FAYARD. 2006. In-8. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 173 pages- quelques pages partiellement désolidarisées. . . . Classification Dewey : 231-Dieu et miracles
Reference : R150206985
ISBN : 2286011281
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« Ces annales sont un des documents historiques les plus précieux que l’on possède. » Montauban, chez Jerosme Legier, et se vend à Paris, chez Claide-Jean-Baptiste Herissant, s.d. [1752]. In-12 de (8) ff., 556 pp., (1) f. Veau brun, filet à froid autour des plats, dos à nerfs orné de fleurons dorés, coupes décorées, tranches mouchetées. Reliure de l’époque. 162 x 91 mm.
Édition originale de ces annales retraçant le récit de la création à Québec du premier hôpital par les Hospitalières de Dieppe sous les auspices de la duchesse d’Aiguillon, nièce du cardinal de Richelieu. Barbier, II, 686. Chassés de la Nouvelle-France après la chute de Québec aux mains des frères Kirke en 1629, les Jésuites y retournent trois ans plus tard après que le Traité de Saint-Germain-en-Laye (1632) ait rendu à la France sa colonie et, pour un temps, « l’Église canadienne sera missionnaire », avec à sa tête le père Paul Le Jeune. C’est lui qui, en 1634, exprime le besoin d’un hôpital pour soigner les autochtones et les quelques colons qui s’y trouvent. C’est en pensant surtout aux autochtones que le père Le Jeune demandait la venue à Québec de religieuses hospitalières. « S’il y avait ici un Hopital il y aurait tous les malades du pays, & tous les vieillards, pour les hommes nous les secourerons, selon nos forces, mais pour les femmes il ne nous est pas bien seant de les recevoir en nos maisons», écrit-il. L’institution souhaitée était en effet moins destinée aux Français qu’aux autochtones, « sujets à de grandes maladies, et qui n’avaient aucun moyen d’adoucir la misère dont ils étaient accablez surtout dans leur extreme vieillesse». « L’élan mystique qui traverse la France dans les premières décennies du XVIIe siècle coïncide avec le mouvement colonisateur » et il n’est pas étonnant que plusieurs religieuses d’ordres et monastères manifestent un vif intérêt pour le projet du jésuite. Toutefois, les conditions matérielles pour l’établissement de religieuses et l’aménagement d’un monastère-hôpital à Québec sont à toutes fins utiles inexistantes. Le père Le Jeune lance alors nouvel appel mais cette fois il s’adresse aux personnes « capables de supporter financièrement l’entreprise ». La réponse est venue de la cour de France. La duchesse d'Aiguillon, mariée à 16 ans au marquis de Combalet, selon la volonté de son oncle, le cardinal de Richelieu, devient veuve à 18 ans ; elle ne se remarie pas et emploie presque toute sa fortune à soulager les pauvres et à fonder des établissements de charité. À 31 ans seulement, elle est déjà très engagée à ces fins. Elle est notamment la principale fondatrice du grand hôpital de Paris, rappelle l’historien Henri-Raymond Casgrain. Sous la conduite spirituelle de saint Vincent de Paul, promoteur et initiateur de nombreuses œuvres de charité et marquée par sa lecture des Relations des Jésuites, notamment celle de 1635 du Père Le Jeune, la duchesse prend conscience de l’importance des missions canadiennes dans l’histoire de l’Église. En 1636 en effet, la duchesse d’Aiguillon « se résolut de fonder à ses dépens un Hôtel-Dieu ». Et, pour réaliser cet ambitieux projet, elle choisit de faire appel aux Religieuses Hospitalières de l’Ordre de Saint-Augustin, dites alors Filles de la Miséricorde, installées au monastère de Dieppe. « Le Cardinal de Richelieu, son oncle, voulut entrer dans la bonne œuvre, & jusqu’à leur mort ils eurent l’un et l’autre une affection singulière pour cette maison, ils donnerent quinze cent livres de revenu au capital de 20000 liv. à prendre sur les coches et carosses de Soissons qui leur appartenoient, le contrat fut passé le 16 août 1637. ». Le Dr Yves Morin décrit la « jonction des quatre facteurs » qui ont amené la duchesse à exécuter son œuvre : « (…) l’esprit de charité de la duchesse, son influence à la cour par le biais de son oncle, le cardinal Richelieu, sa connaissance de la Nouvelle France grâce aux Jésuites et le rôle essentiel de l'Hôtel-Dieu de Dieppe, un des établissements prééminents en France ». En avril 1639, le roi Louis XIII accorde des lettres patentes pour l’établissement de l’hôpital et mentionne explicitement les motifs religieux de la duchesse. Il y aura aussi un second contrat en 1640 où ces mêmes motifs seront énoncés. Dans sa lettre à Marie Guenet de Saint-Ignace, première supérieure de l’Hôtel-Dieu de Québec, la veille du départ pour Québec des trois Augustines, la duchesse d’Aiguillon écrit clairement que l’Hôtel-Dieu devra être « dédié à la mort et au précieux Sang du fils de dieu répandu pour faire miséricorde à tous les hommes et pour lui demander qu'il l’applique sur l’âme de Monseigneur le Cardinal Duc de richelieu, et celle de Madame la Duchesse Daiguillon et pour tout ce pauvre peuple…». La duchesse obtient de la Compagnie des Cent-Associés une concession de sept arpents dans l’enclos où on avait commencé à bâtir Québec et un fief de soixante arpents dans la banlieue, entre Cap-Rouge et le coteau Sainte-Geneviève, ce terrain qu’on avait désigné sous le nom de Sainte-Marie. Les mères Anne Le Cointre de Saint-Bernard (28 ans), Marie Forestier de Saint-Bonaventure-de-Jésus (22 ans) et Marie Guenet de Saint-Ignace (29 ans), qui deviendra la première supérieure de l’Hôtel-Dieu de Québec, quittent familles et amis, et leur monastère de Dieppe, établi depuis 1285, le 4 mai 1639, à destination de Québec. « De 1739 à 1779, Latour publia une imposante somme de sermons, panégyriques, discours dogmatiques, mémoires liturgiques, canoniques et autres. En quittant le Canada, il avait emporté une copie manuscrite des ‘Annales de l’Hôtel-Dieu de Québec’ rédigées par Jeanne-Françoise Juchereau de La Ferté, dite de Saint-Ignace. Il fit paraître ce texte en 1752 à Montauban, sous le titre d’’Histoire de l’Hôtel-Dieu de Québec’ ». « Dans ses notes bibliographiques touchant les sources de sa propre « Histoire de l’Hôtel-Dieu de Québec », Montréal, éd. C. O. Beauchemin & Fils, tome 4, p. 11, l’historien Henri-Raymond Casgrain écrit à propos de l’« Histoire de l'Hotel-Dieu de Québec », par la mère Juchereau de Saint-Ignace : « Cette Histoire a été écrite d'après les renseignements de la mère (Marie Guenet) de Saint-Ignace et rédigée par la mère de Sainte-Hélène. Une copie de ces annales ayant été fournie à M. de La Tour, doyen du chapitre de Québec, qui retourna en France en 1731, il prit sur lui de les faire imprimer à l'insu de la communauté de Québec. Cette impression se fit sans beaucoup de soin, et il s'est glissé dans l’ouvrage un grand nombre de fautes typographiques. Heureusement qu'on possède encore à l'Hôtel-Dieu la copie originale de la main même de la mère (Marie-André Duplessis) de Sainte-Hélène, et signée par la mère (Marie-André Duplessis) de Sainte-Hélène, et signée par la mère Jeanne-Françoise Juchereau de Saint-Ignace. CES ANNALES SONT UN DES DOCUMENTS HISTORIQUES LES PLUS PRECIEUX QUE L’ON POSSEDE. » Le texte de Jeanne-Françoise Jucheron a été réédité à Québec par Dom Albert Jamet en 1939 sous le titre de « Annales de l’Hôtel-Dieu de Québec, 1636-1716 » ». Précieux exemplaire de ce rare canadiana conservé dans sa reliure de l’époque.
Dernière adaptation de Jouvet et scandale tonitruant Paris, Gallimard, (octobre) 1951. 1 vol. (120 x 190 mm) de 282 p., [2] et 1 f. Broché. Edition originale. Un des 410 exemplaires sur vélin pur fil Navarre (n° 367).
Dernière adaptation de Jouvet, cette « machine de guerre contre Dieu » connut un succès à la mesure du scandale qu'elle provoqua. En un réquisitoire cynique et cinglant, Sartre met en lumière la folie humaine visant à croire en un prophète et s'interroge sur la manière de mener une action à dimension collective autrement que par la crainte ou le mensonge. Et Sartre de conclure que Dieu n'existe pas : «Car en cette époque de guerre, de famine, de désespoir, de mort, Dieu brille par son absence : Tu vois ce vide au-dessus de nos têtes ? C'est Dieu. Tu vois cette brèche dans la porte? C'est Dieu. Tu vois ce trou dans la terre ? C'est Dieu encore. Le silence, c'est Dieu. L'absence, c'est Dieu. Dieu, c'est la solitude des hommes. » Sartre s'était inspiré du Ruffian diochoso de Cervantès afin de composer cette pièce qui se déroule en Allemagne durant la réforme luthérienne, sur fond de misère paysanne et de rivalité seigneuriale.
Précieuse édition de La Cité de Dieu traduite par Pierre Lombert. Paris, Jacques Rollin, 1736. 4 in-12 de: I/(1) f., (51) pp., 557 pp., (3); II/ (9) ff., 516 pp. ; III/ (1) f., 536 pp., (7) ff.; IV/ (1) f., 541 pp. mal ch. 545, (11) pp. Maroquin citron à grain long, encadrement de palmettes sur les plats, dos à nerfs ornés aux mille points, pièces de titre et de tomaison en maroquin noir, tranches dorées. Reliures du début du XIXe siècle signées de Thouvenin. 162 x 95 mm.
La prise de Rome par les Wisigoths d’Alaric le 24 août 410 provoqua un choc inimaginable dans l’occident chrétien. A ce choc profond qui pouvait être attribué par les contemporains à un abandon des dieux païens pour le culte du Dieu unique, Saint-Augustin apporte une réponse éloquente dès 412 avec les 22 livres de la Cité de Dieu, livre incontournable et intemporel, réédité dans la Pléiade en novembre 2000. Par son interprétation très large de l’histoire de l’humanité Saint-Augustin exercera une influence profonde sur tous les individus curieux et inquiets de leur propre destin. «‘La Cité de Dieu’ est l’apologie du christianisme. C’est à la fois une philosophie de la société humaine dans son devenir historique, une métaphysique de la société et une interprétation de la vie individuelle et sociale, à la lumière des principes fondamentaux du christianisme. Le livre est écrit en réponse à l’accusation formulée en 410 par les païens, qui prétendent que le sac de Rome, infligé par les Goths d’Alaric, a pour cause l’abandon du culte des dieux traditionnels, abandon imposé par le christianisme. Ce texte a exercé une influence profonde sur toutes les époques et sur tous les individus curieux et inquiets de leur propre destin. C’est pourquoi, aussi, dans les polémiques du Moyen Âge entre la papauté et l’empire, on a voulu puiser dans cette œuvre (identifiant faussement la cité de Dieu avec l’Eglise empirique et la cité du monde avec l’Etat concret); c’est pourquoi, de Bossuet à Balbo, tous ceux qui se sont à nouveau penchés sur le problème de l’histoire se sont tournés vers Saint-Augustin; c’est pourquoi, malgré le développement des sciences théoriques, La Cité de Dieu reste encore un livre vivant, qui ne cesse de trouver des lecteurs. Ce fut le premier livre imprimé en Italie (1467, à Subiaco) et nous savons combien ensuite l’humanisme en sentit le charme profond, comme le sentirent aussi les Réformateurs, Pascal, Kierkegaard». Superbe exemplaire luxueusement relié par Thouvenin en maroquin citron aux dos ornés aux mille points. Provenance: Yemeniz (ex-libris ; Paris, 1867, n° 3111); baron Ménard de Marsainvilliers (ex-libris manuscrit, au crayon, au verso de la première garde).
Edition originale de ce curieux ouvrage sur les fêtes instituées sous le règne du Roi René. A Aix, chez Esprit David, 1777. In-12, 1 portrait, 220 pp., ii pp., 13 planches dépliantes. Conservé broché tel que paru, à toutes marges car non rogné, qq. usures au dos. Brochure de l’époque. 188 x 110 mm.
Edition originale de ce curieux ouvrage sur les fêtes instituées sous le règne du Roi René. Leur origine se situe vers l’an 1462, elles donnaient lieu à des jeux, des processions, des joutes, des tournois, etc… E. Rouard, Notice sur la bibliothèque d’Aix dite de Méjanes, p. 53; G. Mourey, Le livre des fêtes françaises, 284, 286-8; Jacques Billiord, Le livre en Provence du XVIe au XVIIIe siècle, pp. 17, 103; Vinet, 819; Cohen-De Ricci 367-368; Lipperheide Sl 20; Rümann859. Exemplaire bien complet des 12 planches dépliantes à l’eau-forte avec des légendes en provençal, ces très pittoresques figures sont dessinées et gravées par P. et G. Grégoire (fils de l’auteur) qui furent les inventeurs de la peinture sur velours, avec la planche de musique gravée (marche du lieutenant du Prince, airs de la Reine de Saba, des chevaux frux (sic) de la passade, du guet) et en frontispice le portrait du roi René d’Anjou par G. Grégoire, soit en tout 14 figures. (Barbier, t.2, col. 378). “Cet ouvrage est de Gaspard Grégoire, natif d’Aix. Les figures ont été dessinées par Paul Grégoire, un de ses fils, et gravées par Gaspard, frère de Paul. Ce sont ces deux fils Grégoire qui sont les inventeurs de la peinture sur velours”. (Barbier, anonymes, III, 378). Instituted by King René [titular King of Naples (1435-1480)], the Fête-Dieu is one of the most popular, most original, and most picturesque of all festivals in Provence; it is at Aix that it was always held, and was celebrated with the greatest enthusiasm and magnificence; its naive rites were always observed with the greatest respect. It was originally a tournament, opening on the Monday of Pentacost by the nomination of officers or knights of which the principal ones were the Lieutenant of the Prince of Love, the Abbot of the City, and the King of La Basoche ; it lasted until the Saturday after the Fête-Dieu” (Mour). L’intérêt de ce livre est tel qu’un fac-similé fut réalisé à Marseille en 1978. Précieux exemplaire conservé broché tel que paru, à toutes marges car non rogné. The nuc contains an entry for an edition of 1773 at the Detroit Institute of Arts and two other locations. Upon inspection, this has been found to be a ghost.
Paris, Hugues-Daniel Chaubert et Laurent Durand, 1745, , 2 volumes in-8 de de X et 384 pages et de (4), 350 et (2) pages, plein veau marbré de l'époque, dos à 5 nerfs orné, Seconde édition française de cet ouvrage paru pour la première fois en 1742. Cette traduction rectifiée et éclaircie par de M. Lyonnet est signée de la plume du naturaliste allemand Friedrich Christian Lesser. L'ouvrage se voit considérablement enrichi par rapport à la première édition dans la mesure où celui-ci présente de nombreuses corrections et remarques de Lyonnet utiles à la lecture et sa compréhension. L'ouvrage vise essentiellement à fournir une connaissance complète des insectes. A travers les deux volumes, l'auteur propose une étude rigoureuse de ces "merveilles de Dieu" considérées ici comme le fruit de la création divine. Cette entomologie propose ainsi de nombreux axiomes visant l'étude des insectes. Leur classification, leur nombre, leur multiplication et leur génération sont initialement présentés. Leur environnement et leur activité est également narrée au sein du premier volume. L'anatomie, le mode de respiration et de digestion des insectes donne quant à lui lieu à un examen détaillé. Sur un autre plan, l'usage des insectes par l'homme, leur utilité et les moyens pour parvenir à leur extermination sont successivement exposés au milieu du second volume. Au delà de son caractère hautement scientifique, l'ouvrage s'inscrit fondamentalement comme un hommage au père créateur. La gloire de Dieu y est en effet réitérée et célébrée à chaque instant, ce qui participe à la singularité et l'originalité de l'ouvrage. Très bel exemplaire, portant, sur chaque volume, l'ex-libris imprimé du "Cabinet de livres" d'Anne-Paul de Fontenay, seigneur de Sommant et de Noiron. Couverture rigide
Bon 2 volumes in-8 de de X et 384