Paris, Editions Cercel d'Art, Les Grands Peintres, 1969, in-4, relié sous jaquette éditeur, sous étui muet, 158p. Très bon état. Nombreuses reproductions en NB et en couleur contre-collées.
Reference : 81730
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Lyon Briday [Bar-le-Duc, Imp. Contant-Laguerre] 1876 in-12 de 2 ff.n.ch. et 428 pp. br., couv. beige impr., petits manques, qq. piqûres
Cordier, "Indosinica", 2051. "Dict. d'histoire et de géographie ecclésiastiques", IX, 1020-21. Édition originale.L'auteur, qui a signé la préface des initiales E.V., a enrichi le plat supérieur de la couverture d'un envoi autographe signé (mais son nom est difficilement déchiffrable).Jean-Louis Bonnard nacquit à Saint-Christo-en-Jarez (Loire) le 1er novembre 1824. "Le 8 février 1849, il partit pour la mission du Tonkin occidental. Il y travailla, sous la direction de Mgr Retord, vicaire apostolique, dans les paroisses de Ke-bang et Ke-trinh. La persécution de Tu-duc sévissait avec rage. En 1852, Bonnard séjournait dans la chrétienté de Boi-xuyen, lorsqu'il fut dénoncé, arrêté et conduit à Nam-Dinh. Au cours de son incarcération il n'eut pas à souffrir de mauvais traitements. Condamné à mort pour avoir prêché la foi catholique, il fut décapité le 1er mai 1852. Son corps et sa tête furent jetés à la mer: les chrétiens réussirent à les reprendre et les transportèrent au séminaire de Ke-vinh où ils furent inhumés. Le martyr a été béatifié par Léon XIII, par bref du 7 mai 1900". Cf. Dict. d'hist. et de géogr. eccl., loc. cit.Bon exemplaire broché, avec envoi
Paris Emile Kapp s.d. [1895] in-8 demi-percaline bouteille de l'époque, dos lisse, tranches mouchetées
4 ff. n. ch., pp. 9-70, un f. n. ch.Grandidier, 504. Exposé à l'usage des députés et sénateurs français sur la situation juridique créée par l'annexion du royaume Hova, réclamée à cor et à cri par les Réunionnais et le parti colonial. Avocat et musicologue, Paul Bonnard (1845- ?) était aussi propriétaire d'une exploitation agricole en Tunisie, et faisait partie des lobbys coloniaux les plus aggressifs
BONNARD (Abel) : L’Enfance. Paris, Le Divan, 1927. Plaquette petit in-8 sensu stricto, 72pp. [dont faux-titre et titre]-(1) f. [blanc / achevé d’imprimer], brochée, couverture imprimée ocre (de très bonne apparence, malgré une petite trace d’enfoncement en bas du dos, par contre, à l’intérieur, invasion de taches brunes – déjà - : papier de très mauvaise qualité). ÉDITION ORIGINALE, dans la collection « Les Soirées du Divan », n° 25, tirée à 925 exemplaires numérotés (celui-ci un des huit cents sur « bel alfa bouffant » (sic). D’entrée, le propos se veut rassurant : « J’aime plus l’enfance que les enfants » (p.7), mais, l’éducation doit être sévère : « (elle) n’est que le dernier cas du dressage » (p.59). Par ailleurs, quelle condescendance, quelle suffisance envers les plus démunis : « Un petit pauvre regarde avec une sorte d’étonnement et d’indépendance la misère de ses parents, qui n’est pas encore la sienne [sic !]» (p.44). Quel détachement du petit malheureux sur son sort : il est vrai que la religion est là, qui lui promet un bel avenir post-mortem. Surtout, pas de révolte, car, « rien de plus sinistre qu’un polisson gouailleur (…), c’est pourquoi le type de Gavroche est si repoussant » (p.41). Rien que çà. Autobiographie ? : « Un petit garçon de quatre ans jouait souvent avec une jeune fille, qui le maniait comme une poupée (…). Moi aussi, dit-il, quand je serai une jeune fille comme toi. – Mais, mon chéri, répondit-elle, tu ne seras jamais une jeune fille. Il faillit pleurer » (p.45). Dépit. Il faudra choisir, drame freudien / cornélien, attirance/répulsion : « Les enfants excellent à manier les grandes personnes (…) Dans ces manèges, l’adresse des deux sexes n’est pas égale (…) [Les garçons] sont plus simples, plus rudes (…) Les petites filles sont des femmes dès leur naissance, et les premières armes de ces innocentes sont celles des courtisanes » (p.63). Malgré tout, le Bonnard poète jaillit in fine : « Les enfants sont l’illusion de l’espèce, comme le printemps est l’illusion de l’année » (p.70)
Reference : G425
FAKE HISTORY Cette histoire n’est qu’un conte, une histoire à dormir debout. Les historiens se sont fourvoyés, volontairement ou non : une ascendance noble, fut-elle impériale et illégitime, flatte l’orgueil du bourgeois. Seulement voilà : comme la terre, l’État Civil ne ment pas, …au moins sur les dates. On trouvera dans les Archives de la Corse du Sud, l’acte de mariage de Pauline Benielli et Ernest Bonnard, dans celles de la Vienne, l’acte de naissance d’Abel : le premier en date du 10/02/1880 (note 13), le second, en date du 19/12//1883 (note 14). Que la gestation fut longue ! Et on comprend mieux l’attachement d’Abel à sa maman ! Elle mourra dans la villégiature pétainiste de Sigmaringen en 1945. Mais il a encore mieux : Abel n’était pas fils unique, avant lui étaient nés un frère et une sœur, décédés tous deux en bas âge (note 15). =================
Note 3- Abel Bonnard : Pour l’élite intellectuelle, dans la Revue hebdomadaire, t.7, 07/07/1936, p.248). Note 4- cité d’après B. Pénicaud et Vincent Vidal-Naquet : Les révolutions de l’Amour (etc.). Note 5- aujourd’hui remis à la mode par nos chères politiques, NKM à propos de Patrick Buisson, la Marine au sujet du beau Florian… [en 2017…] Note 6- cf. Pierre Dac, qui à Radio Londres, fustigeait le ministre : dans son parti, « l’envers vaut l’endroit ») Note 7- hexagonegay.com précise qu’à l’époque, « les lieux de rencontre homos parisiens (cinémas et vespasiennes) connaiss[ai]ent bien sa silhouette » ; en revanche, il déplore que « Je Suis Partout » ni la presse d’extrême- droite, si prompts à dénoncer l’homosexualité (…) n’ont fait état de l’homosexualité de Bonnard ». Note 8- pour present.fr/tag/abel-bonnard/ : « La belle Bonnard… Gestapette… Yves Morel le sait : immanquablement, ce sont les plaisanteries qui fuseront de la bouche des sots si vous jetez le nom d’A.B. dans une conversation (même universitaire). Et pourtant, voilà une personnalité plus complexe que sa mauvaise renommée : on ne lui connaît que des liaisons féminines ». Sans rire ! Note 9- Buisson (Patrick) : 1940-1945. Années érotiques (Paris, Albin Michel, 2009.2 volumes. « Abel Bonnard, le scandaleux » (t. I, p.263 et suiv.) nous apprend que « son vrai père est un aristocrate italien, J.N. Primoli, descendant de Lucien Bonaparte, qui séduisit sa mère, Marie-Paule [sic !] Benielli, peu de temps avant son mariage [re-sic !!]». Note 10- Descendia de José Bonaparte, Rey de Espana y de las Indias, y sus entronques i talianos y franceses (Anales de la Real Academia Matritense de Heràldica y Genealogia, vol.XII, 2009, pp. 143-327). Note 11- Pasquali, Costanza : Proust, Primoli. La Moda. Otto lettere inedite di Proust e tre saggi. Roma, Ed. di Storia et litteratura, 1961, p.32. Note 12- Yves Morel ( Abel Bonnard. Coll. Qui suis-je ? Editions Pardès, 2017) : « Ne pouvant épouser le père de son enfant, Pauline Benielli se résolut à un mariage de raison avec Ernest Bonnard (…) qui reconnut Abel et lui donna son nom », qui complète bien la formule de P. Buisson (note 9). Note 13- Archives Départementales de Corse du Sud Ajaccio, Mariages, 1880 (f° 55-56/159) Note 14- Archives Départementales de la Vienne, Naissances, 1883 (9 E, p. 251), avec cette note marginale manuscrite : « Décédé à Madrid (Espagne) le 31 mars 1968 ». Confirmation de sa naissance, post mortem. Note 15- Abel- Jean- Désiré (A) aux prénoms identiques et Fanny-Françoise-Justine (B) (A) Melun, avril 1881- Poitiers, 26/06/1883. A.D. de la Vienne , Décès 1883, n°490, f° 147/278 (B) AD de la Vienne, Poitiers, 08/07/1885 [Naissances 1885, n°438, f°121/250]- 12/05/1886 [Décès 1886, n°370, f° 102/259. « Nom de la mère : Pauline Bennieni »] !! Aujourd’hui, (08/2022), que l’on consulte Wikipédia, ou des sites dits sérieux ( ?) de généalogie (geneanet, geneastar), la fausse généalogie prospère. Une lueur d’espoir : la généalogie d’Ernest Bonnard, le père « nourricier »… Patatras ! Si le frère aîné Abel (1881-1883) est bien mentionné, on trouve immédiatement après un « demi-frère Abel, etc.). Errare humanum est, perseverare diabolicum.
Paris Ambroise Vollard 1902 In-4 (290 x 238 mm). 294 pp. 151 lithographies originales de Pierre Bonnard, couverture conservée. Pleine reliure de maroquin vert, gardes de soie verte, filets sur les coupes et les contreplats, dos à nerfs, tête dorée, étui (reliure signée David). Tirage limité à 250 exemplaires numérotés, celui-ci un des 200 sur Hollande van Gelder (numéroté 108).
Très bel exemplaire parfaitement relié (rares piqûres pp. 11, 50 et cahier 10)"J'ai commencé les lithographies de Daphnis et Chloé, d'inspiration plus classique [que Parallèlement]. Je travaillai rapidement, avec joie ; Daphnis a pu paraître en 1902. J'ai évoqué à chaque page le berger de Lesbos avec une sorte de fièvre heureuse qui m'emportait malgré moi... " (Bonnard à la journaliste Marguette Bouvier dans le Comoedia du 23 janvier 1943). "Les illustrations ont toutes le même format; mais cette disposition rigoureuse que le peintre a lui-même choisie n'engendre aucune monotonie, tant sont variés les sujets et leur interprétation. (...) Les lithographies, d'une légèreté de main inouïe, ont été tirées avec des raffinements tels que l'on croit voir le crayon lui-même, et elles ont, aussi bien que le texte, cette merveilleuse fraîcheur qui restera toujours un des dons les plus purs de Bonnard." (Jacques Guignard, Le Livre, éd. du Chêne, 1942. )"Ici, tout à la lecture du texte, le peintre s'est souvenu des paysans de l'Ile-de-France, de ceux de Marly et de Montval, où il avait loué une petite maison. Des paysans de son Dauphiné natal, aussi. Ce ne sont pas des tableaux qui lui revenaient alors à la mémoire. Au contraire, lorsque, après avoir illustré Daphnis, il reprend ses pinceaux, ce sont des personnages du livre qui le hantent parfois, nymphes, faunes ou satyres qu'il introduit alors dans ses peintures (...) C'est ce bonheur qu'on ressent en ouvrant le livre, tout rempli de la fraîcheur champêtre ; le temps semble aboli, c'est ici la naissance de l'amour. Pour illustrer cette histoire merveilleuse qui se renouvelle en tout lieu et en toute saison, belle comme tous les jours la naissance du jour, point n'est besoin pour Bonnard de préciser le décor ou le costume, il ne s'agit de montrer que l'élan, la grâce et la jeune force des jeux qui précèdent le premier désir. Son trait a la vigueur à la fois et la légèreté de l'ombre pour évoquer Daphnis le chevrier et Chloé la bergère. Tous deux mènent aux champs leurs troupeaux, Daphnis joue de la flûte cependant que chante Chloé; voici le bois consacré aux nymphes, le hallier « fort épais de ronces et d'épines », un simple logis et l'intérieur d'un palais; tous les détours jusqu'aux noces pastorales... " Antoine Terrasse, Pierre Bonnard, Gallimard 1967."In 1902, Vollard published Daphnis et Chloé by Longus; He may have chosen this Greek romance of the third century because it approached so nearly the tone of the modern novel. Illustrated with lithographs by Bonnard, it has been described as one of the most beautiful books published since the eighteenth century. Carefully following the text, conjuring up woodlands, harbors, and pastoral figures, Bonnard's genius portrays with lavishness and antique grace the tranquil atmosphere of the Golden Age. The quality of the printing process, attained with such success in Parallèlement, lingers on in Daphnis et Chloé, giving it exceptional charm and nuance. " (Un E. Johnson, Ambroise Vollard Editeur, The Museum of Modern Art, N-Y, 1977) Libraire membre du S.L.A.M. (Syndicat national de la Librairie Ancienne et Moderne) et de la L.I.L.A. (Ligue Internationale de la Librairie Ancienne). N'hésitez pas à prendre contact par mail pour des photographies et des détails supplémentaires, pour des recherches ou des estimations de livres anciens et rares.
Paris Verve Teriade 1947 In-4 Broché, couverture illustrée rempliée
En frontispice, LITHOGRAPHIE originale en couleurs de Bonnard, signée dans la pierre. 84 reproductions d'oeuvres, dont 29 dessins en couleurs. Textes de l'artiste et de Charles Terrasse. Photo du peintre travaillant dans son atelier, et vue de son jardin au Cannet par Brassaï. Petite reprise au dos et usures en couverture.>>>>Ce numéro de Verve réunit des oeuvres inédites de Pierre Bonnard, excutées pendant ces quinze dernières années. L'Artiste en a composé la couverture, le frontispice (Le Soleil) et tous les ornements au cours de l'Automne 1946. Assez bon 0