Paris, Bibliothèque des Curieux, 1916, in-12, demi-chagrin rouge à coins, dos à 4 nerfs, couvertures conservés, n.r., 316 p. Edition originale. Portrait-frontispice par André Rouveyre ; couverture illustrée par Cappelio. Bel envoi autographe de l'auteur : “Au poète et au capitaine Charles Bugnet Hommage respectueux et cordial souvenir Guillaume Apollinaire”. Charles Bugnet (1884-1945), commandant d’infanterie pendant la Première Guerre mondiale, et fut par la suite l’officier d’ordonnance du maréchal Foch. Il publiera plusieurs ouvrages dont au moins un recueil de poésies, La Flamme ensevelie, en 1916. Traces brunâtres pp. 223-228 sinon bon état.
Reference : 21765
J.-F. Fourcade - Livres anciens et modernes.
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Paris, L’édition, coll. « Bibliothèque des Curieux » 1916 In-12 18,5 x 12,5 cm. Reliure moderne demi-chagrin rouge, dos lisse, deuxième plat de couverture conservé, portrait d’Apollinaire en frontispice, 316 pp. Sans le premier plat de couverture illustré par Capiello.
édition originale, sans grand papier. Le Poète assassiné est un recueil de seize contes paru durant la convalescence d'Apollinaire, à la suite de sa blessure à la tempe reçue dans une tranchée en mars 1916. Bon état d’occasion
Apollinaire ; Décaudin Michel (sous la direction de) ; Adéma Marcel (iconographie) ; Fouchet Max-Paul (préface)
Reference : 114938
(1965)
André Balland et Jacques Lecat, coll. « Oeuvres complètes de Guillaume Apollinaire », n° 1 1965 Complet des textes “L’enchanteur pourrissant. L’hérésiarque et Cie. Le poète assassiné. La femme assise. Contes retrouvés. Les trois Don Juan. Pages d’histoire” du tome 1 des oeuvres complètes d’Apollinaire. In-4 en feuillets sous chemise rempliée et sous chemise rigide avec étui toilé gris. 25,5 cm sur 16. 751 pages + fac-similés. Illustrations in-texte. Bon état d’occasion.
Bon état d’occasion
Avec billet autographe, relatif au volume Paris, Bibliothèque des Curieux, 1916. 1 vol. (120 x 190 mm) de 316 p. et 1 f. Broché, sous chemise et étui signé (A. Devauchelle). Édition originale. Exemplaire enrichi d'un billet autographe (encre sur papier, 145 x 100 mm) comportant des notes de travail inédites.
Sous un titre et une couverture prémonitoires, Apollinaire publiait à l'automne 1916 un recueil de contes conçu avant la guerre. Des écrits initiaux, il en retrancha cinq et en ajouta un nouveau qui inspira et le titre, et le dessin de couverture de Leonetto Cappiello, « Le cas du brigadier masqué ou Le Poète assassiné ». Lorsque paraît le recueil, le poète est encore convalescent, après avoir été grièvement blessé à la tempe par un éclat d'obus. Fragilisé par plusieurs trépanations, rendu à la vie civile et décoré de la Croix de guerre, il renoue avec la vie artistique et littéraire : c'est son ami André Rouveyre qui croque le portrait du « sous-lieutenant Guillaume Apollinaire » que l'on retrouve au frontispice. Très bel exemplaire admirablement conservé : il est accompagné d'un intéressant fragment autographe qui contient, au verso, des notes relatives au Poète assassiné. La première concerne « La Chasse à l'aigle » (le 13e conte), dont le sujet - le fils de Napoléon - troublera Apollinaire toute sa vie durant - ; il imagine à ce moment d'autres titres pour ce texte, comme « L'Homme au masque en bec », « Fils de l'Aiglon » ou encore « Convocation de Vienne ». Suivent des notes, sans doute des projets d'autres contes ou nouvelles : « celui qui va tous les soirs chercher une étrangère à la gare du nord » ; « le nouveau Christ rabbin remontre le Rhin - la muraille rentre » ; « La tirade - idée à trouver » ; « prostituée : la mère et ses deux fils dans le même lit et ne s'en aperçoivent pas » ainsi qu'un dessin abstrait et le fragment d'un autre. Au verso, on trouve dix lignes d'un texte qui renvoie plutôt à la période de L'Hérésiarque et dont c'est ici la version princeps, « Le Nom du diamant » demeurée à l'état de projet et intitulée in fine « Un vol à l'Elysée ». Analysée par Jean-Louis Cornille dans son Apollinaire et Cie ce conte met en scène l'aventure du baron d'Ormesan, personnage que l'on retrouve dans L'Hérésiarque. La version embryonnaire consignée ici par Apollinaire en constitue le synopsis, différente de la version finale (cf. Pléiade, OEuvres en prose), mais on y retrouve le fil : un diamant célèbre, un dîner chez l'ambassadrice, un président invité et qui avale par mégarde le dit diamant, un enquêteur qui le retrouve dans les fèces présidentielles, avant d'être félicité et décoré pour sa perspicacité ! L'exemplaire provient de la bibliothèque de Marcel Adema, biographe et bibliographe de Guillaume Apollinaire ; il fut notamment en charge de l'édition des OEuvres complètes dans La Pléiade et de l'album Apollinaire consacré au poète.
Sous chemise cartonnée éditeur illustrée en rouge d'une composition de Raoul Dufy et nouée d'un cordon. Couverture souple rempliée, titre en noir au sein d'un triangle rehaussé à l'or. Illustrée en noir de 36 lithographies. Non rogné. Dos de la chemise légèrement fissuré. Rousseurs éparses.
Paris Au Sans Pareil 1926 147 pp. In-4 Broché Bon exemplaire 1 volume TIRAGE LIMITÉ de la plus belle édition illustrée du texte de Guillaume Apollinaire. Un des 20 exemplaires numérotés sur Japon ancien, enrichi de deux suites de gravures : 1 sur Chine et 1 sur Hollande. Il s'agit du deuxième papier après seulement 20 Arches réservés aux Amis du Sans Pareil, pour un tirage total de 470 exemplaires.Le poète assassiné paru Au Sans Pareil est le premier ouvrage illustré par Raoul Dufy et la première édition illustrée de ce grand recueil de contes publié originellement en 1916.Achevée d'imprimer le 9 novembre 1926 à l'occasion du huitième anniversaire de la mort du grand poète, du grand rénovateur de la poésie française qu'est Guillaume Apollinaire, cette superbe édition du Poète assassiné conte la trajectoire de Croniamanthal, depuis sa gloire initiale à sa persécution puis, inévitablement, à sa mort.
Avec une enveloppe au «S=Lieutenant Guillaume de Kostrowitsky» Paris, Bibliothèque des Curieux, 1916. 1 vol. (115 x 185 mm) de 316 p. et [1] f. Demi-maroquin havane à coins, dos à nerfs, titre doré, date en pied, tête dorée, couvertures et dos conservés (reliure signée de Vermorel). Édition originale. Jointe : enveloppe d'expédition adressée à Apollinaire (145 x 110 mm, cachet de la Poste « Paris, 28 janvier [19]16 », avec son nom souligné 2 fois en rouge et bleu, formant avec l'espace entre les traits le drapeau français : elle est adressée à « Guillaume de Kostrowitsky / S=Lieutenant au 96 regt d'infanterie / Secteur Postal 139 ».
L'enveloppe est imprimée à l'en-tête de « Hotel de Castille 37 rue Cambon à Paris » : à cette date, deux personnalités proches d'Apollinaire y résident : Natalia Gontcharova et Mikhaïl Larionov, pour qui le poète avait donné, en 1914, la préface pour le catalogue de l'ouverture de la galerie Paul Guillaume, qui présentait les oeuvres des deux artistes. En mars, il écrit à leur sujet à Max Jacob : " MM. GONTCHAROVALARIONOF [sic] sont je crois toujours hôtel de Castille, rue Cambon, je leur ai envoyé un poème qu'ils voulaient publier à Paris [...] mais je crains qu'ils le publient en Russie sans le publier ici [...] si tu avais du temps tu irais le copier et me ferais plaisir " (lettre à Max Jacob, 14 mars 1916, collection R.B.L., 22 mai 2019, n° 9). Sous-lieutenant d'infanterie depuis le 18 novembre 1915, Apollinaire regagne Paris début janvier, après sa rupture avec Louise de Coligny-Châtillon, à qui il écrit pour la dernière fois le 18 janvier 1916. Son régiment entre en repos en janvier et février et Apollinaire a alors quelque loisir pour écrire et terminer les nouvelles d'un futur recuei de nouvelles, le deuxième après L'Hérésiarque et Cie (publié en 1910) : un ensemble de textes écrits entre 1900 et 1913, mais qu'il est en train, comme l'attestent les manuscrits, de considérablement remanier. Il retire cinq contes et en ajoute un dernier, le « Cas du brigadier masqué c'est-à-dire le poète ressuscité ». Début février, il peut écrire à son éditeur P.V. Stock qu'il a « l''intention de faire paraître un volume de nouvelles si je trouve un éditeur. Je l'intitulerai le poète assassiné (...)", et pour lequel il souhaite contacter les frères Briffaut, fondateurs de la maison d'édition Bibliothèque des Curieux. Apollinaire leur confiera l'édition de son recueil, en octobre. Il repart sur le front début mars, après une ultime permission à Oran chez Madelaine Pagès, avant de monter en ligne avec son unité à quelques kilomètres de Berry-au-Bac. mars : blessé le 17 mars par un éclat d'obus qui l'atteint à la tempe droite, il est transféré à l'hôpital italien du Quai d'Orsay, il est trépané le 9 mai et reçoit la Croix de guerre le 17 juin. Le recueil sera livré en librairie en novembre, avec, en frontispice, un portrait du « sous-lieutenant Guillaume Apollinaire » par André Rouveyre, répondant au dessin de couverture de Leonetto Cappiello : une illustration en couleurs montrant un cavalier au front sanguinolant. Le 9 novembre 1918, presque deux ans jours pour jours après la parution de ce livre, le poète mourrait de la grippe espagnole dans Paris presque libéré. Bon exemplaire, sans rousseurs. Reliure modeste ; couverture légèrement rognée en marge.