Paris, 1879, in-12, 560pp, reliure pleine percaline, Très bel exemplaire! 560pp
Reference : 66741
Librairie Axel Benadi
M. Axel Benadi
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Manifeste fondamental du structuralisme : envoi à Max-Pol Fouchet Paris, Plon, [janvier] 1958. 1 vol. (140 x 200 mm) de 454 p. Broché. Édition originale. 13 planches hors texte et 23 illustrations in texte. Exemplaire imprimé du service de presse. Envoi signé : «À Monsieur Max-Pol Fouchet, en très sincère hommage, Claude Lévi-Strauss ».
Publié en février 1958, ce recueil d'articles constitue le manifeste fondamental du structuralisme en anthropologie. Claude Lévi-Strauss y expose sa méthode et ses intuitions fondatrices, notamment l'idée selon laquelle les sociétés humaines sont régies par des structures inconscientes, analogues à celles du langage. Du système de parenté aux mythes, de l'analyse des totems aux lois de réciprocité, c'est un nouveau continent intellectuel qui s'ouvre à la réflexion. Plus qu'un simple ouvrage savant, Anthropologie structurale représente un tournant épistémologique : celui où les sciences humaines cessent d'être descriptives pour devenir analytiques. L'ouvrage connaît un succès considérable, tant dans le monde universitaire que dans le grand public cultivé - il marque l'entrée de Lévi-Strauss dans le cercle restreint des grands penseurs du XXᵉ siècle. Rare premier tirage, en service de presse, avec l'absence de prix porté à la couverture pour ce tirage particulier. Léger manque au dos, sinon bon exemplaire.
Bruxelles, Imprimerie Médicale et Scientifique, 1936 ; in-4, CIII-1162 pp., reliure demi-cuir prune à coins, dos à nerfs. Très bon état.
Paris, Émile Nourry, 1933 ; in-4, LXXXVII- 848 pp., reliure demi-cuir prune à coins, dos à nerfs (épidermure, mais bonne présentation). Bon état.
, 1868-1896, in-8, 17 pièces, plusieurs formats réimposés en un volume, Demi-chagrin brun foncé de l'époque, dos à faux nerfs, premières de couverture conservées, Intéressante réunion d'ouvrages, de plaquettes et d'extraits, constituant un excellent aperçu des travaux et de la pensée d'Alexandre-Abel Hovelacque (1843-1896), de la linguistique pure à la linguistique naturaliste, de l'anthropologie physique à l'ethnographie européenne. Les pièces sont reliées dans l'ordre suivant : - Instructions pour l'étude élémentaire de la linguistique européenne. Paris, Maisonneuve, 1871. 131 pp. - Mémoire sur la primordialité et la prononciation du r-vocal sanskrit. Paris, Maisonneuve, 1872. 28-[1] pp. - L'Avesta. Zoroastre et le mazdéisme. Première partie : introduction. Paris, Maisonneuve, 1878. 114-[1] pp. - Observations sur un passage d'Hérodote concernant certaines institutions perses. Paris, Maisonneuve, 1875. 28 pp. - Les deux principes dans l'Avesta. (sl. sn, 1876). 15 pp. (un passage censuré page 10). - Conférence transformiste. L'évolution du langage. Extrait des Bulletins de la Société d'anthropologie. Paris, Typographie A. Hennuyer, 1885. 23 pp. - Ahura Mazdâ. 16 pp. (s.l, s.n, s.d.) - Langues, races, nationalités. Deuxième édition. Paris, Ernst Leroux, 1875. 40 pp. - Les Slaves du sud en Hongrie. Extrait de la Réforme économique. Rouen, Léon Deshays, 1876. 20 pp. - "Notice sur les subdivisions de la langue commune indo-européenne". Paginé 475 à 479. Extrait de la Revue d'anthropologie, tome I, 1872. - Lettre sur l'homme préhistorique du type le plus ancien. Sur la structure de ses restes et sur son origine. Paris, Reinwald, 1875. 16 pp. - La théorie spécieuse de Lautverschiebung. Paris, Maisonneuve, 1868. 18 pp. - "Contribution à l'étude de l'occipital". 6-[1] pp. Extrait de l'Association française pour l'avancement des sciences, Congrès de Lille 1874. - "Communication sur les races inférieures". Paris, Imprimerie Nationale, 1880. Tiré à part, extrait du Compte-rendu sténographique du Congrès international des sciences anthropologiques (16-21 août 1878). - Hovelacque et Georges HERVÉ, "Étude de 36 crânes dauphinois". paris, Félix Alcan, 1894. Paginé 188 à 200. Extrait de la Revue mensuelle de l'École d'anthropologie de Paris (4e année, VI, 15 juin 1894). - "La taille dans un canton de Ligure". Paris, Félix Alcan, 1896. Paginé 51 à 53. Extrait de la Revue mensuelle de l'École d'anthropologie de Paris (6e année, II, 15 février 1896). - "Sur la juxtaposition de caractères divergents à propos de crânes de Birmans". Paris, G. Masson, 1888. Paginé 681 à 683. Extrait de la Revue d'anthropologie (17e année, III). Cet ensemble démontre la manière dont Hovelacque entremêla et utilisa ces disciplines : en rapprochant les données linguistiques et les données anthropologiques, il parvint à la conclusion explicite de l'inégalité des langues et des races. C'est à ce rapprochement que Ferdinand de Saussure s'opposera dans son célèbre Cours de linguistique générale de 1916 (Cf : Piet Desmet. "Abel Hovelacque et l'école de linguistique naturaliste : l'inégalité des langues permet-elle de conclure à l'inégalité des races ?". In: Histoire Épistémologie Langage, tome 29, fascicule 2, 2007. Le naturalisme linguistique et ses désordres, sous la direction de Sylvain Auroux. pp. 41-59). Hovelacque fut initié à la linguistique par Chavée et à l'anthropologie par Broca. Il apprit le sanscrit et l'avestique : on lui doit notamment une étude sur l'Avesta et une grammaire de l'avestique, la première publiée en langue française. Il fonda la Revue de linguistique en collaboration avec Chavée. Auprès de Broca et de son laboratoire d'anthropologie, il fournit de nombreuses études craniométriques et ethnographiques. Il enseigna l'ethnographie linguistique dès la fondation de l'École d'anthropologie. Les théories d'Hovelacque sont Couverture rigide
Bon 17 pièces, plusieurs formats
Paris, Plon, 1971, in-8, cartonnage bleu de l'éditeur sous jaquette, titres dorés au dos, 452 p., 23 illustrations dans le texte et 13 illustrations hors texte, biblio, index. Bon état, jaquette légèrement froissée / déchirée, intérieur très propre. On y joint deux poches : Catherine Clémént : "Lévi-Strauss ou la structure et le malheur" ; Georges Charbonnier : "Entretiens avec Lévi-Strauss".
Écrits entre 1945 et 1957, les textes rassemblés dans ce volume et devenus difficilement accessibles jettent les fondations de l'anthropologie structurale à laquelle le nom de l'auteur est lié. L'introduction dissipe un malentendu initial en montrant que l'ethnologie et l'histoire, même dite événementielle, loin de s'opposer, doivent se prêter un appui mutuel ; ce que, depuis, les succès de l'anthropologie historique ont amplement attesté. L'étude des sociétés amérindiennes, objet de la deuxième partie, le confirme. L'analyse structurale de leurs coutumes, et de leurs institutions anticipe des découvertes archéologiques récentes, d'où ressort que les peuples amazoniens ne furent pas les primitifs qu'on croyait voir en eux. Dans une première partie, l'auteur avait aussi fait voir par des exemples concrets comment ses réflexions sur les rapports de l'anthropologie avec la linguistique et la psychologie l'ont conduit à poser les principes de l'analyse structurale des mythes, qui allait occuper une grande place dans ses travaux. Une troisième partie élargit cette perspective pour y inclure l'art. Enfin une quatrième partie, d'esprit plus méthodologique, envisage la place de l'anthropologie dans l'ensemble des sciences sociales et les problèmes posés par son enseignement. A côté des aspects de la réalité sociale si complexes que l'observateur doit se contenter de les décrire, et que l'anthropologie structurale ne songe pas à nier, on constate ainsi qu'il en existe d'autres où la comparaison permet de dégager des relations invariantes. En s'attachant surtout à eux, on espère mieux comprnedre l'homme et introduire dans son étude un peu plus de rigueur. — "Recueil comprenant dix-sept textes (articles, rapports de congrès, etc.). dont deux inédits, groupés sous cinq rubriques : langage et parenté, organisation sociale, magie et religion, art, problèmes de méthode et d'enseignement. Le plus important, celui qui éclaire le plus systématiquement la pensée de l'auteur, étudie « La notion de structure en ethnologie »."(Revue française de science politique, 1958) — "Fort de ses expériences (et c'est ce qui lui permet de s'attaquer à certains purs théoriciens) et par ses articles publiés entre 1944 et 1956, et ici rassemblés, L.-S. nous insuffle sans relâche, que l'ethnologie est une science, aux méthodes d'analyse rigoureuses dont l'objectivité est nuancée par l'apport personnel de l'ethnologue. L'ethnologue d'ailleurs ne cherchera pas tant à percer le comportement de chaque société qu'à voir la façon dont elles diffèrent les unes des autres. Science paradoxale s'il en est, car son cadre théorique doit s'ajuster à des techniques d'observations sur lesquelles il est très en avance. Là est le défi et c'est à l'anthropologie moderne à le relever. L'étude des rapports de l'ethnologie avec l'histoire, la linguistique, la sociologie la psychanalyse, la démographie, etc., et les concepts propres à l'anthropologie sociale permettent à l'auteur de mettre en place sa méthode structurale. Notons sa magistrale étude sur la magie, les réflexions que lui suggèrent les rapports entre ethnologie et marxisme, et la place qu'il accorde à la démographie qualitative. Tout cela sans jamais perdre de vue le rôle primordial des liens de parenté. Car les systèmes de parenté, les règles de mariage et de filiation forment un ensemble coordonné dont le rôle est de maintenir « la permanence d'un groupe social », par l'enchevêtrement des relations consanguines et d'alliance." (Population, 1958)