PARIS, Les Belles Lettres - 1949 - 115 pages.- Très propre
Reference : 15621
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1 vol. in-8 reliure demi-percaline, I : Questions Politiques et Economiques : 1e : L'Industrie du gant en France (The Export Recorder, 1920) ; 2e : La situation à Dantzick (Le populaire de Paris, 1923) ; 3e : La situation de la Pologne (La Fraternité, 1923) ; 4e : La situation en Autriche (La Fraternité, 1924) ; 5e : A propos du Traité de Commerce austro-turc (L'Asie française Mai 1924) ; 6e : Les Finances Autrichiennes et la Société des Nations (Revue d'Eco Politique 1924) ; 7e : Zur Währungspolitik der Ost. Nationalbank (Mitt. der Bankenverbander 1926) ; 8e : La Situation économique de l'Autriche (Revue Economique Internationale 1927) ; 9e : Note sur le Séparatisme Rhénan (Livres propos, 1923) ; 10e et 11e : Ruhrbesetzung u. Welturitschaft (Texte français et allemand) ; II : Théorie économique : 12e : Les nouvelles tendances de l'école autrichienne (revue d'Economie Politique, 1924) ; 13e : Critique de l'Economie Pure (Revue d'Economie Politique) ; 14e : Observations sur l'intérêt du Capital (Revue d'Ec. Politique, 1927) ; 15e : Les origines de l'Economie Politique (De Economist, 1924) ; 16e : Un grand économiste italien Fr. Ferrara (Revue d'Histoire Economique, 1926) ; 17e : L'oeuvre économique d'Angelo Messedaglia (Revue d'Histoire Economique, 1927)
Beau recueil des premiers articles d'économie et de politique réunis par leur auteur, le professeur G.H. Bousquet. Etat satisfaisant (accrocs aux mors en tête, bon état par ailleurs). Ouvrage provenant de la propre bibliothèque de l'auteur. Le professeur Georges-Henri Bousquet (1900-1978), docteur en droit en 1923 avec une thèse sur "L'évolution sociale en Hollande 1914-1922", reste surtout connu comme un économiste ami notamment de Pareto et Schumpeter, ainsi que comme un islamisant de l'école de Goldziher et Snouck-Hugronje. Il connut personnellement d'aussi grands noms de l'économie que Pareto, Joseph Schumpeter, Irving Fisher ou Albert Aupetit, disciple de Léon Walras. On peut signaler que G.-H. Bousquet est l'un des rares économistes français contemporains dont le nom est cité plusieurs fois par Schumpeter dans son Histoire de l’Analyse Economique. Dans le présent ouvrage, on trouvera d'introuvables articles, témoignage de sa toute première production intellectuelle. Celle-ci couvre en particulier la période des ses études en droit puis, après sa thèse, sa participation à la mission de la SDN pour la restauration financière de l'Autriche. Ces écrits sont antérieurs à son séjour de recherche à Harvard (1933-1934), grâce à la fondation Rockfeller.
Economica, 1992, gr. in-8°, 163 pp, préface de Jean-Louis Levet, annexes, broché, bon état
Si l'effondrement du système communiste a mis fin au risque d'holocauste nucléaire, l'apparition d'un nouvel ordre mondial n'a pas gommé les autres menaces. La guerre économique est une menace particulièrement pernicieuse car elle est indissociable de la mondialisation des échanges. Plus les pays s'industrialisent et s'intègrent au marché mondial, plus ils subissent les effets de la concurrence internationale. Ce climat d'insécurité économique a des répercussions sur le quotidien de tous les Français. Les pertes occasionnées par les pays les plus compétitifs se lisent aussi bien dans les chiffres du chômage que dans la désertification de certaines régions industrielles. Dans cette nouvelle forme de conflit, l'information est devenue une arme redoutable. Contrairement aux entreprises japonaises et allemandes, la majorité des entreprises françaises l'utilisent encore de manière très artisanale. À l'heure où les États-Unis envisagent de se doter d'un conseil national de sécurité économique, où se profile en Occident la concurrence par l'illégalité, où se développent à travers le monde les économies mafieuses, la France ne peut se permettre d'avoir de nouveau une guerre de retard. (4e de couverture) — "Le message est clair et vigoureusement exprimé : la France est mal armée pour la guerre économique, en raison essentiellement de deux erreurs d’appréciation. D’abord, une approche influencée par une « lecture militaire » des faits ; raisonnant sur la dichotomie traditionnelle guerre-paix, nous n’avons pas encore tout à fait compris que cette guerre devenait permanente, au rythme de la mondialisation du marché, et se livrait même entre alliés. Ensuite, une fascination vis-à-vis du modèle anglo-saxon, plus culturel encore qu’économique, fondé sur l’esprit d’entreprise et l’effort personnel, et qui conserve le prestige d’une réussite éclatante bien que largement périmé. En ne retenant que ce schéma libéral et individualiste, nous faisons d’ailleurs abstraction des arrière-pensées commerciales présentes dans maints conflits où Londres et Washington furent parties et de la part prise par l’Intelligence Service et la Navy, main dans la main, dans la conquête britannique des sources de matières premières et des marchés. Les États-Unis utilisent, en partie contre l’Europe, leur capital en matière de management et de marketing, ainsi que la réputation de leurs cabinets de consultants. D’ores et déjà, l’activité de la CIA est redéployée, puisque 40 % de ses crédits sont désormais appliqués sur des objectifs de nature économique. Les pays en pointe sont mobilisés en permanence au service d’une offensive économique persévérante et insidieuse ; leurs organismes publics et privés dirigent leurs actions dans le sens d’une stratégie nationale (ce qui n’a rien de « ringard », affirme l’auteur). Celui-ci donne en exemple la « machine de guerre » allemande, construite de longue date sur le principe de l’« unité stratégique des centres de décision », sur une véritable manœuvre du renseignement et sur l’« utilisation systématique des zones d’implantation des immigrés à l’étranger ». Ces derniers constituent autant de têtes de pont, animées par un corps consulaire actif et richement doté. Rodé dès avant 1914, le système prépare de nos jours l’assaut de l’Europe de l’Est avec l’aide du « réservoir de connaissances » provenant de la République démocratique d’Allemagne (RDA). Le Japon et les NPI (Nouveaux pays industrialisés) d’Extrême-Orient s’appuient dans leur progression tous azimuts sur une « armada informative » ; les objectifs sont communs et les succès collectifs ; l’État joue un « rôle moteur » dans la partie. La France ne saurait donc rester un no man’s land ; assez d’actions en ordre dispersé, avec des partis politiques crispés sur leur idéologie, une diplomatie idéaliste et médiatique et des conseillers commerciaux fonctionnaires ! Nous devons cesser de perdre des occasions, de confondre information et espionnage, de nous mouvoir dans le court terme. Dans une lutte quotidienne où tous les coups sont bons, où s’infiltrent les circuits mafieux, où il n’existe pas de traités arrêtant les conflits, le patriotisme économique est à mettre à l’ordre du jour, comme il l’est chez certains de nos partenaires, et l’État doit prendre ses responsabilités." Un ouvrage facile à lire, documenté et convaincant. (Revue Défense Nationale, 1993) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
SEDES 1959 366 pages IN8. 1959. broché. 366 pages. Cet ouvrage de Jacques Austruy publié par Sedes examine la relation entre structure économique et civilisation en prenant l'Égypte comme cas d'étude pour comprendre le destin économique de l'Islam. L'auteur spécialiste de l'Islam soutient que le développement économique ne peut être saisi que dans le contexte global de la civilisation qui oriente les mécanismes et structures économiques
Bon état couverture légèrement usagée intérieur propre
P., EDHIS, 1967, in-8°, 2ff et 172 pp, un tableau dépliant, broché, bon état. Réimpression de l’édition originale publiée à Paris, chez Delalain en 1776. Tirage limité à 500 exemplaires numérotés sur papier vergé
L’analyse la plus claire, la plus complète du célèbre « Tableau économique » de François Quesnay. Ce dernier est reproduit en annexe. Après sa conversion aux thèses physiocratiques en 1766, Baudeau met, dès 1767, son journal "Les Ephémérides du Citoyen ou Bibliothèque raisonnée des Sciences Morales et Politiques" au service des économistes. Pendant cette période 1767-1768, Baudeau joue un rôle essentiel au sein de la confrérie des économistes. Son journal devient l’organe de presse officiel du courant de pensée formé dix ans plus tôt par Quesnay. Il s’agit, pour les Physiocrates, non seulement d’exposer mais aussi de convaincre, de prodiguer un enseignement économique en exposant les principes de la « Science nouvelle de l’Economie Politique » et du Tableau économique, résumé synthétique de la science. Quesnay avait publié avec Mirabeau en 1760 des explications du Tableau économique, mais sans grand succès de librairie. Baudeau allait revenir à la tâche et donner une nouvelle version du Tableau économique. Baudeau tente de corriger les carences pédagogiques de Quesnay en précisant les définitions des avances et leurs fonctions. Baudeau essaie de justifier le rôle du propriétaire foncier comme acteur de la production pour finalement donner une nouvelle formulation du Tableau économique. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.