P., Éditions de Minuit, 1976, in-12, br., 24 p. Edition originale. 1/92 ex. num. sur vélin supérieur, celui-ci marqué H.C. IX. Très bon état.
Reference : 24816
J.-F. Fourcade - Livres anciens et modernes.
M. J.-F. Fourcade
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19 L.A.S de 2 ff. (2, 3 ou 4 pp. rédigées par lettre), datées : 29 juillet 1858, 26 mai 1861, 31 mars 1863, 6 juillet 1863, 14 juillet 1863, 7 août 1863, 30 septembre 1863, 29 décembre 1863, 5 janvier 1864, 18 janvier 1864, 22 mai 1864, 13 novembre 1864, 31 décembre 1864, 4 janvier 1865, 14 mars 1865, 3 septembre 1865, 17 octobre 1866, 3 janvier 1871 et 14 mars 1871, on joint une autre L.A.S d'Albert Dumora, et 1 prospectus électoral (format 33 x 23 cm) datée de La Teste, le 28 mars 1848, rédigé par Jean Dumora (Imprimerie d'Emile Crugy, Bordeaux). Voici le détail de quelques missives remarquables : "La Teste, ce 31 Mars 1863. Confidentielle. Mon cher Courbin, J’arrive de Bordeaux où vous m’avez ménagé à votre insu une mystification des mieux caractérisées. Garning est une épée à deux tranchants. Il ne nous aime ni il ne nous estime ; il est l’instrument aveugle d’un parti qui nous est hostile et dont il subit les influences. Sa duplicité est flagrante et ce que je vais vous raconter vous donnera la mesure de sa loyauté. Il était présent ce matin à la gare de Facture pour y prendre le train et au lieu d’entrer dans la voiture où j’étais et dont j’avais la portière ouverte un agent m’avait-il vu vouloir en ouvrir une autre & son regard incertain & inquiet semblait fuir le mien. Cette attitude visiblement défiante m’étonna d’abord & m’attrista ensuite ; cependant je ne m’y arrêtai pas, mais en arrivant à Bordeaux je voulus tendre la main à mon compagnon de voyage et je le vis cherchant du regard au tour de lui quelqu’un qui n’était pas moi comme on cherche un aiguille dans un pailler.Enfin voyant qu’il cherchait à m’éviter je l’abordai carrément & je lui demandai s’il était à Bordeaux pour voir M. Bias-Laffitte avec moi ; il me répondit que oui, mais qu’il ne prenait pas l’omnibus dans lequel il croyait que j’allais monter & qu’il me joindrait chez mon beau-frère. Je lui fis remarquer que je ne prenais pas l’omnibus et que je me rendais en ville à pied & à ce moment sa figure se décomposa et en me disant qu'il avait à joindre un homme de Mios qui le précédait il disparut et me laisse au milieu de la rue avec d’autres personnes que ma présence ne faisait pas rougir. Il me prit chez mon beau-frère et nous nous rendîmes ensemble chez l'avocat comme si je ne m'étais pas aperçu de sa duplicité & là le factum remis par lui fut cherché et trouvé et l'avocat qui déjeunait voulu que Garnung le lui lut très doucement afin d’y faire des observations.Cette lecture fut faite par Garnung et rien ce que j’avais écrit ne se trouvait sur ce papier élogieux pour lui, blessant pour vous, humiliant pour moi. Cet écrit qui vous montrait comme un motif de haine pour M. Dubois par suite du procès vous concernant dit que ce M. Dubois ne devrait pas déverser sa haine contre les autres habitants de Mios.Avant de sortir du cabinet de l’avocat je fis remarquer à Garnung toute l’inconvenance et toute la déloyauté de sa conduite à mon égard & je lui dis que non seulement il n’avait tenu aucun compte des conseils qu’il était venu bénévolement me demander mais encore qu’il avait fait comme St. Pierre à Jésus-Christ qu’il m’avait renié trois fois en chemin à quoi il répondit comme un esprit faible & faux qu’il est qu’il craignait l’animosité de ses concitoyens en étant rencontré avec moi : ce qui comme vous le voyez était très flatteur pour moi. Je lui dis que ma présence n’avait jamais fait rougir personne et qu’il avait méconnu en moi une valeur que d’autres savent apprécier. M. Laffitte m’accueillit la main en me disant : M. Dumora je suis désolé d’avoir suscité ce désagrément ; c’est moi qui ai désiré vous entendre et j’en ai du regret puis que sans le vouloir j’ai été cause d’une offense à votre adresse. À nous la loyauté et la franchise des rôles, aux autres la honte & le mépris. Restons ce que nous sommes & laissons ces serpents se dévorer entre eux ; car je ne sais quel est celui qui vaut le moins. Tout à vous, Dumora" ; Autre lettre remarquable : "La Teste, ce 3 7 1865. Mon cher Courbin, Je n’ai eu aucune nouvelle de vous depuis votre retour des eaux et je vois avec regret que vous avez quitté Barèges juste au moment où le beau temps est arrivé. J’ai reçu hier le Décret impérial à la date du 26 Août dernier qui m’investit des fonctions de Maire de La Teste. Et bien que je n’aie pas ambitionné ces fonctions je dois les accepter pour ne pas contrarier celui qui me les a si gracieusement offertes. C'est donc grande besogne de plus que j’assûme sur ma tête, mais il faut quelquefois savoir obéir aux circonstances. Je suppose que votre séjour à Barèges vous aura fait du bien & j’espérais vous voir ce matin à Facture et vous serrer la main, mais j’ai été déçu dans mon espérance.Ma fille est entre la vie & la mort depuis 8 jours & il a fallu renoncer au voyage des Pyrénées que j'avais projeté. Aussitôt que j’aurai un moment j'irai vous voir dans ce beau pays de Mios que vous préférez aux Pyrénées et dont il est si loin le pauvre [ ... ]".Enfin, voici quelques extraits de cette lettre écrite dans un temps d'épreuve : "La Teste, ce 3 Janvier 1871.Mon cher Courbin, La cruelle calamité que nous traversons et les préoccupations de tout genre qu’elle donne, plus des froids abominables, m’ont privé du plaisir d’aller vous serrer la main à l’occasion du nouvel an comme j’en avais le projet, et ce que je n’ai pu faire en personne et à mon grand regret, je viens le faire par cette lettre, persuadé que je suis que vous comprendrez ma position et que vous y compatirez. Vous êtes fixé, au reste, sur mes sentiments à votre endroit et vous savez par avance que je ne peux faire pour vous que des souhaits de bonheur et de longs jours. Quant à moi, mon cher Courbin, je suis en train d’expirer dans ma carrière notariale. Mon successeur a été reçu notaire avec éloge par la chambre de discipline de Bordeaux le 31 du mois dernier et va prêter serment aussitôt que la commission lui sera venue du bureau du gouvernement. Trente-huit années de ma vie ont été consacrées au rude labeur du notariat et je n’ai pour tout partage à la fin d’une aussi longue carrière que le souvenir de mes rudes et fermes tourments, la fortune n’ayant pas favorisé mes efforts, mais ce qui me me console, c’est que mon nom reste en scène et qu’un deuxième moi-même va continuer à pousser la barque que la Providence avait mise en mes mains. Dieu avait daigné gonfler de voiles la conduite de barque au port. Cette retraite va me donner du loisir et je le consacrerai à mes propriétés, à mes amis si Dieu veut me conserver encore quelques années mes facultés physiques et morales.[ ... ]"
Remarquable ensemble réunissant 19 lettres autographes d'une importante personnalité locale, Jean Dumora, qui fut 2 fois maire de la Teste-de-Buch, de 1850 à 1852 puis de 1865 à 1870. Les lettres sont adressées à Courbin (Pierre Courbin), qui fut maire de Mios de 1841 à 1855. La correspondance est très haute en couleurs, et nous donnons de larges extraits de trois belles lettres ; on y évoque notamment un certain "Garnung", probablement Pierre Garnung, qui deviendra 2 fois maire de Mios entre 1870 et 1877. On joint une autre L.A.S. du fils, Albert Dumora, datée de 1876 et adressée au même Courbin pour lui refuser à regret une somme d'argent, ainsi qu'un prospectus électoral original, datée de La Teste, le 28 mars 1848, rédigé par Dumora : "Aux Electeurs de la Gironde, mes concitoyens, Je suis né dans les rangs du Peuple, et servir ses intérêts fait l'objet de toute mon ambition". Un superbe morceau d'histoire du Bassin d'Arcachon ! Bon ensemble (usures au prospectus, correspondance en bel état).
PARIS MATCH. 21 janvier 1983. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 106 pages augmentées de nombreuses photos et illustrations en noir et blanc et en couleurs dans et hors texte - 1er plat illustré d'une photo en couleurs. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Sommaire : Gerard Depardieu : Danton, c'est moi et ce n'est pas moi, car, si j'aime être aimé, je n'aime pas séduire, Koo Stark porte autour du cou la plaque militaire d'Andrew, Marcel Jullian pour rester un chevalier, n'a porté que trois fois sa légion d'honneur par Philippe Bouvard, Johnny Hallyday : Nathalie m'a dit : reste comme tu es Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Société des éditions Jacques Glénat. 1975. In-4. Broché. Etat passable, Coins frottés, Dos frotté, Intérieur acceptable. 66 pages. Texte sur plusieurs colonnes. Nombreux dessins en noir et blanc, in texte. Rares rousseurs.. . . . Classification Dewey : 847-Satire, humour
Sommaire: Moi n'amuse pas moi (entretien) par Pierre Ajame- Le calembour chez Chaval par Patrick Roegiers- L'encre de miséricorde par François Rivière- Petit manuel à l'usage des personnes sans éducation par Chaval- L'art de l'aphorisme par Yves di Manno- A des fleurs de prunier par Dominique Szenes- etc. Classification Dewey : 847-Satire, humour
Editions du Rocher, 2007, in-8°, 396 pp, traduit de l'allemand, annexes (notes du traducteur, chronologie, vocabulaire nazi, organisations antinazies), broché, couv. illustrée, bon état
C'est après une brillante carrière d'homme de radio, de publiciste et d'historien du nazisme que Joachim Fest (1926-2006) rentre en lui-même et retrace les grands événements d'une jeunesse allemande antinazie, dans le cadre de sa propre famille, plutôt aisée et cultivée. Comment a-t-il vécu le nazisme et qu'en a-t-il retenu ? Aux premiers souvenirs d'enfant, il accroche ceux de l'adolescent et du jeune homme sous l'uniforme. Récit d'un parcours initiatique, “Pas moi !” est à la fois son dernier ouvrage et son œuvre la plus personnelle. Il s'y livre avec pudeur et honnêteté. Mais en même temps, Joachim Fest rend un hommage particulier à son père, qui a eu la ténacité de vivre au quotidien ce “Pas moi !” tel un grain de sable parmi tant d'autres qui tentaient de freiner les rouages d'une dictature féroce. Son attitude en fait cependant une exception et une cible, car elle procède de deux forces, la foi et la rigueur morale, que ni le doute ni les avanies ne remettent jamais en question. Et ses redoutables accès de colère servent d'exutoire à la rage de constater combien ses moyens d'action sont dérisoires. Dans cette somme de souvenirs, le récit des événements quotidiens alterne avec celui de tentatives presque désespérées de préserver ce que la culture allemande a de plus noble, sa pensée, sa littérature, sa musique. C'est l'espoir de ceux qui survivent avec leurs vies dévastées face à un pays détruit. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
S. n. | s. l. s. d. [circa 1920] | 27 x 22 cm | deux pages sur deux feuilles
Lettre autographe datée et signée du comte dandy, 20 lignes sur 2 pages), écrite à l'encre noire à propos de l'amitié et de certaines contraintes que semblent rencontrer son correspondant (probablement son ami Henri Lapauze) : "Cher ami,puisque vous souffrez, c'est vous qu'il faut plaindre ; puisque je souris, ce n'est pas moi qu'il faut blâmer. Votre souffrance vient de ne pas faire ce que vous voulez ; donc, votre vindicte doit viser qui vous contraint. Ce que mes yeux ont vu aura, comme suite conséquente, ce que mes oreilles ont entendu, on l'a écrit plaisamment. Il faut fournir à ces tomes là. Vous pensez bien que votre logique et votre justice ne visent qu'à établir les responsabilités. Car nous nous estimons au dessus de la louange, mais pas au dessus de l'amitié. J'étais heureux de vous attester la mienne. Je le suis davantage de vous l'avoir témoignée. Votre Montesquiou." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -