‎LICHTENBERGER André‎
‎Père.‎

‎ relié -12,5x18,5 - 250 pp - 1921 - éditions FERENZI, Paris .nouvelle édition.‎

Reference : 2820


‎ ANTHROLOGIE HISTOIR PHILOSOPHIE LITTERATURE PARADES‎

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Reference : 44503

(1731)

‎[Affaire Girard-Cadière]. Recueil de pièces relatives au procès du père Girard, jésuite, et Marie-Catherine Cadière..‎

‎, , 1731. 23 pièces reliées en 1 vol. in-folio, veau brun, dos orné à nerfs, tranches rouges (reliure de l'époque). ‎


‎Réunion de pièces relatives au procès du Père Girard, de la compagnie de Jésus, accusé devant le Parlement d’Aix de séduction et de magie ; mais soutenu par les jésuites, d'accusé il devint accusateur, et le parlement d'Aix qui voulait sa mort le renvoya aux juges ecclésiastiques, qui se hâtèrent de l'absoudre. « Ce procès qui retint l'attention de toute l'Europe scandalisée, se termina par l'acquittement de Girard, accusé "d'enchantement, rapt, inceste spirituel, avorement et subornation de témoins".1- Lettre d'un magistrat désintéressé à un de ses amis au sujet du procès intenté contre le Père Girard, jésuite La Haye, chez Dhonet, 1731, 10 pp. 2- Dénonciation des factums de Maître Chaudon, avocat de la Demoiselle Cadière, à Messieurs les avocats du Parlement de Provence. Nancy, chez Nicolas Barbier, 1731, 13 pp. 3 bis- Seconde et troisième parties du mémoire du Procès Demoiselle cadière contre le Père Girard. La Haye, 1731 pages 23 à 50. 3- Résultat des mémoires de la Demoiselle Cadière et adhérans contre le Père Girard : Première partie, 21 pp. Le texte 3 est le début du texte 3 bis et devrait précéder le 3 bis ; il y a eu inversion lors de la reliure. 4 - Mémoire instructif pour Messire François Cadière, Prêtre de la ville de Toulon, appellant du Décret d'assigné contre lui rendu le 23 février dernieret de ce qui s'en suivi... Signé François Cadière/ Bourgarel, Avocat/ Simon, Procureur. 60 pp. s.l.n.d. 5- Réflexions sur la récrimination en prétendu complot imputé au Père Estienne Thomas Cadière, Prêtre religieux de l'Ordre de Saint Dominique par le Père Jean-Baptiste Girard, jésuite , Recteur du séminaire royal de la Marine de la ville de Toulon. Toulouse, Imprimerie J. Desclassan, 1731, 52 pp. 6- Mémoire instructif pour le Père Nicolas de Saint Joseph, prieur des Carmes déchaussés du Couvent de la ville de Toulon, décrété d'ajournement personnel ... Toulouse, Desclacçan, imprimerie-Librairie Rue de la Poterie, 1731, 52 pp. 7 à 13 : Suppliques de Catherine Cadière à NOSSEIGNEURS DU PARLEMENT : chaque supplique comporte 4 pp. s.l. 1731. 14 - Acte protestatif et interpellatif fait par la demoiselle Cadière à la Dame supérieure de second monastère de la Visitation de la ville d'Aix. 2 pp non datées signées Catherine Cadière/ Chaudon avocat/ Aubin , Procureur. Marseille, chez Sibié, Imprimerie du Roi sur le port, s.d. 15- Parallèle des sentiments du Père Girard avec ceux de Molinos, justifié par les lettres qu'il écrivait à la Dame Catherine, par ce qu'il lui enseignait, de même qu'à ses autres pénitentes et par ce qu'il pratiquait lui-même. 12 pp non datées, signées Monsieur le Conseiller de Villeneuve d'Ansouis/ Chaudon , avocat/ Aubin, Procureur Aix, chez Imbert , s.d. 16 - Réponse à l'écrit qui a pour titre Mémoire des faits qui se sont passés sous les yeux de Mr Evêque de Toulon lors de l'origine de l'affaire du Père Girard, jésuite et de Demoiselle Cadière . Signé Catherine Cadière/ Chaudon/ Aubin Aix, Joseph David, 18 pp. 17- Réflexions sur les prétendues contradictions que le Père Girard oppose à la Demoiselle Cadière dans ses réponses par devant l'Official. Signé Chaudon, avocat/ Aubin , Procureur. s.l.n.d. 14 pp 18- Réponse de la Demoiselle Cadière à la seconde partie du second mémoire du Père Girard 40 pp. s.l.n.d. 19- .Réponse au second mémoire instructif du Père Jean-Baptiste Girard , jésuite par Demoiselle Catherine Cadière de la ville de Toulon, querellanteen crimes d'enchantement, de Quiétisme, d'inceste spirituel, d'avortement, de subornations de témoins contre le dit Père Girard querellé. Fin de la première partie. Signé Catherine Cadière, Chaudon avocat, Aubin; Procureur, Monsieur le Conseiller de Villeneuve d'Ansouis, rapporteur. Aix, Imprimerie René Adibert, imprimeur du Roi, s.d., 40 pp. 20- Observations sur les réponses personnelles du Père Girard jésuite et de la demoiselle Cadière . Toulouse, Imprimerie de Joseph Desclassan, imprimeur près le Collège de Paix, s.d., 48 pp 21- Analyse des témoins produits par le Promoteur en l'Officialité de Toulon pour Demoiselle Catherine Cadière contre le Père Jean Baptiste Girard, jésuite. Aix, chez René Adibert, 39 pp. 22- Précis des charges pour Demoiselle Catherine Cadière de la ville de Toulon, querellante en inceste spirituel et autres crimes contre le Père Jean Baptiste Girard, jésuite. Aix, Imprimerie Veuve de Joseph Senez, 1731, 24 pp.23- Réponses au mémoire instructif du Père Jean Baptiste Girard, jésuite pour Demoiselle Catherine Cadière de la ville de Toulon, appelante à minima du Décret d'assigné rendu par Monsieur le Commissaire du Parlement le 23 Février dernier et en principal querellante en inceste spirituel et autres crimes. Aix, Imprimerie de la veuve Joseph Senez, 1731, 84 pp.Manques de cuir aux coiffes et au bas du mors supérieur, mors fatigués, frottements, coins arrondis, mouillures claires importantes par endroits et quelques pages brunies. ‎

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EUR800.00

‎De la bibliothèque de Stanislas de Guaita ENFANTIN (Prosper).‎

Reference : 40009

(1831)

‎Religion saint-simonienne. Lettre du Père Enfantin à Charles Duveyrier. Lettre du Père Enfantin à François et à Peiffer, chefs de l'Eglise de Lyon. Le Prêtre. L'homme et la femme.‎

‎Paris, Everat, 1831. In-8 de (2)-22 pp., rousseurs. Religion saint-simonienne. Réunion générale de la famille. Séances des 19 et 21 novembre 1831. Enseignements faits par le Père Suprême. Transformations du dogme saint-simonien. Réhabilitation de la chair. L'histoire. L'autorité et la liberté. La loi vivante. Suite de la loi vivante. Paris, Bureau du Globe, 1832. In-8 de (2)-154 pp.2 pièces reliées en 1 vol. in-8, demi-maroquin vert, dos fleurdelisé à nerfs, super-libris en pied (reliure de l'époque). ‎


‎1. Édition originale. « C’est notamment pour avoir tiré des conséquences extrêmes de l’article de leur dogme stipulant la « réhabilitation de la chair » jusqu’au niveau du sujet individuel, masculin et féminin, privé et public, que les saints-simoniens furent au XIXe siècle ceux par qui le scandale arriva. Dès 1832, l’imprudence d’un article de leur quotidien Le Globe contre le mariage, où était évoquée à la manière de Platon l’utopie de libres banquets amoureux, fournit à la Monarchie de Juillet naissante le prétexte de poursuites pour immoralité contre un mouvement accusé depuis l’origine de vouloir « la communauté des biens et des femmes ». (…) La théorie du « couple saint, divin symbole d’union de la sagesse et de la beauté, amoureuse androgyne » avait déjà été avancée par Enfantin dans un article du Globe du 18 juin 1831 sur « le prêtre », repris en brochure sur deux autres textes dès cette même année 1831: Lettre du Père Enfantin à Charles Duveyrier, Lettre du Père Enfantin à François et à Peiffer, Chefs de l’Église de Lyon , le Prêtre - l’homme et la femme (extrait du Globe du 18 juin 1831) p. 21 » (Philippe Régnier). Einaudi, 1745 ; Goldsmiths, 27192 ; Kress, C.2795 ; Walch, 319 ; Fournel p. 92.2. Édition originale. « Telles sont chez Enfantin, la profondeur et l’ampleur des résurgences culturelles de la chrétienté que sa théorie des « deux natures », initialement proposée aux militants comme une morale sexuelle capable d’intégrer l’antagonisme des tempéraments inconstants du type don Juan et des tempéraments constants du type Othello (…) De la sorte, Enfantin devient une sorte de Père par immaculée conception, quitte à ne comprendre que bien plus tard, joué par son propre jeu, le processus pour le coup inconscient par lequel il a sublimé le trio de sa famille illégitime en une sainte Famille saint-simonienne. Ce miracle à vrai dire parachève le dispositif de pouvoir mis en place lors de la « Réunion générale de la Famille » tenue le 21 novembre 1831 (…) Enfantin sans la Femme est un roi sans couronne, une moitié de dieu » (Philippe Régnier). Walch-Gerits, Supplément, 181; Kress C.3134 ; Goldsmiths 27773 ; Fournel p. 93 Provenance : bibliothèque de Stanislas de Guaita avec son ex-libris “Kabbalistics” manuscrit sur la garde supérieure et ses initiales poussées en pied de dos “Paris 1831-1832 S. de G.” (Bibliothèque Guaita n°283).Philippe Régnier, Corps du Roi, Corps du Christ : la personne symbolique et les théories charnelles du Père Enfantin, chef suprême de l’Église saint-simonienne in Corps, littérature, société, 1789-1900, Jean-Marie Roulin, 2005 (p. 91). ‎

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EUR850.00

Reference : 42632

(1731)

‎[Affaire Girard-Cadière. Chansonnier manuscrit]. Ouvrages en vers au sujet de l’affaire du Père Girard Jésuite.‎

‎S.l.n.d., , (1731 circa). Manuscrit in-8 calligraphié de (24) ff., texte encadré, maroquin rouge, dos lisse orné, titre doré en long sur le dos : Chansons manuscrites du Père Girard, filets d’encadrement dorés sur les plats, frise intérieure (Purgold). ‎


‎Précieux chansonnier consacré à l'affaire célèbre qui opposa la famille d'une jeune convulsionnaire illuminée, Catherine Cadière, à son confesseur, le père jésuite Jean-Baptiste Girard, Contient : Chanson sur l’air La Faridondaine ; Autre sur l’air Monsieur le Prevost des Marchands ; Autre sur l’air Or écoutez petits et grands ; Grace à la poudre de Chilly ; Cadière ce monstre nouveau ; Parodie de la lettre écrite le 22 juillet 1730 par le Père Girard à la Demoiselle Cadière ; Sur l’air que je regrette mon amant ; Autre Sur l’air de Joconde ; Sonnet c’est Madelle Cadière qui parle ; Chanson sur le Père Girard et Mlle Cadière ; Autre Si le devoir de mon saint ministère ; Imprécations contre le Parquet du Parlement d’Aix ; Épigramme La Guerre s’allumait souvent ; Autre oraison nouvelle courte et facile Dieu garde nos roys des Guignards et nos filles de Girard.« L’affaire Girard-Cadière commence en 1728, quand le père Jean-Baptiste Girard (1680-1733), jésuite, arrive à Toulon, où il est nommé recteur du Séminaire Royal de la Marine. Les sermons de cet homme du Nord, précédé d'une grande réputation à Aix et à Marseille , attirent de nombreuses dévotes, qui composent le cercle des « girardines ». Il est rapidement soupçonné d'entretenir des relations charnelles avec une de ses pénitentes, Catherine Cadière, alors âgée de 19 ans, fort dévote et piquée de sainteté. Il est question d'avortement, de sorcellerie, de convulsions et le fait divers tourne rapidement à la controverse religieuse entre jésuites et jansénistes. Le procès se déroule au Parlement d'Aix-en-Provence en 1731. C'est pendant cette année que le retentissement de l'affaire est le plus important : factums, chansons, gazettes s'en font l'écho de façon complaisante ou polémique. On en parle à la cour et dans toute l'Europe. La tension retombe après le double acquittement prononcé par les magistrats aixois, le 10 octobre 1731, mais l'affaire ne cesse d'inspirer les auteurs les plus variés (…) Les pièces satiriques sur l'affaire Girard-Cadière s'inscrivent dans la tradition des vers satiriques et des chansons, qui, depuis le seizième siècle, dépeignent les vices, travers et ridicules de la société et des personnages de l'Ancien Régime. (…) Il est difficile de classer ces poésies qui hésitent entre l'obscénité joyeuse et la hantise charnelle, entre le pamphlet agressif et le couplet plaintif, entre l'exercice de style aux prétentions littéraires et la gauloiserie sans orthographe. Notons que le classement opéré par les recueils, en fonction de la nature du texte, ne donne qu'une vision approximative de la réalité. En effet, les feuillets étaient probablement éparpillés, d'une diffusion désordonnée, écrits par différents auteurs, les compilations élaborées pendant l'affaire relèvent d'un travail d'érudit amusé qui nous éloigne quelque peu de l'authenticité du document. (…) Épigramme, rondeau, stance, prière, prophétie, conte, imprécation, épitaphe, conclusion, contre, logement, lettres, anagramme, apostrophe. Cette richesse dans le genre illustre d'une belle façon l'inspiration créatrice suscitée par l'affaire, l'esprit de jeu littéraire et l'intérêt porté à tel ou tel protagoniste. La poésie ici ne réside pas dans la qualité de la rime ou de la métaphore mais se dévoile souvent dans l'excès, dans la surenchère du langage et exprime une soudaine intensité, une émotion. Au-delà de l'affaire du P. Girard et de la demoiselle Cadière, ces documents semblent utiles pour approfondir notre connaissance des mentalités et témoignent de la passion des Français pour les scandales de la vie privée et les procès retentissants qui prendront une place de plus en plus importante dans les gazettes et mémoires judiciaires au fil du siècle . Il ne faut donc rien écarter et se pencher avec attention sur la richesse informative de ces miscellanées. » (Stéphane Lamotte).Bel exemplaire en maroquin rouge relié par Purgold, illustré d’une gravure de l’époque repliée en frontispice, représentant le jésuite Guignard aux Enfers (XVIe siècle) accompagnée de la légende bilingue latin / français : Quoi donc Guignard ici fait les honneurs ? : Tel est l’orgueil de cette race impie / Partout elle aspire aux grandeurs / Et cette illustre compagnie / pour gouverner tout l’univers / Entretient des Sujets même dans les Enfers. Cette gravure parut en 1759 après l'attentat de Damiens contre Louis XV le 5 janvier 1757 (Jaime, Musée de la caricature, 1837, XVIIIe siècle p. 2)Provenance (sans marque explicite) : Henri-Noel-François Huchet (1782-1861), comte de la Bédoyère ; officier supérieur des Gardes du corps des Rois Louis XVIII & Charles X, il accompagna Charles X jusqu’à Cherbourg en 1830 puis donna sa démission immédiatement après cet acte de fidélité à son Roi. Il laisse derrière lui une des plus remarquables bibliothèques de l’époque.Catalogue des livres rares et précieux de la bibliothèque de M. le comte de La B*** (1837), n°706 ; Stéphane Lamotte, Le P. Girard et la Cadière dans la tourmente des pièces satiriques, Dix-huitième siècle, vol. no 39, no. 1, 2007, pp. 431-453 ; Claude Duneton, Histoire de la chanson française, t. I, pp. 614-615. ‎

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EUR3,500.00

‎COTON (Pierre).‎

Reference : 43423

(1617)

‎Sermons sur les principales et plus difficiles matières de la foy faicts par le R. Père Pierre Coton de la Compagnie de Jésus, confesseur et prédicateur ordinaire du Roy reduicts par luy mesme en forme de meditations.‎

‎Paris, Sébastien Huré, 1617. In-8 de (16)-922-(20) pp., titre gravé, maroquin olive, dos lisse orné de caissons en long à multiples fleurons échelonnés, frise, roulette et double encadrement de triple filet doré sur les plats, simple filet doré sur les coupes, tranches dorées (reliure de l'époque). ‎


‎Édition originale ornée d'un titre-frontispice en encadrement gravé.Recueil du Père jésuite Pierre Coton (1564-1626) prédicateur, confesseur et conseiller d'Henri IV et de Louis XIII, tombé en disgrâce à la Cour en 1617. « Le roi a du Coton dans les oreilles ! Que cette boutade soit apocryphe ou non, peu importe en un sens : ce qu’elle dit, c’est que le Père Coton, influent confesseur et Prédicateur ordinaire du Roi pendant une quinzaine d’années, fut avant tout perçu comme une voix. Pourtant, la liste de ses publications n’est pas mince, et cet homme de l’oral, qui missionna notamment dans diverses régions à dominance calviniste du sud de la France entre 1598 et 1601, fut aussi un homme de l’écrit. Or, parmi cette production écrite, un texte semble poser de manière particulièrement vive la question du rapport de l’oral et de l’écrit, et ce, dès son titre : il s’agit des Sermons sur les principales et difficiles matières de la foi du Père Coton, réduits par l’auteur en forme de Méditations. Ce long ouvrage (plus de 900 pages) publié en 1617, juste après la disgrâce de l’auteur, n’est pas l’œuvre la plus connue du Père Coton, dont certains livres de méditation font partie des grands succès de librairie jésuites du XVIIe siècle, mais elle s’avère à la fois représentative et singulière. Représentative car, comme on sait, le genre de la méditation a connu depuis le XVIe siècle, chez les catholiques comme chez les protestants, un développement sans précédent, et assez souvent lié à la pratique orale de la prédication. Mais singulière, aussi, car il s’agit sans doute en France du seul exemple connu où les méditations sont explicitement présentées, dès le titre, comme émanant de sermons préexistants – sermons dont, du reste, on ne sait rien, ce qui empêche toute forme de comparaison en règle. Autrement dit, contrairement à ce qui se produit souvent, le livre de Coton ne se présente pas comme un discours oral s’appuyant sur un texte écrit préalablement, mais bien plutôt comme une transposition (et non une simple transcription) écrite ultérieure d’un sermon prononcé antérieurement, la continuation du sermon par d’autres moyens. »(Anne Régent-Susini, De l’oral à l’écrit: les Sermons du Père Coton ”réduits par l’auteur en forme de méditations”, ou l’usage du paragraphe dans le livre de dévotion. Papers on French Seventeenth Century Literature, 2017, Voyages, rencontres, échanges au XVIIe siècle: Marseille carrefour. hal- 01456429)Ex-libris manuscrit ancien répété en tête de la dédicace et du titre de départ : « Antonii Camboulas presbiteri Rhutenensis (sic) » (Antoine Camboulas vicaire de Rodez) ; traces d'encre au bas du titre sans atteinte à la gravure, quelques petites rousseurs, petits accidents sur la coiffe de tête et le plat inférieur.Bel exemplaire réglé dans une reliure en maroquin du temps.Brunet II, 330 ; Desgraves, Controverse, 1993 ; Sommervogel, II, 1554-19. ‎

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EUR2,000.00

‎[Manuscrit - père Pasquier Quesnel]‎

Reference : 008021

‎[Manuscrit - père Pasquier Quesnel], La Constitution Unigenitus de notre S.P. le pape Clément XI du 8 septembre 1713 qui condamne le livre des Réflexions morales du Père Quesnel sur le nouveau Testament - 1727.‎

‎[Manuscrit - père Pasquier Quesnel], La Constitution Unigenitus de notre S.P. le pape Clément XI du 8 septembre 1713 qui condamne le livre des Réflexions morales du Père Quesnel sur le nouveau Testament - 1727. [S.l., s.n., 1727]. Petit in-8, 37-202p. Exceptionnel manuscrit écrit en 4 couleurs, l'or pour les paroles divines, le rouge pour la bulle qui « a tout mis à feu et à sang dans l'Eglise », le noir pour les remarques car « cette constitution ne peut produire dans le cour d'un vrai chrétien que de tristes réflexions sur l'affligeant état de l'Eglise » et le bleu pour les passages des pères et des conciles. Notons d'ailleurs que Bossuet, gallican, y apparait en bleu. Il faut dire que la bulle à unifier les gallicans et les jansénistes. L'auteur est probablement Jean-Baptiste Goy (1666-1738), sculpteur devenu ecclésiastique, attaché un temps à la paroisse Saint Roch, notoirement janséniste. En effet, il serait le coauteur de la nouvelle édition de La Vérité rendue sensible à tout le monde contre les défenseurs de la constitution Unigenitus, ouvrage de l'abbé Dusausoy (d'Harcourt, Normandie, décédé en 1727). Notre manuscrit reprend la première partie de cet ouvrage en y ajoutant les « textes sacrés » à l'encre d'or. Curieusement, il existe la mention d'un ouvrage imprimé qui porte le même titre (voir Catalogue des Livres Imprimez de la bibliothèque du Roy - Théologie. Paris, Imprimerie Royale, 1742. Tome second, n°2047, p.120) sans que n'ayons pu en identifier un exemplaire. Ex-libris tampon sur le titre et la première page de texte (dans le texte.) de G.Roguet. Reliure pleine basane janséniste de l'époque, titre doré effacé (constitution), mors supérieur en grande partie fendue, coins usés. Rare curiosité. ‎


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