Très intéressante correspondance de Lorrain avec lauteur du Satanisme et la magie, qui deviendra un spécialiste de loccultisme, des sectes ésotériques, etc. Dailleurs nest-ce pas lui qui exorcisera Lorrain de ses mauvais rêves engendrés dans lappartement hanté de la rue de Courty ? À propos de hantise on parle volontiers de châteaux, de manoirs ou encore de maisons hantés mais plus rarement dappartements hantés ? Jules Bois fut également lié à Huysmans. On peut voir aussi dans ces lettres que Lorrain nhésite pas à donner un coup de pouce à un jeune confrère en journalisme, venu de Marseille, pour forcer les portes des rédactions parisiennes& ? Voulez-vous nous faire lamitié à ma mère et à moi de venir dîner mercredi en Auteuil. J aurai quelques femmes et vous entendrez de la musique dun de mes amis, élève de César Franck. (&) Vous verrai-je lundi dans latelier dHopkins ?& (dimanche 17 juin [1888]). Vous êtes vraiment bien gentil, mon cher Bois, mais je traversais Paris à la vapeur et j avais tant à faire ; mon médecin, (&) Magnier, lÉcho, Magnier et mon notaire& Il nest rentré rue de Courty quà 8 h du soir, je my couchais pour me décarapater mardi à 8h1/2 de façon à pouvoir rentrer dîner et coucher. Il na pu voir Roques mais le verra la semaine prochaine et tâchera de faire entrer Bois au Courrier français dans de bonnes condition& En attendant bon courage et merci, je vais un peu mieux mais mon médecin veut menvoyer aux eaux, et cela membête. [1888] ? Il lui demande de passer à L Évènement pour récupérer le 1er no auquel il a participé : celui du jeudi 6 janvier 1887 dans lequel il a fait le portrait de Madame Aubernon (intitulé Comtesse dEscarbagnas). Ce sont les Buloz de la Revue des Deux Mondes, les vrais Buloz qui affriolés par les portraits de lÉcho ont demandé à lire ce portait de début. Il est bien imprimé dans L Oratoire, mais je nai plus un seul de ces volumes. (&) J ai lu vos aménités à mon endroit dans vos Petites Décadences, merci très réussi dailleurs, cette photographie aquarellée& Je continue à aller mieux, cet air et ces bains sulfureux me retapent, mais que ce pays est ennuyeux& rien, rien à voir, que le paysage et il nest paysage quà une lieue. Pas une femme à regarder, des laideurs et la pire des laideurs, la laideur insignifiante. (&) Il souhaite rentrer à Paris& je viens décrire dans ce sens à Roques à la seule fin dobtenir un [?] qui me permette de revenir me retaper à Paris. (Fécamp, 19 août [1890]). ? Le malheur est, mon cher Bois, que j ai quitté Paris, que je suis encore ici pour huit jours, aux eaux de Poissy, et que je traverserai Paris comme une ablette le 2 ou 3 août prochain pour aller méchouer à Trouville ou aux Sables-dOlonne : j attends une lettre qui en décidera. Il lui dit daller à lÉvènement& J ai tout lieu de croire que le Fol Edmond [Magnier] accueillera et prendra votre Lombardement ( ?) et peut-être vous commandera [d] autres chroniques, etc. Vous serez prévenu quand je traverserai Paris et je vous promets une heure de bonne causerie& (20 juillet 1891). ? Mon cher Bois, un service, (&) voulez-vous me servir de secrétaire demain mercredi et jeudi dans la soirée, il marrive un gros ennui un abcès en formation sous laisselle droite, aujourdhui ça va mieux, mais demain j ai grand peur de ne pouvoir me servir de mon bras et j ai besoin de lire mon conte demain à lÉcho (&) demain je vous dicterai mon conte& Il le félicite pour sa chronique. (22 juillet 1890) ? & je vous avais invité à déjeuner pour ce matin avec le jeune Paul Fort. Sans nouvelle de vous il faut croire que ma lettre ne vous est pas arrivée&!!! J ai mercredi à dîner Huysmans, Talmeyr, Tailhade et quelques amis ; si vous navez rien de mieux à faire, venez donc passer la soirée vers 9 heure et BATAILLE / BIELYn º?1292priez Gabriel Mourey de venir& on ésotérismera, on larvera, etc. Un mot si oui& (10 avril 1892) ? Non, pas vendredi ; cela mest impossible& je repasse vendredi en appel& et lundi je suis obligé de quitter Paris pour affaires, donc à mon retour je vous ferai signe pour que vous mameniez le Paul Fort, ne vous tracassez pas pour venir à Auteuil avant mon retour. Les songes commencent à me laisser en paix, j en ai encore eu un dimanche et depuis& je respire ; je vais peut-être dès que je le pourrai aller passer un mois à Marseille, cela me remettra, le soleil et le ciel bleu. Si vous voyez lheureux Mourey rappeler lui bien que je voudrais bien aussi ma pantomime, que diable ! (9 septembre 1892). ? 1 carte sur papier bleu foncé [à Jules Bois] (particulièrement difficile à déchiffrer). Luchon, ce mercredi matin, J ai reçu lÉternelle [L Éternelle Poupée, roman de Jules Bois, publié en 1894], merci, Vous arrangez bien les autochtones de Marseille et comme vous avez tort, ils sont si rompus au stupre si unanimement immoraux et gourmands de sensations, ce nen sont plus des êtres humains mais des animaux à la fois apprivoisés, sauvages et corrompus& Comment je révolutionne Paris, cest que Paris na rien à faire. Sarcey ma décerné un brevet de jeunesse, joie !!! (&) Astarté me reprend j ai fait ici une rencontre inouïe, un Syrien, le plus gros joueur de baccarat du casino, où je ne parais jamais, grec (?) et aventurier, j en suis sûr très lévrier de Smyrne et auquel j indique dans lombre les portes& Tous les soirs nous soupons ensemble lui au champagne moi à leau de Smyrne et j arrive à le rendre littéralement fou ! Il ne sait plus sur quel pied danser [fin juillet 1894]. ? Merci, mon cher ami, de votre bonne lettre, elle marrive comme la manne dans le désert car je mennuie ferme et dense dans cet élégant et futile Luchon. Mon Syrien est parti, terrifié par la publication des mémoires dArdisson avec pour moi une belle haine flambant sourdement, je me suis gardé à carreau tout le temps et la présence de Gailhard de lOpéra à mon hôtel et de quelques femmes galantes de lettres, comme la Saxebey, ne suffisent pas à me désenspleener lesprit& et je suis là jusquau 31 août. Poor Yorick, plaignez-moi. ? Il a fini L Éternelle Poupée (&), cest le milieu que j aime le moins. Je le trouve un peu Pandemonium et Péladanesque, cette Aglaonis me déconcerte, mais j ai beaucoup aimé Reine Chantil et Astarté, singulière coïncidence, cette Astarté est une figure qui mobsède depuis quelques mois ; les fragments du Manuscrit dont vous avez aimé les (&) étaient écrits depuis deux mois déjà, ils lavaient déjà depuis le 1er juin au Journal et la suite est la recherche menée de cette Astarté dans lOrient personnifiée par la petite statuette noire meurtrière au sexe en tête de mort. Comme on se rencontre (suite illisible). J ai réuni le bal du Courrier et le Prince Alcyon et le baron de Regulus&, chose étrange cest vers Poissy son douloureux passé de folie et déther que je me sens attiré depuis le départ du haïssable et haineux Syrien (1er août 1894). ? En toute hâte envoyez-moi les noms exacts de deux amies de Krisna et si vous pouvez tout le délicieux passage. Cest pour mon prochain Raitif, il me faudra cela demain avant midi au plus tard& [17 fév. 1895]. ? J allais vous écrire mon cher Bois, votre passage du berger Krisna mest arrivé trop tard, le Raitif retardé jusquà hier matin venait dêtre achevé et remis à la poste. Bodinier est étonnant, je cite dans un seul Raitif sa Bodiniere et il se déclare mécontent pour avoir constaté la laideur gargouillesque de son public femme, il y en avait de terribles, savez-vous, samedi, j en suis rentré malade, très impressionné, lisez plutôt mon Raitif et vous verrez que je suis très aimable : dailleurs ne suis-je pas votre ami (20 fév. 1895).
Reference : 18492
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BASCHET. 20 NOVEMBRE 1907. In-12. Broché. Bon état, Livré sans Couverture, Dos satisfaisant, Intérieur frais. Paginé de 721 à 752. Nombreuses gravures et photographies en noir et blanc dans et hors texte.. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
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