broché - 15,5x21 - 578 pp - 1944 - éditions HACHETTE, Paris.Collection " l'histoire de France racontée à tous ", publiée sous la direction de FR. FUNCK-BRENTANO. Ouvrage couronné par l'Académie française (grand prix GOBERT) .
Reference : 6783
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1 vol in- 8 broché - Tome deuxième / 50 pages - Numéro 11 - Novembre / décembre 1905
bel état de conservation
Autun, , circa 1804. Manuscrit in-4 (21,5 x 17 cm) à 44 lignes par page de (308) ff. et 28 pp. repliées, 18 assignats contrecollés dans le texte, demi-basane fauve à petits coins vélin, dos lisse orné de filets dorés, pièce de titre “Fruits de la Révolution” en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).
Remarquable travail de compilation manuscrit d’un clerc d’Autun réalisé après 1801 afin d’établir sous l’influence de l’abbé Augustin Barruel le mémorial de la religion chrétienne sous la Révolution. L’auteur « Legoux chanoine de la cathédrale d’Autun » très hostile à la Révolution, a rassemblé et retranscrit un nombre considérable de pièces tant liturgiques que politiques relatives au clergé, à l’émigration et par extension à la contre-révolution, disposées chronologiquement de 1789 à 1801, le tout précédé de l’épigraphe : « Liste des Coryphées de l’Assemblée nationale des États généraux. D’Orléans, le digne prince de tous les démons de la révolte française avait pour ses dignes anges les plus zêlés suppôts et de la franc-maçonnerie et du calvinisme et de la philosophie, parmi lesquels tous les mémoires du temps nous signalent au premier rang les Mirabeau et les Barnave (…) puis on voit un immense troupeau de scélérats plus obscurs mais néanmoins atroces (…) ».La “Table chronologique des Principaux Événements arrivés en France depuis le commencement de la Révolution” qui ouvre le recueil, consigne du 4 mai 1789 au 25 Juin 1796 les grandes décisions politiques et leurs conséquences sur le clergé et la noblesse (total des prisonniers de Paris, guillotinés, “liste des Gentilhommes bretons débarqués avec Mr de Puisay et qui ont été fusillés à Vannes”, arrestation de “tous les prêtres français déportés ou émigrés et de les envoyer sous bonne escorte dans leurs départements respectifs, pour y être jugés par des tribunaux criminels”, “le brave chevalier Charrette pris et conduit à Nantes pour y être jugé” etc.). L'esprit de l' “Instruction pour la pratique du Saint Ministère en France durant la Persécution de la Foi” de l'abbé Barruel est développé et précisé par plusieurs certificats, requêtes, proclamations, arrêtés, instructions papales (dont Pie VI et le cardinal de Zelada) aux évêques français, lettres d'archevêques tant latines que françaises et circulaires retranscrites par le chanoine Legoux dont à titre d'exemple “Questions sur les mariages célébrés pendant le schisme traitées par MM. les abbés de Montmignon, de la Réponse, Duvoisier et Dubois” (selon la Constitution civile du Clergé du 17 juillet 1790, seul le clergé constitutionnel pouvait légalement tenir les registres paroissiaux d'état civil). Sur le sort des Émigrés, le compilateur livre de nombreux extraits de la Gazette de Berne (1794, 1795) - la cité suisse où Mallet du Pan depuis l'automne 1793 maintint un bureau de renseignements qui servait les gouvernements de la coalition - recopie le “Manifeste rédigé par tous les chefs des armées catholiques et royales de Sa Majesté très chrétienne Louis XVII Roi de France et de Navarre, le 20 mars 1794” dresse le tableau de la “Population des États des Puissances coalisés” ; l'Adresse de la Convention nationale aux cantons helvétiques par Condorcet est suivie de la Réponse apportée à l'Assemblée. Quelques chansons et dix-huit assignats complètent le recueil du chanoine dont tout le travail progresse et aboutit à la confrontation de Jean-Jacques Rousseau (chapitre “Objections contre la Religion chrétienne”) avec l'abbé Augustin Barruel (1741-1820) auteur des “Mémoires pour servir à l’Histoire du Jacobinisme” (Hambourg 1798-1799) dont de larges extraits (28 pages chiffrées et repliées) sont recopiés in fine sous le titre “Noms des Principaux Auteurs de la Conspiration Antichrétienne”. « Ses mémoires (de Barruel) ne sont pas des souvenirs mais une réflexion philosophique, religieuse et politique sur la Révolution et ses causes. Il incrimine les incrédules, les républicains, les francs-maçons, tous ceux qui rejettent les concept de religion et d'autorité. Son livre a beaucoup contribué à répandre l'idée d'un complot dont l'aboutissement aurait été la Révolution » (Alfred Fierro).Copieux recueil de pièces d'une parfaite lisibilité qui traduit la doctrine contre-révolutionnaire de l'abbé Barruel « d'un effort séculaire et concerté pour ruiner toute autorité dans le monde» (Baldensperger).Provenance : Arthur Brölemann avec devise viligentia et prudentia (ex-libris armorié) : Arthur-Auguste Brölemann (1826-1904) président du tribunal de commerce de Lyon, conserva les collections riches de plus de 4000 volumes que son grand-père Henri-Auguste Brölemann, membre du conseil municipal et de la chambre de commerce de Lyon, acquit de 1824 à 1854.Fernand Baldensperger, Le Mouvement des Idées dans l'Émigration française (1789-1815), II, pp. 19-24.
S.l.n.d., , (1939). Manuscrit in-folio en feuilles à 35 lignes sur belle page d'1 feuillet de titre et 122 ff.
Manuscrit autographe en feuilles signé Léon Daudet.À mon tour je veux montrer que conformément au mot de Clemenceau, la Révolution est un bloc… un bloc de bêtise, de fumier et de sang. Sa forme virulente fut la Terreur. Sa forme atténuée est la démocratie actuelle avec le parlementarisme et le suffrage universel, et le choix, comme fête nationale, de l'immonde quatorze juillet, où commença avec le mensonge de la Bastille, la promenade des têtes au bout des piques. Le quatorze juillet, véritable début de la période terroriste et complété par la grande peur. Date fatale au pays. « Le vendredi 14 juillet 1939, la France célébrait le cent cinquantième anniversaire de la prise de la Bastille. À la tête du Comité national de la célébration du cent cinquantième anniversaire de la Révolution française, le «Président Herriot» maire de Lyon, président de la Chambre des députés et de surcroît, historien de métier, récusait ouvertement la présentation faite jadis par Clémenceau d’une Révolution qui aurait été «un bloc». Séparant le bon grain de la Terreur, il exaltait le courage des insurgés lyonnais de 1793 protestant contre la tyrannie de la Montagne. Au point que l’extrême-droite criait à l’escamotage. Pour Léon Daudet, pour les lecteurs de l’Action française,la Terreur avait pris son point de départ le 14 juillet 1789 ». [Jean-Pierre Azéma, 1940, l'année noire. De la débandade au trauma]. En 1939, quand Léon Daudet, soixante-douze ans, publia Deux idoles sanguinaires, il poursuivait sa collaboration à l’Action Française, où après avoir espéré la chute de la République lors de la manifestation du 6 février 1934, il dénonçait la corruption du régime, soutenait le fascisme de Mussolini et apportait son soutien à Franco. Manuscrit annoté, biffé et retouché par l'auteur, conforme à l’édition originale en neuf chapitres titrés et une conclusion publiée en 1939 dont on joint un exemplaire broché [Léon Daudet. Deux idoles sanguinaires. La Révolution et son fils Bonaparte. Paris, Albin Michel, 1939. In-12, 255 pp.] L’auteur a disposé dans son texte en guise de citations de nombreux extraits imprimés, joints ou contrecollés, empruntés entre autres aux publications de Léon Pingaud, Le comte d'Antraigues (1893) Edmond Soreau, Chute de l’Ancien Régime - la Révolution du 14 juillet (1937), Napoléon (Mercure de France, 1938) etc. reproduits dans l’édition originale ; quelques notes dont la pagination au crayon bleu sont d’une autre main, probablement celle de l’éditeur.Provenance Pierre Gaxotte (1895-1982) historien et journaliste, élu à l'Académie française en 1953, auteur de La Révolution française (Paris, Fayard,1928) : le manuscrit a été conservé sous une enveloppe qui porte son adresse «Monsieur P. Gaxotte de l’Académie Française / 23 rue Froidevaux / 75 - Paris XIVe Gaxotte».
1 vol in-8 broché - Année 1978 ( publication en 1980 ) - 128 pages - Paris Bibliothèque Nationale
Bon état