Colmar-Ingersheim, S.A.E.P., 1972 ; in-8. 100pp.-1f. - 18 ff. hors-texte d'illustrations noir et couleurs. Cartonnage illustré en couleurs d'éditeur. Parfait état.
Reference : 4033
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[De l'Imprimerie Nationale] - Assemblée Nationale ; Du PORT, M. L. F. ; ROLAND
Reference : 27825
(1792)
2 brochures in-4, De l'Imprimerie Royale, Paris, 1792, 2 pp. et 2 pp. : cte du Corps législatif Non sujet à la Sanction du Roi. Donné à Paris le 16 mars 1792. Décret de l'Assemblée Nationale du 12 Mars 1792 [ On joint : ] Acte du Corps législatif Non sujet à la Sanction du Roi. Donné à Paris le 30 Mars 1792. Décret de l'Assemblée Nationale du 28 mars 1792 [ Décret d'accusation contre les Sieurs François-Marie-Jérôme Charrier du Breuil & Antoine Gauthier, habitans de Nabouzat, district de Clermont-Ferrand, département du Puy-de-Dôme, pour complot contre la sûreté générale de l'Etat ]
Edition originale. Bon ensemble. Très intéressant témoignage sur les résistances à la Révolution fin 1791 à Clermont-Ferrand : "l'information des 14, 15, 17 & 19 décembre 1791, les charge d'avoir enrôlé dans la journée du 13 dudit mois, pour l'armée des émigrés, Jean-Baptiste Baraduc & André Vallery, qu'ils avaient conduits à cet effet dans l'hôtellerie du nommé Grandjacques, aubergiste à Clermont-Ferrand"
3 cahiers manuscrits dont deux brochés (l'un oblong), 1928, 40 ff. et 1943, 36 ff. et l'autre cartonné (recueil de citations). Rappel du titre complet : Journal Intime d'Yvonne Soubiran, élève au lycée français de Madrid puis à l'Institut Français de Madrid [ Du 16 mars 1928 au 8 mai 1928 puis du 16 février 1943 au 30 avril 1943 ] Remarquable document qui nous plonge dans la vie quotidienne et intellectuelle d'Yvonne Soubiran, 15 ans en mars 1928 ("j'ai quinze ans, c'est vrai"), une brillante lycéenne du Lycée Français de Madrid. Dans un premier cahier (daté de 1928), elle évoque sa vie quotidienne, et expose le détail de ses cours et des nombreuses conférences auxquelles elle prend plaisir à assister, telle celles de M. Lavedan sur les Hurdes. Elle évoque le cinéma Pardinas où elle se rend le 2 mai pour voir le film "El dos de Mayo". Surtout, elle parle (en date du 8 mai 1928) "d'une conférence très bien de Mr. Chevallier [le philosophe et ami de Bergson Jacques Chevalier ] au sujet de Bergson. Dans sa jeunesse, au sortir de l'école normale Bergson est positiviste. Un jour, professeur à Clermont-Ferrand, il explique à ses élèves la théorie d'Achille et de la Tortue. Pour les mathématiques, il est impossible de démontrer qu'Achille dépasse la tortue s'il part après elle, or dans la réalité il en est autrement. Ce trait donne à réfléchir au savant, il finit par conclure que le mouvement n'est pas une trajectoire mais une durée" [... ] "On pouvait se rendre compte de l'intérêt de la conférence par le silence absolu de la salle, on entendait les mouches voler. L'esprit était emporté vers des régions supérieures, on ne vivait plus qu'en extase, pendus aux mots du conférencier. [ ... ] Marie Louis et sa mère y étaient mais elles n'ont pas été très épatées, moi j'étais transportée, je l'aurai entendu pendant des heures. Maman me disait qu'elle avait ressenti la même impression en écoutant Bergson lui-même qui est venu à Madrid en 1916, pendant la guerre". Dans un second cahier (à partir du mardi 16 février 1943), elle évoque les nombreuses conférences auxquelles elle assiste à l'Institut Français de Madrid, notamment les conférences d'histoire de la littérature et surtout d'histoire de la poésie moderne par l'abbé Jobit (dont elle présente à chaque fois un compte-rendu détaillé, ainsi sur Mallarmé, Valéry ou Apollinaire), par le docteur Botella Llusia, par M. Mattei en philosophie ("un homme d'une culture supérieure, je regrette bien de ne pasl'avoir connu plus tôt") ainsi qu'aux concerts (par le pianiste Reuchsel, la violoniste Albina de Madinaveita, Reine Gianoli, etc...) ; elle se fait embaucher à l'Institut, fête le 15 mars 1943 son anniversaire ("j'ai trente ans aujourd'hui, cela me paraît impossible. Quand j'avais quinze ans il me semblait qu'on était vieux à cet âge, et maintenant je me trouve encore si peu de chose, si enfant par bien des côtés. Comme j'ai toujours vécu dans les jupons de maman, je n'ai pas l'habitude des responsabilités, et je ne sais pas me décider dans les choses sérieuses". Elle évoque les films qu'elle vient de voir (dont Rebecca avec Laurence Ollivier), un peu l'actualité : le recul des allemands devant Karkhov, "l'ambassadeur d'Allemagne von Molkte est mort en quelques jours à la suite d'une appendicite. Il y avait à peine deux mois qu'il était arrivé ici en remplacement de von Störer qui avait été dégommé. Cette mort subite a fait sensation ici et le pauvre chirurgien qui l'a opéré, le Docteur Cardenal a dû être bien embêté"... Elle relate l'arrestation d'un ami par la sûreté espagnole pour complicité dans le passage en fraude de deux voyageurs à la frontière basque. Enfermé à la Puerta del Sol, il est tout d'abord mis au secret dans une cellule microscopique : "le plus triste, c'est qu'on a commencé par lui flanquer une bonne volée pour essayer de le faire parler". Deux jours plus tard "Charles est toujours en prison. Mr Widhof est allé le rejoindre, car naturellement il a tout pris sur lui en disant que c'est lui qui l'avait envoyé à la frontière". Le 1er avril elle décrit l'imposant défilé militaire ; pour le vendredi Saint, les impressionnantes processions de pénitents
Très remarquable document qui nous plonge dans la vie quotidienne et intellectuelle d'Yvonne Soubiran, 15 ans en mars 1928 ("j'ai quinze ans, c'est vrai"), une brillante lycéenne du Lycée Français de Madrid. Dans un premier cahier (daté de 1928), elle évoque sa vie quotidienne, et expose le détail de ses cours et des nombreuses conférences auxquelles elle prend plaisir à assister, telle celles de M. Lavedan sur les Hurdes. Elle évoque le cinéma Pardinas où elle se rend le 2 mai pour voir le film "El dos de Mayo". Surtout, elle parle (en date du 8 mai 1928) "d'une conférence très bien de Mr. Chevallier [le philosophe et ami de Bergson Jacques Chevalier ] au sujet de Bergson. Dans sa jeunesse, au sortir de l'école normale Bergson est positiviste. Un jour, professeur à Clermont-Ferrand, il explique à ses élèves la théorie d'Achille et de la Tortue. Pour les mathématiques, il est impossible de démontrer qu'Achille dépasse la tortue s'il part après elle, or dans la réalité il en est autrement. Ce trait donne à réfléchir au savant, il finit par conclure que le mouvement n'est pas une trajectoire mais une durée" [... ] "On pouvait se rendre compte de l'intérêt de la conférence par le silence absolu de la salle, on entendait les mouches voler. L'esprit était emporté vers des régions supérieures, on ne vivait plus qu'en extase, pendus aux mots du conférencier. [ ... ] Marie Louis et sa mère y étaient mais elles n'ont pas été très épatées, moi j'étais transportée, je l'aurai entendu pendant des heures. Maman me disait qu'elle avait ressenti la même impression en écoutant Bergson lui-même qui est venu à Madrid en 1916, pendant la guerre". Dans un second cahier (à partir du mardi 16 février 1943), elle évoque les nombreuses conférences auxquelles elle assiste à l'Institut Français de Madrid, notamment les conférences d'histoire de la littérature et surtout d'histoire de la poésie moderne par l'abbé Jobit (dont elle présente à chaque fois un compte-rendu détaillé, ainsi sur Mallarmé, Valéry ou Apollinaire), par le docteur Botella Llusia, par M. Mattei en philosophie ("un homme d'une culture supérieure, je regrette bien de ne pasl'avoir connu plus tôt") ainsi qu'aux concerts (par le pianiste Reuchsel, la violoniste Albina de Madinaveita, Reine Gianoli, etc...) ; elle se fait embaucher à l'Institut, fête le 15 mars 1943 son anniversaire ("j'ai trente ans aujourd'hui, cela me paraît impossible. Quand j'avais quinze ans il me semblait qu'on était vieux à cet âge, et maintenant je me trouve encore si peu de chose, si enfant par bien des côtés. Comme j'ai toujours vécu dans les jupons de maman, je n'ai pas l'habitude des responsabilités, et je ne sais pas me décider dans les choses sérieuses". Elle évoque les films qu'elle vient de voir (dont Rebecca avec Laurence Ollivier), un peu l'actualité : le recul des allemands devant Karkhov, "l'ambassadeur d'Allemagne von Molkte est mort en quelques jours à la suite d'une appendicite. Il y avait à peine deux mois qu'il était arrivé ici en remplacement de von Störer qui avait été dégommé. Cette mort subite a fait sensation ici et le pauvre chirurgien qui l'a opéré, le Docteur Cardenal a dû être bien embêté"... Elle relate l'arrestation d'un ami par la sûreté espagnole pour complicité dans le passage en fraude de deux voyageurs à la frontière basque. Enfermé à la Puerta del Sol, il est tout d'abord mis au secret dans une cellule microscopique : "le plus triste, c'est qu'on a commencé par lui flanquer une bonne volée pour essayer de le faire parler". Deux jours plus tard "Charles est toujours en prison. Mr Widhof est allé le rejoindre, car naturellement il a tout pris sur lui en disant que c'est lui qui l'avait envoyé à la frontière". Le 1er avril elle décrit l'imposant défilé militaire ; pour le vendredi Saint, les impressionnantes processions de pénitents
[ Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l'Université de Clermont-Ferrand II] - VIALLANEIX, Paul ; EHRARD, Jean ; Collectif
Reference : 57472
(1982)
Recueillis et présentés par Paul Viallaneix et Jean Ehrard, 1 vol. fort in-8 br., Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l'Université de Clermont-Ferrand II, Nouvelle Série, fascicule 13, 1982, 492 pp.
Etat très satisfaisant (couv. et tranches lég. frottée, rares annotations au crayon, bon état par ailleurs) pour les actes de cet important colloque, un des ouvrages de référence par la quantité des contributions savantes.
Sans lieu ni date (1790). Paginé 5-25..
Extrait du Registre des délibérations du Comité militaire de la Garde Nationale de Clermont-Ferrand. Sans lieu ni date (1790). 4 pp. Réponse du Comité Militaire de la Garde Nationale de Clermont-Ferrand, à la lettre adressée le 12 août 1790 par M.J.F. Gaultier, Député à l’Assemblée National, à ses Commettants. Sans lieu ni date (1790). 16 pp. Adresse à M. de Chazot, Commandant de la Garde Nationale, par la Garde Nationale de Clermont, assemblée aux Jacobins, de l’autorisation de la Municipalité, le 31 Août 1790. Sans lieu ni date (1790). 2 pp. BANCAL - Discours destiné à être prononcé à l’Assemblée Nationale. (Clermont-Ferrand), Laillet, (1791). 14 pp. Adresse des Citoyens libres de la Ville de Clermont-Ferrand, à l’Assemblée Nationale. (P.), Imprimerie du Patriote Français, (1791). 3 pp. in 8°. – CHAZOT - Pétition à l’Assemblée Nationale, présentée par Jean-Pierre-François Chazot, maréchal de camp, commandant général de la Garde Nationale et membre de la Société des amis de la Constitution de Clermont-Ferrand… (P.), Imprimerie du Patriote Français, (1791).
1 vol. in-4 reliure de l'époque demi-chagrin à coins noir, dos à 4 nerfs plats dorés, s.d., 1845, 3 ff., 460 pp. et 1 f. n. ch. Rappel du titre : [ Manuscrit : ] Essais Poétiques, offerts en hommage à Leurs Altesses Royales Messeigneurs les Ducs de Nemours et d'Aumale, dignes fils de Sa Majesté Louis-Philippe 1er, Roi des Français ; à l'occasion de leur honorable séjour à Bordeaux en 1845 : Par un humble citoyen de cette ville [ Contient notamment :] Joseph en Egypte, de Bitaubé, mis en vers presque littéralement, par Joseph Emile Astaix Ogier [ Suivi de : ] Poésies diverses. Fragment de l'Essai sur l'Homme de Pope [ Suivi de : ] Couplet sur ce dicton : Il faut prendre l'argent pour ce qu'il vaut et les hommes pour ce qu'ils sont [ ... ] Chanson sur le Choix d'une épouse [ ... ] La Liberté ou la parfaite indifférence. Traduction de Métastase [ ... ] Sonnet acrostiche sur le pont de Bordeaux [ ... ] Acrostiche à Melle Rachel Félix, Tragédienne distinguée, A la dernière représentation de son passage à Bordeaux en 1841 [ ... ] Acrostiche. Hommage de vénération sur la tombe de Monseigneur Daviau du Bois de Sanzay Archevêque de Bordeaux [ ... ] Envoi du 18 Janvier 1844 à mon frère aîné, Receveur principal à Lyon, père de Jules Astaix, ex-condisciple de son Alt. Royale Monsg. le duc de Nemours, au Collège Royal de Henry IV [ ... ] Couplet à M. Gabriel-Pierre Astaix, mon père, Ancien Maire et juge de paix à Manzat, et notaire à Clermont-Ferrand, le jour de sa fête [ ... ] Couplet sur le séjour à Bordeaux de LL. AA. RR. Messeigneurs les ducs de Nemours et d'Aumale, et de Madame la Duchesse de Nemours, en 1845
Né le 9 décembre 1791 à Manzat (Puy-de-Dôme), Joseph Astaix, auteur de cet impressionnant manuscrit, était caissier des échanges de la banque de Bordeaux, (succursale bordelaise de la Banque de France). Il obtint en 1850, par décret présidentiel, d'ajouter à son nom celui d'Ogier, et de se faire appeler Astaix-Ogier. On notera que dans son acrostiche consacré au Pont de Pierre, les initiales des vers forment les mots "Deschamps Fecit", en l'honneur de son ingénieur. Beau et curieux manuscrit bordelais en bon état (coins un peu frottés, ex-libris en garde).