S.l.n.d. [ca 1950]. in 4°, en feuilles, chemise. (2)ff., menus défauts à la chemise.
Reference : AMA-64
gravure de Hélène Azenor. ÉDITION ORIGINALE. Tirage limité à 5 exemplaires numérotés. L'édition a été faite entièrement à la main par Hélène Azenor (1910-2010).Axel et Azenor publièrent en 1947-1948 la revue Le Potomak. Azenor a également illustré la Chute de la maison Usher.
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Paris, Charles Pougens, an VIII (1800) in-8, [2] ff. n. ch., 60 pp., cartonnage d'attente de papier marbré, étiquette de titre au dos (reliure de l'époque). Coiffes rognées, coupes et coins très frottés.
Unique édition de cette pièce rare, remontant aux débuts littéraires du futur comte Daru. Ce poème satirique, parfois féroce, devrait être médité sans cesse par les hordes de scribouillards qui pullulent à toutes les époques dans le monde des lettres : "Je dirai par quel art un jeune homme prudent, / Sans efforts, sans étude et presque sans talent, / Peut, sur le double mont, en dépit d'Uranie, / Ravir tout le laurier qui croît pour le Génie".Quérard II, 396.RELIÉES À LA SUITE 11 poésies de la période du Directoire et du Consulat : I. DESPAZE (Joseph) : Les Quatre satires, ou La Fin du XVIIIe siècle. Paris, Moller, an VIII [1800], XI pp., pp. 13-87. Quérard II, 526-27. Édition originale de cette pièce qui connut rapidement de nombreuses éditions : il s'agit d'une critique acerbe sur la Révolution de 1793, dont il dépeint les hommes et retrace les excès. Une cinquième satire, publiée en 1801, s'adressera non plus aux guillotinés, mais aux tendances littéraires de son temps et aux écrivains qui les suivent. Joseph Despaze (1771-1814), surnomme "le Juvénal du Directoire", excusez du peu, était un homme de lettres bordelais. - II. DESORGUES (Théodore) : Voltaire, ou Le Pouvoir de la philosophie, poëme. Paris, chez les marchands de nouveautés, an VII [1799], 38 pp. Quérard II, 525. Édition originale. Joseph-Théodore Désorgues (1764-1808), qui devait mourir interné à Charenton pour avoir chansonné contre Napoléon, était alors au faîte de sa gloire, multipliant les compositions plus lyriques les unes que les autres sur la Révolution, ses merveilleux succès, ses inextinguibles lumières, etc. - III. PINIÈRE (C.-A.-B.) : Le Siècle, satyre. Paris, Desenne, Laran, Vente [Imprimerie de G. Munier], Germinal an VIII [avril 1800], 26 pp., un f. n. ch. d'errata. Quérard VII, 182. Unique édition. - IV. Consultation littéraire et morale pour Joseph Despase, poëte satyrique depuis quinze ou vingt jours. Paris, Brigitte-Mathey, Desjours, Germinal an VIII [avril 1800], 14 pp. Un seul exemplaire au CCF (Lille). C'est une critique plaisante, mais nullement un éreintement, des Quatre satires qui venaient de paraître (cf. pièce I). - V. CUBIÈRES DE PALMEZEAUX (Michel) : Au peuple français, sur l'assassinat des plénipotentiaires à Rastadt. Poème dithyrambique, lu au Temple de la Victoire, division du Luxembourg, à la fête funèbre du 30 prairial. Paris, Laran, an VII [1799], 46 pp. Quérard II, 350. Édition originale de cette poésie de circonstance, genre dans lequel excellait en vérité le bon Cubières (1752-1820), dénué de toute conviction politique, et rimailleur d'une facilité et d'une prolixité déconcertantes. Envoi autographe de l'auteur "pour le citoyen Boisjolin". Peut-être Vielh de Boisjolin (1760-1841), poète et diplomate bien connu. - VI. MANDAR (Michel-Philippe, dit Théophile) : Chant d'un barde sur la conquête de l'Île de Malthe, par les Français, le 24 Prairial an VI [12 juin 1798], sous les ordres du Général Buonaparte. IVe édition, revue. Paris, Desenne [Imprimerie de Poignée], an VIII [1800], titre, vj pp., 28 pp. Absent de Quérard comme de Hellwald. - VII. BAOUR-LORMIAN (Pierre-Marie-François) : Mon second mot. Paris, Maret, Laran [Imprimerie de G.-F. Galletti], an VI [1798], 16 pp. imprimées sur papier bleuté, avec un frontispice gravé. Quérard I, 169. Édition originale de cette pièce qui s'insère dans une série de trois ; l'ensemble fut ensuite réuni en 1799 sous le titre Les Trois mots, satires. - VIII. [COLNET DU RAVEL (Charles-Jean-Auguste-Maximilien) :] La Guerre des petits dieux, ou Le Siège du Lycée Thélusson par le portique républicain : poëme héroïco-burlesque ; précédé de Mon apologie, satire. Par l'auteur des Étrennes de l'Institut et de La Fin du XVIIIe siècle. Nouvelle édition, revue et corrigée. Paris, Moller, an VIII [1800], 59 pp. Nouvelle édition de cette satire littéraire dirigée contre l'ennemi personnel de l'auteur, La Harpe : en effet, pendant quelques années, une société littéraire s'était établie dans l'ancien Hôtel Thélusson (sis vers la rue de Provence), sous le nom de lycée Thélusson. Jean-François de La Harpe y a enseigné son célèbre Cours de littérature, puis fut remplacé, en 1797, par Mazoyer, avec pour sujet de leçon : Examen de la poésie épique chez les différens peuples anciens et modernes. "Des grands hommes du jour je vais chanter la guerre ; / Je dirai quelle rage arma nos beaux esprits, / Et quels auteurs fameux, tombant dans la poussière, / Allèrent, en mourant, retrouver leurs écrits." Colnet du Ravel (1768-1832), ancien grand-vicaire de Soissons, ancien libraire, s'était en effet taillé une petite réputation dans le monde parisien en lançant, à partir de 1799, une série d'attaques furibondes et en vers contre tous les hommes de lettres ses contemporains : Étrennes de l'Institut national ; Le Journal d'opposition littéraire ; La Fin du dix-huitième siècle ; Correspondance turque (contre La Harpe), etc. Le problème est que, quelle que soit la relative pertinence ou la drôlerie de ce genre de sorties, elles se retournent contre leur auteur, dès lors qu'il n'est pas un écrivain de premier plan. Tout le monde n'étant pas Voltaire, Colnet de Ravel sombra dans l'oubli dès que la monarchie de la Restauration (à laquelle il avait adhéré bruyamment) fut balayée en 1830. Quérard II, 255. - IX. [LUCE DE LANCIVAL (Jean-Charles-Julien) :] Le Hameau fortuné, ydille adressée à MM. Dubois et Loiseau ; maîtres de pension, rue Bigot, ci-devant Monsieur, le jour de la distribution des prix. S.l.n.d. [Paris, 1797], 8 pp. Absent de Quérard. Un seul exemplaire au CCF (BnF). Rare. Luce de Lancival (1764-1810) fut un honnête pédagogue en rhétorique et poésie ; cela ne signifie pas que ses propres productions soient inoubliables.- X. CAMPAGNE (Victor de) : L'Intrigue, satyre II. Nouvelle édition, revue et corrigée. Paris, Cerioux, Durand, an V [1797], 31 pp. Un seul exemplaire au CCF (BnF). Pas dans Quérard. - XI. [DESORGUES :] Le Pouvoir de la poésie, chant lyrique. Paris, Desenne, an V - 1797, 11 pp. Quérard II, 525. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Ambroise Dupont, 1827 in-8, VIII-144 pp., avec des vignettes dans le texte, demi-veau cerise, dos lisse orné de guirlandes et filets dorés, pièce de titre verte (reliure de l'époque).
Une des nombreuses éditions sorties un an après l'année même de l'originale (1826) : c'est que cette satire sur le ministère Villèle, et sur sa chute présumée (qui n'eut lieu cependant qu'en janvier 1828), connut un prodigieux succès, comme la plupart des pièces en vers du duo marseillais. L'originale ne présentait que quatre chants, contre les six de la version reçue.Relié avec six autres pièces politiques de Barthélémy et Méry, dont la dernière sur la Révolution de Juillet 1830 :I. La Corbiéréide, poëme en quatre chants. Paris, Ambroise Dupont, 1827, 80 pp. Du même genre satirico-politique que la Villéliade, ce texte est à la fois moins connu et plus injuste encore que le précédent, tant la personnalité de Jacques-Joseph Corbière, ministre de l'Intérieur dans le cabinet Villèle, prêtait peu le flanc aux attaques autres que partisanes. - II. La Bacriade, ou La Guerre d'Alger. Poème héroï-comique, en cinq chants. Paris, Ambroise Dupont, 1827, 96 pp. Encore un poème politique, cette fois sur la préhistoire de l'Expédition d'Alger de 1830 : Bakri était ce Juif algérois, qui détenait avec Busnach le monopole du commerce des grains dans la Régence, et dont la dette impayée fut à l'origine du différend diplomatique entre le Dey et la France. - III. Epitre à M. Saintine qui a bien voulu se charger de revoir les épreuves d'un de nos ouvrages. Paris, Imprimerie de J. Tastu, janvier 1830, 31 pp. Vicaire I, 325. Tirage à quelques exemplaires hors commerce. Avec un glossaire des termes de typographie. - IV. Etrennes à M. de Villèle, ou Nos adieux aux ministres. Paris, Ambroise Dupont, 1828, 29 pp. - V. Peyronéide. Epître à M. de Peyronnet. Huitième édition. Paris, Ambroise Dupont, 1828, 31 pp. - VI. L'Insurrection. Poème aux Parisiens. Paris, A.-J. Dénain, 1830, 55 pp. (mouillures claires assez importantes "in fine"). Ont été en plus intercalés deux prospectus sur des ouvrages publiés par Ambroise Dupont :1. Souscription aux Discours de M. Benjamin Constant à la Chambre des Députés. Paris, Imprimerie et fonderie de J. Pinard, s.d. [1827], 4 pp. Cette publication avait été expressément voulue pour améliorer la situation financière délicate du député libéral [entre I et II]. - 2. Histoire militaire des Français, par campagnes, depuis le commencement de la Révolution jusqu'à la fin du règne de Napoléon. [Paris], Imprimerie et fonderie de J. Pinard, s.d. [1827], 8 pp. [entre V et VI]. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, A l'Imprimerie Royale, 1834 in-8, XXVIII-336-[2] pp., chrono., index, demi-chagrin bleu, dos à nerfs (reliure de l'époque). Rousseurs. Ex-libris Yves Louis Mongrolle.
Poème en latin barbare en trois chants, composé vers 897 par d'Abbon, moine de l'abbaye de Saint-Germain des Prés, mort vers 923."Ce poëme (...) se recommande, non par le talent de l'écrivain, mais par les détails qu'il nous a transmis, plus complets que dans aucun historien, sur un fait important auquel il avait assisté." (Dufour).Molinier, I, 864 : "Les livres Ier, II racontent les événements du siège et le règne du roi Eudes jusque vers 896 ; le livre III, ajouté par révérence pour la Trinité, renferme des conseils moraux aux clercs."Dufour, 2. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Angers, Imprimerie d'Auguste Mame, 1813 in-8, 24 pp., broché sous couverture d'attente de papier noisette. Rousseurs.
Unique édition, rare. Qui de mieux placé pour composer cet éloge de la typographie mobile que l'imprimeur Philippe-Auguste Mame (1778-1824), issu d'une lignée déjà importante de libraires angevins ? Il était en effet le quatrième fils de l'imprimeur-libraire Charles-Pierre Mame, à qui il succéda en 1802, en association avec son frère Charles-Mathieu Mame jusqu'en 1807. Breveté imprimeur le 15 juillet 1811 et libraire le 1er janvier 1813, l'année de notre poème, il fut Imprimeur du Roi à partir du 4 juillet 1814, mais perdit ce titre en 1818 pour avoir imprimé "L'Abrégé de l'origine des cultes" de Dupuis, dénoncé comme contenant des principes favorisant l'athéisme ...Absent de Quérard. Seulement deux exemplaires au CCF (Nantes et Tours).Envoi autographe signé de l'auteur à Monsieur Hébert fils, notaire. Cet envoi résout la question de l'attribution du poème à Auguste Mame, encore en suspens dans certains catalogues. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
circa 1917-1918 | 22.30 x 27.60 cm | une feuille sous chemise et étui
Remarquable poème de jeunesse autographe d'André Breton, intitulé "Hymne", vers à l'encre noire sur papier vergé, daté par l'auteur en d'août 1914. Notre manuscrit fut rédigé entre mars 1917 et le début de l'année 1918. Notre poème est présenté sous chemise et étui aux plats de papier à motifs abstraits, dos de la chemise de maroquin vert olive, gardes et contreplats de daim crème, feuille de plexiglas souple protégeant le poème, étui bordé de maroquin vert olive, étiquette de papier olive portant la mention "poème autographe" appliquée en pied du premier plat de l'étui, ensemble signé de Thomas Boichot. Probablement la pièce la plus mallarméenne jamais écrite par Breton, "Hymne"est composé durant le premier mois de la guerre,alors que le jeune poète et ses parents se hâtent de rejoindre Paris.Le poème fut par la suite publié dans Solstices n°2 en juillet 1917. Il est l'un des deux seuls à porter une date dans le recueil et dans sa version manuscrite, sans doute pour souligner le contexte difficile de sa rédaction:«par un sale temps, l'auteur rimant ce poème pour être certain de ne pas du tout prendre part à la conversation de ses parents [...] sur quelque ignoble route de Lorient où ceux-ci s'étaient à temps retirés» (note de Breton, 1930). On reconnaît sans peine l'influence des symbolistes dans la précision de l'alexandrin rimé et le goût pour les allusions mythologiques. Le jeune Breton consacre son hymne aux amants de Lesbos, le couple légendaire de poètes grecs Sappho et Alcée. Breton glisse dans la première strophe un souvenir de L'après midi d'un faune parmi les allusions voluptueuses(« Un bras faible se noue en des mythologies / Scabreuses dont la flûte émeut l'enchanteresse / Au torse vain du faune avide [...]»). Erotisme et fascination morbide se mêlent lorsqu'il évoque le sort tragique de Sappho, qui, selon Ménandre, s'élança du haut des rochers de Leucade. Le poème s'achève sur une invocation d'Alcée à Sappho, déjà emportée par les eaux : «Tu vois qu'un cerne aimable diminue Aux paupières. La peur que fraîchissent les touffes Désertes, l'une ou l'autre, en vain, si tu l'étouffes, Promit ta chevelure aux fleurs d'écaille, bleue... Trêve d'héliotrope où s'irise une queue De sirène, le flot te cajole.» Digne héritier de la poésie de Mallarmé, ce rarissime manuscrit date de la jeunesse symboliste d'André Breton, au lendemain de la déclaration de guerre. *** Poème essentiel de la période pré-dadaïste de l'auteur, il fait partie d'un ensemble cohérent de sept poèmes manuscrits de Breton (désigné sous le nom de coll.X. dans les uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1071). Ces poèmes, de sa graphie de jeunesse, sont soigneusement calligraphiés à l'encre noire sur papier vergé filigrané. Cet ensemble a étéadressé à son cercle d'amis et d'écrivains, où figurent notamment Valéry, Apollinaire, Théodore Fraenkel, et son frère d'armes André Paris. Il fut par la suite publié dans son premier recueil, Mont de piété, qui parut en juin 1919 à la maison d'édition Au sans Pareil, nouvellement fondée par son ami René Hilsum. La datation précise de cet ensemble de poèmes autographes est déterminée par l'écriture du dernier poème de la collection («André Derain»),composé le 24 mars 1917, qui offre un terminus post quem absolu. En outre, une version plus ancienne du poème «Age», dédié à Léon-Paul Fargue, figure dans notre collection sous son nom originel «Poème». Daté par l'auteur du 19 février 1916 - le jour de ses vingt ans - et créé 10 jours plus tôt selon sa correspondance, il ne fut rebaptisé et remanié que pour sa publication en juillet 1918 dans Les Trois Roses. Selon toute vraisemblance antérieur à la parution de ce dernier poème, les sept poèmes autographes, furent probablement rédigés courant 1917 ou au début de l'année 1918, alors que Breton poursuit son internat au Val-de-Grâce et fait la rencontre décisive de Louis Aragon. Les poèmes qui constit
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