Paris, Librairie Stock, Collection Maïa, 1930, in-8, broché sous couverture rempliée illustrée, 224 pages. Mention de 11° ed. Légère insolation sur la couverture. Intérieur frais.
Reference : 63121
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Librairie Christian Chaboud
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Amsterdam [Montauban] sans nom 1770 2 tomes reliés en 1 vol. in-16° (163 x 101 mm), [1] f. - vi pp. - 161 pp. - [1] f. - 104 pp. - [2] ff., demi-chagrin violine, dos lisse, plats de papier chagriné (reliure postérieure, second quart du XIXe siècle)
CURIEUX MÉLANGE DE CONTES LÉGERS, ANTICLÉRICAUX ET GRAVELEUX, VOIRE NAUSÉABONDS Édition en grande partie originale de ce très rare recueil de 88 contes (d'après la préface de l'éditeur, une douzaine d'entre eux avait déjà été publiés). La plupart de ces pièces en vers sont dues à Siméon Fagon, dit Valette ; une vingtaine d'autres sont de Vergier (« Le Mal d'Aventure », « Le Tonnerre »...), Grécourt (« Les Bottes », « Le Pucelage »...), Ferrand (« Les Doigts bénis »), La Monnoye (« La Rage d'Amour »), Piron (« L'Ane et le Cordelier ») ou encore Voltaire (« La Mule du Pape » ) - ce-dernier avait pris Valette, recommandé à lui par d'Alembert, comme modèle de son « Pauvre Diable ». Contes de Perrault mis en vers ("Le Petit Chaperon Rouge", "Les fées", "La Barbe Bleue") y côtoient réécritures de contes arabes ("Les Trois Bossus"), anecdotes rimées (impliquant souvent un ecclésiastique humilié ou un amant dissimulé dans un placard) et une 50aine de pièces graveleuses, concentrées surtout dans la dernière partie de l'ouvrage. Ainsi, dans "Le Trésor", le Diable trompe un homme pour le pousser à déféquer dans la bouche de sa femme. Dans "La Reine de Cadie", un homme entre possession d'un anneau magique qui lui permet d'allonge son sexe - mais l'anneau est perdu, et cause bien des ennuis au prélat qui le ramasse sans connaître son pouvoir : "Et son instrument de paroître / D'autant plus dur, d'autant plus long / S'il continue encore de la même façon / Il passera par la fenêtre" (p. 49). "Les deux rats" met en scène le dialogue de deux rats ayant surpris les ébats d'un couple : le premier "dans le plus prochain trou brusquement se jeta [...] Mais le maudit Mitron m'a bourré tout son sou / Avec je ne sais quoi qu'il poussoit à mesure / Que pour sortir je voulois avancer : Il m'a coigné le nez [...] / Ce gros et long je ne sais quoi / Prenant enfin congé de moi / M'a craché, par mépris, au visage". Le sort du second rat n'est pas plus enviable : "Dans l'encoignure d'une cuisse / Sans grouiller m'étant cantonné [...] / Deux boules, qui pendaient à son chien de derrière / Sans cesse allant, venant, coignoient mon nez aussi" (p. 52) Deux des pièces apparaissent dans deux versions : l'une, "Le Don de la Nayade", apparaît une fois mise en vers par Jacques Vergier, et une autre fois par Valette ("Richardet"). Siméon Valette (1719-1801), professeur de mathématiques à Montauban, séjourna à Ferney chez Voltaire ; il laissa, en plus de ces contes, un Traité de Trigonométrie Sphérique et un poème portant sur l'astronomie, « La Lumière », paru dans le Mercure. PROVENANCE : Philippe-Louis de Bordes de Fortage, ex libris « Ph-L. des Bordes de Fortage » contrecollé au contreplat supérieur. Bibliophile bordelais de renom issu d'une famille de parlementaires reconvertis dans le commerce. Les 3 ventes de sa bibliothèque en 1924, 1925 et 1927, marquèrent les esprits. TOURLET, « Anecdote sur le Pauvre Diable de Voltaire et sur le personnage qui en a fait naître l'idée ». In Magasin Encyclopédique, t. II, 1811, pp. 68-81. Manque à la BnF. Deux bibliothèques en France : Bordeaux, Humathèque Condorcet. Aucun exemplaire à l'étranger. Note bibliographique manuscrite (d'après Barbier 747) insérée à la reliure. Légers frottements à la reliure. Déchirure marginale aux pp. 27-28
Rouen, Henri Defontaine, 1947, 1 volume broché, 215 x 151 mm., 156 pp., 8 gravures hors de Pierre Le Trividic,
Ce volume contient : Le roi Gradlon, Je vous le donne, La Déesse Raison, Le dîner de la Fosse, La pleureuse, Epiphanie, Noël de guerre.Ce tome fait suite à "Contes Sauvages" paru en 1938, avec 3 nouvelles : La finette, Le bouffon blanc, Le couteau."Contes Sauvages II, ne fut publié qu'en 1945 par Henri Defontaine qui le réédita deux années plus tard sous le titre : Contes Amères".Michel Herbert, Bibliographie de Jean de La Varende, I, 87.
Phone number : 02.31.77.03.74
Paris P. Ducrocq libraire-éditeur, successeur de son père s. d. (1864) 2 vol. in-12°(184 x 118 mm) [1] pl. - 281 pp. - [1] f. - [3] pl. + [1] pl. - 284 pp. - [1] f. - [3] pl.
Édition en 2 volumes in-12° de 24 contes des Mille et une nuits donnée par Paul Ducrocq et illustrée de 8 figures gravées d'après René Demoraine (ou De Moraine) par Nivet, Pouget, Bernard, Budzilowicz et Guillaumont. Les gravures de cette suite semblent avoir paru pour la première fois dans l'édition des Contes arabes donnée par Lehuby en 1843, puis avoir été reprises dans de nombreuses éditions des contes parues notamment chez Ducrocq père et fils au format in-12° et in-8°. Certaines de ces éditions (comme l'édition in-12° en 2 vol. à l'adresse "A la librairie de l'enfance et de la jeunesse / E. Ducrocq / successeur de P. C. Lehuby", 1861) semblent ne comprendre qu'une partie de la suite ; c'est le cas de la présente, dont nous n'avons par ailleurs pu localiser aucun autre exemplaire. Elle comprend les gravures ayant pour légende "Il arriva un autre vieillard suivi de deux chiens noirs" (frontispice, t. I), "et touchant de son baton un des poissons" (t. I, p. 72), "et du bout de sa queue il me creva l'oeil droit (t. I, p. 185), "Cortège du roi de Sérandib" (t. I, p. 270), "ma femme me frappa impitoyablement jusqu'à ce que les forces lui manquèrent" (t. 2, frontispice), "Il la vit venir au travers d'une fente" (t. II, p. 129), "Et dans cet état, il fut conduit vers la ville" (t. II, p. 196), et "Vous êtes le bien venu, lui dit-il, entrez" (t. II, p. 266) PROVENANCE : Monogramme couronné de l'impératrice Eugénie en tête et pied des dos (voir Lamort Reliures impériales p. 232) ; il s'agit peut-être d'une bibliothèque de campagne - on imagine sans peine que ces ouvrages destinés à la jeunesse auraient pu être lus par son fils, le Prince impérial. Reliures frottées, dos passés, coins rognés. Rousseurs à certains feuillets, déchirure sans manque habilement restaurée à la planche de la p. 129 au v. 2. Bibliographie : Manson, Michel. "Les éditeurs de littérature de jeunesse au Musée National de l'Éducation" in Trois siècles de publications pour la jeunesse (du XVIIIe au XIXe siècle) au Musée national de l'éducation, Paris / Rouen, Institut national de recherche pédagogique / Musée national de l'éducation, 2008, p. 46-65.
LA FONTAINE (Jean de) / HOOGHE (Romeyn de, ill.) / Eisen (Charles, ill.)
Reference : 478
Paris Adolphe Delahays 1858 - Paris : [s.n.], 1858 2 vol. in-12° (165 x 106 mm), [3] ff. - [1] pl. - ci pp. - [1] pl. - [1] f. - 257 pp. - [87] pl. + [1] f. - [222] pp. numérotées de 259 à 480 - [52] pl., cartonnage à la bradel, demi-veau rouge estampé d'un quadrillage, dos lisse orné, tranches naturelles, non rognée en gouttière et en queue (Reliure de l'époque)
UN PROTOTYPE D'ÉDITION ILLUSTRÉE PAR LES SUITES GRAVÉES ANCIENNES Édition non illustrée, truffée de pages de titre imprimées sur papier filigrané « T. DE LA RUE & Cie » ainsi que de 2 célèbres suites de gravures pour les Contes. Cet exemplaire unique pourrait avoir été établi en vue d'un projet d'édition illustrée. On y trouve : 1. Une copie en contrepartie de la suite de 59 gravures réalisée par Romeyn de Hooghe pour la première édition collective et première illustrée des Contes, parue chez Henry Desbordes à Paris en 1685. Gravures découpées avec titre du conte contrecollées sur feuillets blancs. Suite complète, avec le frontispice portant le titre « Contes de Mr. La Fontaine enrichis de taille-douce ». Seule illustration contemporaine de ces récits licencieux, la suite de De Hooghe est considérée comme un chef d'oeuvre. 2. Une copie en contrepartie de la suite des 81 gravures (seconds frontispices et vignettes in-texte non-compris) réalisées par Charles Eisen pour l'édition dite « des fermiers généraux" (Amsterdam [Paris], 1762). La figure illustrant « Le cas de conscience » apparaît en 2 versions, l'une « couverte » (sexe de l'hermaphrodite censuré) et l'autre « découverte ». La plupart des gravures de cette seconde suite, non-signées, semblent être issues de la contrefaçon « assez jolie » de 1777 (Cohen I 571-572). 5 d'entre elles, signées « Boily », « C. Boily » ou « Boily sculp » semblent provenir de la contrefaçon d'Amsterdam, 1764 (Cohen I 571), jugée comme la plus réussie. D'autres gravures portent les signatures « Binel 1763 » (« La courtisane amoureuse »), « Milcent sc » (« A femme avare galant escroc », « Le Magnifique ») ou encore « Balibeth [?] » (« La coupe enchantée »). 3. Un portrait de l'auteur gravé par Ingouf Junior d'après Hyacinte Rigault (1778). 4. Deux culs de lampe imités des culs de lampe de Chouffard pour l'édition des Fermiers généraux, découpés et rapportés. Soit 141 planches et deux culs de lampe. PROVENANCE : Victor Diancourt (1825-1910) : Ex-libris gravé à la devise « Eligere Colligere Legere » contrecollé au contreplat supérieur. Bibliophile, homme politique et écrivain, Victor Diancourt fut maire de Reims, sénateur de la Marne et président de l'Académie de Reims. À sa mort, la plus grande partie de ses livres furent légués à la bibliothèque municipale de Reims. Toutefois, près de 16 000 volumes disparurent en 1917 dans l'incendie de l'Hôtel de ville, où ils étaient entreposés. Les quelque 3000 ouvrages survivants firent en 2016 l'objet d'une exposition organisée par la Bibliothèque municipale de Reims (« Le goût des livres : Victor Diancourt, collectionneur champennois »). Quelques frottements. Un cahier décalé, gravure imitée de De Hooghe pour « On ne s'avise jamais de tout » légèrement rognée, quelques rousseurs.
1765 Couverture rigide. A Paris, chez J. Merlin, 1765. 3 volumes in-12 (17,5 x 10,5 cm), reliure plein veau marbré, dos lisse orné de fleurons dorés, triple filet doré d'encadrement sur les plats, filet doré sur les coupes, tranches marbrées, coins émoussés, coiffes arasées, manques au dos et aux charnières. Tome I : Feuillet de faux titre non chiffré, faux-titre, portrait frontispice, titre gravé, xvj pages, feuillet de table non chiffré, 345 pages, 9 figures ; Tome II : feuillet de faux-titre non chiffré, titre gravé, feuillet de table non chiffré, 376 pages, 9 figures ; Tome III : feuillet de titre non chiffré, titre gravé, feuillet de table non chiffré, 312 pages, 5 figures. Rousseurs éparses et quelques marques de brûlures à la cire, feuillets bruni. En tout, comme l'indique Cohen (686), un portrait par Cochin, gravé par Saint-Aubin, un titre par Gravelot, gravé par Duclos, répété dans chaque volume, 23 figures par Gravelot, gravées par Baquoy, Legrand, Le Mire, Le Veau, de Longueil, Pasquier, Rousseau et Voyez. Exemplaire du 2ème tirage sans les errata. Les "Contes moraux" de Marmontel sont une série de récits courts qui explorent les mœurs et les valeurs de la société du XVIIIe siècle. Chaque conte met en scène des personnages de différentes classes sociales confrontés à des dilemmes moraux ou à des situations révélatrices de leur caractère. L'auteur utilise l'ironie et l'humour pour critiquer les vices et les travers de son époque tout en proposant des leçons de vertu. À sa parution, les "Contes moraux" ont connu un grand succès et ont contribué à la renommée de Marmontel. Ils ont influencé de nombreux écrivains et penseurs de l'époque des Lumières en France et ailleurs. Les contes sont encore étudiés aujourd'hui pour leur valeur littéraire et leur pertinence morale. Malgré les défauts de la reliure, exemplaire intéressant avec un texte en assez bon état et un bon état général des planches.
Assez bon