Editions Car Rien n'a d'Importance / Collection " Héros " n° 2 de 1995. In-8 broché oblong de 120 pages au format 21 x 9,5 cm. Couverture illustrée d'une photo de Roger Moore dans le rôle du Saint. Dos carré. Plats et intérieur frais. Excellente étude consacrée à la série télévisée " Le Saint ". Illustrations photos et documents hors texte. Bibliographie et filmographie en fin de volume. Edition originale en état superbe, proche du parfait.
Reference : 5667
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Librairie Victor Sevilla
M. Victor Sevilla
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Paris: impr. de Mme Ve Delaguette : impr. de Mme Ve Delaguette, s. d. [1829]. « FAITES QUE VOTRE ESPRIT QUI EMBRÂSAIT LE COEUR DE SAINT AUGUSTIN À LA DÉCOUVERTE DES CORPS DE VOS BIENHEUREUX MARTYRS GERVAIS ET PROTAIS, NOUS CONSUME »
In-16° (170 x 108 mm), 217 pp. - [1] f., toile chagrinée taupe, dos lisse orné de filets à froid, encadrement à froid sur les plats, tranches mouchetées (reliure de l'époque). Offices pour l'Église de Saint-Gervais-Saint-Protais, située dans le 4e arrondissement de Paris. On y trouve notamment les offices pour la fête des Saints Gervais et Protais (19 juin) et l'office pour l'invention et la translation des reliques de Saint Gervais et Protais (célébrée le dernier des dimanches après la Pentecôte). Il existe une édition à la même date portant le titre « Offices propres à l'église paroissiale de Saint-Gervais, tirés des anciens propres approuvés par Messeigneurs Charles de Vintimille et Christophe de Beaumont, archevêques de Paris ». La collation en est la même. La construction de l'Église Saint-Gervais-Saint-Protais débute en 1494 pour ne se terminer qu'en 1621, lorsque l'architecte Salomon de Brosse en achève la célèbre façade classique. On joint : un fascicule (février 1884) du Propagateur de la dévotion à Saint-Joseph, ephemera de [1] f. plié en deux (155 x 117 mm) contenant deux prières à Saint Joseph. CCFR : Quatre bibliothèques : BnF (Tolbiac), Port-Royal, BM Lyon, Sainte-Geneviève. OCLC : Une seule bibliothèque : Harvard (USA).
vers 1860. EXCEPTIONNELLE RÉUNION DE 5 PHOTOGRAPHIES PYRÉNÉENNES D'ALPHONSE DAVANNE
5 tirages d'après le procédé Taupenot (négatif sur plaques de verre sèches au collodion albuminé), respectivement 243 x 314, 245 x 304, 234 x 311, 251 x 316, et 238 x 310 mm, contrecollé sur support carton (537 x 428 mm), tampon à sec au monogramme "AD" au bas du support. La première moitié du XIXe siècle avait vu naître et croître la vogue des Pyrénées et se multiplier les images popularisant les sites les plus connus. Avec les premiers albums de photographies, Vigier, Stewart et Blanquart-Évrard avaient pris le relais des peintres et des lithographes. À leur suite, Maxwell Lyte surtout, mais aussi, Mailand, Davanne et d'autres encore, chargeant chambres noires et plaques sensibles sur des chevaux ou des mules, arpentèrent, de Saint-Jean-de-Luz à Saint-Béat, la partie occidentale de la chaîne : forts en ruine et ponts vertigineux, cascades écumantes et lacs profonds, chapelles romanes ou bains à la mode, aucun des lieux de référence de l'époque romantique ne devait leur échapper. Ainsi, du 1er mai au 31 août 1861, Alphonse Davanne présente lors de la quatrième exposition de la Société Française de Photographies, dont il est l'un des fondateurs en 1854, 8 vues des Pyrénées dont les 5 présentes et : « Saint-Sauveur », le « Pont de Betharram », le « Château de Pau ». Davanne s'avère plus praticien qu'artiste, évitant cependant les cadrages classiques. Le travail montré témoigne une sûreté de goût dans le choix de l'endroit, une attention à la venue des détails, un soin extrême dans le tirage des épreuves. Les épreuves pyrénéennes de Davanne sont particulièrement rares. Elles sont ici superbes, bien contrastées. On notera, chose singulière, que le pont d'Espagne est tiré depuis une plaque cassée ! Tonalité : 9-10/10. 1 Pyrénées en images. De l'oeil à l'objectif, 1820-1860, Paris/Pau, RMN/Musée national du château de Pau, 1995, pp. 25, 27, 84, 90. Ancien avocat, photographe et chimiste, Davanne (1824-1912) s'intéressa particulièrement à la chimie de l'image photographique, travaillant seul ou en collaboration avec les chimistes Barreswill et Girard, l'opticien Lerebours, l'imprimeur Lemercier. Il conçut également une chambre noire à soufflet (1855), ainsi qu'un appareil portatif de voyage (1859). À partir de 1872, il enseigna la photographie à l'École des ponts et chaussées, puis à la Sorbonne, dès 1879. Il fut président de la Société française de photographie de 1876 à 1901. Il utilisa toutes les techniques connues à l'époque et envoya des vues de France, d'Allemage, d'Italie et d'Algérie à de nombreuses expositions en France et à l'étranger. Il fut un zélateur infatigable de la photographie 1. Léger pâlissement sur les bords, une fine mouillure marginale claire notamment au bas des Bains du Petit-Saint-Sauveur et du Pont du Scia.
s. l. : s. d. (vers 1850). TRADUCTION FRANÇAISE INÉDITE D'ÉCRITS DE KOHL SUR SAINT-PÉTERSBOURG ET SUR MOSCOU
1 cahier in-f° (268 x 214 mm) sur papier vélin non filigrané de [12] ff. dont [10] ff bl. + 17 cahiers in-f° sur papier vélin filigrané "F. Johanno" (sic, 285 x 191 mm) pour un total de 387 pp. - [3] ff. bl., soit 391 pp. manuscrites à l'encre brune, en cahiers. Traduction manuscrite, rédigée d'une main très lisible, d'importants extraits d'écrits de l'allemand Joann Georg Kohl sur Saint-Pétersbourg et sur Moscou. Les réflexions de Kohl sur ses voyages en Russie parurent en anglais sous le titre de Russia and the Russians en 1842 ; elles sont cependant encore inédites en France. Un premier cahier de 10 ff. manuscrits sur Moscou et leur remise au propre avec quelques corrections, inachevée, témoignent des étapes du travail effectué par l'éditeur/traducteur anonyme. Ce-dernier déclare, dans une préface, chercher à condenser « neuf volumes [formant] quatre ouvrages » de l'oeuvre du géographe allemand. Il pourrait s'agir ici des 4 ouvrages sur Saint Petersbourg publiés en allemand par Kohl en 1840, Der Petersburger Winter, Der Petersburger Fiaker, Rußland. Die Theebuden in St. Petersburg et Rußland. Das Petersburger Irrenhaus. Ouvrages qui auraient servi à l'élaboration de Russia and the Russians. Au final, ce serait près de 70% dudit ouvrage que l'on découvre ici pour la première fois en français. Il conviendrait bien sûr d'étudier plus avant la teneur et la composition du manuscrit et des différents ouvrages de l'auteur. L'intérêt de l'auteur pour l'urbanisme transparaît déjà dans ces notes de voyage : à rebours des écrivains de l'époque qui dépeignent Moscou comme l'une des villes les plus irrégulièrement bâties du monde, Kohl met en évidence la logique de sa structure. Si son approche est mathématique, l'écriture, elle, reflète son amour du pays : la Moskva « est une nymphe maigre et frêle » et les coupoles or et argent des bâtiments « forment une couronne au sommet du Kremlin ». Mais Kohl, qui contrairement à la plupart des voyageurs du XIXe siècle maîtrisait le russe, brille également par son analyse des coutumes et des moeurs. Ses écrits témoignent en effet d'une curiosité quasi-ethnographique : porté à s'intéresser à toutes les classes sociales, des dames de la cour au « peuple noir » en passant par les domestiques, l'auteur rend compte de sujets aussi variés que l'architecture, la cuisine, la mode, l'industrie, le culte, ou encore les moyens de transport. Considéré comme l'un des fondateurs de la géographie théorique, Johann Georg Kohl (1808-1878) parcourut la Russie puis l'Europe avant d'élaborer, en s'appuyant sur l'exemple de Moscou, une théorie du développement des villes dites "sphériques". Partant du principe que les villes sont établies dans le but de faciliter les échanges commerciaux, Kohl avance qu'elles sont façonnées par les transformations du marché et des transports. Aussi prédit-il l'apparition de gratte-ciels et de centres commerciaux souterrains. Quelques rares déchirures marginales.
Toulouse : 1748. ÉLOGE INÉDIT DU « PRINCE DE LA MILICE CÉLESTE »
Un cahier in-8° (232 x 179 mm), [1] f. - [11] ff. - [1] f. manuscrits à l'encre brune sur papier vergé filigrané à la cloche couronnée surmontant les initiales SL et aux initiales PB surmontées entre deux d'un coeur, en français, citations en latin. Manuscrit d'un discours à la gloire de Saint Michel, apparemment inédit, composé pour être lu ou récité à l'occasion d'un « Saint Jour », vraisemblablement celui de la célébration de la fête de l'archange. L'auteur y fait l'éloge du « plus grand et le plus glorieux ouvrage qui soit parti de[s] mains [de Dieu] » et plus particulièrement de sa fidélité « qui seule lui a mérité son triomphe sur Satan », lui assurant une gloire éternelle au ciel. Le diocèse en question pourrait être celui de Rieux, situé au sud-ouest de l'ancien diocèse de Toulouse, créé par le pape Jean XXII le 11 juillet 1317 et supprimé en 1790. La ville pourrait être celle du Fousseret. L'auteur revient dans un premier temps sur la rébellion de Lucifer, affirmant que ce fut Michel qui le premier tenta d'étouffer son mouvement de révolte : « aussi avec quel zele, avec quelle ardeur ne le vit-on pas voler dans tous les rangs de la hÿerarchie celeste pour soutenir et preserver les esprits d'une contagion aussi puissante ». Rappelant que, tandis que Michel jouit au ciel d'une gloire éternelle, Satan est condamné à la honte et au tourment, il déclare que le Diable, faute de pouvoir s'en prendre à Dieu, se venge sur la Terre « tel que les peuples du midi, qui, incommodez de l'astre du jour, vont brouiller avec rage son image dans les fontaines ». Il met donc en garde son public « frivole » qui « ne semble reconnoitre d'autre divinité que [ses] richesses » (« les complices de Satan furent les malheureux compagnons de ses tourments. Souvenez vous que Satan est votre chef et que Satan sera votre récompense ») et les exhorte à prendre exemple sur Michel en combattant l'impiété. Il reconnaît néanmoins la difficulté de l'entreprise : « notre confirmation dans la vertu est bien plus difficile que celle de Michel : il n'a combattu qu'une fois pour vaincre pour toujours, au lieu qu'il nous faut combattre toujours pour vaincre une fois ». Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les éloges du saint en français antérieures à la fin du XIXe siècle nous semblent ce jour inexistants. On en trouve par ailleurs pas beaucoup plus après. On en localise quelques exemplaires chez les catholiques orientaux et orthodoxes ou dans la religion musulmane. Mouillure circulaire sur le plat supérieur de la couverture ayant pénétré de manière décroissante l'ensemble des pages, manques marginaux aux premiers et derniers feuillets.
Paris : Charles Douniol, 1861. UN DES PREMIERS TRAVAUX SUR LE DÉVELOPPEMENT DE LA NOUVELLE CHARITÉ AU XIXE SIÈCLE
In-12° (116 x 181 mm), de 72 pp. demi-veau rouge avec armes au centre des plats (reliure de l'époque). Seconde édition parue l'année suivant l'originale, toute aussi rare qu'elle, de cette histoire descriptive et analytique de la société de Saint Vincent de Paul. Rémaniée, elle ajoute une introduction et supprime « tout le premier chapitre intitulé le progrès ainsi que quelques passages qui ne sont pas indispensables pour le but que je me propose » dans le but de mettre à la portée de tout un chacun un ouvrage portant une mise à nu de la Société dans le but de battre en brèche les critiques qu'elle subissait alors. La Société de Saint Vincent de Paul a initié une rupture avec les modes de charité traditionnels en adoptant une approche plus humaniste et respectueuse envers les personnes aidées. Fondée en 1833, cette organisation s'est éloignée des pratiques caritatives paternalistes qui prédominaient, souvent caractérisées par une assistance matérielle sans lien personnel. Au lieu de cela, elle a mis l'accent sur la « visite à domicile » et l'engagement direct, favorisant des relations basées sur la dignité et le respect mutuel. Les membres de la société cherchent à établir un contact humain avec ceux qu'ils aident, en évitant l'humiliation souvent associée à l'aide traditionnelle. Cette nouvelle vision de la charité est née dans un contexte d'urbanisation et d'industrialisation croissantes, où les inégalités sociales devenaient de plus en plus visibles. La Société de Saint Vincent de Paul a ainsi répondu aux défis contemporains en proposant une aide qui ne se limite pas à la distribution de biens matériels, mais qui inclut également un soutien moral et social. Elle vise à traiter les causes profondes de la pauvreté plutôt que ses symptômes. Cette approche novatrice a cependant rencontré des critiques dans les années 1860. Certains membres du clergé et intellectuels considéraient la Société comme une menace pour les structures traditionnelles de charité. Ces critiques étaient souvent motivées par une peur du changement et par l'idée que l'innovation dans les pratiques caritatives pourrait éroder le pouvoir des anciennes institutions. De plus, le climat politique et social de l'époque, marqué par des tensions entre modernité et tradition, a exacerbé ces résistances. Étienne Jules Gigault de Crisenoy (1831-1901), démissionne de la Marine en 1859 pour se consacrer à des études économiques et à des recherches historiques. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages. Provenance : Guillaume Gabriel Pavée de Vendeuvre (1779-1870), avec ses armes (D'or à un paon au naturel au chef d'azur chargé d'une croisette d'or entre deux étoiles du même) à la devise : Ardeo, Persevero, Spero, au centre des plats. Homme politique, député de l'Aube et pair de France, industriel, fondateur d'une faïencerie et d'une verrerie à Spoy, disposait d'une très importante bibliothèque dans son château de Vendeuvre. Petits manques à deux extrémités des mors ainsi qu'à la coiffe de queue, coins légèrement frottés.