S.N. S.L. S.D. (XVIIIe) In-12 ( 165 X 110 mm ) de 24 pages, premier plat illustré d'un joli bois. Ce petit livret de colportage est une des éditions XVIIIe de "L'Histoire du Juif Errant". D'après Alfred MORIN ( P.252 ), ce n'est pas une impression troyenne. Exemplaire débroché.
Reference : 63558
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Montbéliard, Imprimerie de Th.-Fréd. Deckherr, sans date, (1827). In-12 (100 x 144 mm) de 24 pp. sur papier bleu, entièrement interfolié, percaline Bradel moutarde, pièce de titre en long de maroquin rouge, couverture bleue imprimée conservée (reliure postérieure du XIXe siècle).
Colportage sorti des presses des frères Deckherr à Montbéliard, illustré de deux gravures sur bois, l’une représentant le Juif errant tenant un bâton de marcheur dans la main droite et désignant le ciel de la main gauche, l’autre illustrant le cordonnier invectivant le Christ portant sa croix - différentes de celles illustrant l’édition de 1819, également imprimée sur les presses de Deckherr. Originaire de Spire en Allemagne, Jean-Théophile Deckherr, libraire à Montbéliard, rachète en 1796 le fonds de l’imprimeur Becker. Son fils Théophile-Frédéric reprend son activité qu’il poursuivra jusqu’en 1857. Les Deckherr ont produit des estampes populaires, comparables aux images d’Épinal, jusqu’en 1839, ainsi que des livres de colportage, (ouvrages de dévotion, bibliothèque bleue, almanachs…).Exemplaire unique comprenant 18 feuillets interfoliés avec corrections et modifications manuscrites, probablement en vue de la publication d'une nouvelle édition établie, selon le correcteur anonyme, d’après l’édition de Rouen 1751. Les cinq premiers feuillets manuscrits comprennent deux titres, deux illustrations à la plume représentant des portraits du Juif errant, l’un d’après Desfeuilles, graveur à Nancy, l’autre d’après Jean-Charles Boulay, actif de 1820 à 1831 chez Deckherr, le tout précédé d'un avertissement : « Cette ed. et celle de Deckherr (1827) semblent imprimées (sur) les mêmes formes. J'ai collationné cette édition de Deckherr et noté les différences avec une édition de Rouen de 1751 ainsi disposé : Histoire admirable du Juif errant, lequel (voyez ci-contre le titre…) Rouen, Seyer, in-12 de 48 pages au verso du titre approbation du (…) de Bruges du 10 mai 1750. p. 3 chapitre I / p. 6 - IIp. 11 - III / p. 20 - IV / p. 27 - V / p. 38 complainte : quand Dieu du ciel / p. 40 voyage du Juif errant / p. 47 (par ces mots) il se remit en marche pour la cinquième fois. Fin. Au bas de la page permis d'imprimer à Rouen ce 27 août 1751. Borel. Cet exemplaire est dans (…) 8:Z2284 ZD.301 (9) ».« Il semble, en l’état actuel de nos connaissances, que ce soit Rouen et non pas Troyes qui ait eu la primeur du titre dans la Bibliothèque bleue. Il est en effet possible que ce soit l’imprimeur rouennais Jean-François Behourt, qui ait, le premier, mis sous presse cette Histoire admirable du Juif errant, Lequel depuis l’An 33, jusqu’à l’heure présente ne fait que marcher. Contenant sa Tribu, sa punition, les aventures admirables qu’il a eues en tous les endroits du monde ; l’Histoire et les merveilles arrivées avant son tems. L’histoire éditoriale de ce livret est fort curieuse (…). On peut situer cette impression de J. F. Behourt vers la moitié du xviiie siècle. La brochure renferme maintenant plus de quarante pages et est une version amplifiée du texte antérieur avec, à la fin, la Complainte nouvelle du Juif errant, dite aussi Complainte brabançonne. C’est l’imagerie qui assura le succès de cette complainte. Une autre édition de Jean-François Behourt insère une troisième version de la complainte, non en fin de livret, mais au milieu du texte, juste avant que le pèlerin ne raconte ses voyages. Après Jean-François Behourt, d’autres imprimeurs rouennais mirent sous presse l’Histoire du Juif errant, suivis en cela par leurs confrères troyens. Au vu des éditions de Rouen au xviiie siècle, on peut penser que la vente était d’avance assurée. Il en fut de même au xixe siècle où ce récit gagna la plupart des ateliers, que ce soit à Lille, Montbéliard, Limoges, Toulouse, Avignon... et tant d’autres, dont Épinal qui assura le succès définitif de cette légende. Et s’il y a un certain consensus sur son périple et sur les dates de son histoire, on relève néanmoins d’un livret à l’autre, quelques variantes que nous allons maintenant présenter. (Marie-Dominique Leclerc, Pérégrinations calendaires et géographiques du Juif errant in Grandes et petites mythologies I. Monts et abîmes : des dieux et des hommes, Éditions et presses universitaires de Reims, novembre 2020).