LA TABLE RONDE. 1972. In-8. Broché. Bon état, Couv. défraîchie, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 255 pages. Couverture illustrée en couleur et rempliée.. . . . Classification Dewey : 840.091-XX ème siècle
Reference : R160094711
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De la bibliothèque de Vincent Maynon, seigneur de Francheville. Paris, par la Compagnie des Libraires, 1729. 5 tomes en 5 volumes in-12 de: I/ 331 pp., (5) pp.; II/ (4) ff., 299 pp., (1) p.; III/ (2) ff., 332 pp.; IV/ (2) ff., 332 pp.; V/ (3) ff., 350 pp. Veau fauve marbré, filet à froid encadrant les plats, dos à nerfs ornés de pièces d’armoirie dorées, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge et citron, filet or sur les coupes, tranches mouchetées. Reliure de l’époque. 165 x 93 mm.
Rare édition de ces Contes Persans rédigés dans la forme des Mille et une nuits. «Dans ‘les Mille et une nuit’, c’est un prince prévenu contre les femmes; dans ‘les Mille et un jour’, c’est une princesse prévenue contre les hommes». Œuvre du persan Moclès qui avait traduit en persan des comédies indiennes, ils furent traduits en français par François Pétis de La Croix. A l’âge de 16 ans Pétis de La Croix fut envoyé dans le Levant par Colbert. Pendant un séjour de 10 ans il se familiarisa avec l’arabe vulgaire, l’arabe littéral, le turc, puis avec la langue persane. De retour en France il fut l’interprète officiel près du Roi de tous les envoyés de Constantinople et des puissances barbaresques. Il obtint en 1692 la chaire de professeur d’arabe et la charge d’interprète du roi en arabe, turc et persan. «Le traducteur voyagea longtemps en Afrique et en Asie par ordre du gouvernement, et il en rapporta plusieurs manuscrits orientaux, parmi lesquels on distingue celui des ‘Mille et un jours’. On attribue l’ouvrage à Moclès, célèbre Dervis persan, de la race de Mahomet. On voit à la Bibliothèque du Roi une traduction turque de ces contes, sous le titre de ‘Alfaraga Badal-Schidda’, ce qui signifie ‘joie après affliction’. Les ‘Mille et un jours’ ont été traduits en anglais par Philips, en 1738.» Ces contes des «Mille et un jours» sont d’une lecture très agréable et tout comme nos Fables de La Fontaine, sont tous porteurs d’une morale. «Ces contes sont reproduits dans le ‘Cabinet des fées’ et ont été réimprimés avec d’autres contes orientaux, Paris, 1841. Pour donner à son travail le mérite d’un style élégant et facile, l’orientaliste emprunta le secours de l’auteur de ‘Gil Blas’». (Quérard, Les Supercheries littéraires dévoilées). Le raffinement de la civilisation perse opposé au jansénisme de la cour interdit à Pétis de La Croix la traduction de nombreux contes jugés trop érotiques. Cette édition est rare. Brunet ne cite que l’édition postérieure de 1766. Quérard mentionne une édition partielle en 1 volume in-12 parue en 1710 et Garcin de Tassy, auteur de l’Histoire de la littérature hindoustane indique une édition parisienne de 1722 en 5 volumes. Bel exemplaire en veau marbré de l’époque dont les dos sont ornés des fers spéciaux à la gerbe de blé dorée utilisés pour les livres provenant de la bibliothèque de Maynon de Farcheville. Il provient de la bibliothèque de Vincent Michel Mayon, seigneur de Farcheville, conseiller du Roi en ses conseils, et président de la quatrième chambre des enquêtes au Parlement avec ex libris armorié aux trois gerbes de blé.
Ultime publication : son exemplaire Paris, Le Seuil, 1980. 1 vol. (150 x 230 mm) de 278 p., [2] et 3 f. Broché, non coupé. Édition originale. Un des 65 premiers exemplaires sur papier sirène (n° 2).
Dernier livre publié du vivant de Maurice Genevoix, Trente mille jours est un chef-d'oeuvre de mémoire, de lucidité et de transmission. Genevoix y parcourt les « trente mille jours » de sa vie, depuis son enfance ligérienne à Decize et Châteauneuf-sur-Loire, jusqu'à son accession au secrétariat perpétuel de l'Académie française, en passant par l'épreuve de la Grande Guerre. Une sincérité et une authenticité rares, alliées à une mémoire prodigieuse, qui font de son oeuvre un viatique exemplaire. Le 20 juin 1980, il est l'invité exceptionnel d'Apostrophes, où Bernard Pivot l'interroge sur ce livre. La guerre, bien évidemment, mais aussi la question de la langue, de ce don, ce charme, ce fluide qu'on lui prête : « C'est peut-être vrai, mais à la base de ça, il y la patience. La patience. La curiosité, mais il y a la patience. L'homme a toujours moins de patience que les animaux, mais il faut avoir une patience comparable à la leur, si vous y mettez le temps, vous arrivez à des choses extraordinaires». Cette autobiographie intellectuelle et sensible est le testament littéraire d'un homme resté fidèle à lui-même, fidèle à ses valeurs, à ses morts, à la nature et à l'écriture. Si un long et émouvant passage est consacré à la genèse et à la postérité de Raboliot, ce roman qui a bouleversé son destin, le texte porte le filigrane constant des récits de guerre et du poids de la mémoire. Le livre-témoignage de l'auteur. De la bibliothèque de Maurice Genevoix, aux « Vernelles », avec ex-libris.
L'autobiographie et le testament littéraire de Genevoix Paris, Seuil, 1980. 1 vol. (150 x 230 mm) de 278 p. et [1] f. et 3 f. Broché, non coupé. Édition originale. Un des 65 premiers exemplaires papier sirène, celui-ci un des 5 hors commerce (n° II).
Dernier livre publié du vivant de Maurice Genevoix, Trente mille jours est un chef-d'oeuvre de mémoire, de lucidité et de transmission. Genevoix y parcourt les « trente mille jours » de sa vie, depuis son enfance ligérienne à Decize et Châteauneuf-sur-Loire, jusqu'à son accession au secrétariat perpétuel de l'Académie française, en passant par l'épreuve de la Grande Guerre. Une sincérité et une authenticité rares, alliés à une mémoire prodigieuse, qui font de son oeuvre un viatique exemplaire. Le 20 juin 1980, il est l'invité exceptionnel d'Apostrophes, où Bernard Pivot l'interroge sur ce livre. La guerre, bien évidemment, mais aussi la question de la langue, de ce don, ce charme, ce fluide que l'on lui prête : « C'est peut-être vrai, mais à la base de ça, il y la patience. La patience. La curiosité, mais il y a la patience. L'homme a toujours moins de patience que les animaux, mais il faut avoir une patience comparable à la leur, si vous y mettez le temps, vous arrivez à des choses extraordinaires». Cette autobiographie intellectuelle et sensible est le testament littéraire d'un homme resté fidèle à lui-même, fidèle à ses valeurs, à ses morts, à la nature et à l'écriture. Un long et émouvant passage est consacré à la genèse et à la postérité de Raboliot, ce roman qui a bouleversé son destin. Genevoix y revient notamment sur le Goncourt successivement manqué avec - Sous Verdun en 1916 et Rémi des Rauches en 1922 - avant la consécration de 1925 : «Raboliot a changé ma vie. Et pourtant je ne l'ai pas écrit pour cela. Mais peut-être, justement, parce que je ne l'ai pas écrit pour cela. » De la bibliothèque de Maurice Genevoix, aux « Vernelles » (ex-libris).
Précieuse édition de La Cité de Dieu traduite par Pierre Lombert. Paris, Jacques Rollin, 1736. 4 in-12 de: I/(1) f., (51) pp., 557 pp., (3); II/ (9) ff., 516 pp. ; III/ (1) f., 536 pp., (7) ff.; IV/ (1) f., 541 pp. mal ch. 545, (11) pp. Maroquin citron à grain long, encadrement de palmettes sur les plats, dos à nerfs ornés aux mille points, pièces de titre et de tomaison en maroquin noir, tranches dorées. Reliures du début du XIXe siècle signées de Thouvenin. 162 x 95 mm.
La prise de Rome par les Wisigoths d’Alaric le 24 août 410 provoqua un choc inimaginable dans l’occident chrétien. A ce choc profond qui pouvait être attribué par les contemporains à un abandon des dieux païens pour le culte du Dieu unique, Saint-Augustin apporte une réponse éloquente dès 412 avec les 22 livres de la Cité de Dieu, livre incontournable et intemporel, réédité dans la Pléiade en novembre 2000. Par son interprétation très large de l’histoire de l’humanité Saint-Augustin exercera une influence profonde sur tous les individus curieux et inquiets de leur propre destin. «‘La Cité de Dieu’ est l’apologie du christianisme. C’est à la fois une philosophie de la société humaine dans son devenir historique, une métaphysique de la société et une interprétation de la vie individuelle et sociale, à la lumière des principes fondamentaux du christianisme. Le livre est écrit en réponse à l’accusation formulée en 410 par les païens, qui prétendent que le sac de Rome, infligé par les Goths d’Alaric, a pour cause l’abandon du culte des dieux traditionnels, abandon imposé par le christianisme. Ce texte a exercé une influence profonde sur toutes les époques et sur tous les individus curieux et inquiets de leur propre destin. C’est pourquoi, aussi, dans les polémiques du Moyen Âge entre la papauté et l’empire, on a voulu puiser dans cette œuvre (identifiant faussement la cité de Dieu avec l’Eglise empirique et la cité du monde avec l’Etat concret); c’est pourquoi, de Bossuet à Balbo, tous ceux qui se sont à nouveau penchés sur le problème de l’histoire se sont tournés vers Saint-Augustin; c’est pourquoi, malgré le développement des sciences théoriques, La Cité de Dieu reste encore un livre vivant, qui ne cesse de trouver des lecteurs. Ce fut le premier livre imprimé en Italie (1467, à Subiaco) et nous savons combien ensuite l’humanisme en sentit le charme profond, comme le sentirent aussi les Réformateurs, Pascal, Kierkegaard». Superbe exemplaire luxueusement relié par Thouvenin en maroquin citron aux dos ornés aux mille points. Provenance: Yemeniz (ex-libris ; Paris, 1867, n° 3111); baron Ménard de Marsainvilliers (ex-libris manuscrit, au crayon, au verso de la première garde).
[Mille et une nuits] François-Augustin de Paradis de Moncrif, [Mille et une nuits] Les mille et une Faveur, ou Avantures de Zéloïde et d'Amanzarifdine. Contes indiens, dans lesquels les caractères du coeur & de l'esprit des Dames sont peints au naturel. Paris, Saugrain l'aîné, 1716. In-12, [10]-251-[5]p. Edition originale, troisième émission, du premier livre de Moncrif. Seule la page de titre a été changée. L'édition originale de première émission (Paris, Saugrain, 1715) portait pour titre « Avantures de Zéloïde et d'Amanzarifdine, contes indiens ». Une seconde émission de cette édition originale (Paris, Saugrain, 1716) ne se différencie que par l'année. Notre émission, la troisième, a donc une nouvelle page de titre, cherchant à profiter du succès des Mille et une nuit d'Antoine Galland (1646-1715) alors en cours de publication (les derniers volumes paraissent en 1717). Le thème se rapproche évidemment de celui des Mille et une nuit. Ouvrage rare dans ces trois émissions, quelques exemplaires conservés en France, toutes émissions confondus. Il y a toutefois une seule différence : notre émission porte un faux-titre, absent des deux autres émissions (qui ont donc pour collation [8]-251-[5]p au lieu de [10]-251-[5]p). Ce faux titre porte d'ailleurs « Les mille et une faveur. Contes indiens ». On notera aussi une table erronée ajoutée au dos du titre (absente des autres éditions). L'ouvrage fut traduit en anglais dès 1718 (Indian Tales of Zeloïde and Amanzarifdine). Pleine basane, dos à nerfs orné, pièce de titre, tranches marbrées. Manques sur le dos, aux coiffes et en haut du dos, coins usés. Bon exemplaire, très très rare.
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