(Genève), sans date, vers 1763, 215x130mm, 126pages, broché. Manque la couverture et le haut des coins des deux premières feuilles. Annotations marginales.
Reference : 117981
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Bouquinerie du Varis
M. Jacquier Julien
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[Genève], [1765 - 1766]. In-8 de 350 et 78 pages, demi-basane brune à petits coins, dos à nerfs, étiquette de titre, tranches mouchetées rouge.
Éditions originales. C'est un ouvrage polémique publié dans un contexte de crise politique et religieuse qui oppose les autorités genevoises, les partisans de Jean-Jacques Rousseau et les défenseurs de la constitution de la République de Genève. Pour comprendre ce livre, il faut revenir aux années 1762-1765. Après la publication de "Du contrat social" et de "Émile, ou De l'éducation", Rousseau est condamné par les autorités de Genève. Une partie des citoyens, appelés les Représentants, conteste cette condamnation et réclame davantage de contrôle populaire sur le gouvernement. En 1763, Jean-Robert Tronchin publie les "Lettres écrites de la campagne", qui défendent la position du Petit Conseil et critiquent les revendications des Représentants. Ces lettres provoquent plusieurs réponses. François-Henri d'Ivernois publie une "Réponse aux Lettres écrites de la campagne"; et Tronchin réplique avec "Lettres populaires", qui examine et réfute point par point cette réponse. L'ouvrage est écrit sous la forme de lettres adressées au public. Son objectif est double : défendre les Lettres écrites de la campagne; démontrer que les arguments de d'Ivernois sont, selon l'auteur, juridiquement et politiquement erronés. Les thèmes abordés comprennent : la constitution de Genève; les pouvoirs du Petit Conseil; les droits des citoyens; la représentation politique; la justice; la religion réformée; la légitimité des institutions. Le ton est très polémique : Tronchin cite abondamment son adversaire avant de discuter chaque argument, dans une démarche proche du traité juridique.Bien que Rousseau ne soit pas l'auteur directement visé, il demeure au centre du débat.Les controverses autour de ses œuvres alimentent toute cette série de publications. Rousseau répondra lui-même avec son célèbre ouvrage "Lettres écrites de la montagne" (1764), où il critique les institutions genevoises et défend sa conception de la souveraineté populaire.On peut donc représenter la polémique ainsi : 1763 : Lettres écrites de la campagne (Tronchin). 1764 : Réponse aux Lettres écrites de la campagne (d'Ivernois). 1764 : Lettres écrites de la montagne (Rousseau). 1765 : Lettres populaires (Tronchin et Butini). 1766 : Suite des Lettres populaires. L'intérêt aujourd'hui de cet ouvrage est qu'il éclaire les institutions de la République de Genève au XVIIIᵉ siècle; il montre les débats sur la souveraineté populaire avant la Révolution française; il permet de comprendre les réactions des élites genevoises face aux idées de Rousseau; il illustre la culture politique des pamphlets et des controverses des Lumières. Rivoire, 815 et 829.
Genève, 1764. In-8 de 316 pages, cartonnage d'attente, non rogné. Étiquette ancienne de la librairie Jullien frère. Nom de possesseur à la plume: Pierre Odier.
Édition originale. C'est un ouvrage polémique publié dans un contexte de crise politique et religieuse qui oppose les autorités genevoises, les partisans de Jean-Jacques Rousseau et les défenseurs de la constitution de la République de Genève. Pour comprendre ce livre, il faut revenir aux années 1762-1765. Après la publication de "Du contrat social" et de "Émile, ou De l'éducation", Rousseau est condamné par les autorités de Genève. Une partie des citoyens, appelés les Représentants, conteste cette condamnation et réclame davantage de contrôle populaire sur le gouvernement. En 1763, Jean-Robert Tronchin publie les "Lettres écrites de la campagne", qui défendent la position du Petit Conseil et critiquent les revendications des Représentants. Ces lettres provoquent plusieurs réponses. François-Henri d'Ivernois publie une "Réponse aux Lettres écrites de la campagne"; et Tronchin réplique avec "Lettres populaires", qui examine et réfute point par point cette réponse.Le livre est un pamphlet politique. D'Ivernois y examine les arguments avancés dans les "Lettres écrites de la campagne" publiées un an plus tôt parJ.-R. Tronchin et cherche à défendre une conception plus libérale des institutions genevoises; à discuter de la légitimité des autorités et de leurs décisions; à débattre des droits des citoyens et de leur participation au gouvernement et répondre aux critiques formulées contre Rousseau et ses partisans. L'ouvrage adopte le style des débats politiques du XVIIIᵉ siècle : argumentation juridique, références historiques, citations des lois genevoises et ton parfois très polémique. Bien que Rousseau ne soit pas l'auteur directement visé, il demeure au centre du débat.Les controverses autour de ses œuvres alimentent toute cette série de publications. Rousseau répondra lui-même avec son célèbre ouvrage "Lettres écrites de la montagne" (1764), où il critique les institutions genevoises et défend sa conception de la souveraineté populaire.Ce livre est intéressant, car il éclaire la crise politique que traverse Genève dans les années 1760; il permet de comprendre la réception des idées de Rousseau et il illustre les débats sur la souveraineté populaire, la séparation des pouvoirs et les libertés civiques avant la Révolution française.Rivoire, 794.
Sans mention d'Editeur, 1764, 1 volume in8 de210x140 + 1 brochure in-8 broché de 220x135 mm environ, 316-7-7-8 pages +1 brochure de 30 pages : l'Addition à la réponse. Edition originale de la Réponse aux Lettres écrites de la campagne, suivie de de 2 publications du Conseil Général de Lullin. Couverture en mauvais état pour le volume, absente pour la brochure. Feuillets non rognés pour les ouvrages avec plis sur les bordures, et manque de papier dans la p. 87-88, sinon bon état intérieur.
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[Genève], sans nom, [1765-1766]. 2 ouvrages reliés en un seul volume in-8°, 350-78p. Reliure plein veau marbré d'époque, dos à nerfs orné de fleurons dorés, pièce de titre rouge, tranches rouges.
Jean Robert Tronchin, banquier et fermier-général en France (1702-1788) acheta la propriété des Délices pour Voltaire, qui la lui rendit en 1765. Cette série de "Lettres populaires" constitue la réponse à la réponse par d'Ivernois aux "Lettres écrites de la campagne", de ce même Tronchin.[Rivoire 815 et 829]On a relié à la suite: [SARTORIS (Jean-Pierre)]: Observation sur le chef des représentations de l'année 1763 concernant les emprisonnemens. - [Genève], sans nom, [1765]. In-8°, 63p. [Rivoire 801]***: Déclaration de nos magnifiques et très honorés Seigneurs Sindics et Conseil. - [Genève], sans nom, [1765]. In-8°, 7p. [Rivoire 805]***: Extrait des registres du Conseil du 25 Février 1765 [Rivoire 808]etc...Bel exemplaire.
A La Haye, chez Alex. de Rogissart, 1721. In-12 de [8]-208 pages, plein veau havane, dos à nerfs orné de filets et fleurons dorés, armes frapées au centre du premier plat, fleurons aux coins, tranches rouges.
Édition originale. Recueil de cinq lettres philosophiques par l'auteur du "Chef d'oeuvre inconnu". Aux armes de Tavel (Écartelé: aux 1 et 4, de sable, à trois alérions d'or, 2 et 1; aux 2 et 3, de Mestral de Rue qui est de gueules au sautoir d'or, à une roue de sable, brochant sur le sautoir), avec les initiales E.S.D.T. (Etienne seigneur de Tavel ?) Galbreath, II, p. 660-662; DHS, Tavel. Quelques annotations anciennes à l'encre violette au premier feuillet blanc: "C'est à ce titre que le procureur Jean Robert Tronchin a emprunté le titre de l'ouvrage de politique genevoise publié en 1763, ce qui a donné lieu à Rousseau d'intitulé sa réponse: Lettres écrites de la montagne." Barbier, II, 1266; Quérard, VIII, 344.