Paris Jean-Pierre Faur Editeur, 1992, in-4, relié sous jaquette éditeur, np. Edition originale. Très bon état.
Reference : 83950
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À Paris, chez Lambert Roulland, 1681, in-12, [40]-460-[14] pp, 2 pl. repliées, Basane havane de l'époque, dos à nerfs et fleuronné, Seconde édition de cet ouvrage de physiologie mécanique du "docteur-régent épucurien" de la Faculté de médecine de Paris Guillaume Lamy (1644-1683), paru pour la première fois en 1677. L'auteur est connu pour sa contribution au débat de la fin du XVIIe siècle sur la nature de l'âme, notamment de l'âme des bêtes, et pour ses positions antifinalistes. La présente Explication méchanique apporte sa définition de l'âme sensitive, décrite comme "un corps très subtil, toujours en mouvement" (p. 14) ; l'auteur s'y révèle ferme partisan d'une âme matérielle - le cerveau. Cette édition s'accompagne de la Description de l'oreille de Jean MÉRY (1645-1722), qui parait ici pour la première fois ; le chirurgien français y décrit la "circulation de l'air dans l'oreille à travers le tympan, la fenêtre ovale, le vestibule, les canaux semi-circulaires, le limaçon, la fenêtre ronde puis l'évacue dans la trompe d'Eustache" (Willemot). Ce texte s'accompagne de 2 planches gravées sur cuivre par J. Langlois d'après Guerard, représentant les os et cartilages de l'oreille. Ex-dono manuscrit ancien en regard de la page de titre. Ex-libris de Jean Rouché. Reliure usagée, mais solide. Bon état intérieur (feuillets jaunis). Couverture rigide
Bon [40]-460-[14] pp., 2 pl.
Édition originale et premier tirage. Avec sa rare jaquette. Paris, Gallimard, (23 décembre) 1977. 1 vol. (140 x 205 mm) de 310 p. et [5] f. Broché, sous jaquette illustrée. Édition originale et premier tirage.
Cinq ans après la parution de The Gasp, Romain Gary décide de donner la version française de ce texte. Après avoir décrit très précisément les illustrations de la jaquette à Claude Gallimard, il confiait à un journaliste : « je vais avoir soixante-quatre ans et je jouis de la vie comme je n'en ai jamais joui avant, parce que je me suis débarrassé d'un certain nombre de grimaces. (...) Je peux enlever ma culotte en public sans me sentir génial ou ridicule ». Rien, en effet, n'arrêtait plus l'auteur qui entra dans une polémique avec son éditeur sur un ton franchement sans « grimaces » à propos du dossier de presse fait en dépit du bon sens : « Mon vieux, c'est quand même pas croyable, comme bordel. (...) J'ai fait une préface spéciale. Une telle ineptie confine au sabotage. Je veux une explication. (...) Merde ! Qui a fait cette connerie irrattrapable ?» (lettre à Robert Gallimard) La « c. » en question consistait à avoir annoncé trop tôt Charge d'âme comme la suite de Frère océan - ce que Gary avait annoncé dans Pour Sganarelle. Quoi qu'il en soit, il se place dans le prolongement de La tête coupable, autre roman écrit d'abord en anglais et faisant également parti du cycle de Frère Océan et dont Charge d'âme constitue sans nul doute la suite : nous retrouvons dans Charge d'âme le personnage de Marc Mathieu, le savant français qui vivait caché à Tahiti et dont les travaux ont permis à la France de se doter de la bombe à hydrogène. Mais Gary voulait l'en détacher, et le signifiera encore quelques jours plus tard à un autre Gallimard de la maison d'édition, Claude : « (...) on me délègue sur le marché sans aucun souci de l'événement. Et quelle est la personne chargée de gérer, ressortir l'ensemble de mes vingt-cinq livres ? Personne. C‘est pratiquement du dépôt légal. Je ne conçois pas l'édition comme ça.(...) Qui a donné au Figaro le sujet de mon livre totalement faux...? ».
Édition originale. Un des 20 premiers exemplaires sur hollande. Très bel exemplaire. Paris, Gallimard, (23 décembre) 1977. 1 vol. (145 x 215 mm) de 310 p. et [5] f. Broché, non coupé, sous chemise et étui. Édition originale. Un des 20 premiers exemplaires sur hollande (n° 8).
Cinq ans après la parution de The Gasp, Romain Gary décide de donner la version française de ce texte. Après avoir décrit très précisément les illustrations de la jaquette à Claude Gallimard, il confiait à un journaliste : « je vais avoir soixante-quatre ans et je jouis de la vie comme je n'en ai jamais joui avant, parce que je me suis débarrassé d'un certain nombre de grimaces. [...] Je peux enlever ma culotte en public sans me sentir génial ou ridicule ». Rien, en effet, n'arrêtait plus l'auteur qui entra dans une polémique avec son éditeur sur un ton franchement sans « grimaces » à propos du dossier de presse fait en dépit du bon sens : « Mon vieux, c'est quand même pas croyable, comme bordel. [...] J'ai fait une préface spéciale. Une telle ineptie confine au sabotage. Je veux une explication. [...] Merde ! Qui a fait cette connerie irrattrapable ? » (lettre à Robert Gallimard) La « c. » en question était d'avoir annoncé trop tôt Charge d'âme comme la suite de Frère Océan - ce que Gary avait annoncé dans Pour Sganarelle. Quoi qu'il en soit, il se place dans le prolongement de La tête coupable, autre roman écrit d'abord en anglais et faisant également parti du cycle de Frère Océan et dont Charge d'âme constitue sans nul doute la suite : nous retrouvons dans Charge d'âme le personnage de Marc Mathieu, le savant français qui vivait caché à Tahiti et dont les travaux ont permis à la France de se doter de la bombe à hydrogène. Mais Gary voulait l'en détacher, et le signifiera encore quelques jours plus tard à un autre Gallimard de la maison d'édition, Claude : « [...] on me délègue sur le marché sans aucun souci de l'événement. Et quelle est la personne chargée de gérer, ressortir l'ensemble de mes vingt-cinq livres ? Personne. C'est pratiquement du dépôt légal. Je ne conçois pas l'édition comme ça. [...] Qui a donné au Figaro le sujet de mon livre totalement faux... ? ».
Édition originale. Un des 25 exemplaires sur vélin d'Arches. Paris, Gallimard, (23 décembre) 1977. 1 vol. (145 x 220 mm) de 310 p. et [5] f. Broché, non coupé. Édition originale. Un des 25 exemplaires sur vélin d'Arches (n° 28).
Cinq ans après la parution de The Gasp, Romain Gary décide de donner la version française de ce texte. Après avoir décrit très précisément les illustrations de la jaquette à Claude Gallimard, il confiait à un journaliste : « je vais avoir soixante-quatre ans et je jouis de la vie comme je n'en ai jamais joui avant, parce que je me suis débarrassé d'un certain nombre de grimaces. [...] Je peux enlever ma culotte en public sans me sentir génial ou ridicule ». Rien, en effet, n'arrêtait plus l'auteur qui entra dans une polémique avec son éditeur sur un ton franchement sans « grimaces » à propos du dossier de presse fait en dépit du bon sens : « Mon vieux, c'est quand même pas croyable, comme bordel. [...] J'ai fait une préface spéciale. Une telle ineptie confine au sabotage. Je veux une explication. [...] Merde ! Qui a fait cette connerie irrattrapable ? » (lettre à Robert Gallimard) La « c. » en question consistait à avoir annoncé trop tôt Charge d'âme comme la suite de Frère océan - ce que Gary avait annoncé dans Pour Sganarelle. Quoi qu'il en soit, il se place dans le prolongement de La Tête coupable, autre roman écrit d'abord en anglais et faisant également parti du cycle de Frère Océan et dont Charge d'âme constitue sans nul doute la suite : nous retrouvons dans Charge d'âme le personnage de Marc Mathieu, le savant français qui vivait caché à Tahiti et dont les travaux ont permis à la France de se doter de la bombe à hydrogène. Mais Gary voulait l'en détacher, et le signifiera encore quelques jours plus tard à un autre Gallimard de la maison d'édition, Claude : « on me délègue sur le marché sans aucun souci de l'événement. Et quelle est la personne chargée de gérer, ressortir l'ensemble de mes vingt-cinq livres ? Personne. C'est pratiquement du dépôt légal. Je ne conçois pas l'édition comme ça. [...] Qui a donné au Figaro le sujet de mon livre totalement faux... ? ». Bel exemplaire.
MANUSCRIT ANONYME (d'après Jean-Baptiste de MIRABAUD) | MATÉRIALISME
Reference : 96861
, milieu du XVIIIe s, in-4, 3 part. en 1 vol. : [1] ff de titre, 195-[2]-323-[2]-263 pp, Basane havane de l'époque, dos lisse et fleuronné, pièce de titre rouge, tranches rouges, Copie manuscrite de textes philosophiques de Jean-Baptiste de Mirabaud (1675-1760). 1? Le premier - Opinion des anciens sur la nature de l'âme - est issu de "L'âme et de son immortalité", essai paru en 1751 au sein d'un recueil matérialiste publié par un prêtre, Jean-Baptiste Le Mascrier, et un avocat, César Chesneau Du Marsais : Le Monde, son origine, et son antiquité (Paris, Briasson, 1751). L'ouvrage, argumentant notamment, par la plume de Mirabaud, que les métaphysiciens n'avaient pas pris en compte les opinions des Anciens sur le monde et sur l'âme, avait été condamné au feu par arrêt du Parlement. 2? Le second - Opinion des anciens sur les Juifs - a été copié sur un ouvrage publié à Londres en 1769, condamné de même. 3? Le troisième - De Jésus Christ - est extrait de l'Examen critique du Nouveau Testament (Londres, 1777), texte prétendument posthume de l'historien Nicolas Fréret, sous le nom duquel il faudrait également reconnaître Mirabaud (voir notice FRBNF30951657 du catalogue de la BNF), quoique certains y voient le baron d'Holbach. La paternité de Mirabaud a souvent été discutée, ses textes philosophiques ayant été tantôt attribués à Fréret, tantôt à d'Holbach : de ce dernier, Mirabaud a en effet été le prête-nom lors de la publication, ultérieure, du Système de la Nature (Amsterdam, Rey, 1770). La postérité reconnaîtra ainsi assez souvent le nom d'Holbach à la place celui de Mirabaud, qui fut pourtant plus qu'un homme de paille littéraire, mais bien l'un des inspirateurs du baron allemand. Les travaux de Mirabaud - à l'instar de nombreux écrits philosophiques publiés à l'âge des Lumières - ont largement circulé sous la forme de manuscrits clandestins. Cette diffusion particulière des idées philosophiques d'avant la Révolution constitue un genre en soi : quelques textes n'ont jamais été imprimés; d'autres, à l'exemple de ceux qui sont retranscrits dans notre manuscrit, ont été frappés d'interdiction. Ainsi a été reconnu un véritable corpus de manuscrits, dont la majorité a permis, en son temps, de divulguer les opinions matérialistes, déistes et athées. Parmi eux, nous pouvons citer : - Ms 3560 et de la Bibliothèque Mazarine; - Ms 418 de la bibliothèque municipale de Besançon; - Ms 828 (XXXII) de la Bibliothèque municipale de Bordeaux; - ou encore : Ms 2645 de la Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne. Ce volume a appartenu à Arsène Thiébaut de Berneaud (1777-1850), agronome et secrétaire perpétuel de la Société Linnéenne de Paris : la page manuscrite ajoutée en début d'ouvrage est de sa main. Il y a calligraphié le titre, "Recherches historiques et critiques sur l'origine et les bases du christianisme. MS. XVIIIe s." et, au verso, une table des matières suivie d'un commentaire, signé : "Ces diverses recherches sont fort remarquables; elles renferment des faits curieux sur le système judaïque et sur les bases du christianisme : c'est ce qui m'a décidé à en faire l'acquisition". Ultérieurement, un propriétaire inconnu dans le cours du XIXe s, a commenté à la suite : "Ce M. Thiébaut ne s'était pas aperçu que le troisième traité [De Jésus Christ] n'est autre chose que l'examen critique d'un nouveau testament imprimé dans les oeuvres de Fréret. Il est probable que les trois parties sont se compose ce manuscrit ne sont que des copies de livres publiés pendant le 18e siècle". Reliure usée, griffures sur le plat supérieur, charnière fendue. Bel état intérieur. Jammes, Bûcher littéraire, n° 690 et 750. Couverture rigide
Bon 3 part. en 1 vol. : [1] ff de