1880 Paris Maurice Dreyfous éditeur 1880 In12 bradel plein papier pièce de titre 412 pages couvertures conservées - Reliure signée (Armelle Guégant)
Reference : 5522
Porte la dédicace : "A mon voisin et adversaire Dupuy"
Le Monde à l'Envers
M. Daniel Daix
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Paris, Dreyfous, 1880 in-12, VIII-412 pp., broché. Dos bruni, qqs rousseurs.
Récit journalistique, publié dans le journal La Justice, relatant les terribles évènements de la Commune en particulier de la sanglante semaine du 22 au 28 mai 1871. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Maurice Dreyfous, éditeur 1880, cartonnage marbré, 412pp; petits manques à la coiffe et au bas du dos; première édition de ce livre qui relate les massacres de mai 1871; bon papier - bon état
1 programme sur soie format 35,5 x 17 cm, intégralement orné de galons à frange en fil d'argent (de 2,5 cm de large), s.d. [ mai 1871 ]. Rappel du titre complet : [ Programme de la Comédie française, imprimé sur soie et galonné d'argent. Représentation de Gala à Londres, le 29 mai 1871, en l'honneur du Prince de Galles - au lendemain de la Semaine Sanglante de la Commune de Paris ] Comédie Française (de Paris). 1871. Salle dite Opéra Comique, Strand. Pour la première fois à Londres La Société de la Comédie Française. Acting Manager M. H. Barnett. MM. Got, Delaunay, Bressant, Talbot, Coquelin, Febvre, Chery, Barbe, Garraud, Boucher. Mmes Favart, Emilie Dubois, Jouassain, Provost-Ponsin, Marie Royer. Ce Soir Au Printemps, Comédie en Un Acte de M. Léopold Laluyé. Mlle de Belle-Isle. Comédie en Cinq Actes, en Prose, de M. Alexandre Dumas
Exceptionnel souvenir du passage de la Comédie Française à Londres, du 2 Avril au 9 Juillet 1871. Le guide essentiel à l'analyse de cette impression sur soie est le "Journal inédit de E. Got". La guerre, le siège de Paris puis les événements de la Commune ayant fortement compromis la situation financière de la Comédie Française, le sociétaire Edmond Got proposa de "tenter de gagner à l'étranger l'argent qui était nécessaire aux dépenses". En compagnie d'une petit troupe dans laquelle on compte Coquelin (Aîné) ou Prosper Bressant, il organise une tournée londonienne de 3 mois. A la date du 28 mai, suite à un séjour éclair à Paris en pleine "Semaine Sanglante" de la Commune, Edmond Got écrit : "le prince de Galles (l'héritier présomptif), et sa femme assisteront demain à la représentation de Mademoiselle de Belle-Isle, et je suis chargé de les recevoir officiellement, comme directeur". Sur la même page, une note précise que le 29 mai, seront jouées " Au Printemps" et "Mademoiselle de Belle-Isle". L'examen attentif du Journal de Got révèle que ces deux pièces ne furent jouées ensemble qu'à cette seule date lors de la tournée (par ailleurs, "Au Printemps" y sera représentée 4 fois, "Mlle de Belle-Isle" 8 fois). Il n'est fait mention sur le programme ni du Prince de Galles, ni d'une date précise, mais tous les indices signalés coïncident pour permettre de conclure sans risque d'erreur qu'il fut imprimé pour la Représentation de Gala donnée le 29 Mai 1871 en l'honneur du Prince de Galles (futur Edouard VII). L'impression sur soie des programmes artistiques est une pratique connue au XIXe siècle, pour marquer les grandes occasions (dernières de grands artistes, premières, soirées de gala...). Les galons à frange en fil d'argent sont évidemment un rappel des galons ornant le bas du rideau de scène. Ce bel exemplaire est un émouvant témoignage historique, de la tournée londonienne de la Comédie Française en 1871 et de la visite dont l'honora le futur Edouard VII. Et la date même de cette représentation, donnée au lendemain de la Semaine Sanglante de la Commune de Paris n'est pas le détail le moins marquant.
Paris, , 1871. In-8 manuscrit en belle page (15 x 21 cm) de (2)-131 ff. montés sur onglet à 30 lignes par page, demi-chagrin vert, dos à nerfs, titre doré (reliure de l’époque).
Journal inédit du siège de Paris et de la Semaine sanglante, rédigé sur les feuillets d'un livre de compte à en-tête du Crédit Foncier de France dont l'auteur était alors secrétaire du Conseil d'administration.Jean-Baptiste Henri Poulain d'Andecy (1818-1884), licencié en droit, « ami de l'étude », avait d'abord secondé les conservateurs de la Bibliothèque de l'Arsenal avant d'être nommé sous-préfet d'Ambert (1848) puis de Nantua (1849-1851) sous la Deuxième République. Il était marié à Anaïs Geoffroy Saint-Hilaire, arrière-petite-fille du naturaliste Étienne Geoffroy Saint-Hilaire. Il est le père de Jeanne Louise Poulain d'Andecy (1857-1934), âgée de treize ans en 1871, qui épousera en 1881 le mathématicien Henri Poincaré.Propriétaire de la maison du 80 rue d'Assas, Poulain d'Andecy relate dans sa lettre au maire du 6e arrondissement Anne-Charles Hérisson (27 mai 1871, retranscrite dans le journal) : « Profondément dévoué à la République et pénétré des sentiments que vous venez d'exprimer si dignement, je me mets à votre disposition. Je suis propriétaire de la maison rue d'Assas 80, y demeurant avec mes cinq enfants et les hôtes nombreux placés sous mon patronage, n'ayant quitté mon poste ni pendant le bombardement prussien, ni pendant l'épouvantable guerre de ces derniers jours, resté dans ma maison avec M. Masson, vieillard de 74 ans, mon locataire, après avoir lutté corps à corps avec le bandit qui voulait nous tuer et nous incendier et ayant nous-mêmes les premiers sous les balles des Communeux du Carrefour de l'Observatoire, attaqué l'incendie de la maison mitoyenne n° 78. »Le siège de Paris (janvier 1871). Quand commence le bombardement le jeudi 5 janvier 1871, la famille Poulain d'Andecy reste dans ses murs : « De 9h à 11h 1/2 nous eûmes la vue des obus tombant près de nous et le bruit des nombreux projectiles qui traversaient l'air à droite et à gauche de notre maison [...] nous organisons le tamponnage de nos fenêtres sur la rue au moyen de matelas interposés entre la persienne et la croisée [...] Je vérifie l'état des greniers et je constate avec terreur que nous eussions été perdus sans défense possible si un projectile fut tombé sur la partie supérieure de la maison. » L'attitude de la famille, « calmes et véritablement étrangers à la peur », est consignée avec soin : « Louise n'a pas été troublée, son frère Paul est resté près d'elle. »La Semaine sanglante (mai 1871). La relation est tenue heure après heure. Le 80 rue d'Assas est occupé par les Fédérés : « Mardi 23 mai. 2 heures. Ordre est donné à la concierge de tenir la porte cochère ouverte. Mercredi 24 mai à 8h 1/2, une pièce de 7 se chargeant par la culasse est amenée et placée en batterie dans la direction de la rue de Vaugirard [...] Nous faisons descendre les dames et enfants dans l'escalier de la cuisine. » Le 25 mai : « Nous nous arrêtons devant les cadavres nombreux en maints endroits. Dans le fossé de la barricade au bas de l'ancienne rue des Grès, boulevard Saint-Michel, une quinzaine au moins de cadavres sont couchés [...] des paquets de cervelle sous les pas... enfin un spectacle hideux [...] feux de peloton dans le Luxembourg, c'est-à-dire exécution des communeux pris les armes à la main. »Note bibliographique finale. L'ancien attaché de l'Arsenal clôt son journal le 2 novembre 1871 par une mise au point sur l'article d'Émile Littré dans La Philosophie positive (septembre-octobre 1871), qui attribuait aux troupes l'extinction des incendies de la rue d'Assas : « J'ai été bien tenté de faire savoir à M. Littré que ce n'était pas grâce à l'arrivée des troupes mais grâce à la persévérance de quelques citoyens que les incendies avaient été éteints [...] Voici donc un habitant de la maison au secours de laquelle j'ai été le premier, qui ignore même les détails de cette matinée. Qu'importe ? Si nous avons bien agi le profit ne nous en reste-t-il pas ? »Laurent Rollet, « Jeanne Louise Poulain d'Andecy, épouse Poincaré (1857-1934) », Bulletin de la Société des Amis de la Bibliothèque de l'École Polytechnique, n° 51, 2012.
Au bureau du journal. 8 mai 1875. In-Folio. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 16 pages environ illustrées de nombreuses gravures en noir et blanc - Paginées de 298 à 312. . . . Classification Dewey : 70.4417-L'illustration / Figaro salon
SOMMAIRE : Texte ; Histoire de la semaine. — Courrier de Paris, par M. Philibert Audebrand — Le Salon de 1H75 (I). — Nos gravures : Fleurs de mai; — Les fêtes de Blois; — Inauguration de la statue de Berryer à Marseille; — Le paysage au Salon; — Les fêtes d’Arles. — Le Chaudron du diable, nouvelle, par M. G. de Chenille (suite). — Les Théâtres. — Chronique du Sport. — Revue financière de la semaine. — Faits divers. — Bulletin bibliographique. — Un portrait authentique de Jeanne d’Arc.Gravures : Fleurs de mai, d’après le tableau de M. Pallières. — L’Exposition de Blois : la grande salle des fêtes. — Inauguration de la statue de Berryer à Marseille. — Salon de 1875 : Choix de paysages. — Fêtes données à Arles à l’occasion de l’inauguration du nouveau pont construit sur le Rhône (2 gravures). — Un portrait authentique de Jeanne d’Arc. — Échecs. — Rébus. Classification Dewey : 70.4417-L'illustration / Figaro salon