‎BAÏHAUT Charles‎
‎La FRANCE veut la République. ‎

‎ broché - 12x17,5 - 45 pp - 1877 - imprimerie J. SPITZMULLER, Belfort. ‎

Reference : 7521


‎Manque de papier sur la partie inférieure de l'ouvrage mais ça n'altère en rien la lecture . Vendu en l'état. ‎

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‎GRADIS (H.). Histoire de la Révolution de 1848.‎

Reference : LAR217-0001

‎"460. GRADIS (H.). Histoire de la Révolution de 1848. P., Michel Lévy, 1872, 2 vol. in-8°, d.-chagr. aubergine, dos à 5 nerfs ornés de filets dorés et à froid, 344 et 394 pp. Bel exemplaire. (124)Le Gouvernement provisoire. La Commission exécutive. Cavaignac. Lauteur de ce livre est avant tout un esprit modéré : il regarde la monarchie constitutionnelle comme le gouvernement qui convient le mieux à la France ; cependant, tout en ne dissimulant pas ses préférences, il reste impartial pour tous. Le gouvernement de février, dit-il, fut un gouvernement dhonnêtes gens ; il neut jamais recours à la violence, et fit pour le maintien de la paix en Europe des efforts dont il lui faut savoir gré. Léloge est certes très mérité pour quelques-uns des hommes de 48 ; mais les événemens nont que trop prouvé que ceux qui déchaînent les tempêtes sont impuissans à les calmer. Lhistoire de la révolution de février nest en réalité quune lutte de la modération contre la violence, du bon sens public contre les utopies politiques et sociales dune minorité aussi ardente, aussi ambitieuse de semparer du pouvoir pour elle seule quelle était incapable de lexercer. Quand on lit le récit calme et sévère de M. Gradis, qui laisse toujours parler les faits, on est frappé dun étonnement douloureux en voyant lascendant que les rhéteurs et les sophistes prennent sur la foule par des phrases sonores et vides, combien il est facile de nous duper par des promesses irréalisables, et avec quelle effrayante uniformité se reproduisent les mêmes enthousiasmes irréfléchis, les mêmes fautes et les mêmes malheurs. Placés entre deux partis extrêmes, lun qui sattache obstinément au passé, lautre qui veut tout détruire et tout renouveler, nous avons traversé depuis tantôt un siècle toutes les formes de gouvernement, nous les avons épuisées toutes, et à chaque nouveau changement politique, tout en croyant faire table rase du passé, nous lui empruntons ses plus mauvaises traditions. La montagne de 1848 na été que la contrefaçon puérile de la montagne de 1793, comme les deux empires ont été la contrefaçon de la monarchie de Louis XIV, frelatée de fausse démocratie ; la politique, qui est une science exacte, basée sur lobservation des hommes et des faits, la conciliation des intérêts et le respect des droits de chacun, a été transformée, par certaines écoles et certains partis, en une sorte dempirisme aveugle qui sacrifie tout aux théories préconçues. Ce sont là des vérités qui ressortent à chaque page du livre de M. Gradis. Dès les premiers jours de la révolution de février, la partie modérée du gouvernement provisoire est débordée par les ultra-révolutionnaires. Les clubs, comme en 93, entrent en lutte avec lassemblée légale, et marchent contre elle au 15 mai comme les sections au 13 vendémiaire. Les dernières couches sociales, pour lesquelles le mot de révolution est trop souvent synonyme de dévastation, mettent au pillage les châteaux de Neuilly et de Suresnes ; elles coupent des ponts, enlèvent les rails sur les chemins de fer du Nord, de lOuest et de Saint-Germain. Le gouvernement est réduit à placer les propriétés publiques et privées sous la sauvegarde de la république, et, comme les abstractions politiques ne peuvent rien contre les malfaiteurs, il est forcé denvoyer des troupes pour réprimer les brigandages. M. Victor Hugo, du haut de la tribune, constata, dans son discours du 20 juin 1848, la déplorable situation du pays : « plus de confiance, plus de crédit, plus de commerce, la demande a cessé, les débouchés se ferment, les faillites se multiplient, les loyers et les fermages ne se paient plus ; tout a fléchi à la fois. Les familles riches sont gênées, les familles aisées sont pauvres, les familles pauvres sont ruinées. » La France avait, il est vrai, pour se consoler, les bufs aux cornes dorées, les vierges en robes blanches des fêtes de lagriculture, les représentans en gilet à la Robespierre, le journal la Commune, le journal la Guillotine, les conférences du Luxembourg sur lorganisation du travail, et comme spécimen de cette organisation les ateliers nationaux et les ateliers égalitaires. Elle jugea quil lui fallait autre chose ; la dictature de lempire sortit de lanarchie néo-montagnarde, comme elle était sortie de lanarchie du directoire, et la commune de 1871 à son tour sortit tout armée de la dictature de lempire. Nous arrêterons-nous enfin dans cette voie funeste, et verrons-nous saccomplir la révolution de lordre, de la stabilité, du progrès calme et rationnel ? On est en droit de lespérer, si nous avons la sagesse de secouer le joug des funestes doctrines du jacobinisme, qui ont perdu la première république, compromis la seconde, et qui menacent encore la troisième, car lon peut dire des néo-terroristes ce que Napoléon disait des partisans quand même de lancienne monarchie : quils nont rien appris ni rien oublié. Le livre de M. Gradis, depuis la première page jusquà la dernière, le prouve avec lirréfutable autorité des faits. CHARLES LOUANDRE."‎

‎Couverture rigide‎


‎Très bon‎

Librairie Douin - La Celle Saint-Cloud

Phone number : 06 10 18 94 89

EUR100.00 (€100.00 )

‎MARTY (André).‎

Reference : 10880

‎CE QUE VEUT LA JEUNESSE DE FRANCE. Conquérir un avenir de bonheur dans une République nouvelle. Préface de Marcel Cachin.‎

‎Paris, Union de la Jeunese Républicaine de France, 1946, in-8 de 22-(2) pp. ; br., couverture illustrée. Discours d'André Marty député de Paris, à la jeunesse parisienne rassemblée à la salle de la Mutualité le 14 février 1946. Précédé des interventions d'Eugène Henaff et d'André Leroy. ‎


Librairie Ancienne du Vivarais - Saint Etienne de Boulogne

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