Paris, Imprimerie Nationale, Picard, 1886 ; fort in-4, broché. XVII-751pp. 1 planche hors-texte. Exemplaire débroché, trace d'adhésif au dos. Quelques rousseurs.
Reference : 11434
"C'est en préparant le Dictionnaire topographique de la Haute-Loire, que M. Chassaing, s'inspirant des meilleures traditions des bénédictins, a eu l'idée de publier les actes les plus intéressants qu'il avait réunis. Ces documents ne concernent pas seulement, comme le titre latin semblerait l'indiquer, le Brivadois, c'est-à-dire la ville et l'arrondissement actuel de Brioude, mais encore la totalité de l'Auvergne et la partie du Gévaudan qui dépendait de la sirerie de Mercur et qui est aujourd'hui comprise dans le département de la Haute-Loire, arr. du Puy, canton de Saugues. L'intérêt en est donc assez étendu. Pour former ce recueil, l'auteur a puisé à des sources diverses: il a mis à contribution les archives départementales de la Haute-Loire, du Puy-de-Dôme et de la Lozère; les Archives nationales et le dépôt des manuscrits de la Bibliothèque nationale à Paris; enfin, quelques collections particulières, telles que celle de M. l'abbé Souligoux à Brioude.Le Spicilegium Brivatense ne comprend pas moins de 211 documents, de l'année 874 à l'année 1709, la plupart inédits, les autres, en petit nombre, revus sur les originaux ou sur d'anciennes copies, toutes les fois que cela a été possible.L'ouvrage est précédé d'une préface, dans laquelle l'éditeur a groupé les documents d'après leur objet principal et a résumé d'une manière à la fois rapide et complète les notions nouvelles qu'ils apportent à la science historique". (Extrait de : BRUEL (Alexandre). Compte-rendu. Bibliothèque de l'École des chartes, 1886, tome 47, pp. 308-312).
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(Paris, Imprimerie Royale, 1774-1777), in-4, extraits paginés 705-775 et 70 pp.; 1 pl. dépl, Demi-toile rouge, Importante première édition du Mémoire de Nicolas Desmarets (1725-1815), dans lequel est avancée pour la première fois l'hypothèse de l'origine ignée du basalte. Très rare. Les deux premières parties sont extraites de l'Histoire de l'Académie des sciences (pour l'année 1771. Paris, Imprimerie royale, 1774); elles sont illustrées d'une carte dépliante gravée "d'une partie de l'Auvergne où sont figurés les courants de lave". La troisième partie est un tiré à part, avec pagination nouvelle, extrait de la même série (l'Histoire de l'Académie des sciences (pour l'année 1773. Paris, Imprimerie royale, 1777, p. 599-670). Alors inspecteur des manufactures, Desmarets fait une tournée en Auvergne en 1763; il chemine à pied de Clermont au Puy-de-Dôme, gravit le Puy de Prudelle et repère des roches en colonnes, qu'il associe à des épanchements de lave. "Il parvient à la conviction que basaltes et laves ont la même origine ignée, que leur texture prismatique résulte du refroidissement d'une matière jadis fondue et aussitôt se dresse devant ses yeux l'image de la Chaussée des Géants, en Irlande, et de bien d'autres colonnades basaltiques; sans hésitation, il en déduit que toutes ont la même origine, que le retrait columnaire est l'une des caractéristiques de toutes les laves" (Lacroix). Il publie ses découvertes plutôt tardivement ("Desmarets was not in the hurry to publish his discovery. (...) he kept hi material beside him, revolving the subject in his mid, and seeking all the information that he could bring to bear upon it." Geikie) : il communique ses conclusions à l'Académie des sciences à l'été 1765; retourne de nouveau dans le centre de la France en 1769; puis renvoie des remarques qui sont lues à l'Académie le 11 mai 1771, avant d'être enfin publiées en 1774 et 1777. La première partie du Mémoire rapporte les observations faites par l'auteur en Auvergne et ailleurs; la seconde fait un rapport sur les études précédemment publiées sur le basalte; et la troisième aborde l'histoire naturelle des différents types de pierres auxquelles le terme "basalte" a été appliqué à différentes époques. Légères rousseurs, auréoles claires sur la carte. Coins usés. Alfred Lacroix, Notice historique sur le troisième fauteuil de la section de minéralogie : séance publique annuelle du lundi 17 décembre 1928. Geikie, The Founders of Geology, p. 150 et suiv. Ward & Carozzi, n° 646 et 647. Couverture rigide
Bon extraits paginés 705-775 et
Paris: Hachette, 1886 in-16, 35 (publicités)-vii-207-88 (publicité) pages, 2 cartes, 1 plan, 38 gravures. Reliure percaline vert d'éd. plats avec titre et décors en noir, usures infimes, très bel exemplaire. Collection des Guides-Joanne, guides Diamant.
Le Mont-Dore et les eaux minérales d'Auvergne. La Bourboule, Royat, Chatelguyon, Chateauneuf, Saint-Nectaire, Saint-Alyre. Edition remise au courant en 1886. 2 cartes, 1 plan, 38 gravures. (Paris: Hachette, 1886). [M.C.: régionalisme, Auvergne, thermalisme, guide, tourisme]
À Riom et à Clermont, de l'imprimerie de Landriot et Rousset, An X - 1802, in-8, 184 pp, broché, couverture d'attente de l'époque, Seconde édition de cet intéressant traité de volcanologie du comte de Montlosier (1755-1838). L'ouvrage fut très remarqué lors de sa parution, en 1789 : en effet, il s'agit non seulement de l'un des tout premiers traités sur les volcans d'Auvergne, après les travaux de Guettard et Desmarest, qu'il rejoint quant à l'hypothèse de l'origine volcanique du basalte ; mais, plus encore, l'auteur y expose des vues originales, basées non sur des spéculations intellectuelles mais sur l'observation de terrain. De fait, Montlosier a arpenté les volcans de sa région natale durant de longues années : ses observations l'ont conduit à formuler des théories visionnaires sur la formation des dômes volcaniques, tout en développant l'idée de volcans anciens et nouveaux. Sa publication fait suite aux travaux importants publiés en 1778 par Faujas de Saint-Fond, qui partit lui aussi en excursion dans la région (Recherches sur les volcans éteints du Vivarais et du Velay, 1778). Elle s'avèrera fort utile à Leopold von Buch. Geikie, The Founders of Geology, p. 257 et suiv. François-Dominique de Larouzière, "Le Comte de Montlosier : une vision originale des volcans d'Auvergne à la fin du XVIIIe siècle". Travaux du Comité français d'histoire de la géologie, troisième série, t. XVII, 2003. Couverture rigide
Bon 184 pp.
Vals-les-Bains, Imprimerie-librairie Ernest Aberlen, 1897, in-8, 16 pp, Broché, couverture agrafée, Extrait du Bulletin illustré du Club Cévenol. Etiquette avec numéro d'inventaire apposée sur la première page de couverture. Brochage fragile. Joint : une carte en couleurs à vol d'oiseau de l'Auvergne, du Limousin et de la région des Causses (éditée par Hachette et Cie ; dimensions : 550 x 450 mm). Couverture rigide
Bon 16 pp.
A Paris, chez Durand, 1766, in-4, [8]-330-[6] pages, cartonnage d'attente gris de l'époque, Édition originale rare de cet ouvrage de démographie qui contredit les théories de Mirabeau et de Quesnay sur la dépopulation de la France : "La plupart des auteurs politiques, dont les écrits ont été publiés depuis quelques années, ont assuré une dépopulation dans le royaume, & n'en ont apporté aucune preuve", juge t-il en avertissement. Les Recherches, rédigées entre l'été 1763 et les premiers mois de 1765, poursuivent les travaux de dénombrement des naissances, mariages et décès entrepris par La Michodière, dont Messance fut le secrétaire de Cabinet en 1759, pour ses généralités d'Auvergne, de Lyon et de Rouen. Plus tard, lorsqu'il publie ses Nouvelles Recherches (1788), Messance réaffirme le caractère pionnier de son travail et se targue d'avoir été à l'origine du recensement annuel, ordonné par le gouvernement aux intendants dans leurs généralités : ses Recherches auraient abattu le "système de la dépopulation", "comme le jour chasse la nuit, et la lumière les ténèbres" (Nouvelles recherches, p. 1). A la vérité, c'est surtout à Morand et à Condorcet que l'on doit la victoire définitive qui mettra un terme au système de Quesnay, avec leurs travaux publiés dans les Mémoires de l'Académie des sciences en 1774. Arithméticien politique tombé dans l'oubli, Louis Messance est né à Clermont-Ferrand en 1734 ; à l'âge de 25 ans, il entre au service de La Michodière à Lyon. Juste après avoir achevé la rédaction des Recherches sur la population, il obtient la charge de receveur dans l'élection de Saint-Etienne. Il ne publie plus rien jusqu'en 1788, date où paraissent des Nouvelles Recherches (Lyon, Perisse) qui mettent en doute, cette fois-ci, l'ouvrage de Necker sur l'Administration des finances (1784). Au moment de la Révolution, Messance perd sa charge de receveur. Il se rend à Paris en 1790, où il tente de se mettre au service de l'Assemblée nationale en publiant une petite plaquette d'Hommage (Paris, Pottier) qui propose un remède à la crise financière grâce à un projet de "tontine perpétuelle", mais qui passe inaperçu. En 1791, il rencontre Lavoisier qui lui suggère quelques idées pour la rédaction d'un ouvrage sur la nouvelle fiscalité ; il lui en envoie le manuscrit, le Plan d'un bureau, qui ne sera jamais publié. Messance meurt à Montrouge en 1796. Bel exemplaire, intérieur frais. INED, 3152. Éric Briansem et Christine Thérésem, "Fortune et infortunes de Louis Messance (2 janvier 1734-19 avril 1796)", in Population, 1998, Volume 53, Numéro 1 pp. 45-69. Couverture rigide
Bon [8]-330-[6] pages