PUF, Les grand penseurs, 1968, 272 pp., broché, couverture légèrement défraîchie, état correct.
Reference : 68767
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Exemplaire très pur conservé dans sa reliure en vélin souple de l’époque. PLATON. Le Timée de Platon, traittant de la nature du monde, & de l’homme, & de ce qui concerne universellement tant l’ame, que le corps des deux: translaté de Grec en Fraçois, avec l’exposition des lieux plus obscurs & & difficiles. Par Loys le Roy dit Regius. Plutarque de la creation de l’ame, que Platon descrit en son Timee. (Achevé d’imprimer le 23 mars 1581). Paris, Abel l’Angelier, 1581. [Relié avec:] [DU BELLAY, Joachim] / LE ROY, Louis. Le Sympose de Platon, ou de l’amour et de beauté, traduit de Grec en François, avec trois livres de commentaires, extraicts de toute Philosophie & recueillis des meilleurs autheurs tant Grecs que Latins, & autres, par Loys le Roy, dit Regius. Plusieurs passages des meilleurs Poëtes Grecs & Latins, citez aux Commentaires, mis en vers François, par I. du Bellay Angevin. Paris, Abel l’Angelier, 1581. Soit 2 ouvrages reliés en 1 volume in-4 de: I/ ff. 1 à 8, (4) ff. de table, ff. 9 à 159, (1) f. de privilège; II/ (4) ff., 192 ff. avec de nombreuses erreurs de pagination. Quelques figures techniques dans le texte du Timée. Quelques mouillures ou taches dans le premier texte. Relié en plein vélin souple de l’époque, médaillon central frappé or sur les plats, dos lisse orné de roulettes et fleurons dorés, tranches dorées. Reliure de l’époque légèrement fatiguée. 219 x 166 mm.
I/ Seconde édition de la traduction française et du commentaire du Timée de Platon par Louis Le Roy. Graesse, Trésor de livres rares, V, 324. Louis Le Roy fut au seizième siècle avec Amyot l’un des meilleurs traducteurs en France des philosophes grecs, notamment Platon et Aristote. Il suit souvent le texte de la version latine de Marsile Ficin à cause d’un conformisme intellectuel imposé par l’époque, mais sa connaissance du grec était sérieuse et il s’applique à rendre autant les idées du philosophe que le dispositif gracieux de son dialogue. «Louis Le Roy, dit Regius, professeur de grec au Collège royal, a beaucoup contribué à donner à la prose française de l’élégance et de l’harmonie.» (Bibliothèque de Backer, 349). «Cette œuvre a exercé une influence immense sur les doctrines postérieures, néo-platonicienne et chrétienne; de cette dernière surtout le Timée contient en germe certains principes, comme par exemple, le désintéressement de Dieu dans son œuvre de création. On relève aussi quelques géniales anticipations de découvertes scientifiques plus tardives […]. Après avoir dans ses dialogues dialectiques abordé avec une force toujours croissante la doctrine des idées transcendantes, Platon avait donné dans le Philèbe une première construction systématique de sa nouvelle théorie: il proposait une définition du bien, qui n’impliquait plus le détachement socratique du monde sensible, mais une vie mêlée d’intelligence et de plaisir, et aussi une définition de la réalité comme mélange d’illimité et de limité. Ce point de vue ne fait qu’amorcer la doctrine cosmologique développée dans le Timée. A vrai dire, l’influence pythagoricienne est loin d’être la seule qu’on décèle dans cette œuvre majestueuse et hardie, où paraissent confluer tous les courants scientifiques et métaphysiques de la pensée grecque, mais transformés et vivifiés par le génie et par l’art de Platon.» (Dictionnaire des œuvres, VI, 431).II/ Rare seconde édition de cette interprétation française du Banquet de Platon à laquelle Joachim du Bellay a collaboré. Tchemerzine, III, 83 ; Graesse, Trésor de livres rares, 324 ; Brunet, IV, 702. Le mariage du Dauphin de France et de la reine Marie Stuart est célébré le 24 avril 1558 dans la cathédrale Notre-Dame de Paris. Cette version française du Banquet de Platon par Louis Le Roy fut offerte comme cadeau de mariage au couple royal. L’ouvrage est divisé en 3 livres, adressés respectivement au couple royal, à François de Valois et à Marie Stuart. La seconde partie de l’ouvrage (ff. 177 à 192) contient la seconde edition de la traduction en vers français par Joachim du Bellay de poèmes de Virgile, Horace, Lucrèce, Ovide… « Au verso du titre on trouve un sonnet français et trois distiques latins de J. du Bellay. Les 3 ff. qui suivent contiennent une épître ‘Au Roy-dauphin et à la Royne-dauphine’, en date de Paris, le 24 avril 1558, et l’’Argument du Sympose de Platon’, par L. Le Roy. Une note de Louis Le Roy, parlant des vers grecs et latins cités dans les Commentaires, dit : ‘D’autant que je ne me sentais assez expert en la poësie françoise pour les traduire dignement, j’ay prié le seigneur du Bellay, tresexcellent poëte en latin et en françois, de les translater, lequel, pour l’amytié qui est de longtemps entre nous, a entrepris ceste charge, dont il s’est tant bien acquitté qu’il ne les a seulement traduictz fidelement, gardant la majesté de leurs sentences, qui est fort difficile en vers, mais aussi a représenté les traictz, figures, couleurs et ornemens poëtiques des deux plus belles langues, avec telle dexterité qu’il semble en avoir egallé les uns et surmonté les autres.’ Les fragments traduits sont au nombre de 57. Un passage de l’Art poétique d’Horace (f. 195) est emprunté à la traduction de Jacques Pelletier. » (Picot). « Le savant philosophe Louis Leroy fit cette belle traduction. Le premier livre est dédié au Roy-dauphin et à la Royne-dauphine ; le second livre à François de Valois, roi d’Ecosse et dauphin de France ; le troisième, ‘à très illustre et très vertueuse princesse madame Marie d’Esteuart, royne d’Escosse et dauphine de France. La belle et spirituelle Marie Stuart, dès son arrivée en France, s’était fait aimer des poëtes et des sçavants, qui ne lui furent pas ingrats à l’époque de ses malheurs, malgré la force de l’habitude ». (Bulletin du bibliophile et du bibliothécaire, n°464). L’interprétation du Banquet de Platon par Le Roy devient une véritable apologie du mariage qu’il décrit comme le support fondamental de la procréation et comme le moyen de poursuivre les lignées de sang de la monarchie. Volume « précieux par son intérêt littéraire » (Double, Cabinet d’un curieux, 10). Dans sa lettre Aux lecteurs, Le Roy explique l’importance de la redécouverte des auteurs classiques par la société pour la gloire de la langue et de l’identité françaises. L’édition originale de ce texte fut imprimée en 1558, et rééditée en 1559 avec un titre de relais. Exceptionnel exemplaire à grandes marges conservé dans son beau vélin souple de l’époque, condition d’exception pour les poètes de La Pléiade. OCLC liste 3 exemplaires de cette édition de 1581 : à la Newberry Library, à la University of California et à la University of Mannheim. En France, seules 4 institutions en possèdent un exemplaire. Bel et pur exemplaire réunissant deux textes majeurs du XVIe siècle, de toute fraicheur, grand de marges car conservé dans sa première reliure en vélin souple de l’époque.
Paris Les Belles Lettres 1948 Un volume in-8 broché, couverture grise, 158 pages et table. Petit manque au premier plat.
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L'Eclat, Combas, 1991. 1 volume in-8 broché, 88 pages. Bel état malgré crayon.
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Édition originale de langue française du Phédon de Platon imprimée en 1553, conservée dans sa reliure en vélin ancien. Platon. Le Phedon de Platon traittant de l’immortalité de l’âme, presenté au Roy treschrestien Henri II de ce nom, à son retour d’Allemagne. Paris, Sébastien Nyuelle. Avec privilège du Roy pour dix ans. 1553. In-4 de (4) ff., 350 pp., (1 f.). Vélin à recouvrement, dos lisse. Reliure ancienne. 219 x 155 mm. Édition originale de langue française du Phédon, œuvre essentielle de Platon exposant les principaux points de sa doctrine. Elle est ici traduite du Grec en français par Louis Le Roy (1510-1577), « le plus grand helléniste français ». Brunet, IV, 701 ; Graesse, V, 324. Louis Le Roy, dit Regius, est l’un des personnages les plus méconnus d’un groupe d’« humanistes de la seconde génération ». Ce personnage qui semble avoir vécu sur les bords de la célébrité, en particulier dans ses relations avec Du Bellay et la Pléiade, apparaît rétrospectivement comme le plus grand helléniste français et comme celui qui a fait connaître, auprès d’un large public, les œuvres politiques de l’Antiquité. Excellent traducteur, à bien des égards supérieur aux traducteurs modernes, il a choisi essentiellement le domaine intermédiaire entre la morale (Isocrate et ses discours aux jeunes princes), la philosophie (Platon : Timée, Phédon, Banquet) et la politique (Démosthène, Platon et Aristote). Dans cette œuvre, les principaux personnages prenant part au dialogue sont : Socrate, Phédon, Simmias et Cébès. Les voici dans la cellule, où Socrate, victime de la réaction des sophistes qu’il combattait, et condamné à mort comme corrupteur de la jeunesse, attend que son geôlier lui apporte la ciguë. Autour de lui se pressent ses disciples et ses amis. Après avoir fait admettre qu’un véritable philosophe ne saurait avoir peur de la mort, Socrate soulève la question de la survivance de l’âme et de son devenir. Socrate est aussitôt invité par ses amis à démontrer l’immortalité de l’âme, et ce grave problème occupera la plus grande partie du dialogue. Donnant de notre monde, replacé dans l’ensemble de l’Univers, une vision merveilleuse et symbolique, Socrate se livre à de brillantes hypothèses cosmologiques. Mais l’heure presse : Socrate se retire dans une autre pièce pour prendre son bain, puis fait appeler le geôlier qui lui apporte la ciguë. L’ayant bue avec une parfaite sérénité, Socrate s’allonge sur sa couche : mais, avant de mourir, il dit encore à Criton : « Nous devons un coq à Asclépios : payez le, ne l’oubliez pas ! ». Telles furent ses dernières paroles. Socrate, qui avait promis de sacrifier un coq à Asclépios (Esculape) s’il guérissait d’une maladie dont il était affligé, se devait d’exécuter sa promesse, la mort lui apportant avec le repos la libération de sa maladie. Cette première édition de langue française du Phédon est l’œuvre de Louis Le Roy (1510-1577), considéré « comme une haute figure de l’humanisme de la Renaissance ». Il eut pour maître Guillaume Budé dont il devait écrire une biographie. « Esprit vif et curieux, il compte parmi les hellénistes les plus enthousiastes de son temps ». Lié d’amitié avec Joachim Du Bellay, le poète le pare du titre de « Platon Français ». Précieux exemplaire pur et grand de marges, conservé dans sa reliure ancienne en vélin à recouvrement.
édition_originale