ACTES SUD. 1989. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 278 pages. . . . Classification Dewey : 891.7-Littérature russe (slave)
Reference : R150190155
ISBN : 2868693881
Traduit du russe par H Mongault- Préface d Henri Troyat Classification Dewey : 891.7-Littérature russe (slave)
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s. d. [1958] | 20.90 x 26.90 cm | 4 pages sur 4 feuillets
Manuscrit autographe de Boris Vian intitulé "Conseil de révision (des opinions)" à propos de Paul Anka. 4 pages rédigées au stylo à bille bleu sur 4 feuillets perforés réunis par des agrafes. Ratures et corrections. Pliure transversale en marge gauche sans gravité. Le manuscrit était destiné à «l'élite», c'est-à-dire aux lecteurs duCanard enchaîné, il a finalement été publié dansLa Belle époque(1980). Bel article faisant la promotion du concert à l'Olympia du jeune Paul Anka, alors âgé de dix-sept ans, plus de dix ans avant le succès planétaire de My Way. Boris Vian vieillit d'ailleurs un peu la «vedette américaine»: «Paul Anka est un garçon de vingt ans qui écrit ses chansons et qui les chante.» Vian, lui aussi compositeur et interprète souligne pourtant: «Comme il n'en écrit pas des douzaines, il chante aussi d'autres que les siennes, par exemple «Jingle Bells» puisque c'est l'hiver et Noël.» Le chroniqueur insiste sur le snobisme du public parisien difficile et visiblement peu réceptif à la variété américaine: «Paul Anka, le soir de la première, a fait un triomphe aux «populaires», ce qui a refroidi le parterre, savamment composé de vedettes, demi-vedettes, quarts de vedettes et figurants habituels de ces cérémonies.» Boris Vian répond ensuite point par point aux détracteurs du chanteur, enchaînant les louanges: «Il chante juste, très en place et semble capable de «swinguer» à la latine [...] Il a une excellente présence et presque trop de métier pour son âge. [...] Il «en fait» beaucoup moins que l'on ne pouvait le craindre d'après les disques et la publicité.» Très au fait des nouveautés musicales américaines, Boris se risque à un petit classement, sans perdre son légendaire humour, tout à fait en phase avec le ton caustique du Canard enchaîné: «C'est donc un chanteur classique s'il en fut, et l'Anka de malheur que j'avais craint est jusqu'ici, à mettre bien en avant des Kalin Twins, ces deux affreux singes, et du grimaçant Presley (lui, on l'a vu au cinéma).» Comme l'indique le titre de cet article "Conseil de révision", Boris Vian semble avoir changé d'avis quant au jeune chanteur après avoir assisté à sa première française; dans un autre projet d'article pour le Canard enchaîné rédigé quelque temps plus tôt, il déclarait: «Vous connaissez, évidemment, le dernier surnom du jeune chanteur Paul Anka, le beuglant du Canada. Il est court et charmant: l'Anka de malheur.» Provenance : Fondation Vian - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Paris 11 février 1844 | 10.40 x 13.60 cm | quatre pages sur deux feuillets
Trois lettres autographes signées par Gérard de Nerval (2 pages signées «Gérard»), Théophile Gautier (1 page) et un troisième scripteur qui n'a pas signé (1 page), adressées à Louis Desessart. La troisième lettre a été rédigée par un certain «Robert» (cf. la lettre de Nerval) Louis Desessart, éditeur attitré de Théophile Gautier, publia avec Barba la pièce Léo Burckart de Nerval en 1839. À la suite d'ennuis financiers, il fut contraint de se réfugier «dans cette triste et charmante ville de Bruxelles». Les trois amis rédigent ce courrier à Paris, où ils se sont retrouvés au retour du long voyage en Orient qu'entreprit Nerval: «J'ai vu l'Égypte 6 mois; puis j'ai séjourné en Syrie 3 mois à Constantinople 4 mois le reste en route. C'est assez beau. Je ne m'amuse plus qu'en voyage et je vis double autant que je puis.» Ce voyage force l'admiration de Théophile Gautier qui ne se rendra que des années plus tard en Turquie et en Egypte: «Je suis à Paris et voudrais être au Caire d'où Gérard arrive.» L'exotisme des voyages lointains contraste ici violemment avec la tristesse et l'austérité de l'Europe: «Quelle tristesse que Paris quand on revient des pays éclairés du soleil.» (Nerval) D'autant plus que, loin des rêves d'évasion, Paris rime avec travail et mélancolie: «Nous sommes comme les gens malades qui ne se trouvent bien nulle part. Je crois que le bon temps est passé et que les bonnes heures d'autrefois où nous disions tant de sages folies ne reviendront plus. À quoi sert de vivre puisqu'il faut travailler et qu'on ne peut ni voir ses amis ni leur écrire ni rien faire de ce qu'on voudrait?» (Gautier) Les deux écrivains sont très compatissants quant à l'exil belge de leur ami, Bruxelles apparaissant ici comme la capitale du spleen: «Quoi! Vous êtes encore dans cette triste et charmante ville de Bruxelles! [...] Bruxelles est encore plus noir, pauvre garçon!» (Nerval) Cette triple lettre a en réalité été rédigée à l'initiative de «Robert»: «N'est-ce pas, mon cher ami, que je suis habile à faire oublier mes torts? [...] je trouve le moyen en compensation, de t'envoyer ces autographes de deux de tes [...] camarades, de tes plus doux souvenirs, de deux célébrités qui malgré toutes leurs sympathies, toute leur affection pour toi, ne t'eussent jamais écrit un mot, si je ne leur avais pas taillé leurs plumes, affrété leur papier, comme à de petits enfants boudeurs, et si je ne leur eusse dit: écrivez tout de suite, tout de suite à l'exilé que vous aimez le mieux.» - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
S. n. | s. l. s. d. [circa 1930] | 20.50 x 26.50 cm | une feuille
Lettre autographe signée de Gus Bofa adressée à son ami Carlo Rim (de 10 lignes écrites à l'encre noire). Amusante lettre de remerciement pour l'envoi de charcuterie évoquant également le peintre Henri Jamet :"[...]votre dernière lettre fait bien de l'honneur à cette rosette. Je vous remercie pour elle. J'espère que vous faites provision de bon air pur en notre beau pays. Je ne vous savais pas, aussi, jurassien. En vieillissant je commence à découvrir combien il me manque d'avoir un pays natal ! [...] Je suis allé voir votre Jamet. C'est un bien gentil garçon. J'ai vu sa galerie de tableaux. Cet homme candide accomplit, avec une grande foi, une oeuvre de démolition assez féroce, dont il n'a aucunement conscience !" Carlo Rim, auteur de "Ma belle Marseille", fut un écrivain provençal, caricaturiste et cinéaste et l'ami de Fernandel, de Raimu et Marcel Pagnol mais aussi d'André Salmon et Max Jacob. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Gallimard | Paris 1994 | 14.50 x 21.50 cm | broché
Edition originale, un des 20 exemplaires numérotés sur vélin d'arches, seuls grands papiers. Bel exemplaire. Bel envoi autographe signé de Roger Vrigny à son ami Christian Giudicelli : "Quarante ans après "arban" voicile garçon d'orage qui lui répond à sa manière... A toi, Christian,qu'il soit le gage "sur beau papier" de mon affection fraternelle et de ma tendresse. Je t'embrasse. Roger." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
S. n. | s. l. s. d. [entre 1950 et 1954] | 21 x 27 cm | 3 feuillets
Ensemble complet du manuscrit et du tapuscrit de travail de Boris Vian, genèse de la chanson"Un pauvre petit garçon". - deux feuillets perforés rédigés à la main à l'encre par Boris Vian. - un feuillet perforé tapé à la machine, mise au propre du manuscrit. Cette chanson profondément anticléricale ne fut jamais interprétée. Dans sa triste chambre Le petit s'endort Il gèle à pierre fendre Le froid le dévore On l'a trouvé dans son lit Mort dans un sourire Et Jésus là-haut s'est dit Ca m'ôte un souci Provenance : Fondation Boris Vian. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -