Paris, Emile Dentu éditeur, sans date ( 1864 ). In-8 relié de 151 pages au format 15 x 19,5 cm. A noter que la dernière page est chiffrée par erreur 153. Magnifique reliure plein chagrin bordeaux. Dos rond à 5 nerfs avec titre doré. Pages de gardes en papier marbré, entourées d'une superbe frise doré. Tête dorée. Couvertures non conservées. Tirage sur couché, avec infimes et rares rousseurs. L' " Hôtel Darricaud ", populairement rebaptisé " Hôtel des Haricots ", était la prison où l'on envoyait les militaires insoumis, désobéissants, intempérants ou déficients dans leur service. L'auteur s'est intéressé aux traces laissées sur les murs de cette prison par ses pensionnaires, notemment ceux des cellules n° 7, 8 et 14, dites " Cellules des Artistes ", rédigeant ainsi un des premiers ouvrages abordant d'un point de vue artistique les productions graphiques carcérales. Albert de Lassale avec l'aide de 70 dessins d'Edmond Morin, s'est appliqué à reproduire croquis, vers et notes avec toute la fidélité possible. Chaque dessin a été augmenté d'un commentaire. Les légendes authentiques, celles données par les auteurs mêmes, ont été reproduites entre guillemets. Les signatures reproduites sont celles trouvées et déchiffrées sur les murs, les autres sont anonymes. Mention de quatrième édition. Rare tirage en superbe état général.
Reference : 7141
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Paris Eugène Dentu 1864, in-8 (15x20cm), demin-chagrin rouge à 5 nerfs, tête dorée, 144p. Edition originale. Couvertures non conservées. Quelques rousseurs.
Lasalle s'est particulièrement intéressé aux cellules 7, 8 et 14 réservées aux artistes. Alexandre Dumas fils y écrivit un roman, Alfred de Musset une poésie, Honoré de Balzac, Leconte de Lisle et Théodore de Banville y ont séjourné. (WIKIPEDIA) Ancienne prison de l’ancienne garde nationale. — Primitivement ce local, sur l’emplacement duquel a été bâtie, en 1843, la bibliothèque Sainte-Geneviève, fut affecté au collège Montaigu surnommé plaisamment « le collège des haricots » par allusion à la maigre cuisine qu’on y faisait ; car le jeûne y était en permanence. (V. Rabelais, Gargantua, l. 1, ch. XXXVII) Le collège des Haricots fut supprimé en 1792 et ses bâtiments servirent de prison militaire et de prison de la garde nationale pendant la Révolution. (A. de Lasalle, l’Hôtel des haricots) Après la Révolution, l’Hôtel des haricots émigra à l’hôtel Bazancourt, rue des Fossés Saint-Bernard, et fut enfin transféré, vers 1838, rue de Boulainvilliers, en face le pont de Grenelle ; c’est là qu’il s’éteignit avec la garde nationale. (Source : Argogi) NB. Les questions et commandes sont traitées dans les 24h, les expéditions reprendront le 21 janvier. Merci.
E. Dentu, sans date, 153 p., demi-chagrin, des épidermures sur le cuir, plats frottés, nombreuses rousseurs sur les pages, une mouillure sur les premières pages.
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E. Dentu, éditeur. 1864. In-8°, reliure demi-chagrin à coins havane, filets dorés, tranche supérieure dorée, couverture conservée. 153 pages. E.O. Rousseurs peu marquées et peu nombreuses. Bon exemplaire. Peu commun.
L' " Hôtel Darricaud ", populairement rebaptisé " Hôtel des Haricots? ", était la prison où l'on envoyait les militaires insoumis, désobéissants, intempérants ou déficients dans leur service. L'auteur s'est intéressé aux traces laissées sur les murs de cette prison par ses pensionnaires, particulièrement ceux des cellules n° 7, 8 et 14, dites " cellules des artistes ". Ainsi s'agit-il d'un des premiers ouvrages abordant d'un point de vue artistique les productions graphiques carcérales. " C'est tout un musée improvisé au jour le jour par les poëtes, les peintres et les musiciens qui composent la clientèle assidue de l'Hôtel des Haricots ; un musée bizarre s'il en fut, une collection unique de pochades inspirées par l'ennui des longues heures et légèrement assaisonnées du sel de la satire. Ces crayonnages sont de tradition dans toutes les prisons ; mais à l'Hôtel des Haricots, ils ont une supériorité artistique très-marquée, et on eût peut-être regretté que le souvenir n'en fût pas gardé. [] Nous nous sommes donc appliqué à reproduire ici croquis, vers et notes avec toute la fidélité possible. Chaque dessin a été augmenté d'un commentaire. Les légendes authentiques, celles données par les auteurs mêmes, ont été reproduites entre guillemets. Quant aux signatures, nous nous en sommes tenu à celles que nous avons trouvées sur les murs, et nous avons respecté l'anonyme gardé par la plupart des dessinateurs. "
E. Dentu, Librairie de la Société des Gens de Lettres, impr. Vallée, Paris 1864 Illustrations par Edmond Morin. In-12 14 x 19 cm. Reliure de l’époque demi-basane vert émeraude, dos lisse, titre et roulettes dorées, 153 pp., 70 dessins. Coins émoussés et frottés, queques rousseurs. Assez bon exemplaire. Prison de la Garde Nationale, l’Hôtel des Haricots connut une importante fréquentation littéraire et artistique, avec des hôtes aussi illustres qu’Alfred de Musset, Eugène Sue, Honoré de Balzac… tous en délicatesse avec l’institution militaire et le régime en place. Cette académie pour rebelles, diparue en 1837, portait les traces de ses illustres visiteurs qui s’y adonnèrent à la pratique du graffiti.
Bon état d’occasion
Paris, E. Dentu, s.d. (1864) in-8, [4] ff. n. ch., 153 pp., avec 70 compositions dans le texte par Edmond Morin, musique notée, broché.
Très intéressante monographie, sans doute d'ailleurs l'unique composée sur l'une des prisons parisiennes les moins documentées : l’Hôtel des Haricots, qui se situait au 92 rue de la Gare (actuellement le 55 quai d’Austerlitz), était l’héritier du collège de Montaigu. On y logeait alors des étudiants miséreux et, si on en croit son surnom, assez mal nourris. Après la suppression des collèges en 1791, il servit de prison militaire durant la Révolution. Transféré en 1800 rue des Fossés-Saint-Bernard, il connut une importante fréquentation littéraire et artistique, avec des hôtes aussi illustres qu’Alfred de Musset, Eugène Sue, Honoré de Balzac… tous en délicatesse avec l’institution militaire et le régime en place car il était devenu la prison de la Garde nationale. Albert de Lasalle ou de La Salle (1833-1886) a surtout écrit comme critique musical et historien de la musique. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.