemplaire d’une grande pureté conservé dans son vélin de l’époque. Paris, Sébastien Cramoisy, 1629.Soit 3 ouvrages reliés en 1 volume in-8 de : I/ (4) ff., 262 pp. mal chiffrées 252, (1) f.bl. ; II/ (2) ff., 102 pp., (1) f.bl. ; III/ (4) ff., 104 pp. Plein vélin souple de l’époque, dos lisse avec le titre manuscrit. Reliure de l’époque. 168 x 108 mm.
I/ Première édition de la traduction française de ces relations écrites par les jésuites Gaspar Paez (pour 1624 et 1625) et Alphonse Mendez (pour 1626) envoyés en mission en Éthiopie. Sommervogel, Bibliothèque de la compagnie de Jésus, V, 258 ; Carayon 906. Inconnu à Chadenat, Brunet et Barbier. II/ Première édition de la traduction française de ces lettres adressées de la Chine au Père Mutio Vitelleschi, général de la Compagnie de Jésus. Cordier, Bibliotheca Sinica, 815 ; Chadenat 4896. En raison du soutien qu’il apporte aux missions jésuites en Extrême-Orient, c’est pendant le « mandat » de Vitelleschi que les jésuites connaissent leur âge d’or en Chine. Les lettres présentes dans ce recueil, rédigées par un religieux, exposent ce qui s’est passé dans les missions jésuites en Chine en 1624. L’auteur de cette relation est probablement Wencelas Pantaléon Kirwitzer car il a signé la dernière des lettres. Mais le présent ouvrage a parfois été attribué au Père Darde ou au Père Jean-Baptiste Machault. Les deux premiers chapitres donnent une vision globale de la situation politique de la Chine et des progrès de la religion chrétienne dans ce pays à l’époque. Les autres lettres témoignent de la situation des diverses missions établies à travers tout le pays. Kirwitzer est un astronome et un mathématicien qui entra chez les jésuites en 1606. Il partit en mission en Asie avec d’autres jésuites en 1618, séjourna à Goa et en Chine, où il mourut en 1626. « Curieux et rare recueil » (Chadenat). « Je crois pouvoir attribuer cette traduction au Père Darde… Elle pourrait cependant être du P. J.-B. de Machault » (Sommervogel). III/ Première édition française de la lettre écrite du Tibet par antonio de Andrade, datée du 15 août 1626. Streit V, 310; Cordier BS 2901. Antonio de Andrade, né en 1580 à Oleiros (Portugal) et mort (empoisonné) le 19 mars 1634 à Goa était un prêtre jésuite portugais, missionnaire en Inde et au Tibet. « Il se fit remarquer dès l’origine par la finesse de son esprit et la maturité de son jugement ; c’est du moins ce que nous dit Barbosa. Bientôt il passa dans les missions de l’Inde, et il arriva à Goa dans la première année du dix-septième siècle. Nommé supérieur de la résidence du Mogol, il apprit là qu’il existait au Thibet certains vestiges du christianisme ; ou plutôt il eut connaissance de ces formes extérieures du culte de Boudha, qui ont frappé d’une surprise si grande plusieurs voyageurs par leur analogie avec notre culte. Antonio de Andrade n’hésita pas à entreprendre un voyage immense ; et, revêtu de l’habit mogol, il se dirigea vers le Thibet. Ce qu’il eut à souffrir de privations dans ce voyage difficile serait trop long à raconter : il suffira de dire que, dans les contrées montueuses qui séparent l’Inde du Thibet, il eut à braver un froid assez vif pour que les doigts de ses pieds fussent gelés complètement. Il parvint enfin à Caparanga en 1624, cité qui était alors la résidence du chef militaire du Thibet. On affirme qu’il y prêcha l’Evangile, et qu’il put même édifier un temple à la Vierge, dans la construction duquel les grands de la cour se faisaient un devoir de l’aider : ce qu’il y a de certain, c’est qu’il retourna dans le Mogol, qu’il y alla chercher de nouveaux ouvriers évangéliques, et qu’il pénétra une seconde fois au Thibet, où il fut reçu avec autant d’empressement qu’il l’avait été la première fois. Ce fut alors qu’il fut élu provincial de la résidence de Goa, puis député du saint office. Barbosa prétend que les juifs de Goa lui administrèrent un poison subtil, dont il mourut. » (Biographie générale, II, 545). Antonio de Andrade fut donc le premier européen à traverser l’Himalaya, en 1624. Il faudra attendre deux siècles avant qu’un autre européen pénètre à nouveau dans la ville de Caparangue. Il fonda en 1626 la mission jésuite au Tibet et édifia alors la première église chrétienne du Tibet. Il date sa relation du 26 août 1626, date à laquelle la construction de l’église fut achevée. Il décrit dans son récit les mœurs religieuses et sociales du Tibet de l’époque, ainsi que les cérémonies bouddhistes. Carl Ritter écrivait dès 1833: "Special value attaches to the artless and candid narrative from the fact that the book is rare, that the enterprise was remarkable, and that this geographical source has been left unused for two hundred years; it opened up a mountain region, which recently has had to be scientifically rediscovered." (Die Erdkunde von Asien).Précieux exemplaire de cette réunion de trois lettres jésuites de la plus grande rareté, écrites Éthiopie, de Chine et du Tibet, conservé dans sa première reliure en vélin souple de l’époque.
CURIE GENERALICE DE LA COMPAGNIE DE JESUS. 2000. In-4. Broché. Etat d'usage, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 175 PAGES illustrées en couleur et noir/blanc. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
la theologie en occident, un siecle d'education jesuite, la paroisse jesuite aux etats unis, une histoire du service jesuite aux refugies, l'inculturation dans la compagnie, jesuites et communications sociales, les jesuites et l'art : etats unis & europe, les exercices spirituels, le dialogue interreligieux, les cardinaux jesuites, ... Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
. "A Brest (sans mention d'éditeur) / A Paderborne (sans mention d'éditeur] ""Deux ouvrages reliés en un volume in-12 plein veau marbré, dos sans nerf très orné, pièce de titre de maroquin rouge. I. Procés :sans date, XVIpp.-208pp.(les pages 1à76, constituant la """"vie d'Ambroise Guys"""" sont reliées après les """"Affaires"""" (pp.80 à 208).-2ff.-80pp.""""Mémoire des Pères de la compagnie de Jésus[...] pour servir de réponse au réquisitoire de M. le Procureur général"""" (les pp.73 à 76 sont placées après la p.80, un carton comprenant le réquisitoire est numéroté 17*18*19*20*). // II. Secreta monita, Paderborne, 1661 [1761], 191pp. texte latin en regard de la traduction française. Cet ouvrage anonyme aurait été rédigé par un prêtre polonais, Hieronimus Zahorowski et publié dès 1614. Ce manuel apocryphe est censé contenir les règles à suivre pour que les Jésuites puissent s'accaparer richesses et pouvoirs. Condamné comme faux et diffamatoire dès 1615, l'ouvrage n'en demeure pas moins un """"classique"""" pour les amateur de théorie du complot Jésuitique, voire """"occulto-maçonnique"""". Barbier IV-455-1316 et 1375 indique que cette traduction reprend celle de Turin, 1718. Un petit manque en coiffe de tête et trois coins légèrement émoussés. Un page présente une déchirure sans manque. Deux ouvrages rares violemment anti-jésuites."""