‎LOYNES (Jeanne de Tourbey, comtesse de).‎
‎2 lettres autographes signées à un écrivain. ‎

‎ s.d., 4 pp. in 12, sur bristol à son chiffre couronné. ‎

Reference : AMA-375


‎ Elle le remercie de l’envoi de son livre. Elle le lira à la campagne et s’il le permet lui dira ses impressions. — Elle relit ce qu’elle a déjà lu dans la Presse, « mais il y en a plus et c’est encore mieux. » Elle aime ce qu’il écrit et il l’intéresse : « Vous êtes si artiste, si savant, si curieux. »Mme de Loynes (1837-1908), célèbre horizontale du Second Empire sous le nom de Jeanne de Tourbey, était devenue comtesse de Loynes en 1872. Elle tint dès 1859 un important salon politique à l’orientation navrante : en 1885 elle fit la connaissance de Jules Lemaître et le suivit dans les chemins hasardeux du nationalisme et de l’antisémitisme. C’est avec les familiers de son salon que fut créée la Ligue de la Patrie française si active au moment de l’Affaire Dreyfus.«C’était une Maintenon: fine, discrète et secrète, conseillère subtile, fine directrice sans en avoir l’air, excellente maîtresse de maison — ses dîners étaient des perfections — elle recevait à merveille dans son entresol de l’avenue des Champs-Elysées. Elle déployait un véritable génie pour faire causer les gens, pour les relancer dans la conversation, pour les mettre en valeur et les faire briller» (Gregh, L’Age d’or, p. 259)‎

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Mme Chantal Bigot

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5 book(s) with the same title

‎NIELLOUX, Jacques, écrivain et poète.‎

Reference : c4462

‎ Ensemble de 18 lettres autographes signées, à l'écrivain Raoul Auclair.‎

‎ 18 L.A.S. en majorité de format in-4°, totalisant 34pp. On a joint 1) un brouillon de réponse de Raoul Auclair. 2) "Confidence nocturne" poésie autographe signée datée de 1931, de 2pp.in-4° et dédicacée à Raoul Auclair.‎


‎ Nielloux fait part à Auclair (à Imbrault dans l' Indre) de ses réactions sur les parutions, ses dernières lectures, son avis sur les critiques, évoque Pourtalés, Fontainas, l'abbé Ducaud, Péguy, Bernanos, des films russes présentés par Abel Gance, Cassou, Gonzague Frick, les conférences litttéraires, la publication des ses poèmes dans le "Mercure", etc. Les poèmes et textes de Nielloux parurent à partir de 1927 dans "Chimères", chez Golzio, dans "Feuilles Vertes", "Sagesse". ( Reu-CH1) ‎

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Phone number : 33 (0)2 54 49 05 62

EUR150.00

‎ANASTASI (Auguste Paul Charles) ‎

Reference : 3C16

‎Peintre et lithographe français (1820-1889) Il fut l’élève de Delacroix et de Corot. Ensemble de 5 lettres autographes signées à l’écrivain et critique d’art français Charles Asselineau (1820-1874). 5 p. de formats divers. On relève deux dates 30 mars 1842 et 10 mars 1858. ‎

‎Il recommande à son ami, d’aller assister une « simple connaissance, Mlle Mathide » qui est dans le besoin et qui est souffrante. Il voudrait également le voir dans quelques jours en ajoutant : « vous avez laissé tomber de votre poche un papier, ce n’est pas un billet de banque, mais je vous le renvoie… ». Il le presse : « Dépêchez-vous si vous voulez voir le tableau de Français. Il se pourrait qu’il le mit au bazar bonne nouvelle. Venez donc un de ces jours dans l’après midi nous irons ensemble. Dites aussi à Gardet s’il veut venir chez Corot qu’il se dépêche… » ‎


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Phone number : 33 01 45 66 48 65

EUR380.00

‎DE LA BATUT, Pierre ; PAULHAN, Jean ; SUPERVIELLE, Jules ; COPEAU, Jacques ; GARRICK, Yvonne ; ACHARD, Paul ; DAYOT, Armand ; DEKOBRA, Maurice ; ANTOINE, André ; FOLEY, Charles ; SERVAIS, Jean ; BIRABEAU, André ; JOINARD, Achille ; ARMORY ; SARMENT, Jean ; GILLET, Louis ; MAURRAS, Charles‎

Reference : 44475

(1914)

‎[ Lot de courriers d'intérêt littéraire dont nombreuses lettres autographes signées adressées ou relatifs à l'écrivain Pierre de La Batut dont : ] Jean Paulhan : L.S. (non datée) : "Merci de votre lettre et des deux manuscrits. La Fille aux diables m'a intéressé, et j'attendrai impatiemment la deuxième version promise. Pour l'homme d'affaires, vous avouerai-je, si les changements de composition me semblent heureux, que je ne suis pas sans regrtetter le ton de la première version". - Jacques Copeau (21 février 1941 : "Je n'ai pas le souvenir d'avoir jamais eu sous les yeux l'ouvrage dont vous me parlez. [ ...] ) - Jules Supervielle, 2 L.A.S. (à Pierre puis à son fils : ) "24 janvier 1949 : J'ai gardé un excellent souvenir de votre père qui était en effet un de mes bons amis. Mais je n'ai jamais écrit de préface [ ...]) - Achille Joinard, Président de La Rose Blanche, Directeur du Mousquetaire (LAS sur carte de visite, recommandation de Pierre de la Batut au Général Rebillot) - Plusieurs prospectus de pièces de théatre de Pierre de La Batut, un bulletin de déclaration à la SACD - Paul Achard : 2 LAS (... il est convenu que vous me donnez une option d'un an pour céder à une maison de production cinématographique [ ...] les droits d'adaptation de votre roman L'homme d'Affaires) - Yvonne Garrick : 2 LAS (On m'offre un rôle dans la pièce qu'on monte de suite à l'Oeuvre mais il n'y a qu'une scène avec Fresnay, croyez(vous que je doive accepter ? Moreno s'est bien rendu célèbre avec 1 scène !" - Courrier de la Société des Gens de Lettres ("Pourriez-vous joindre au portrait un autographe d'Edouard Dentu) - Armand Dayot (2 L.A.S.) - Plusieurs courriers de Journaux et Maisons d'Edition (NRF, Echo de Paris, J. Dupuis et Cie, Art et Connaissance ) - Jean Servais : 3 LAS (il sollicite auprès de Pierre de La Batut puis auprès de son fils leur accord pour une adaptation cinémétographique du roman "Le Consentement" - André Birabeau : 2 L.S. à Francis de La Batut : "Les héritiers de René Boylseve vienne d'autoriser un musicien et un librettiste à tirer une opérette de "La leçon d'Amour dans un Parc". J'ai obtenu que la comédie que votre père et moi avions faite autrefois [ ...] soit utilisée pour cette adaptation musicale". (on joint une LAS de Gérard Failly exécuteur testamentaire de René Boylesve) - André Antoine : 1 L.S. (13 juillet 1913 : sur une pièce passant au comité de lecture du Théatre National de l'Odéon) - Pierre de La Batut : Contrat sur papier timbré signé avec le directeur du Théâtre de Verdun du Pré Catelan, 18 avril 1914. - Albert Pestour, rédacteur en chef du "Salut National" : "28 janvier 1930 [...] M. de Choiseul a eu peu d'un procès [ ...] j'ai tripoté votre texte au galop, car l'heure pressait [ ...] - Armory, L.S. 1941 - Jean Sarment, 1 L.A.S. et 1 L.S. (1939) - Charles Foley, 1 L.A.S. 1925 - Louis Gillet, 1 L.A.S. (16 août 1934) - Charles Maurras, 1 L.S. à en-tête de l'Action Française ( 5 mars 1938)‎

‎Ensemble de plus de 40 pièces, entre 1914 et 1951 dont : Jean Paulhan : L.S. (non datée) : "Merci de votre lettre et des deux manuscrits. La Fille aux diables m'a intéressé, et j'attendrai impatiemment la deuxième version promise. Pour l'homme d'affaires, vous avouerai-je, si les changements de composition me semblent heureux, que je ne suis pas sans regrtetter le ton de la première version". - Jacques Copeau (21 février 1941 : "Je n'ai pas le souvenir d'avoir jamais eu sous les yeux l'ouvrage dont vous me parlez. [ ...] ) - Jules Supervielle, 2 L.A.S. (à Pierre puis à son fils : ) "24 janvier 1949 : J'ai gardé un excellent souvenir de votre père qui était en effet un de mes bons amis. Mais je n'ai jamais écrit de préface [ ...]) - Achille Joinard, Président de La Rose Blanche, Directeur du Mousquetaire (LAS sur carte de visite, recommandation de Pierre de la Batut au Général Rebillot) - Plusieurs prospectus de pièces de théatre de Pierre de La Batut, un bulletin de déclaration à la SACD - Paul Achard : 2 LAS (... il est convenu que vous me donnez une option d'un an pour céder à une maison de production cinématographique [ ...] les droits d'adaptation de votre roman L'homme d'Affaires) - Yvonne Garrick : 2 LAS (On m'offre un rôle dans la pièce qu'on monte de suite à l'Oeuvre mais il n'y a qu'une scène avec Fresnay, croyez(vous que je doive accepter ? Moreno s'est bien rendu célèbre avec 1 scène !" - Courrier de la Société des Gens de Lettres ("Pourriez-vous joindre au portrait un autographe d'Edouard Dentu) - Armand Dayot (2 L.A.S.) - Plusieurs courriers de Journaux et Maisons d'Edition (NRF, Echo de Paris, J. Dupuis et Cie, Art et Connaissance ) - Jean Servais : 3 LAS (il sollicite auprès de Pierre de La Batut puis auprès de son fils leur accord pour une adaptation cinémétographique du roman "Le Consentement" - André Birabeau : 2 L.S. à Francis de La Batut : "Les héritiers de René Boylseve vienne d'autoriser un musicien et un librettiste à tirer une opérette de "La leçon d'Amour dans un Parc". J'ai obtenu que la comédie que votre père et moi avions faite autrefois [ ...] soit utilisée pour cette adaptation musicale". (on joint une LAS de Gérard Failly exécuteur testamentaire de René Boylesve) - André Antoine : 1 L.S. (13 juillet 1913 : sur une pièce passant au comité de lecture du Théatre National de l'Odéon) - Pierre de La Batut : Contrat sur papier timbré signé avec le directeur du Théâtre de Verdun du Pré Catelan, 18 avril 1914. - Albert Pestour, rédacteur en chef du "Salut National" : "28 janvier 1930 [...] M. de Choiseul a eu peu d'un procès [ ...] j'ai tripoté votre texte au galop, car l'heure pressait [ ...] - Armory, L.S. 1941 - Jean Sarment, 1 L.A.S. et 1 L.S. (1939) - Charles Foley, 1 L.A.S. 1925 - Louis Gillet, 1 L.A.S. (16 août 1934) - Charles Maurras, 1 L.S. à en-tête de l'Action Française ( 5 mars 1938)‎


‎Intéressant lot d'archives familiales réunissant courriers autographes de personnalités littéraires et documents d'intérêt littéraire adressés à Pierre de la Batut (ou relatif à lui et adressés à son fils). On croise dans ces courriers quelques pseudonymes de l'écrivain : Pierre Tantare et Jean Dentu (du nom de sa mère, Jeanne Dentu, fille de l'éditeur Edouard Dentu).‎

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR440.00

‎PAULHAN (Jean) ‎

Reference : 215C18

‎critique et écrivain français (1884-1968) Ensemble de 6 lettres autographes signées à Jean Blanzat, accompagnées de 4 tapuscrits dont 3 signés (lettres aux membres du C.N.E. et lettre de démission de 1946), ainsi qu’une plaquette (in-8) avec dessin autographe signé de son monogramme, plaquette intitulée « L’ENIGME des Tableaux Modernes », extrait de la « Chronique Nîmoise », Chastanier frères et Almeras imprimeurs à Nîmes. 10 p. in-8. En-tête de la NRF pour 4 lettres. S.l.n.d. [de 1941 à 1947] et 7 p. et demi gd in-4 pour les tapuscrits. ‎

‎Il avoue être bien ennuyé que René Jouglet sera « par décision officielle, seul directeur en titre des éditions Grasset », ajoutant : « Que trame-t-il ? ». Il lui indique ce qu’il a écrit dans les « cahiers » avec détail : « vraiment, vraiment, le devoir de rendre à la France toute sa figure et toutes ses voix me semble, en ce moment, aussi impérieux que l’était, en 1940, un autre devoir. Et je ne vois guère qui aillent là-contre, que des soucis politiques… Où cela me mènera-t-il ? Suivant toute apparence, sur la liste noire… ». Il lui assure que personne n’a eu le plus léger doute sur son courage, « ou je me trompe beaucoup, que vous ne seriez peut-être pas courageux pour d’autres pour vos hommes. (Jean Blanzat était résistant au sein du Groupe du musée de l’Homme) Je vous écris, sans grande envie d’écrire. Pardonnez-moi. Tout semble grave, et tout rend anxieux. Ici avec des prés et leur brebis, ce grand calme, ces silences, ces arbres qui blanchissent tous à la fois, il est peut-être plus honteux qu’ailleurs de se sentir du côté de ceux qui sont protégés, non de ceux qui protègent. (Je suis surpris, quand je me rappelle 1914, de voir à quel point la guerre m’était indifférente, je ne me posais même pas la question de sa fin. Comme tout a changé… ». Il vient de rentrer d’El Goléa où il a passé trois jours chez Dubuffet, et est stupéfait de trouver « La petite ordure des L.F. Evidemment, cela tient de la maison GR (Grasset ?), mais je n’aurais pas pensé (tout en m’attendant vaguement à quelque chose) qu’ils pussent être aussi infects… ». Il lui confirme que pour J.D. (Jacques Decour), « il a été exécuté le 30 mai, après 72 jours de secret…», et tient à lui apporter « un Goethe ». Pour « Sybilla et Saint-Saturnin : je continue à penser que la nrf devait les publier, même manqués : ne fût-ce que pour donner l’exemple d’un grand dessein – de ces grands desseins qui nous manquent. (Et que l’auteur fût un peu inférieur au dessein ce n’en était que plus excitant. Il me semble que tu vois un peu trop dans la nrf un palmarès : ce n’est pas [seulement] parce qu’ils étaient meilleurs que d’autres qu’on publiait un récit, un poème ; ou moins bons, qu’on les refusait… ». Enfin, la démission de J.G. ( ?) lui semble une excellente chose pour son ami. « Te revoilà, sans ce voile d’action politique (qui fait tellement illusion) tout à fait en face de toi. Je crois que tu dois- si même tu ne le sens pas tout prêt en toi, et exigeant- te remettre à écrire un roman, ou du moins une longue nouvelle. Tes critiques… Tu les écrivais trop vite, tous ces derniers temps. Je sais bien que cela leur donnait peut-être une sorte d’indolence gracieuse ; naturellement, tu écris "charmant". Mais tu peux avoir une force, qui ne se montre qu’à la longue, et que (moi du moins) j’attends de toi. Il n’y avait rien, j’en ai peur, de nécessaire dans tes notes de la Bataille (les écris-tu toujours ? impossible de la trouver en Suisse ici non plus… ». Les trois lettres qu’il adresse et qu’il signe avec quelques commentaires supplémentaires à Jean Blanzat sont destinées au Comité national des écrivains (CNE, organe de la résistance littéraire) qui sont, pour la première lettre, une critique sévère à l’égard de Romain Rolland qui selon lui, aurait "trahi la cause de la France" d’après une lettre qu’il aurait écrite à Bachelin en avril 1921, et publiée dans le catalogue Charavay, lettre, qu’il cite partiellement. « …Ma conviction est absolue qu’en fait la guerre de 1914-1918 a eu pour véritable objet (profond, non avoué) de détruire la nation qui travaillait le mieux, au profit des nations qui travaillaient moins bien, et principalement l’Angleterre. C’est un crime contre les intérêts de l’humanité. Elle le paiera », poursuivant, « Voilà donc ce que pensait, voilà ce qu’écrivait Rolland, alors que la France, deux fois envahie en quarante cinq ans, rassemblait déjà ses forces – et tentait de grouper celles du monde – contre une troisième invasion. Vous avez reconnu les deux thèmes de la propagande pangermanique, qu’allait reprendre bientôt la propagande hitlérienne… ». En conclusion, il précise que cette « vérité » provoque de grands remous et de grandes émotions au sein du CNE. « vingt ripostes, une lettre signée par seize écrivains qui m’adjurent de changer d’avis, une page entière des Lettres Françaises (avec échos anonymes, mensonges et faux), une soirée commémorative en Sorbonne […] On m’a toujours assuré qu’il fallait, à tous risques, dire la vérité. Je dis la vérité. Quant aux risques, nous en avons vu d’autres. ». Dans la seconde lettre, datée du 15 mai 1947, Paulhan conteste le manifeste d’Aragon, considérant que ce manifeste qui cite, « non sans éloge, divers textes de Rimbaud », est trompeur. Aragon « se trompe exprès. Drôle de mensonge : naïf, car nous sommes tout de même quelques uns à lire Rimbaud ; imprudent, car le trac se trouve encore dans les bibliothèques. A-t-il un tel mépris de ses lecteurs qu’il pense les gagner à sa cause par des procédés, dont le savon Cadum ne voudrai pas pour sa propagande – ni la police pour ses enquêtes ? Mais le mensonge Rimbaud, comme l’erreur Rolland, posent des problèmes, qui dépassent de loin le cas d’Aragon. ». Pour conclure, il ajoute de sa main : « nous avons trop souffert des mensonges des gens de droite. Ne laissons pas trop mentir les gens de gauche. A demain peut-être. Jean ». Enfin dans la dernière lettre du 4 juillet 1947, Paulhan qui défend les principes de "droit à l'erreur" à l’encontre de Vercors qui lui, soutient, la notion de "responsabilité de l'écrivain", (débat déclenché par l’épuration des intellectuels), s’insurge contre cette « liste noire », liste établie en 1944, à l’issue d’une commission voulant établir des critères pour sélectionner les écrivains compromis. « Je ne suis pas un moraliste. Je ne sais s’il faut être patriote, et l’on m’assure qu’un mensonge peut avoir sa raison d’être ; même sa noblesse. Ce n’est pas mon affaire. Ce que je cherche, c’est la raison d’un certain malaise, que je ne suis pas seul à éprouver. Je dois l’avouer, au sein du C.N.E., si peu que j’y ai mis les pieds. Je les cherche... ». Il ne veut pas se sentir « l’âme » d’un juge. « Quand je vous demande au nom de quels principes vous jugez, et ce que signifie votre liste noire, vous me faites deux sortes de réponses – dont la première est plaisante, évidement sincère, au demeurant indiscutable. Indiscutable, parce qu’elle ne prête pas à discussion… ». Paulhan évoque également la conception de Vercors en le citant (Petit pamphlet des dîners chez Gazette) : « Je ne juge pas. Je ne les condamne pas ni les punis – ni les acquitte. Ils m’inspirent de la répulsion, c’est mon droit je pense ? … De penser à eux, ça me soulève le cœur. On ne veut pas les voir, c’est tout. Parce qu’ils nous dégoûtent, qu’ils nous débectent, que leur physionomie nous coupe l’appétit… ». ‎


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EUR2,850.00

‎ROUMANILLE (Joseph) ‎

Reference : 198C16

‎Ecrivain et éditeur français d’expression provençale (1818-1891). Il fut l’un des fondateurs du félibrige en 1854, et participa activement à la renaissance de la langue provençale. Très importante et précieuse correspondance composée de 106 lettres autographes signées et 4 cartes de visite autographes adressées à son confrère Louis Roumieux (1829-1894). Cette correspondance de très grand intérêt, s’étale depuis 1852 pour se terminer en 1890. Environ 280 pages de formats divers. Il n’est pas possible de détailler chacune de ces lettres, tant leurs contenus abondent de révélations riches de détails et d’informations concernant les réunions, les publications et les anecdotes des félibres. Ainsi au fil des mois et les années qui défilent, la lecture de ces lettres, permettra d’apprécier le grand intérêt lié au félibrige. Quelques lettres sont entièrement rédigées en provençal. On joint une carte imprimée en provençal pour se rendre à la fête de « N. D. de Prouvenço, lou 11 de Setèmbre 1875 ».‎

‎ROUMANILLE à ROUMIEUX, Un trésor pour l’histoire du félibrige. Avignon, 12 août 1852. La première réunion félibre. Il compte sur sa présence le 27 août à Arles, pour la fête du Congrès Agricole des Bouches du Rhône. Les « muses », sont en grand émoi, « elles ne sont pas contentes d’être réunies et de se coudoyer dans un livre...Je vous y invite, tant en mon nom qu’au nom de mes confrères, qui se sont faits les ardents propagateurs de la chose. Il y aura discourt orné de couplets du cru...il y aura pareillement séance ou chaque muse viendra nous dire une de ses compositions littéraires... ». Avignon, 8 janvier 1855. Il reçoit « la revue méridionale », que Roumieux rédige. Il ne s’intéresse qu’à la partie littéraire, la partie « théâtre », le passionne moins. « ...mes habitudes et mes goûts m’éloignent du spectacle, à Avignon où rien ne m’y attire, pas mêmes des talents et divines... ». Il voudrait également connaître sa décision concernant sa collaboration. Avignon, 30 octobre 1856. Il veut le voir et lui seul, mais sa venue doit rester secrète. « Vous serez libre après mon départ de parler à qui vous voudrez de la visite que je veux avoir le plaisir de vous faire... ». Avignon, 24 novembre 1856. Il lui adresse un nouvel acte de la «comédie...ça commence à devenir plaisant. Voilà ce pauvre cher abbé accusé... ». Cette comédie étant le récit d’une anecdote entre Roumieux et un abbé. « Je ne doute pas un seul instant de votre franchise et de votre véracité de votre récit... ». Avignon, 11 décembre 1856. « Voici mon cher Carissime, où en est cette comédie. De plus en plus comique !! Lisez la nouvelle version. Lisez aussi la réponse si vous approuvez celle-ci, faites la jeter à la boite – de Tarascon. Il parait que vous avez mis l’affaire sur le tapis. Comment cela s’est-il passé ? Comment en êtes vous venu là ? Voilà maintenant que vous faites erreur et que je suis un homme déloyal !! et peu charitable!!!! Tâchez de concilier tout cela. Quant à moi je le concilie parfaitement... ». Avignon, 2 août 1857. A propos de l’Armana prouvençau. Il lui demande pour « l’armana, inoffensif et modéré », deux poèmes, pouvant servir d’entrefilet. Avignon, 4 février 1857. Il lui demande des nouvelles de Beaucaire et où en est « l’affaire grave et drôle. On ne m’en a plus soufflé le mot. Le cher curé de Malemort ne m’a plus rien dit, et je ne sais par conséquent comment il a accueilli mes loyales explications... ». Il suppose donc que « la comédie est morte et enterrée ». De son côté, il mène « toujours » humblement sa « pauvre vie d’escargot que je me suis faite – J’achète, je vends ; je perds, je gagne... ». Avignon, 22 septembre 1857. « Voici mon ours, prenez mon ours. Je l’ai tant léché que j’y ai laissé ma langue. Je vous laisse à juger si ce n’a pas été peine perdue ». Il lui en adresse 12 exemplaires qu’il lui demande de vendre, et d’insérer dans sa « Revue », que cet ouvrage est disponible entre autre, chez « Roumanille, libraire à Avignon », avec « six timbres poste bleu, de 20c [...] l’Armana est toujours là, ni vivant, ni mort. S’il doit vivre, vous le savez, et vous lui apporterez votre part de bouillon salutaire... ». En février 1858, il lui annoncera que l’Aramana a fait des prodiges. « Voilà plus d’un mois qu’il est épuisé partout. Si j’avais pu prévoir que, cette quatrième année seulement, la presse parisienne mettrait à notre service les mille bouches de sa presse, j’aurais tiré à plus grand nombre ». Il a vu beaucoup de monde à Nîmes mais la nécessité d’une présence à sa « boutique » à réduit son séjour. « Le lundi matin j’ai dû passer de la poésie aux affaires». Il lui rapportera l’anecdote que l’éditeur de « Campano toumbado » lui a racontée et qui l’a beaucoup fait rire. Avignon, 17 décembre 1859. Il lui adresse les « armana » demandés. « Hélas ! Voilà que demain je ne serai pas ici. On m’a fourré dans in guêpier... Il s’agit d’un concert en Arles demain 18, dans la grrrrrrande salle de la mairie au bénéfice de l’œuvre de la jeunesse d’Arles. Martin, le cher Nismois, est de la partie. Mistral devait en être, puisqu’il est sur le programme imprimé. Mistral ne veut pas y aller et je ne crois pas qu’on le décide. C’est comme une trahison. ». Avignon, 17 janvier 1861. « J’attends que mon ventre ait diminué pour me faire photographier de pieds en corps. Sois persuadé que je n’oublierai pas de t’adresser un des exemplaires avant la lettre que je réserverai pour mes meilleurs amis. Voilà que Théodore m’a donné son Turc, Emile Albert son squelette, Roumieux sa gravité et ses lunettes, Mistral sa belle tête en plâtre... et moi je ne puis donner qu’un portrait joufflu rébarbatif ayant plus l’air d’un marchand de vin que celui du poète ... Toi tu es heureux et poétique ; tu conserves ta sveltesse, nous engraissons hélas outre mesure. Théodore (Aubanel) a des allures de tonneau... Mistral est gras à lard ; il a deux mentons bien prononcés... ». Il lui demande ce qu’a fait « l’armana de 1861 » à Beaucaire, car « Il a fait partout des prodiges et en fait encore... ». Avignon 24 novembre 1862. Il lui accuse réception des 294 exemplaires, « attends pour m’en adresser encore que je te le demande... Si, ce que je désire de toute mon âme, ton livre a le succès qu’il mérite... Mon avis éclairé par expérience est de ne pas bourrer nos correspondants, surtout ceux des petites villes. Il faut n’envoyer que par dizaine chez les principaux, et par six chez les moindres et par deux ou trois chez les insignifiants. Mirèio, Lis oubreto, la Mioùgrano, la Farandoulo et l’Armana moi- même m’ont démontré qu’il faut munir modérément nos correspondants, qui savent fort bien redemander de réapprovisionner quand la marchandise s’écoule... ». Avignon, 28 juillet 1867. « Félibrijado solennelle, ici mardi prochain, un peu avant ou un peu après le coucher du soleil. Par ces présents, nous t’y invitons et partant, nous comptons sur ta présence et ton entrain habituel avec accompagnement de brindes, voire de calembours. Seulement, il te sera permis d’en faire qu’un après l’autre... ». Etc. ‎

‎L’ensemble‎


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