Coll. Que sais-je?. Paris, P.U.F-broché - 11.5x17.5 - 1948 - 127 pp - n°293
Reference : 14195
Bouquinerie70
M. Jean-Pierre Ison
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[DORAT Claude-Joseph; ARNAUD François-Thomas-Marie de Baculard d'; COSTARD Jean-Pierre; WALSCH William; BLIN DE SAINMORE Adrien-Michel-Hyacinthe]:
Reference : 16524
(1764)
Paris, Sébastien Jorry [et] chez l'Esclapart, 1764-1766. 2 volumes in-8 de [4]-51-36-59-42-[2]-54-[2], 26-[2]-60-53-40-20-32 pages, reliés plein maroquin cerise, dos lisse orné de fleurons et petits fers dorés, pièces de titre et de tomaison olives, fine dentelle aux petits fers dorée aux plats (oiseau), filet doré aux coupes et roulette dorée aux chasses, tranches dorées.
Charmante illustration d'après Eisen qui se compose de 15 vignettes en tête, 15 culs-de-lampe et 13 figures hors-texte. Bel ensemble d'oeuvres du "Chevalier Dorat" (6 pièces), Costard (2 pièces), Arnaud, Blin de Sainmore et Walsch (respectivement 1 pièce), toutes imprimées sur grand papier, et grand de marge. Charmante reliure de l'époque malgré des dos insolés, quelques frottements et de quelques piqûres et rousseurs éparses. Ex-libris moderne de Jean-François Chaponnière. S'ensuit la liste des oeuvres: Dorat : Lettres en vers, ou épîtres héroïques et amoureuses. A Paris de l'imprimerie de Sébastien Jorry, 1766.51p. Dorat : Lettre de Barnevelet dans sa prison, à Tuman son ami, précédée d'une lettre de l'auteur. Paris, Chez Bauche, 1766. 36p. Dorat : Lettre de Zeîla, jeune sauvage esclave à Constantinople, à Valcour, officier français ; précédée d'une lettre à Mme de C**. A Genève, et se trouve à Paris chez Bauche, 1766. 59p. Dorat : Réponse de Valcour à Zéila, précédée d'une lettre de l'auteur à une femme qu'il ne connaît pas. A Paris, chez Sébastien Jorry, 1766. 42-[2] p. Arnaud : Lettre du comte de Comminges à sa mère, suivie d'une lettre de Philomène à Prognée. A Paris, chez Sébastien Jorry, 1765. 54-[2] p. Dorat : Epitre à Catherine II, impératrice de toutes les Russies. A Paris, de l'imprimerie de Sébastien Jorry, 1765. 26-[2] p. Costard : Lettre du Lord Velford à Milord Dirton, son oncle. Précédée d'une lettre de l'auteur. A Paris, chez l'Esclapart, 1765. 60p. Dorat : Le Pot-pourri, épitre à qui on voudra ; suivie d'une autre épître, par l'auteur de Zélis au bain [par Masson de Pezay]. A Genève, et se vend à Paris chez Sébastien Jorry, 1764. 53 p. Walsch : L'hôpital des fous, traduit de l'anglais. A Paris de l'imprimerie de Sébastien Jorry, 1765. 40 p. Costard : Lettre de Cain après son crime, à Méhala, son épouse. A Paris, de l'imprimerie de Sébastien Jorry, 1765. 20 p. Lettre de Biblis à Caunus son frère. Précédée d’une lettre à l'auteur [par Sautreau du Marsy]. Par. M. Blin de Sainmore. A Paris, de l'imprimerie de Sébastien Jorry, 1765. 32 p.
[sans lieu], [sans nom], 1787. In-4 de [4]-93-[1]-26-[2]; 36 pages, cartonnage de papier marbré, à la Bradel, pièce de titre bordeaux, tranches rouges (cartonnage moderne).
Guillaume Kornmann, né en 1741, est un banquier strasbourgeois, dont le procès contre sa femme (soutenue par Beaumarchais) a été particulièrement retentissant dans les années 1780. En 1774, Kornmann épouse Catherine Marie Foesch, une jeune Suisse fortunée qui lui donne deux enfants. Ils s’installent à Paris où le mari s’occupe de la banque de son oncle. Le couple ne s’entend pas et Guillaume laisse toute liberté à sa femme pour prendre un amant, tant que cela arrange ses affaires. L’amant est un certain Daudet de Jossan, homme de confiance du puissant ministre de la guerre M. de Montbarey et syndic-adjoint de Strasbourg. Mais bientôt le ministre quitte sa charge et le jeune homme devient soudain beaucoup moins fréquentable. De plus, Mme Kornmann, qui n’hésite pas à s’afficher de manière scandaleuse avec lui, menace de demander une séparation de biens (le divorce n’existe pas encore). Craignant de perdre à la fois sa femme et surtout la dot, Guillaume Kornmann, qui entre-temps est presque ruiné, obtient du lieutenant de police une lettre de cachet et fait enfermer l’épouse adultère, alors enceinte de son amant. Dans la nuit du 3 au 4 août 1781, la femme est ainsi conduite dans la maison disciplinaire des dames Douai, rue de Bellefond, qui héberge filles perdues et folles. Sur les instances d’amis communs, Beaumarchais vole au secours de Mme Kornmann (qu’il ne connaît pas encore). Commence alors l’affaire Kornmann. Bientôt libérée, la femme tente sans succès d’obtenir une séparation de corps et de biens, arguant pour ce faire de sa détention scandaleuse. Le mari trompé se décide à porter plainte contre son épouse et contre l’amant pour adultère, contre Beaumarchais et le lieutenant de police Lenoir pour diffamation et complicité d’adultère. Il prend pour avocat son ami Nicolas Bergasse, disciple comme lui de Mesmer. C’est alors la grande mode des mémoires judiciaires qui enflamment les lecteurs avides de sensation : Bergasse commence avec un Mémoire sur une « Question d’adultère, de séduction et de diffamation pour le sieur Kornman » publiant de nombreux libelles qui tiennent le public en haleine, tandis que de son côté Beaumarchais met son talent dans la rédaction de ses brillants mémoires. Finalement ce dernier est innocenté par arrêt du Parlement du 2 avril 1789. Kormann et son avocat Bergasse sont condamnés à lui payer des dommages-intérêts, mais l’opinion publique leur reste largement favorable. En 1793, Madame Kormann obtient enfin le divorce, créé par la loi du 20 septembre 1792. wiki.
1915-1965. 7 chemises noires (324 x 222 mm) renfermant les lettres manuscrites, sous coffret (347 x 237 mm) recouvert de toile noire, papier noir imitant le bois sur les plats, dos recouvert de chagrin noir, titre et auteurs en doré.
Exceptionnel ensemble de 193 lettres de Chardonne à son ami d’enfance, l’écrivain Henri Fauconnier. Les deux amis font partie du Groupe de Barbezieux qui réunissait des écrivains de trois familles charentaises, Boutelleau, Delamain et Fauconnier, et qui furent amis d’enfance dans la ville de Barbezieux en Charente. Ce groupe “géographique” ne partageait pas nécessairement les mêmes vues. Il se composait de Jacques Boutelleau, sa soeur aînée Germaine, Henri Fauconnier, sa soeur Geneviève ainsi que les frères Maurice et Jacques Delamain. Cette très importante correspondance couvre un demi-siècle, dont les années de guerre. Elle représente une source intime incomparable sur l’écrivain, son amitié, ses passions, ses haines et son œuvre. On y découvre aussi les très importantes différences d'opinion et d'engagements des deux amis. Jacques Chardonne, de son vrai nom Jacques Boutelleau, (Barbezieux, 1884-La Frette-sur-Seine, 1968), obtint sa licence de Droit à l’École des Sciences politiques de Paris en 1906. Réformé du service militaire pour des raisons de santé l’année suivante, il prit un temps de repos à Grasse où il écrirvit son premier ouvrage, Catherine, puis alla en Suisse où il découvrit la ville de Chardonne-sur-Vevey, nom dont il s'inspira pour son nom d'auteur. De retour à Paris en 1909, il devint secrétaire chez l'éditeur Pierre Victor Stock. De 1912 à 1913, il renfloua successivement la maison d'édition puis intenta un procès contre Pierre Victor Stock après avoir découvert ses dettes de jeu et leurs conséquences sur la stabilité financière de l'entreprise. Mobilisé puis réformé en 1914, il quitta la France pour retourner à Chardonne-sur-Vevey. Il y revint en 1919 et s'associa avec Maurice Delamain en 1921 pour prendre la direction de la “Librairie Stock, Delamain et Boutelleau”. Il publia la même année son premier roman, L'Épithalame, qui manqua d’une voix le prix Goncourt. Au début de 1930, il offrit à Jean Paulhan de faire paraître Malaisie de son ami Henri Fauconnier dans les cahiers de la NRF. Jacques ne cessa jamais d’avoir une grande admiration pour Henri. Il voulut si fort pour lui le prix Goncourt qu’il fut à la limite d’indisposer, et son ami, et le jury du Goncourt. Le succès populaire et d’estime de Malaisie fut considérable et la presse très favorable, même avant l’attribution du prix qu’il obtint la même année. Collaborationniste pendant la guerre, Chardonne fut ensuite considéré comme un auteur d'extrême droite. Il fut avec Paul Morand un des pères spirituels de ceux qui furent appelés “Les Hussards”, les écrivains Roger Nimier, Jacques Laurent, Antoine Blondin et Michel Déon. Henri Fauconnier (Musset, 1879-Paris, 1973) termina son droit à Bordeaux puis partit en Angleterre où il enseigna pendant deux ans le français et la musique, avant de s'embarquer en 1905 pour la Malaisie où il alla faire fortune en plantant des caoutchoucs. Grâce à son énorme travail, des fonds propres et ceux que son ami Jacques mit dans l'affaire, sa plantation prospéra, il en devint le principal propriétaire et, en janvier 1909, il fonda à Bruxelles la “Plantation Fauconnier et Posth”, avec l’aide du banquier belge Adrien Hallet qui deviendra son ami. Il s’engagea en 1914 pour défendre sa patrie avant de repartir régulièrement en Malaisie pour son travail après guerre. Constatant qu’il n’aimait ni Paris ni le climat de la France, il s’installa à Radès, près de Tunis, en 1925. Il écrivit son grand roman, Malaisie, qui obtint le prix Goncourt l’année de sa parution en 1930. Craignant les visées de Mussolini sur la Tunisie, lui et sa famille revinrent en France en 1939 pour s’installer à Musset. Pendant l’Occupation la vie ne fut pas facile, le froid et le ravitaillement furent ses soucis majeurs. Son ami Jacques multiplia ses lettres en imaginant pouvoir le convaincre de la victoire des Allemands. Lui préféra écouter la BBC. Après guerre, il partagea son temps entre la Côte d’azur, Paris (qu’il aurait aimer fuir mais où habitaient enfants et petits-enfants) et la Charente. Ces lettres de Jacques Chardonne à son ami Henri Fauconnier, et conservées par lui, comprennent une importante lettre de 10 pages sur sa vision du roman en général. Elles sont complétées d'une lettre d'une page à un Barbizelien admiratif du roman Malaisie, d'une lettre à Mady, épouse d'Henri, de 4 pages de notes sur la guerre 39-45, d'une note de 2 pages, d'une page tapuscrite d'articles sur son roman L'Épithalame, et de 24 lettres d'Henri à Jacques, dont 2 tapuscrites, datées des années 30 à 1967, 6 secondes parties de lettres, 11 feuillets de notes de Fauconnier et un brouillon, en partie tapuscrit, rendant hommage à Henri Fauconnier au moment de son décès. Cette importante correspondance est regroupée dans sept chemises. Elles sont signées “JB” pour Jacques Boutelleau et “HF” pour Henri Fauconnier mais ne sont pas toutes datées. La première période couvre les années 1915 à 1929 (guerre, affaires en commun sur les plantations, propos sur la littérature, nouvelles de Mady, succès de L'Épithalame, échange au sujet du librairie Van den Berg qui épousa Germaine, la soeur d'Henri Fauconnier, prémices de Malaisie…). La seconde, dont beaucoup de lettres sont sur papier à en-tête de la librairie Stock, couvre les années 30 (c'est, pour une part, les importantes périodes éditoriales de la parution de Malaisie pour Fauconnier et de Claire pour Chardonne, qui obtint le Grand prix du roman de l'Académie française; on y voit les dessous des succès d'édition, les influences sur les récompenses littéraires). Une troisième période regroupe des lettres du mois de mai 1940 au 4 octobre 1949 (Chardonne, germanophile, a foi en l'ordre nouveau, regrettant la décadence qui s'était selon lui emparée de la France, rejetant un soi-disant modèle vaniteux anglophone, avant d'apprendre à la fin de la guerre les atrocités commises par les Allemands; puis ses propos politiques se poursuivent avec l'avènement de la guerre froide avec la Russie). Vient une dernière période allant du 16 juin 1950 au 22 juin 1965 (amitié, visites, propos de littérature, propos politiques, santé...). 10 lettres pêle-mêle occupent une cinquième pochette (librairie Van den Berg, voyages, littérature, Roger Nimier…). L'essai sur le roman est aussi dans une chemise à part, ainsi que les lettres et les notes d'Henri Fauconnier (difficultés sur la création, propos littéraires, affaires des plantations, voyages, contradictions d'idées durant la seconde guerre mondiale avec Chardonne, divers…). Une très importante correspondance inédite.
Limoges Barbou s. d. (1810) In-8° (209 x 132 mm) de [1] f. - vi - 246 pp., demi-basane maroquinée havane à grain long, dos lisse orné avec chiffre couronné en queue, tranches jaunes (reliure de l'époque).
L'exemplaire du roi Jérôme Bonaparte puis de son fils le prince Jérôme-Napoléon Édition originale rare imprimée sur papier bleuté. Elle est toute relative au jansénisme, l'auteur y plaide nettement sa cause, et blâme tout ce que l'on a fait contre lui. Les papes, les évêques, le clergé, les jésuites, tous se sont trompés en poursuivant une secte chimérique 1. Mathieu-Mathurin Tabaraud (1744-1832), supérieur du collège de Pezenas, de celui de la Rochelle puis au commencement de la Révolution, supérieur de l'Oratoire de Limoges, son pays natal, se prononça par 3 écrits contre les innovations de l'assemblée constituante. Dénoncé par le club des Jacobins de Limoges, il se retira à Lyon puis à Paris. Après les malheurs du 2 septembre, il s'enfuit de Rouen où il était et se réfugia à Londres pendant 10 ans. Il y rédigea la partie politique du Times, travailla à l'Oracle, à l'Anti-Jacobin-Review et traduisit les Réflexions soumises à la considération des puissances combinées de Bowles. Il profita du Concordat de 1801 pour rentrer en France. Fouché, son ancien confrère, le fit porter sur une liste pour l'épiscopat mais il préféra se retirer en Province. Censeur de la librairie en 1811, il fit la guerre aux ouvrages qui contrariaient ses idées jansénistes. Il est l'auteur d'un nombre important de brochures ou ouvrages plus conséquents, le plus souvent d'inspiration janséniste. PROVENANCE : Jérôme Bonaparte, avec son chiffre couronné 2. Roi de Westphalie de 1807 à 1813 puis prince de Montfort. Napoléon Joseph Charles Paul Bonaparte, dit Napoléon-Jérôme ou « Plon-Plon » avec son tampon humide sur la page de titre. Prince français, comte de Montfort, de Meudon et de Moncalieri. Fils du précédent. Guillaume Louis Joseph René Fage (1848 - 1929) avec son ex-libris gravé au premier contreplat. Avocat au barreau de Limoges. Président de la Société des Lettres, Sciences et Arts de la Corrèze. Directeur avec A. Leroux des Archives historiques de la Manche et du Limousin. Il avait formé une bibliothèque limousine de près de 4000 numéros. Quelques rousseurs, petit manque en marge haute au dernier feuillet ; dos, tranche supérieure et gouttière noircis lors de l'incendie des Tuileries par les communards en 1871. Ce sont alors là que se trouvaient les bibliothèques des princes. Il s'agit donc de l'un des rares exemplaires qui survécu aux flammes.
NECKER (Jacques) - BLONDEL (Jean, attrib.) - DESGRANGES ou MARVILLE (Claude-Henri Feydeau de)
Reference : 157
S. l. (Paris), s. l. - Genève - Paris s. n. (Panckoucke) - s. n. - idem - Les marchands de nouveautés 1784 - s. d. (1787) - 1785 - idem 4 vol. in-8° (214 x 142 mm) de VII pp. - [1] p. bl. - clix pp. - [1] p. bl. - 353 pp. -[1] p. bl. + VII pp. - [1] p. bl. - 536 pp. + 468 pp. - [1] f. v. bl. - 107 pp. (en partie non coupées) - [1] p. bl., + 247 pp. - [1] p. bl. + [2] ff. - 116 pp., veau havane moucheté, dos lisses orné, roulette sur les coupes, tranches à mouchetures rouges (reliure de l'époque)
Un des très rares exemplaires sur grand papier, ici bleuté, agréablement enrichi, du plus grand best-seller économique du XVIIIe siècle Édition originale sur grand papier bleuté, exemplaire de deuxième état1, de l'un des grands ouvrages d'économie politique. Il fut composé par Necker après sa démission du poste de contrôleur des Finances en 1781 en vue non seulement d'être nous dit-il « de quelque service à la chose publique, ne fut-ce qu'en présentant avec ordre un grand nombre de connoissances absolument essentielles à l'administration des finances » mais également de critiquer les réformes entreprises par son successeur, Charles Alexandre de Calonne (1734-1802, Ministre et contrôleur général des finances de Louis XVI entre 1783 et 1787). L'ouvrage eut un succès considérable, tant en France qu'à l'étranger. Il débute par une longue et intéressante introduction dans laquelle Necker dresse le tableau le plus fidèle que nous ayons de la situation politique et financière de la France d'avant la Révolution. L'édition comprend un tableau dépliant dans le tome 1, donnant le « Résumé de l'étendue de la population de chaque Généralité » et le « Résumé des contributions de chaque Généralité, de leur rapport avec le nombre des Habitants ». L'ouvrage est ici immédiatement suivi du Mémoire de Mr. Necker, en réponse aux faits avancés par Mr. de Calonne, édition originale publiée en 1787 sans page de titre, comme indiqué par Conlon2. Deux autres éditions furent publiées la même année, en 88 et 56 pages. C'est une réponse au discours de Calonne qui accusait Necker d'avoir publié des fausses informations dans son compte-rendu au roi. Les deux ministres rentrèrent alors dans un sévère conflit public qui aboutira à l'exil de Necker en Suisse. Le quatrième tome renferme quant à lui deux critiques peu courantes en édition originale, la première, ici en grand papier, attribuée à Jean Blondel condamne l'abolition des corvées, des impôts sur le luxe et de la publication des comptes. La seconde qui serait de Claude-Henri Feydeau de Marville fait (ou ferait mine plutôt de faire) suite aux Lettres d'un propriétaire françois à M. Necker sur son Traité de l'administration des finances parues en 1785 attribuées à Desgranges, avocat en parlement, par Conlon ou à Marville par la BnF. Elle sera elle-même suivit d'une Troisième partie des Lettres d'un propriétaire françois à M. Necker, dédiée au beau sexe et faisant suite aux observations, tableaux et calculs, sur le nouveau plan de réforme, l'agriculture, la population, le numéraire, avec l'examen de la balance du commerce publiée toujours la même année qui serait aussi de Marville. Ministre des Finances de Louis XVI de 1777 à 1781, Jacques Necker (1732-1804) fut l'un des principaux propagateurs du néo-mercantilisme contre les théories physiocratiques alors régnant. Publié après sa démission, son traité des finances, qui contenait une critique sévère de l'oeuvre de Calonne, son successeur au ministère, fut interdit en France dès sa parution. Et pourtant, « jamais livre sur les matières financières n'obtint un succès si populaire », écrivent Coquelin et Guillaumin. Un petit défaut à la coiffe du tome 2, quelques rousseurs pales, quelques feuillets brunis. 1Carpenter, The economic bestsellers before 1850, Baker library, 1975, pp. 232Le siècle des Lumière, n°87/2453