Presses de la Cité Coll. Espionnage n° 58. 1960. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 189 pages.. . . . Classification Dewey : 843.0872-Le roman policier
Reference : R160035328
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, , 1849-1858. Grand in-8 manuscrit (15,5 x 24 cm) de 441 pp., table, demi-basane olive, dos lisse orné (reliure romantique de l'époque).
Mémoires et souvenirs inédits d'un soldat de la Révolution rédigés au milieu du XIXe siècle en forme de roman historique.Depuis l'exécution de Louis XVI le 21 janvier 1793, l’Espagne a massé des troupes à la frontière catalane ; le 7 mars, la Convention lui déclare la guerre. Le 23 avril, à Perpignan, est constitué un Comité de Salut Public à l'image de celui de Paris. La guerre du Roussillon aussi dénommée guerre des Pyrénées va opposer l'Espagne associée au Portugal, et la France révolutionnaire de mars 1793 à juillet 1795. Avertissement : « Ce serait être dans l'erreur que de regarder l'Histoire du Français prisonnier de guerre en Espagne, comme le fruit d'une imagination romanesque. Les faits en grande partie y sont d'une rigoureuse exactitude, et les noms propres s'y trouvent énoncés sans la plus légère altération. Il faut cependant en excepter celui d'Alvérédo, en ce que l'historien, qui d'ailleurs a connu tous les personnages français, n'a jamais lu en bas des lettres qu'il a eues en communication, que le nom de baptême de la jeune espagnole, ce qui du reste est assez l'usage en Espagne ; également celui de sa mère, qui signait Melchiora. C'est seulement en ce qui touche le dénouement, que l'auteur a cru pouvoir s'éloigner de la vérité ; et il dépendait sans nul doute de l'officier français que ce dénouement devînt en tout la réalité (…) » Charles Bonnard qui appose sa signature autographe au titre, était un jeune lieutenant au Régiment de Champagne âgé de vingt-deux ans lors de l'entrée en guerre de l'Espagne en 1793. En garnison à Perpignan au moment de l'entrée en guerre, son unité est envoyée défendre la frontière à partir de Fort-les-Bains, rapidement soumis au blocus des troupes espagnoles. Le 3 juin 1793, sans avoir jamais été renforcé ni ravitaillé, le fort capitule et sa garnison doit se rendre, avec les honneurs pour seule consolation. Commence alors pour les officiers un parcours de «captivité» dans diverses villes espagnoles. C'est à Valladolid que Charles et ses compagnons sont finalement assignés à résidence. Et c'est dans cette localité que Charles va vivre avec Francisca, jeune fille de la noblesse locale, une rocambolesque histoire d'amour.Suivi d'un recueil d'« anecdotes » qui comprend : La Frangipane, anecdote. Valladolid, 1794 ; Les boucles d'oreille de Justine, Paris 1828 ; L'épouse délaissée le lendemain de son mariage, Paris, 1834 ; Un épisode de la campagne de 1814, Paris, 1834 ; Conversation entre deux époux, Vitry le François 1825 ; L'épouse acariâtre, Paris 1829 ; Le fils naturel anecdote, Paris 1834 ; extraits et « Conclusion » de Amour et repentir (roman épistolaire) ; Louis XVIII son départ des Tuileries dans la nuit du 20 mars 1815 ; Éloge funèbre d'une reine d'Égypte ; Portrait de Louis XVIII.Précieux recueil historique et littéraire composé par un ancien du Régiment de Champagne âgé de 87 ans en 1858 (voir page 432) qui prend pour point de départ ses campagnes en Espagne sous la Convention dont l'histoire reste méconnue et assez peu renseignée (citons Joseph-Napoléon Fervel (1811-1877), Campagnes de la Révolution française dans les Pyrénées orientales. 1793-1794-1795, Paris, Dumaine, 1851-1853).« La guerre avec l’Espagne ne joue qu’un rôle secondaire dans l’histoire de la Révolution française. Le prestige des armées prussiennes et autrichiennes, la menace quelles faisaient peser sur Paris principal foyer révolutionnaire, plus tard dans le cas de l’armée des Alpes le champ ouvert aux exploits de Bonaparte, contribuèrent à rejeter dans l’ombre un conflit somme toute court, et jamais décisif pour l’avenir de la République. Vues du Languedoc, cependant, les perspectives changent. Dans la mesure même où il fut longtemps négligé par Paris, le front espagnol a lourdement pesé sur l’histoire languedocienne : d’abord en exigeant de l’ancienne province un effort de guerre pour lequel elle n’était nullement préparée, mais aussi, plus indirectement mais non moins profondément, en contribuant à infléchir les rapports complexes entre la Révolution parisienne, les autorités locales, et les populations concernées. » (Georges Fournier).Important manuscrit d'une écriture fine et lisible, signé par l'auteur.Fournier, Georges. « Le Languedoc et la guerre avec l’Espagne (1793-1795) ». L’Espagne et la France à l’époque de la Révolution française (1793-1807), édité par Jean Sagnes, Presses universitaires de Perpignan, 1993. Coiffe de pied arasée, frottements.
Versailles, De l'Imprimerie de l'Hôtel de la Guerre, 1 janvier 1768. 2 vol. Grand in-4 broché de 4 pp.Règlement sur l'établissement d'une imprimerie dans l'Hôtel de la guerre, à Versailles. Versailles, De l'Imprimerie de l'Hôtel de la Guerre, 17 octobre, 1771. Grand in-4 broché de 4 pp.
Éditions originales. On ne connait ce règlement que par une copie manuscrite (1768), conservée dans les papiers d'Anisson-Duperron, à la Bibliothèque nationale. (Charles Hirschauer).Bâtis entre 1759 et 1762, à l’initiative de l’ingénieur géographe Jean-Baptiste Berthier (1721-1804), les Hôtels mitoyens de la Guerre et des Affaires étrangères et de la Marine, à Versailles, sont parmi les premiers bâtiments conçus spécifiquement pour abriter bureaux et archives d’une administration publique. Nommé chevalier de Saint-Louis le 14 novembre 1770, Berthier devient le responsable de ces bâtiments. Nourrissant toujours des plans très ambitieux, il défend un projet d’imprimerie, directement intégrée à l’hôtel de la Guerre, jugeant trop élevés les tarifs de l'Imprimerie royale (du Louvre). D'abord dirigée par l'un des fils du libraire François-Gabriel Mérigot, puis par l'imprimeur-libraire Jean-Thomas I Hérissant. Mérigot, dans l'exercice de cette fonction, rédigea plusieurs catalogues du fonds. Fermée en mars 1768 à la demande du directeur de l'Imprimerie royale, Jacques Anisson-Duperron, craignant que le nouvel établissement ne se posât bientôt en rival de l'Imprimerie royale. Berthier ne se découragea pas et, dès la fin de l'année 1771, revint à la charge auprès du duc d'Aiguillon, des Maréchaux de Boynes et de Monteynard, respectivement secrétaires d'État aux Affaires Étrangères, à la Guerre et à la Marine. Une décision du Roi donnée à Fontainebleau le 17 octobre 1771 et contresignée par les trois ministres, reproduisit presque mot pour mot les dispositions contenues dans celle du 1 janvier 1768 ; le mois suivant, Mérigot fils était replacé à la tête des ateliers reconstitués, et même agrandis, puisqu'ils comptaient deux presses de plus. L'Imprimerie fonctionna d’octobre 1771 à mai 1775, date à laquelle elle est définitivement fermée, et rattachée à l'Imprimerie royale. (Charles Hirschauer, Recherches sur l'histoire de l'imprimerie et de la librairie à Versailles. I : L'Imprimerie des hôtels de la guerre et de la marine et des Affaires étrangères (1768-1775) Versailles J. M. Mercier, 1927).
Editions Ernest Flammarion 1940. In-12 broché de 141 pages au format 19 x 12 cm. Couverture avec titre imprimée. Dos carré insolé. Plats avec bords insolés. Intérieur assez frais, malgré un papier jaunissant. Exemplaire du service de presse, perforé " S.P " au 4ème plat. Cachet du Colonel Fortin au verso de la page de garde. Souvenirs de guerre de André Chamson qui fut Capitaine de réserve, engagé volontaire dès la déclaration de guerre en 1939. Il a servit dans l’armée d’Alsace, sous le commandement du général Bourret. Mis à la disposition du plus jeune général de l’armée, de Lattre de Tassigny, il fit la liaison entre le P.C. et les avant-postes. Il consigne dans ce carnet ses quatre premiers mois de guerre : sa rencontre avec les hommes de rang, le rapport à la mort, ses impressions et ses réflexions sur la guerre. Edition originale en bel état général. Précieux et rarissime exemplaire avec dédicace au Colonel Fortin, coupures de presses collées au verso de la couverture et de la page de garde, ainsi que 5 photos originales argentiques d'avril 1940, prises sur le front des Vosges, dont 3 consacrées à la remise en avril 1940, de la Croix de Guerre à André Chamson avec la citation suivante : « Officier plein de cœur et d’enthousiasme, d’une bravoure frisant la témérité. Partage presque quotidiennement la vie des corps francs, des postes avancés les plus exposés. A notamment rempli les 1er, 5 et 6 mars 1940 des reconnaissances personnelles et des missions photographiques à proximité immédiate et sous le feu de l’ennemi, a procuré au commandement des renseignements de tous ordres et de grande valeur. »
Vente exclusivement par correspondance. Le libraire ne reçoit, exceptionnellement que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement.Forfait de port pour un livre 10 € sauf si épaisseur supérieure à 3 cm ou valeur supérieure ou égale à 100 €, dans ce cas expédition obligatoire au tarif Colissimo en vigueur. A partir de 2 livres envoi en colissimo obligatoire. Port à la charge de l'acheteur pour le reste du monde.Les Chèques ne sont plus acceptés.Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA.Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues
Paris, , 1914-1919. 4 vol. in-4 de 820 pp. manuscrites à 34 lignes par page sous chemise dominotée à lacets (dos fendu) et 770 ff. tapuscrits, sous trois chemises, tables manuscrites, demi-percaline rouge de l'époque.
Manuscrit autographe inédit accompagné d'un exemplaire tapuscrit du journal de guerre de Paul Dislère, personnalité éminente de la IIIe République âgé de 74 ans en 1914, polytechnicien (promotion 1859), ingénieur naval et grand administrateur, maître des requêtes, conseiller d'État, président de section des Finances puis de l'Intérieur et du Culte au Conseil d'État, l'un des rédacteurs de la loi de séparation de l'Église et de l'État.Incipit : « Ceci n’est pas un livre. Ce ne sont même pas les éléments d’un livre. C’est uniquement le relevé immédiat (ce qui seul peut lui donner de l’intérêt) des faits, des bruits, plus ou moins exacts, parvenus chaque jour à la connaissance d’un homme qui a été mêlé un peu aux événements de la Guerre : c’est l’enregistrement des impressions qui en sont résultées. »31 Juillet. La guerre n’est pas encore déclarée mais elle est inévitable. Je partirai demain pour Paris tacher de trouver un poste qui me permette d’utiliser une dernière fois les forces et surtout l’énergie et la volonté de rendre service au Pays qui peuvent me rester. Veuf depuis peu quand la guerre éclate, Paul Dislère demeure à Paris, quartier de l'Opéra et se déplace parfois à Boulogne-sur-Mer ou dans le sud-ouest. Nommé secrétaire du conseil des travaux maritimes en 1872 Paul Dislère était entré au Conseil d’État en juillet 1879 où il fut nommé maître des requêtes au tour extérieur. Il devint conseiller d’État le 20 décembre 1881, puis sous-secrétaire d’État aux Colonies en 1882. Il démissionna en 1883 suite à l’affaire du Tonkin et rentra en France où il termina sa carrière comme directeur des Colonies au ministère de la Marine, tout en demeurant conseiller d’État, fonction qu’il ne quitta qu’en 1911. Auteur de plusieurs publications, il fut également président de l’École coloniale (fondée en 1889), président de la caisse des retraites de l’Opéra et de l’Opéra-Comique, président du conseil d’administration de l’École coloniale, de la commission des budgets et des comptes du Cercle militaire, contrôleur financier du Cercle militaire. Paul Dislère fut grand-croix de la Légion d’Honneur et officier du Mérite agricole. En 1914, l’en-tête de ses correspondances le présente comme « président de section honoraire au Conseil d'Etat, membre du Conseil de l'ordre de la Légion d'honneur, président de la Commission de la médaille de la Reconnaissance française, ancien sous-secrétaire d’Etat et ancien directeur des Colonies ». Paul Dislère convola le 21 octobre 1918 à Paris 16e avec Marguerite Horville. « La guerre est finie, car les nations secondaires, Autriche et autres, se soumettront rapidement. Mon journal de guerre, que j’ai tenu sans un arrêt pendant 1794 jours, n’a plus de raison d’être, je le ferme. 29 juin 1919. » (explicit).Sources : RHPST (Répertoire de Fonds pour l’Hstoire et la Philosophie des Sciences et des Techniques) : École Polytechnique. Bibliothèque centrale ; article d'Olivier Azzola dans le Bulletin SABIX, no 51 ; Archives de Paris, archives collectées dans le cadre du centenaire de la guerre 1914/1918 in Répertoire méthodique détaillée établi par Marie-Aimée Dubois-Krzynówek sous la direction de Jean-Charles Virmaux.
, , 1914-1917. Plus de 1000 lettres et cartes manuscrites.
Correspondance privée exceptionnelle échangée entre le lieutenant Léon Meltzheim (Paris, 1883-1972), affecté au 30e Régiment d'Artillerie, et son épouse Andrée Meltzheim, surnommée Dé, entre juillet 1914 et décembre 1918 ; accompagnée de plus de 120 lettres et cartes de la famille et des proches de Léon (1916) et de la monographie familiale rédigée par leur fils Georges Meltzheim, Vie de Léon Meltzheim (1883-1972).Composition du fonds :— Plus de 750 lettres de Léon : 84 (1914), 168 (1915), 172 (1916), 117 (1917), 150 (1918).— Environ 350 lettres d'Andrée pour la seule année 1917.— Plus de 120 lettres et cartes de la famille et des proches (1916).— Documents associés : photographies, coupons de mandat-lettre, négatif photographique.Les premières lettres (juillet-décembre 1914) relatent les conditions difficiles de l'artillerie, longues marches, manque de repos, dans un registre volontairement rassurant : Léon minimise les détails militaires pour ménager son épouse. Il mentionne incidemment la Croix de Guerre qu'il reçoit, sans s'y attarder. L'année suivante, il évoque les gaz de combat et son équipement de protection (lunettes). L'année 1916 est dominée par la bataille de Verdun, le 30e d'Artillerie est déployé pour protéger les lignes de ravitaillement, et par la naissance de leur fils Georges, en juillet : « Quelle joie que ce poupard ! », écrit Léon. Fin 1916, il se dit chanceux d'avoir échappé aux horreurs de Verdun. À partir de 1917, les lettres de Léon se raréfient et évitent la description de la guerre ; en revanche Andrée lui écrit quotidiennement, plus de 300 lettres pour la seule année 1917, offrant un point de vue précieux sur la vie à l'arrière : gestion du foyer, premiers pas de Georges, difficultés économiques.« Le couple séparé est devenu un enjeu majeur dans la nation en guerre » : cette correspondance illustre précisément ce que Clémentine Vidal-Naquet analyse dans son étude fondée sur 74 correspondances conjugales, « avant tout objet de deuil durant le conflit, objet de filiation ensuite », à savoir « comment la guerre s'immisce dans l'ordinaire des jours » et comment le lien conjugal se maintient, se transforme ou se brise sous la contrainte de l'éloignement et de la menace permanente de la mort.Clémentine Vidal-Naquet, Correspondances conjugales 1914-1918. Dans l'intimité de la Grande Guerre ; Couples dans la Grande Guerre. Le tragique et l'ordinaire du lien conjugal, préface d'Arlette Farge.