broché - 13,5x22 - 335 pp - 1962 - éditions P.U.F.Paris.
Reference : 2838
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Exemplaire dédicacé par l'auteur à Ferdinand-Philippe, duc d'Orléans, fils ainé du Roi Louis-Philippe Ier et Prince Royal. Paris, Rapilly, 1828-1829. 6 volumes in-8. Demi-veau à coins, dos à nerfs ornés de filets et roulettes dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin citron, tranches marbrées. Reliure de l'époque de Meslant. 205 x 130 mm.
Édition originale du cours complet d'économie politique pratique de Jean-Baptiste Say. Bibliothèque Nationale. « En français dans le texte »N° 207. Né à Lyon dans une famille protestante de commerçants, J.B. Say étudie le commerce en Angleterre, où il effectue un voyage, à l'âge de 19 ans après de bonnes études. Il découvre «La Richesse des Nations » d'Adam Smith et se convertit à la Science Économique dont il devient l'un des «fondateurs » et le très efficace propagateur, non plus seulement à l'usage des gouvernements, mais pour tous les producteurs. Son «Traité d'Économie politique » publié en 1803 connaît un grand succès. Intéressé, Bonaparte demande à Say d'infléchir certaines thèses ; à la suite de son refus, la 2è édition est interdite et Say fait partie des tribuns éliminés par Bonaparte. En 1817 son «catéchisme d'économie politique » est destiné à répandre largement les connaissances nouvelles. Say réunit l'essentiel de son enseignement d'économie et le publia en 1828-1829, en 6 volumes, sous le titre de «Cours complet d'économie politique ». Sa réputation désormais établie lui valut de se voir nommé, après la révolution de Juillet, professeur d'économie politique au Collège de France. C'était sa consécration en même temps que celle de ses idées et de son enseignement. Exemplaire en condition de l'époque, portant l'envoi autographe suivant : A S.A.R Mgr. Le Prince Royal de la part de l'auteur », Ainsi que le cachet : Bibliothèque de S.A.R Mgr. Le Duc d'Orléans. Ferdinand-Philippe, duc d'Orléans était le fils ainé du roi Louis-Philippe Ier et de Marie-Amélie. Né à Palerme le 3 septembre 1810 il devait mourir à Paris le 13 juillet 1842, à la suite d'une chute de voiture sur la route de Paris à Neuilly. Nommé en 1824, colonel du Ier régiment des hussards, il se livra tout entier à la pratique du commandement et à la théorie de l'art militaire. En 1829 il visita l'Angleterre avec son père, il accompagna ensuite son régiment à Luneville, puis à Joigny où il se retrouverait lors de la révolution de juillet. Dès le 1er août, il fit prendre à ses soldats la cocarde tricolore, les ramena le 3 août à Paris et devint duc d'Orléans et prince royal par l'élévation de Louis-Philippe Ier au trône. Guigard. Nouvel Armorial du bibliophile. I. 40. L'exemplaire porte en queue des dos les étiquettes de bibliothèque : N° 47 à 52. Division B.
Paris, Imprimerie Royale, 1661. Paris, de l’Imprimerie Royale, Sébastien Cramoisy, 1661. In-4 de (22) ff., 637 pp., (1) p. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, armes frappées or au centre, dos à nerfs orné de fleurs-de-lys, coupes décorées, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l’époque. 244 x 173 mm.
Edition originale de la dernière partie du ‘Ministre d’Etat’ de Silhon imprimée sur les presses de l’Imprimerie Royale. «La première édition du ‘Ministre d’Etat’ de de Silhon a été imprimée à Paris, Touss. Du Bray, en 1631, 1643 et 1661, en 3 volumes in-4. Le 3e, qui se trouve rarement, porte pour titre: ‘De la Certitude des connaissances humaines…’ Paris, impr. royale, 1661». (Brunet, V, 381). «Cependant les fonctions de secrétaire du Cardinal n’étaient pas en tout temps tellement absorbantes qu’elles ne laissassent à Silhon quelques moments de loisir. Il les occupait à la composition du troisième volume de son ‘Ministre d’Etat’. Ce volume intitulé ‘De la certitude des connaissances humaines, où sont particulièrement expliquez les principes et les fondemens de la morale et de la politique’, était la troisième partie du ‘Ministre d’Etat’; il parut, en effet, avec ce sous-titre, à Amsterdam, dans la collection elzévirienne, en 1662, après avoir été imprimé à Paris, chez Toussaint du Bray, et même à l’Imprimerie Royale. Il est divisé en cinq livres. Dans les deux premiers, l’auteur, après avoir combattu le sentiment des pyrrhoniens et en particulier celui de Montaigne, établir la certitude de nos connaissances. Dans les deux suivants, il traite de l’obéissance que les sujets doivent à leurs souverains, et dans le cinquième, revenant à son but, dont il s’était écarté trop longtemps, il explique ce que c’est qu’une démonstration morale. On voit par cet exposé, remarque M. Ch. Weiss, que Chapelain a eu raison de lui reprocher le défaut d’ordre et de méthode. Mais peu importait au bon Silhon la disposition systématique des raisonnements: son but était de combattre le scepticisme; il entassait contre son ennemi tous les arguments; et pourvu qu’il frappât le plus fort possible, il était fier de son œuvre, sans rechercher si les coups étaient portés suivant les règles… Lenglet du Fresnoy écrit dans sa ‘Méthode pour étudier l’histoire’: ‘Cet ouvrage est négligé des lecteurs, parce que les deux premiers livres ne regardent que les maximes de la morale, et l’on a cru sans y faire attention, que tout le reste était purement philosophique: il renferme cependant ‘les plus grands et les plus beaux principes de la politique’, mais il ne faut en commencer la lecture qu’au livre III; le reste, dont le titre ne prévient pas, est nourri des principes les plus certains du gouvernement’. Le traité de la ‘Certitude des connaissances humaines’ fut le dernier ouvrage de Silhon: il marqua aussi le terme de sa prospérité. Le cardinal Mazarin mourut, en effet, au mois de mars 1661, et son fidèle secrétaire se trouva sans appui; car Silhon n’avait pas profité de sa faveur de dix-huit ans pour solliciter les libéralités des autres puissants du jour… Vingt ans plus tard, Bayle, dans ses ‘Questions d’un Provincial’, disait que Silhon avait été ‘sans contredit l’un des plus solides et des plus judicieux auteurs de son siècle’. (Jean de Silhon, l’un des quarante fondateurs de l’Académie, René Kerviler). Précieux exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque en maroquin rouge aux armes de Louis XIV (Olivier, 2494, fer n°7).
Paris Alfred Duquesne, 1887, in/12 broché, couverture restaurée, 285 pages. Illustrée de 50 gravures en noir et portraits.
"Georges Ernest Jean-Marie Boulanger, né le 29 avril 1837 à la Caliorne à Rennes et mort le 30 septembre 1891 à Ixelles, est un officier général et homme politique français. Ministre de la Guerre en 1886, il est notamment connu pour avoir ébranlé la Troisième République, porté par un mouvement nommé boulangisme ».
Les bibliographes soulignent l'extrême importance de cette troisième édition originale à ce point truffée et radicalisée par Diderot qu'elle constitue un nouvel ouvrage totalement révolutionnaire et condamné par le Parlement, qui valut la gloire et l'exil à son auteur. Genève, Jean-Leonard Pellet, 1780. 10 volumes in-8 et un volume in-4 d'atlas: I/ 1 portrait, xvi pp., 532 pp., (2) ff.bl.; II/ (2) ff., 1 gravure, viii pp., 582 pp.; III/ (2) ff., 1 gravure, vii pp., 580 pp.; IV/ (2) ff., 1 gravure, viii pp., 472 pp.; V/ (2) ff., 1 gravure, vii pp., 405 pp.; VI/ (2) ff., 1 gravure, vii pp., 484 pp., pp. 281-304 reliées en double; VII/ (2) ff., 1 gravure, table des pp. v à xvi, 558 pp.; VIII/ (2) ff., 1 gravure, viii pp., 548 pp.; IX/ (2) ff., 1 gravure, table pp. v à viii, 412 pp.; X/ (2) ff., 1 gravure, table des pp. v à vi, 538 pp. Atlas: (2) ff., 28 pp., 1 carte dépliante, 49 cartes sur double page, 23 tableaux dont 12 dépliants et 1 sur double page. Maroquin rouge, double filet doré et roulette autour des plats, dos lisses très joliment ornés avec fers spéciaux, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure de l'époque. 202 x 123 mm; 257 x 203 mm pour l’atlas.
«Edition originale » de cet « ouvrage clef de la crise de l’Ancien régime», truffé de morceaux de l’éloquence révolutionnaire, souvent dus à la plume de Diderot. Les bibliographes soulignent l'extrême importance de cette troisième édition originale à ce point truffée et radicalisée par Diderot qu'elle constitue un nouvel ouvrage totalement révolutionnaire et condamné par le Parlement, qui valut la gloire et l'exil à son auteur. Précieux exemplaire de l’édition de format in-8 publiée en même temps que l'édition de format in-4. Exemplaire bien complet des 10 frontispices dont un portrait par Cochin et 9 figures par Moreau gravés par Dambrun (1), de Launay (6), Delignon (I), Romanet (1) et Simonet (1), et de l'atlas qui contient 50 planches numérotées 1 à 49, avec une planche 17 bis, et 23 tableaux dépliants. «Jésuite né dans l'Aveyron en 1713, l'abbé Raynal monta à Paris et quitta bientôt l'Église pour la Philosophie. Il collabora à l'Encyclopédie, au Mercure de France et à la Correspondance littéraire, et rédigea des travaux alimentaires ou livres de propagande, inspirés par le gouvernement français : ‘Histoire de Stathouderat’ (1747), ‘Histoire du Parlement d'Angleterre’ (1748). Il reçut commande d'une histoire de la colonisation qui aurait pu n'être qu'une compilation supplémentaire, s'il n'avait rassemblé autour de lui une pléiade de collaborateurs, d'Holbach, Naigeon et surtout Diderot, et si l'entreprise commerciale ne s'était muée en un grand traité politique et philosophique. Une seconde édition augmentée paraît en 1774 et une troisième, signée par Raynal et radicalisée par les interventions de Diderot, en 1780. C'est la répression et la gloire pour l'abbé Raynal: le Parlement condamne l'ouvrage, l'auteur doit s'exiler, il assume le personnage du philosophe persécuté, à travers l'Europe, avant d'être autorisé à s'installer à Marseille. Les révolutionnaires étaient prêts à accueillir le septuagénaire comme un maître à penser et à agir ; ils furent plus que déçus, furieux du discours conservateur que leur tint cet auteur, dépassé par son œuvre. » Diderot fut donc l’un des principaux rédacteurs. «Sous le masque de Raynal [il] s'abandonne à toute sa fougue libertaire, contestataire et dénonciatrice. Il abomine l'intolérance, l'influence de l'église dans les affaires temporelles, n'admet qu'une morale universelle, celle qui a pour objet la conservation et le bonheur commun de l'espèce humaine... ». (Raymond Trousson). « L'Histoire des deux Indes mêle de fait une banale histoire des explorations et des installations commerciales européennes dans le monde et une dénonciation parfois violente de l’esclavage et l'exploitation des colonies par les métropoles. Les emprunts aux mémoires administratifs et aux traités antérieurs alternent avec des morceaux d'éloquence révolutionnaire, souvent dus à la plume de Diderot.» (Michel Delon, En Français dans le texte, Dix siècles de lumière par le livre, n°166). Ce traité ainsi enrichi de morceaux littéraires de choix connut un éclatant succès et fut réédité une dizaine de fois à la fin du XVIIIe siècle. La critique universitaire le considère comme l’un des ouvrages clefs de la crise de l’Ancien Régime. Superbe exemplaire, de parfaite fraîcheur, imprimé sur papier de Hollande aux nuances bleutées, revêtu de très élégantes reliures de l’époque en maroquin rouge.
Edition originale de cet intéressant traité sur les Corses en France. Paris, Garnery, An VII (1798-99). Grand in-8 de (4) ff., 1 frontispice, 112 pp. Relié en pleine basane fauve, roulette dorée encadrant les plats, dos lisse orné de fleurons dorés, chiffre P B frappé or en pied du dos, pièce de titre en maroquin rouge, roulette dorée sur les coupes, tranches dorées sur marbrures. Dos légèrement frotté. Reliure de l’époque. 198 x 122 mm.
Edition originale de cet intéressant traité sur les Corses en France. Barbier, III, 323 ; Monglond IV, 795 ; Martin-W. 13429 ; INED 1841 ; Lipperheide Jbc7; Brunet, VI, 25883. "Géographie économique et sociale. Ressources et mœurs de cette ile, que la monarchie a gravement négligée et que la République se doit de mettre en valeur. Elle doit aussi lutter contre l'anarchie et la peste" (INED). Gabriel Victor Feydel (1756- 22 avril 1840) est un journaliste français. Né en 1756, il reçut une formation technique et militaire. Il prétend avoir été lieutenant dans sa jeunesse, mais il n'est connu que comme littérateur et journaliste. Il publie sa première œuvre L'art de nager, sous le pseudonyme de Nicolas Roger, en 1783, pseudonyme qu'il utilisera à plusieurs reprises. En 1787 et 1788 il anime le courrier des lecteurs du quotidien par une série de lettres où se mêlent érudition philologique, polémique et ironie voltairienne. En 1789, en tant que secrétaire de la "Société des Amis de la Constitution" Gabriel Feydel rédige avec Choderlos de Laclos L'Observateur, qui fut l'un des tout premiers journaux à paraître, pendant la Révolution. C'est en vertu de cette fonction qu'il est cosignataire du Discours sur la liberté du théâtre prononcé par La Harpe le 17 décembre 1790. La publication de ce journal fut interrompue définitivement le 12 octobre 1790. Dans son Observateur Gabriel Feydel fait l'éloge de la brochure de Jacques René Humbert intitulée La Lanterne magique. En 1794, proscrit, il quitte Paris et survit comme colporteur. Il réapparaît sous le Directoire, enrôlé dans l'expédition à Constantinople du ministre des relations extérieures Aubert. Le navire dans lequel Feydel est embarqué est capturé par les Anglais. Retenu en Corse, il ne retourne à Paris qu'en pluviôse an VI. Gabriel Feydel est l'auteur du journal Le Régulateur, ou Gazette de Paris et de l'Europe. Après l'an VIII, Gabriel Feydel cesse d'intervenir dans la politique et remplit à nouveau les colonnes du Journal de Paris de ses polémiques littéraires et érudites, exactement comme avant la Révolution. En 1799, Feydel adresse aux membres du Directoire un rapport sur la Corse, qui sera publié par la suite sous le titre Mœurs et coutumes des Corses, dans lequel il fait remarquer que « le Corse est vif, intrépide, spirituel et adroit, mais excessivement paresseux de corps et d'esprit ». La conclusion de ce rapport est impitoyable pour le comportement des habitants de l'île, qui, selon lui, est dangereusement contagieux : « Marier des garçons français avec des filles corses, protéger l'agriculture et créer des manufactures, tels furent les moyens principaux que le gouvernement de Versailles adopta pour atteindre le grand but commercial qu'il se proposoit, lorsque l'isle eut été soumise. L'expérience lui a prouvé que le Français qui s'établit en Corse contracte la paresse habituelle du pays, au lieu d'y donner l'exemple de l'activité française ». Plus loin il ajoute « Il y a deux espèces de Corses : le Corse policé et le Corse sauvage, ou si l’on veut, demi-sauvage. La première est composée d’un petit nombre d’hommes que l’éducation étrangère, l’instruction de cabinet, ou les voyages, ont mis au niveau des autres Européens. Elle n’influe, en cette qualité, ni sur les pensées ni sur les actions de la seconde, qui se fait remarquer dans les villes comme dans les campagnes. Cette nullité d’influence, peu vraisemblable sans doute, mais pourtant démontrée par la nécessité où se trouve toujours le Corse voyageur, de reprendre les mœurs de son ile en y remettant le pied, me parait tenir à des causes qui ne sont pas faciles à détruire. Toujours les Corses s’agitèrent pour être indépendants, et jamais ils ne le furent [...] Je n’ai donc rien à dire de particulier sur le petit nombre de Corses que leurs lumières distinguent inutilement des autres... » L’ouvrage est illustré d’un frontispice gravé représentant trois corses en costume traditionnel. Remarquable exemplaire provenant de la Bibliothèque de la Malmaison. Une première marque qui enrichit cet exemplaire est le monogramme P B (Pagerie, Bonaparte) apposé en lettres d’or en pied du dos, le chiffre de Joséphine de Tascher de La Pagerie et de Napoléon Bonaparte. Une seconde marque plus tardive est le timbre humide "Bibliothèque de la Malmaison" qui fut apposé sur les pages de titre pour les ventes de mai à juillet 1829. Ces ventes firent l’objet d’un catalogue succinct : "Notice des livres composant la bibliothèque de La Malmaison, provenant de la succession de S. A. R. le prince Eugène et qui avait appartenu à Napoléon et à l'impératrice Joséphine,... vente au château de La Malmaison les dimanche 28 et lundi 29 juin 1829, les dimanche 5 juillet et lundi 6, les dimanche 12 et lundi 13…" « Au château de Malmaison, Joséphine avait fait installer par l'architecte Percier une bibliothèque, composée principalement d'ouvrages militaires » Olivier estime que « les livres aux armes ou au chiffre de l'impératrice Joséphine sont extrêmement rares ». (OHR, Pl. 2653) Précieux exemplaire à la provenance particulièrement prestigieuse et croustillante lorsque l’on sait que le couple impérial a souhaité posséder cet ouvrage dans lequel l’auteur dresse un tableau pourtant calamiteux de la Corse et de sa population... Provenance : de la Bibliothèque de la Malmaison avec chiffre frappé or en pied du dos et cachet sur le titre.