‎CASSEAU LAURE.‎
‎HISTOIRE D'X.‎

‎FLAMMARION.. 1969.. In-12. Broché. Bon état, Couv. légèrement passée, Dos satisfaisant, Intérieur acceptable. 247 pages.. . . . Classification Dewey : 840-Littératures des langues romanes. Littérature française‎

Reference : R150058087


‎Roman. Classification Dewey : 840-Littératures des langues romanes. Littérature française‎

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‎RENAN, Ernest (1823-1892).‎

Reference : LCS-A33

‎Histoire du peuple d’Israël, Tome 1er, Tome V. Somptueux exemplaire de tête, l’un des 30 tirés sur papier impérial du Japon portant le n° 15, relié par Pierre Lucien Martin, « l’un des plus remarquables relieurs du XXe siècle ».‎

‎«Pour un esprit philosophique, c’est-à-dire un esprit préoccupé des origines, il n’y a vraiment dans le passé de l’humanité que trois histoires de premier intérêt : l’histoire grecque, l’histoire d’Israël, l’histoire romaine. Ces trois histoires réunies constituent ce qu’on peut appeler l’histoire de la civilisation». (E. Renan) Paris, Calmann Lévy, 1887-1893. 5 volumes in-8 : I/ (1) f.bl., (2) ff., xxix pp., 455 pp. ; II/ (2) ff., iv pp., 545 pp., (3) pp. bl. ; III/ vii pp., 527 pp. ; IV/ (2) ff., 411 pp. ; V/ (2) ff., 427 pp., grand papier japon, demi-maroquin bleu à coins, têtes dorées, couvertures oranges et dos conservés. Reliure signée P. L. Martin. 242 x 153 mm.‎


‎Edition originale «importante. Recherchée sur grand papier» (M. Clouzot). Précieux et superbe exemplaire de tête, l’un des 30 tirés sur papier impérial du Japon, portant le n° 15. «Histoire du peuple d'Israël de M. Renan n'a pas déçu l'attente des amis de la belle littérature. Jamais l'admirable écrivain, auquel nous devons tant de pages charmantes, ne s'est montré plus pleinement maître de toutes les ressources de notre langue, jamais sujet, sauf la Vie de Jésus, ne lui a permis de déployer plus librement les dons si divers d'artiste et de poêle qui, dans cette nature privilégiée, font presque oublier le savant et le penseur. On retrouve ici M. Renan tout entier, - avec ses défauts, sans doute, c'est-à-dire l'abus de l'ironie inutile dans la pensée et de l'anachronisme inutile dans l'expression, çà et là des traits que réprouverait un goût sévère, et des boutades qui ressemblent à des gageures - mais aussi avec ses qualités, toujours jeunes, de souplesse, de verve, de lumière, avec sa profondeur sans pédantisme et sa grâce sans afféterie, par-dessus tout, avec ce je ne sais quoi «de léger et d’ailé», qui fait involontairement songer à Platon. On peut ne pas ouvrir l’Histoire d’Israël, mais, une fois ouverte, je défie quiconque de la fermer sans l’avoir lue jusqu'au bout. On est parfois agacé ou choqué, plus souvent ému, - entraîné et séduit presque toujours. Et que de pages laissent dans la mémoire une empreinte ineffaçable, depuis ces premiers chapitres où l'existence des nomades du désert syrien ressuscite dans la fraîcheur d'une idylle peinte d’après nature, jusqu'aux portraits si vivants de Saül, de David et de leurs rudes compagnons, - depuis cette vision presque troublante du massif du Sinaï, jusqu'au parallèle, en somme, aussi juste qu'éloquent, entre la langue grecque « luth a sept cordes, qui sait vibrer à l'unisson de tout ce qui est humain », et l'hébreu « carquois de flèches d'acier, câble aux torsions puissantes, trombone d'airain brisant l'air avec deux ou trois notes aiguës! » Le secret du style de M. Renan paraît être dans l’alliance d'un vocabulaire romantique par la force, la richesse et le coloris, avec un tour de phrase classique, c'est-à-dire noble, simple et français. Quelle bonne fortune qu'un pareil livre dans un siècle où l'érudition met sa coquetterie à tourner le dos à la littérature, pendant que la littérature met la sienne à s'affubler d'un jargon scientifique ou naturaliste ! » «‘L’Histoire du Peuple d’Israël’ n’est, à proprement parler, qu’une longue préface à la grande œuvre qui assure à M. Renan une place unique dans l’histoire religieuse moderne et dans notre littérature française. Montrer le développement religieux du peuple d’Israël, dégager les principes qui se sont combinés pour former l’âme d’Israël, assigner à ce peuple étonnant sa véritable place dans l’œuvre collective de la civilisation humaine, tel est le but véritable poursuivi par M. Renan et qu’il ne faut pas perdre de vue en jugeant son œuvre […] Il importe singulièrement plus de dégager l’histoire humaine en Israël que de relier péniblement une série de monographies sur des sujets d’ordre secondaire. A chaque page, pour ainsi dire, le lecteur érudit rencontre des assertions qui, pour lui, homme du métier, sont beaucoup moins assurées que ne le suppose le récit de M. Renan. Mais on aurait tort d’en faire un reproche au savant historien. S’il les énonce, c’est qu’elles expriment la conclusion à laquelle ses longues recherches sur ces matières ont abouti. Et si parfois on est en droit de trouver trop grande la part qu’il fait à l’intuition ou à une sorte de divination dans l’appréciation des dates ou des textes, il pourrait encore nous répondre qu’en pareille matière l’instinct littéraire, le goût, je dirais volontiers le flair de l’homme qui joint une grande délicatesse artistique à une très forte culture scientifique, sont parfois de meilleurs guides que la sèche raison du critique qui dissèque des textes dont il est incapable de saisir la vie. Dans le volume qui nous occupe, il y a trois éléments bien distincts, fondus par l’auteur en un récit harmonieux et continu: une histoire profane des Israélites depuis l’avènement de David jusqu’à la destruction du royaume du nord par les Assyriens; une histoire littéraire des plus anciens documents retrouvés par l’analyse dans l’Ancien Testament, tels que le livre des Légendes patriarcales, œuvre d’un conteur de Béthel ou de Sichem, le livre des Guerres de Jahvé et celui du Iasar, composés de chants populaires et de traditions héroïques vers le Xe siècle, dans le royaume d’Israël; une double historie sainte, celle du nord, dite jéhoviste, avec le ‘Livre de l’Alliance’ et celle de Jérusalem, dite élohiste avec le ‘Décalogue’ et enfin les plus anciens écrits prophétiques; troisièmement une histoire du développement religieux d’Israël que l’on peut ne pas admettre, mais dont il est impossible de contester l’exécution magistrale. Et tout cela se pénètre réciproquement avec une abondance d’observations fines, de vues générales, reflétant une connaissance approfondie du pays et une vive intuition de la vie orientale […] Il est un fait qu’il faut noter, c’est que le tact littéraire exquis de l’auteur lui permet de sentir et de faire sentir à son lecteur la spontanéité et la fraicheur de rédaction de certains fragments qui trahissent par là même leur origine antique et leur authenticité relative. Quand on a une fois ressenti cette impression, les plus beaux raisonnements du monde ne vous feront pas admettre que ces fragments soient des compositions tardives de quelque scribe, désireux de soutenir une thèse sacerdotale aux dépens de personnages et de peuples ayant disparu depuis longtemps du théâtre de l’histoire […] (Maurice Vernes, Revue de l’histoire des religions, 1889, vol. 19, p. 230). Somptueux exemplaire de tête de cet ouvrage recherché, relié en demi-maroquin bleu à coins par Pierre-Lucien Martin.‎

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‎BOSSUET, Jacques Bénigne‎

Reference : LCS-18305

‎Discours sur l’Histoire universelle. Pour expliquer la suite de la Religion & les changemens des Empires. « De bons esprits continuent de tenir le ‘Discours’ de Bossuet pour une des œuvres capitales de la littérature française ».‎

‎"Le ‘Discours sur l’Histoire universelle’ qui parait en 1681 est un éblouissant chef-d’œuvre qu’on a pu comparer à ‘La Cité de Dieu’ de Saint Augustin et qui se présente comme une philosophie de l’histoire, depuis les origines jusqu’à l’époque chrétienne." Paris, Sébastien Mabre-Cramoisy, 1681. In-4 de (1) f., 561 pp., (7). Relié en veau blond glacé de l’époque, triple filet doré d’encadrement sur les plats, dos à nerfs orné de fleurons dorés, pièce de titre de maroquin rouge, double filet doré sur les coupes, tranches rouges. Reliure de l’époque. 257 x 188 mm.‎


‎Edition originale. Tchemerzine, I, 842. « Le ‘Discours sur l’Histoire universelle’ qui parait en 1681 est un éblouissant chef-d’œuvre qu’on a pu comparer à ‘La Cité de Dieu’ de Saint Augustin et qui se présente comme une philosophie de l’histoire, depuis les origines jusqu’à l’époque chrétienne. Très informé, fondé sur une multitude de faits, sur une connaissance de l’histoire, particulièrement de l’histoire romaine, aussi complète qu’on la pouvait avoir à cette date, il a pour idée centrale que Dieu gouverne le monde dans le respect de la liberté humaine. « Ce qui est hasard à l’égard de nos conseils incertains est un dessein concerté dans un conseil plus haut, c’est-à-dire dans ce conseil éternel qui renferme toutes les causes et tous les effets dans un même ordre ». De bons esprits continuent de tenir le ‘Discours’ pour l’œuvre capitale de Bossuet et aussi pour une des œuvres capitales de la littérature française. Montesquieu ne l’a pas éclipsée. Elle est unique par la majestueuse grandeur des vues et la précision contrôlée du détail. Si cette œuvre grandiose a marqué dans l’histoire de l’esprit humain, elle a marqué aussi une étape dans l’histoire de l’esprit de Bossuet. Elle a formé en lui, peut-on dire, l’historien au sens moderne du mot ». Le ‘Discours sur l’Histoire universelle’ est aussi un cours d’histoire générale qui fut écrit uniquement pour l’éducation du dauphin. Fondé sur la Révélation, il embrasse toute la suite des temps qui se sont écoulés depuis la création du monde jusqu’à l’empereur Charlemagne. « Il se divise en trois parties ; la première s’intitule ‘Les époques’ ; la seconde, ‘La suite de la religion’ et la troisième ‘Les empires’. » Dans la première, l’auteur s’attache à résumer dans l’ordre chronologique les principaux événements dont le monde fut alors le théâtre. Dans la seconde, il aborde la religion chrétienne : exaltant sa marche progressive, il montre comment, préparée par Moïse, elle aboutit au triomphe de l’Eglise. Dans la dernière, il étudie les empires de l’antiquité : les causes de leur grandeur et de leur décadence, leur lente destruction mutuelle, leur unification enfin par les Romains – laquelle devait faciliter la diffusion de l’Evangile. » « Le ‘Discours sur l’Histoire universelle’ fait grand honneur à son auteur dans la mesure même où il nous permet d’admirer les incroyables ressources de son génie. Il ne s’agit pas seulement de ce style plein d’antithèses qui fait de lui le plus grand de nos prosateurs. Mais du fond même de l’ouvrage : la richesse de l’information n’a d’égale ici que l’ampleur de la conception. Qu’on y ajoute la sûreté de l’analyse. D’où il suit que, mis à part l’objectif et les moyens, Bossuet se révèle ici le précurseur de Montesquieu ». Précieux exemplaire, grand de marges, conservé dans sa première reliure en veau blond glacé de l’époque. Provenance : du Cabinet de livres de M.A.P. de Fontenay Seigneur de Sommant, Noiron, Président et Lieutenant Général au Baillage et Siège Présidial d’Autun (ex libris gravé daté de 1770).‎

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EUR4,500.00 (€4,500.00 )

‎CALMET, Dom Augustin, Abbé de Senone.‎

Reference : LCS-17590

‎Histoire des Juifs et du Nouveau Testament (titre de départ du volume IV, précédé de : Histoire de l’Ancien et du Nouveau Testament et des Juifs, pour servir d’introduction à l’Histoire Ecclesiastique de l’Abbé Fleury. « L’Histoire des Juifs » de Dom Calmet somptueusement reliée en maroquin citron à dentelle de l’époque aux armes du Comte Henri de Calenberg (1685-1772), l’un des plus illustres bibliophiles du XVIIIe siècle.‎

‎L’édition de référence de « l’Histoire des Juifs » de Dom Calmet, la première complète et la seule citée par Brunet au format in-4. Paris, Martin, Coignard, Mariette, Guérin, 1737. 4 volumes in-4 de : I/ xvi, 140 pp., 516 pp., 4 carte dépl.; II/ (2) ff., 676 pp., 2 cartes dépl. ; III/ (2) ff., 676 pp., 1 plan dép. ; IV/ (2) ff., 665, (1) p. d’avis au relieur, 1 carte dépl. Relié en plein maroquin citron, dentelle dorée d’encadrement sur les plats, armoiries dorées au centre, dos à nerfs richement ornés, double filet or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure armoriée de l’époque. 256 x 197 mm.‎


‎L’édition de référence de « l’Histoire des Juifs » de Dom Calmet, la première complète et la seule citée par Brunet au format in-4. Elle est ornée de fort belles cartes dépliantes : 1. Carte du monde ancien suivant le partage des Enfans de Noe. Après leur dispersion arrivée à Babel. 2. Carte du Paradis terrestre en Chaldée et Arménie. 3. Carte du voyage des Israélites 4. Carte de la Terre promise. 5. Plan nouveau de l’Ancienne Jérusalem. 6. Le Temple de Salomon. 7. Le Temple rebâti par Hérode. 8. Carte du bassin méditerranéen de la Galilée à la Sicile. Bénédictin de la congrégation de St-Vanne, Antoine Calmet (Dom Augustin) fut l’un des écrivains les plus utiles qu’ait produit l’ordre de St-Benoît. Tant que vécu Calmet, Voltaire témoigna respect, déférence et admiration à ce docte écrivain. Il alla même le visiter à l’abbaye de Senones, et dans la lettre où il lui en demandait la permission, il s’exprimait ainsi : « Je préfère, monsieur, la retraite à la cour, et les grands hommes aux sots… Je veux m’instruire avec celui dont les livres m’ont formé, et aller puiser à la source… Je serai un de vos moines. Ce sera Paul qui ira visiter Antoine, etc (1748) ». On ne sait pourquoi ce projet ne fut exécuté qu’en 1754. Là, Voltaire ne perdit point son temps ; au milieu de la bibliothèque, et avec les indications de Dom Calmet, il trouva de grand secours pour refaire son Histoire Générale dont une édition fautive venait de paraître. Il « gourmanda son imagination », comme il l’écrit lui-même, en lisant les Pères et les conciles, les vieux historiens de France et les Capitulaires de Charlemagne. Au bout de six semaines, il quitta Senones pour Plombières. « Je prendrai les eaux, écrivit-il, en n’y croyant pas, comme j’ai lu les pères ». Il avait besoin, au reste, de dissimuler à son respectable hôte ses dispositions à l’incrédulité, témoin cette lettre qu’il écrivait lui-même de Plombières même : « Je trouvais chez vous bien plus de secours pour mon âme que je n’en trouve à Plombières pour mon corps. Vos ouvrages et votre bibliothèque m’instruisent plus que les eaux de Plombières me soulagent, etc » Il est certain, du moins, que, pour son Essai sur les Mœurs des Nations, Voltaire doit beaucoup, non seulement aux lectures et aux recherches qu’il put faire à l’abbaye de Senones, mais encore aux nombreux emprunts qu’il s’est permis, sans aucunement s’en vanter, de commettre envers l’Histoire Sacrée et Profane de Calmet. Dom Calmet est la manifestation d'un monde clérical qui releva, parfois avec maladresse, toujours avec fougue, les défis d'une époque. Il est à la fois l'héritier de siècles d'érudition et de lente maturation du savoir, et le clerc inséré dans les réseaux de son époque. Ni crédule ni moderne, il est la figure emblématique d'un monachisme qui tenta de s'adapter au monde de "la crise de conscience européenne". L’ordre bénédictin est alors florissant. Dom Calmet vit lors d’une période traversée par des débats (crise janséniste, émergence des idées des Lumières) et marquée par des évolutions en matière d'érudition (mutation de la critique biblique, renouvellement des méthodes historiques). Dom Calmet, exégète et historien ancré dans son temps, s'intéresse à toutes ces questions. Sa vie se divise en quatre étapes : Sa formation (jusqu'en 1704), son séjour à Paris (1706-1716), son ancrage en Lorraine (1718-1729), son abbatiat à Senones (1729-1757). Il possède une vocation d'érudit et nullement celle de la charge d'âmes ou de la prédication : les caractéristiques de la Congrégation de Saint-Vanne répondent à ses aspirations, il est profondément attaché à cette dernière. Il y exerce diverses responsabilités dont celle d'abbé. Son séjour à Paris (au couvent des Blancs-Manteaux) est très important dans son itinéraire. Il y rencontre les personnalités influentes de l'époque comme dom Mabillon. II commence à tisser des liens avec les libraires. Dom Calmet est ainsi intégré à la « République des Lettres » ; au fil du temps, il se construit un étroit réseau de correspondants et de collaborateurs. L'histoire passionne alors le public. Un grand nombre de ses contemporains perçoivent Dom Calmet comme un grand historien. Il publie tant des ouvrages d'histoire religieuse que d'histoire profane. Figure emblématique de l'érudition bénédictine dans la lignée de dom Mabillon, il conçoit l'histoire à diverses échelles, du local à l'universel, et souhaite se démarquer de la tradition des annales et des chroniques. Il se rend dans les bibliothèques et les lieux d'archives pour ses recherches et se fait aider de collaborateurs. Il fait montre de sens critique et de rigueur. Il rencontre le succès auprès des élites bourgeoises. Grâce à ses liens avec de nombreux libraires, la diffusion de ses ouvrages est large, en particulier vers le monde germanique et l'Europe centrale. Sa volonté de vulgarisation, à laquelle l'écriture en français participe, lui permet de toucher un public varié, y compris des femmes. Le public se prête à divers types de lectures : érudite, critique, polémique. Ses traités d'exégèse connaissent un grand succès tout au long du XVIIIe siècle. Précieux et admirables volumes reliés en délicieux maroquin citron pour le comte Henri de Calenberg, chambellan de l’Empereur, général mestre de camp, seigneur de la Chambre de l'électeur de Saxe et prévôt du chapitre de Misnie, en Saxe ; né le 10 février 1685, mort le 27 avril 1772. Il avait épousé Marie-Thérèse-Bernardine, marquise de Paskal, née le 29 avril 1686, morte le 23 avril 1747. « Splendide bibliothèque dont « la plupart des volumes étaient reliés « en maroquin rouge, jaune, violet, bleu, vert, citron et autres précieuses ligatures...» comme il est dit sur le titre du catalogue cité ci-après : « Catalogue d'une très riche collection des livres, tableaux et estampes très bien conditionnés, et la plupart des livres reliés en maroquin.., de feu S. E. le comte de Calenberg, général d'infanterie, chambellan de LL. MM. I. R. et A..., sous la direction de J. Ermens. - Bruxelles, J. Ermens (1773), in-12, 2048 numéros. » (J. Guigard).‎

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‎REAUMUR, René Antoine Ferchault de‎

Reference : LCS-15802

‎Mémoires pour servir à l’Histoire des insectes [Tome premier – quatrième]. Edition originale et premier tirage de la première véritable histoire scientifique des insectes‎

‎«La fresque la plus convaincante, la plus attentive et la plus émouvante qui se puisse de l’infiniment petit» (En Français dans le texte, n°145). Paris, Imprimerie royale, 1734-1738.4 tomes en 4 volumes in-4 (sur les 6 que comporte la série complète) de: I/ (2) ff., 654 pp., (1) f., 50 pl. dépliantes hors texte; II/ (1) f., 514 pp., (1) f., 40 pl. dépliantes hors texte; III/ (2) ff., xl pp., 532 pp., 47 pl. dépliantes hors texte; IV/ xxxiv pp., (1) f., xlvi pp., (1) f., 636 pp., 44 pl. dépliantes hors texte, erreur de numérotation p. 321. Préface du 2nd volume reliée à l’époque dans le 4ème volume. Plein veau blond glacé, filet doré encadrant les plats, dos à nerfs richement ornés, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge, coupes décorées, tranches rouges. Reliure de l’époque. 254 x 190 mm.‎


‎Edition originale et premier tirage de la première véritable histoire scientifique des insectes. Brunet, IV, 1131, Nissen ZBI, 3315; En Français dans le texte, n°145; Rahir, La bibliothèque de l’amateur, 606. Cet ouvrage célèbre, «ce monument d’intelligence et de sensibilité» fonda la science entomologique. L’impression de ces Mémoires par l’Imprimerie royale intervint de 1734 à 1742. Le tome 1 est consacré aux Chenilles et aux Papillons, le tome 2 présente la suite du tome 1 ainsi qu’une Histoire des Insectes ennemis des Chenilles, le troisième tome expose l’Histoire des Vers mineurs de feuilles, des Teignes, des fausses Teignes, des Pucerons, des ennemis des Pucerons, des faux Pucerons, & l’histoire des Galles des plantes & de leurs Insectes, la partie 4 imprimée en 1738 traite de l’Histoire des Gallinsectes, des Progallinsectes et des Mouches à deux ailes. Ont également été publiés à la suite un 5e et un 6e volume, non réunis à notre exemplaire: l’Histoire de plusieurs Mouches à quatre ailes, et un supplément sur les Mouches à deux ailes. «Cet ouvrage, riche en faits curieux et de la plus grande exactitude, n’est pas terminé; l’auteur avait encore à traiter des grillons et des sauterelles […] ce qui aurait formé plusieurs autres volumes. Ceux que nous avons n’en seront pas moins toujours consultés avec fruit pour les parties dont ils traitent» (Brunet). Réaumur est un grand entomologiste : il s’intéresse aux petits insectes et se penche en particulier sur l'étude des invertébrés, que ni Diderot ni Buffon n'ont intégrés à leurs ouvrages respectifs, l'Encyclopédie et l'Histoire naturelle. Il étudie la vie des fourmis ou encore le système digestif des abeilles, il s'élève contre les expériences de Buffon et rejette le principe de la génération spontanée. Il va largement contribuer au progrès des sciences naturelles en publiant ses nombreuses observations entomologiques dans sa grande œuvre en douze volumes, ses Mémoires pour servir à l'histoire des insectes (1734-1742). «Réaumur propose la fresque la plus convaincante, la plus attentive et la plus émouvante qui se puisse de l’infiniment petit» (En Français dans le texte, 145). Reconnu pour sa grande exactitude, ce traité est illustré, dans ces quatre premiers tomes, de 181 grandes planches dépliantes finement gravées sur cuivre par Simmoneau, Haussard, Fillioeul et Lucasqui illustrent les chenilles, papillons, mouches, cigales, abeilles et guêpes dans leur milieu naturel. Les planches sont ici du premier tirage, que l’on reconnaît «àla beauté des épreuves des gravures, lesquelles sont toutes tirées sur un papier fort et assez grand pour dépasser de toute la grandeur de la planche les marges des volumes» (Brunet). Très bel exemplaire conservé dans sa séduisante reliure en veau blond glacé de l’époque.‎

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‎BOSSUET‎

Reference : LCS-A2

‎Discours sur l’Histoire universelle. Pour expliquer la suite de la Religion & les changemens des Empires. « De bons esprits continuent de tenir le ‘Discours’ de Bossuet pour une des œuvres capitales de la littérature française ».‎

‎Edition originale. Paris, Sébastien Mabre-Cramoisy, 1681. In-4 de (1) f., 561 pp., (7). Relié en veau blond glacé de l’époque, triple filet doré d’encadrement sur les plats, dos à nerfs orné de fleurons dorés, pièce de titre de maroquin rouge, double filet doré sur les coupes, tranches rouges. Reliure de l’époque. 257 x 188 mm.‎


‎«Le ‘Discours sur l’Histoire universelle’ qui parait en 1681 est un éblouissant chef-d’œuvre qu’on a pu comparer à ‘La Cité de Dieu’ de Saint Augustin et qui se présente comme une philosophie de l’histoire, depuis les origines jusqu’à l’époque chrétienne. Très informé, fondé sur une multitude de faits, sur une connaissance de l’histoire, particulièrement de l’histoire romaine, aussi complète qu’on la pouvait avoir à cette date, il a pour idée centrale que Dieu gouverne le monde dans le respect de la liberté humaine. «Ce qui est hasard à l’égard de nos conseils incertains est un dessein concerté dans un conseil plus haut, c’est-à-dire dans ce conseil éternel qui renferme toutes les causes et tous les effets dans un même ordre». De bons esprits continuent de tenir le ‘Discours’ pour l’œuvre capitale de Bossuet et aussi pour une des œuvres capitales de la littérature française. Montesquieu ne l’a pas éclipsée. Elle est unique par la majestueuse grandeur des vues et la précision contrôlée du détail. Si cette œuvre grandiose a marqué dans l’histoire de l’esprit humain, elle a marqué aussi une étape dans l’histoire de l’esprit de Bossuet. Elle a formé en lui, peut-on dire, l’historien au sens moderne du mot». Le ‘Discours sur l’Histoire universelle’ est aussi un cours d’histoire générale qui fut écrit uniquement pour l’éducation du dauphin. Fondé sur la Révélation, il embrasse toute la suite des temps qui se sont écoulés depuis la création du monde jusqu’à l’empereur Charlemagne. «Il se divise en trois parties; la première s’intitule ‘Les époques’; la seconde, ‘La suite de la religion’ et la troisième ‘Les empires’.» Dans la première, l’auteur s’attache à résumer dans l’ordre chronologique les principaux événements dont le monde fut alors le théâtre. Dans la seconde, il aborde la religion chrétienne: exaltant sa marche progressive, il montre comment, préparée par Moïse, elle aboutit au triomphe de l’Eglise. Dans la dernière, il étudie les empires de l’antiquité: les causes de leur grandeur et de leur décadence, leur lente destruction mutuelle, leur unification enfin par les Romains – laquelle devait faciliter la diffusion de l’Evangile.» «Le ‘Discours sur l’Histoire universelle’ fait grand honneur à son auteur dans la mesure même où il nous permet d’admirer les incroyables ressources de son génie. Il ne s’agit pas seulement de ce style plein d’antithèses qui fait de lui le plus grand de nos prosateurs. Mais du fond même de l’ouvrage: la richesse de l’information n’a d’égale ici que l’ampleur de la conception. Qu’on y ajoute la sûreté de l’analyse. D’où il suit que, mis à part l’objectif et les moyens, Bossuet se révèle ici le précurseur de Montesquieu». Précieux exemplaire, grand de marges, conservé dans sa première reliure en veau blond glacé de l’époque. Provenance: du Cabinet de livres de M.A.P. de Fontenay Seigneur de Sommant, Noiron, Président et Lieutenant Général au Baillage et Siège Présidial d’Autun (ex libris gravé daté de 1770).‎

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