Paris, Imprimeur Léon Pichon 1920, 225x160mm, 54pages, broché. Couverture rempliée. Exemplaires sur papier vélin à la cuve des Papeteries de Rives, numéroté n.° 367 / 375. Bel exemplaire.
Reference : 82013
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1920 1 P., chez l'imprimeur Léon Pichon, 1920, in-8° de 54 pages-1 f. (Justif.), broché sous couverture rempliée imprimée ; des rousseurs pages 27 à 44.
La présente édition reproduit, dans son ensemble, le texte établi par Gaston Raynaud et Lucien Foulet pour la Librairie Edouard Champion. Impression 2 tons, rouge pour le texte du XIIIe siècle typographié en caractère gothique, noir pour la version en français moderne. Les six bois gravés de Roubille sont imprimés en noir.Tirage limité à 375 ex. numérotés, l'un des 40 sur Chine numérotés de 41 à 80, le n° 61. « En 1913, Léon Pichon (1876-1956), graveur et imprimeur parisien, donne pour vocation à sa petite entreprise familiale de fabriquer des livres de qualité, illustrés. Il travaille avec des caractères choisis, achetés chez les fondeurs de Paris Deberny, Peignot, Warnery, Radiguer, etc. Selon les idées professées en la matière par léditeur Edouard Pelletan (1896), il apporte tous ses soins au choix de la typographie en fonction des textes qu'il propose et des bois gravés qu'il commande à Carlègle, Hermann Paul, Daragnès et quelques autres. Le bon caractère choisi, il reste à l'éditeur la tâche difficile de trouver entre la gravure, la typographie, la texture et la teinte du papier, une savante harmonie. « La typographie, telle que la comprend un Pichon, n'est pas une fantaisie de surface, l'étalage de caprices heureux, mais un ordre, un système où tout se tient. Elle est architecture, et elle est musique... » (H. Focillon). Avec Carlègle il met au point un caractère : le Dorique, qui devient, en 1926, l'image de marque de sa maison et met un point final à un "Art déco" français qui sera bientôt remplacé par l'Avant-garde cubo-futuriste. Son nom figure encore, jusqu'en 1937, sur des publications mais il n'en est plus l'éditeur. Seule figure la mention «sur les presses de Léon Pichon». Pichon a mené aussi d'autres activités. De 1927 à 1930 (?), il a participé à la revue "Arts et métiers graphiques" et, en 1931, il intervient au Congrès international des éditeurs. » (Anouck Seng, Gérard Blanchard à l'occasion d'une exposition Léon Pichon à lÉcole Estienne. Les Cahiers de Lure, 1997)