Paris, Hachette, 1867, in-8, Plein bradel papier., 224 pages. 4ème édition. Rousseurs.
Reference : 10493
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Les Souffrances du jeune Werther: la célébrité de Goethe es faite et son nom restera longtemps attaché à cet événement littéraire, au premier roman allemand qui franchit véritablement les frontières de l’Allemagne. Précieuse édition française, la première citée par Brunet, des Souffrances du jeune Werther. Goethe, Johann-Wolfgang. Werther, traduction de l’Allemand de Goethe par C. Aubry. Nouvelle Edition, revue et corrigée par le Traducteur. Avec Figures en taille-douce. Paris, de l’Imprimerie de Didot Jeune, 1797. 2 tomes en 2 volumes in-18 de: I/ x, 178 pp., 2 figures hors texte; II/ 209 pp., (6) pp. pour le catalogue de Didot, 2 figures hors texte. Veau granité, roulette dorée à la grecque sur les plats, dos lisses richement ornés, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge, coupes décorées, tranches dorées. Reliure de l’époque. 127 x 78 mm. Précieuse édition française, la première citée par Brunet, des Souffrances du jeune Werther. Quérard, Fr. litt., III, 395 ; Martin & Mylne 77.41 ; Cohen 442. Werther, ce roman dont l'influence fut si grande sur toutes les littératures européennes, parut à Leipzig en 1774 ; la première traduction française est, croyons-nous, celle de George Deyverdun (Maestricht, J.-E. Dufour, 1775 et 1776, 2 vol. in-12), puis vint celle de Seckendorf (Erlangen, 1776, in-8), suivie de près par celle d'Aubry qui, d'après Quérard, serait en grande partie l'œuvre du comte de Schmettau, (Mannheim et Paris, Pissot, 1777, in-8). D'autres traductions furent ensuite publiées par L.-C. de Salse (Basle, J. Decker, 1800, 2 vol. in-8), H. de La Bédoyère (Paris, Colnet, an XII, in-12), Sévelinges (Paris, Demonville, 1804, in-8), Allais (Paris, Dauthereau, 1827, 2 vol. in-32), Pierre Leroux (Paris, Charpentier, 1839, in-12), et Louis Énault (Paris, Hachette, 1855, in-12). En 1774 paraît à Leipzig le premier roman d’un auteur presque inconnu, âgé de 25 ans: Les Souffrances du jeune Werther. Cette œuvre rencontre en Allemagne un succès immédiat. Les revues discutent de la moralité ou de l’immoralité des deux petits volumes, les lecteurs se les arrachent, certains voient dans le destin de Werther un modèle à suivre. La célébrité de Johann Wolfgang Goethe est faite et son nom restera longtemps attaché à cet événement littéraire, au premier roman allemand qui franchit véritablement les frontières de l’Allemagne. Une première traduction française paraît en 1776. Lorsque, trente-deux ans plus tard, le 2 octobre 1808, Napoléon traversant l’Allemagne en conquérant se trouve à Erfurt, il demande à voir Goethe: c’est pour parler avec l’auteur de Werther, un livre qu’il a lu sept fois et qui l’a accompagné lors de sa campagne d’Egypte. «Le Werther est un défi au roman vertueux des Lumières. Mais son discours est avant tout une profession de foi subjectiviste: une quête du sens de la vie par une âme exigeante qui ne se contente plus des modes traditionnels de l’insertion sociale ni des conceptions en vigueur concernant le salut» (Dictionnaire des Œuvres). Les Souffrances du jeune Werther, premier roman de Goethe, connut un succès incroyable dès sa sortie, apportant ainsi du jour au lendemain une notoriété considérable dans toute l'Europe à son auteur. Cela déclencha ce qu'on appela alors la « fièvre werthérienne ». Mme de Staël écrira que «Werther a causé plus de suicides que la plus belle femme du monde...». Goethe lui-même déclara «L'effet de ce petit livre fut grand, monstrueux même... parce qu'il est arrivé au bon moment, mais... le suicide n'est en aucun cas une solution défendue par le livre». Le volume est orné de 4 figures de Berthon gravées par Duplessis-Bertaux. Précieux exemplaire sur papier vélin conservé dans ses élégantes reliures de l’époque aux dos lisses finement ornés.
Précieuse édition française illustrée des Souffrances du jeune Werther. Paris, de l’Imprimerie de P. Didot l’Aîné, 1809. In-8 de vi pp., (1) f., 234 pp. et 3 planches hors-texte. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs richement orné, double filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, non rogné. Reliure signée R. Wallis binder. 217 x 134 mm.
Précieuse édition française des Souffrances du jeune Werther dans une traduction nouvelle donnée par le comte de La Bédoyère. Cohen 442. Werther, ce roman dont l'influence fut si grande sur toutes les littératures européennes, parut à Leipzig en 1774 ; la première traduction française est, croyons-nous, celle de George Deyverdun (Maestricht, J.-E. Dufour, 1775 et 1776, 2 vol. in-12), puis vint celle de Seckendorf (Erlangen, 1776, in-8), suivie de près par celle d'Aubry qui, d'après Quérard, serait en grande partie l'œuvre du comte de Schmettau, (Mannheim et Paris, Pissot, 1777, in-8). D'autres traductions furent ensuite publiées par L.-C. de Salse (Basle, J. Decker, 1800, 2 vol. in-8), H. de La Bédoyère (Paris, Colnet, an XII, in-12), Sévelinges (Paris, Demonville, 1804, in-8), Allais (Paris, Dauthereau, 1827, 2 vol. in-32), Pierre Leroux (Paris, Charpentier, 1839, in-12), et Louis Énault (Paris, Hachette, 1855, in-12). En 1774 paraît à Leipzig le premier roman d’un auteur presque inconnu, âgé de 25 ans : Les Souffrances du jeune Werther. Cette œuvre rencontre en Allemagne un succès immédiat. Les revues discutent de la moralité ou de l’immoralité des deux petits volumes, les lecteurs se les arrachent, certains voient dans le destin de Werther un modèle à suivre. La célébrité de Johann Wolfgang Goethe est faite et son nom restera longtemps attaché à cet événement littéraire, au premier roman allemand qui franchit véritablement les frontières de l’Allemagne. Une première traduction française paraît en 1776. Lorsque, trente-deux ans plus tard, le 2 octobre 1808, Napoléon traversant l’Allemagne en conquérant se trouve à Erfurt, il demande à voir Goethe : c’est pour parler avec l’auteur de Werther, un livre qu’il a lu sept fois et qui l’a accompagné lors de sa campagne d’Egypte. « Le Werther est un défi au roman vertueux des Lumières. Mais son discours est avant tout une profession de foi subjectiviste : une quête du sens de la vie par une âme exigeante qui ne se contente plus des modes traditionnels de l’insertion sociale ni des conceptions en vigueur concernant le salut » (Dictionnaire des Œuvres). Les Souffrances du jeune Werther, premier roman de Goethe, connut un succès incroyable dès sa sortie, apportant ainsi du jour au lendemain une notoriété considérable dans toute l'Europe à son auteur. Cela déclencha ce qu'on appela alors la « fièvre werthérienne ». Mme de Staël écrira que « Werther a causé plus de suicides que la plus belle femme du monde... ». Goethe lui-même déclara « L'effet de ce petit livre fut grand, monstrueux même... parce qu'il est arrivé au bon moment, mais... le suicide n'est en aucun cas une solution défendue par le livre ». Le volume est orné de 3 superbes figures de Moreau gravées par de Ghendt et Simonet. « Existe sur papier vélin, avec les figures avant la lettre » mentionne Cohen, cas du présent exemplaire. Précieux exemplaire sur grand papier vélin, bien complet des 3 figures avant la lettre, conservé à toutes marges car non rogné, relié en maroquin rouge au XIXe siècle par R. Wallis.
Maestricht, [et] Paris, Jean-Edme Dufour & Philippe Roux, [et] Humblot, 1776 [et] 1767. 2 parties en un volume grand in-12 de [2]-VIII-201-[3]-[2]-230-[2] [et] [8]-104-107 pages, demi-basane brune, dos lisse orné de filets, fleurons, semi d'étoiles dorés, mors et charnières délicats, plats de papier marbré XXe.
2 très jolies vignettes de titre gravées par D. Chodowiecki pour Werther. Edition originale de la traduction française de Georges Deveyrdun, lausannois, ami de Gibbon, qui fut, en 1761, précepteur du petit-fils du margrave de Brandebourg-Schwedt, de la famille royale de Prusse. Il occupe cette charge jusque vers 1765, époque à laquelle un amour malheureux le conduit à quitter l'Allemagne. Le texte de Werther est suivi des "Observations du Traducteur sur Werther, et sur les Ecrits publiés à l'occasion de cet Ouvrage", qui sont en quelque sorte l'une des premières critiques de Goethe parues à l'étranger. Edition originale de l'ouvrage de Mme Riccoboni. "« Pauvre Piennes ! Il va faire une grande perte, j'étais son amie, je serai sa femme, quelle différence ! » Dans ce roman épistolaire, plusieurs femmes échangent en toute liberté leurs vues sur l'amour et le mariage. Passionnées souvent, complices toujours, elles démêlent, avec acuité mais sans cynisme, les méandres de l'amour dans le labyrinthe du coeur. Inconstants, ambitieux, menteurs, les hommes font l'objet de toutes leurs préoccupations. L'art de Madame Riccoboni est des plus subtils : par un savant jeu littéraire, l'héroïne trahit à un ami masculin ces confidences entre femmes, qui ne nous sont connues qu'à travers ce miroir. Il ne s'agit cependant pas d'un vain jeu ; l'auteur, par le biais de cette correspondance, développe des conceptions résolument modernes qui viennent s'inscrire dans le grand débat des Lumières sur la condition féminine." Ed. Desjonquères, 2005.
Maestricht, Jean-Edme Dufour & Philippe Roux, 1776. 2 parties en un volume grand in-12 de [2]-VIII-201-[3]-[2]-230-[2] pages, cartonnage d'attente rose, étiquette de titre en papier blanc (petit manque de papier aux mors), partie supérieure de la page de titre découpée, nom de propriétaire sur la page 1, inscrit à la plume: "R. Turetiny, née Trembley", probablement Renée Trembley, née en 1729 à Genève, qui épousa en 1749 Auguste Turretin.
2 très jolies vignettes de titre gravées par D. Chodowiecki. Edition originale de la traduction française de Georges Deveyrdun, lausannois, ami de Gibbon, qui fut, en 1761, précepteur du petit-fils du margrave de Brandebourg-Schwedt, de la famille royale de Prusse. Il occupe cette charge jusque vers 1765, époque à laquelle un amour malheureux le conduit à quitter l'Allemagne. Il s'établit plus tard dans sa ville natale, et c'est là qu'il va fonder une Société littéraire en 1772 : "Plusieurs étrangers retenus à Lausanne par les agréments de la société se réunissaient à des Lausannois, amis des Lettres, et entraient dans la Société Littéraire que Mr Deyverdun, l'ami de Gibbon, fondée à Lausanne en 1772. Au nombre de ces étrangers on compte des noms connus dans les lettres. Ainsi : l'abbé Raynal, Mr Servan, avocat-général au Parlement de Grenoble, [...] ; MM. Hope, Smith, le docteur Gillies, le prince Golitzin, de Marignan, Varnède, le comte d'Hoyen." (A. Verdeil, Histoire du Canton de Vaud, Lausanne, 1849-1852, t. III). Deveyrdun a donc contribué à la formation de ce milieu libéral et cosmopolite où l'on retrouvera les Crousaz, les Constant de Rebecque, Necker, Mme de Charrière, etc. Le texte de Werther est suivi des "Observations du Traducteur sur Werther, et sur les Ecrits publiés à l'occasion de cet Ouvrage", qui sont en quelque sorte l'une des premières critiques de Goethe parues à l'étranger.