Spartacus, 1998, 126 pp., broché, bon état général.
Reference : 66968
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[Révolution de 1848] Charles Richomme, Journées de l'insurrection de juin 1848 par un garde national précédées des murs de Paris Journal de la Rue, collection des principales affiches apposées de février à juin 1848 [suivi de] Journées des 20 juin et 10 août 1792 et de juillet 1830. Paris, Veuve Louis Janet, sd [1848]. In-8, 314-[2]p (310 en réalité, il manque des feuillets blancs qui devaient compter dans la pagination, exemplaire conforme à celui de la BnF) & 141-[2]p. Edition originale d'une très grande rareté de cet ouvrage incontournable sur 1848. Richomme avait publié deux ouvrages : un sur la révolution de février 1848 et donc le nôtre. Ces deux ouvrages sont très intéressants par la précision des détails apportés jour après jour. Le notre concerne donc l'insurrection ouvrière, rapidement soumise, en juin 1848. Le second ouvrage est un ouvrage du même type, toujours par Richomme, sur deux journées importantes de la révolution de 1789 et sur les journées de 1830. Cartonnage moderne, pièce de titre. Bon exemplaire, rare.
[REVOLUTION DE 1848] MOREL (Sergent dans la colonne d'Orleans et de Beaugency)
Reference : 21650
(1848)
Paris 1848 1 feuillet plié en deux sur papier crème manuscrit à l'encre brune sur les deux premières pages, format : 20,5 x 13,3 cm, adresse manuscrite au centre de la 4ème page ; Monsieur Louis Petit, sous directeur de la Cie des Remorqueurs de la Loire, quai Turenne, Nantes....avec cachet rond de la poste ; "Paris 27 Juin 48" en noir,
TEXTE COMPLET DE LA LETTRE : "...(Paris)Jardin des Tuileries, le 27 Juin 1848 à Midi, ....Je vous écris de mon campement & je crois utile de vous donner des nouvelles brèves des événements, L'horrible Guerre Civile a pris fin, ces sauvages et farouches insurgés ont enfin cédé. quels hommes, ! Mon Ami, Nous sommes en plein Moyen-age. On ne conçoit pas tant de barbarie si froidement accomplie, je ne veux pas vous dire tout ce qui s'est passé, c'était affreux, c'était du Canibalisme. Enfin hier à une heure, le canon a cessé de gronder, le faubourg était réduit, nous sommes ici depuis Samedi et jusques à Hier, Notre colonne n'avait pas de malheur à déplorer, mais nous avons eu cette nuit de grands malheurs, on a eu l'imprudence de dommer l'ordre à une colonne de 300 Hommes, d'emmener 200 prisonniers de la plus mauvaise espèce, au lieu de lier ces misérables, on les laissa libres, il était minuit, la colonne s'engageait par le Caroussel du côté du Louvre, lorsque partit un coup de fusil qu'on a supposé parti de l'une des mauvaises baraques du côté du Louvre. Ce fut le signal d'une Boucherie, rendue plus affreuse par l'obscurité, je n'ai pas un seul homme de mon peloton blessé mais c'est miraculeux, chacun d'eux était couvert du sang des morts et des blessés, pendant ce temps, les prisonniers devenaient assaillants à leur tour, enfin aprés avoir tiré les uns sur les autres, les Gardes Nationaux se reconnurent & la Boucherie s'arrêta, 76 prisonniers furent cloués sur place, 250 échappèrent, & le reste fut ramené. Nous avons dans la Colonne d'Orléans et de Beaugency 4 Morts & 20 blessés, dont 4 amputés, Nous emmenons avec nous nos morts & nous laissons ici nos blessés dans une maison de santé....Le Vice-Président de l'Assemblée, l'Amiral Lacrosse [Amiral Jean-Baptiste Raymond, baron de Lacrosse ], vient de nous adresser des paroles de consolation, Nous partons du Faubourg. Nous faisons éclairer notre colonne car le quartier que nous traversons n'est pas sûr, à chaque instant nous voyons arriver des colonnes de prisonniers. Nous les gardons dans les caveaux des Tuileries, Fusils Braqués, ordre de tirer au moindre mouvement . Tout à l'heure sous nos yeux, quatre de ces malheureux qui ont remué ont été fusillés Net, ils poussent des Mugissements, c'est le mot, parmi ceux blessés dans l'accident de la nuit, beaucoup demandaient qu'on les achevait. Paris présente un triste et lugubre spectacle, l'Etat de Siège en fait une ville militaire ou l'on ne circule que difficilement, à l'Exception des Officiers qui vont partout avec la perspective d'attraper, de temps en temps, des coups de fusils venant d'on ne sait d'où. Voici en raccourci le bulletin de notre campagne. La question de l'Anarchie est résolue, on est évidemment maître du terrain, mais le dernier coup n'est pas donné à la dernière tête, l'Hydre hurle encore, en résumé nous sommes sauvés du plus épouvantable tremblement Social, c'était évidemment la fin du monde...Milles Amitiés à tous les votres...à vous de Coeur...signé MOREL.........".Le 26 juin : fin de la révolte avec la chute de la dernière barricade, située faubourg Saint-Antoine. Ces journées révolutionnaires ont fait environ 4 000 morts du côté des insurgés, et 4 000 prisonniers sont déportés en Algérie. La tentative de révolution socialiste des 23/26 juin 1848 fut écrasée sous la direction du général Louis Eugène Cavaignac (1802-1857) par la Garde nationale (bourgeoise) et l'armée ( environ 4000 morts chez les insurgés, 800 pour la Garde nationale et 800 pour l'armée) l'Assemblée nationale constituante élabora un texte de compromis apte à permettre le maintien de l'ordre social libéral. "...ces bourgeois abattent les ouvriers comme des animaux sauvages. Dans les rangs de la garde nationale, à l'Assemblée nationale, pas un mot de compassion, de conciliation, pas de sentimentalité d'aucune sorte, mais bien une haine qui éclate avec violence, une fureur froide contre les ouvriers insurgés. La bourgeoisie mène avec une claire conscience une guerre d'extermination contre eux..."Friedrich Engels............Document Original d'Epoque.......UNIQUE...............................en trés bon état (very good condition). en trés bon état
, , 1848.
Ordre de service difficilement lisible adressé au Citoyen Fayard le 26 juin 1848 inscrit et signé à l'encre du temps au verso d'un reste d'affiche (20 x 18 cm).« Le Citoyen Fayard (…) Nationale de Neufchatel est autorisé (…) neuf gardes nationaux Bataillon des Tuileries Paris le 26 juin 1848 ». Avc la dernière barricade du faubourg Saint-Antoine, la journée du 26 juin marqua la fin de la révolte débutée le 22 juin précédent du peuple de Paris pour protester contre la fermeture d la chutes Ateliers nationaux.
Bureau de la revue. Juin 1948. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. Paginé de 553 à 638.. . . . Classification Dewey : 330-Economie
Sommaire : La lutte pour la défense de la Paix par Jacques Duclos, Les journées de Juin 1848 par Jean Laffitte, Proudhonisme et la Révolution de 1848 par Georges Cogniot, L'évolution du sentiment national depuis 1848 et la notion de souveraineté nationale par Jean Guillon, Communistes et Catholiques par Victor Joannes, Notes économiques par René Lamps, Critique des revues par Victor Leduc Classification Dewey : 330-Economie
P., Librairie du Progrès [Maurice Lachâtre], 1880, in-12, 176 pp, reliure demi-basane carmin, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), dos frotté et épidermé, bon état. Edition originale
Cette « belle étude sur les journées de juin 1848 » (Jean Jaurès) a d'abord été publiée dans l'hebdomadaire "l’Égalité", le journal de Jules Guesde. Victor Marouck, mort en 1889, avait lutté contre le Second Empire, avant de devenir après la Commune un des premiers militants du socialisme nouveau, tournant le dos à la tradition du fouriérisme, et s'inspirant de doctrines allemandes. En 1877, il entra à la rédaction de "l'Egalité". Dans ce livre, publié en 1880, Marouck retrace les causes immédiates de l’émeute parisienne et fait le récit de son déroulement et de sa répression notamment en relatant le parcours de quelques-unes de ses nombreuses victimes. Dans son analyse de l'insurrection sociale de juin 1848, il refait, après bien d'autres, le récit du "Printemps de la fraternité", comme on a dit, mais en établissant de nombreux liens avec les événements, encore proches, de 1871. Il justifie le choix de l'aube de la Seconde République en ces termes : "De nombreux rapprochements seraient faciles à établir entre les journées de Juin 1848 et les journées de Mai 1871. Mais, à cet endroit, la plus grande réserve nous est commandée. Dire tout ce que nous pensons de mai 1871 est impossible. Les vainqueurs ne le permettraient pas".