1837 Hivert 1837 Théobald Walsh. GEORGE SAND . Paris, Hivert, 1837, in8 1/2 basane à coins, XIV-232pp. Second plat restauré, reliure fatiguée.Quelques rousseurs. Notes manuscrites au crayon,contemporaines de l'ouvrage, sur les 2 dernières pages de garde. Edition originale de cet ouvrage " très" critique. " Malgré son titre, le George Sand de Théobald Walsh n'est en aucune façon une biographie. S'il est une analyse critique de l'uvre de George Sand, ce livre est essentiellement l'expression d'une conception singulièrement étriquée de la morale publique, mais certainement conforme aux opinions d'une partie importante de la bourgeoisie chrétienne. Instruisant à charge et à décharge si l'on peut dire , Théobald Walsh revêt la toge d'un accusateur tout en se donnant, par instants, des airs d'avocat défenseur. C'est une diatribe qui donne des frissons car elle est d'une grande adresse et d'une belle éloquence. On croit assister à un procès d'inquisition et l'on se rend compte qu'à une autre époque George Sand eût risqué rien de moins que sa vie au tribunal de la défense des valeurs. Ces valeurs étaient: la religion mais cette religion qui, par charité, vous envoyait aux flammes de l'enfer par le moyen des flammes du bûcher , le mariage, le rôle de la femme dans la société c'est là ce qui aujourd'hui paraît le plus archaïque , l'ordre bourgeois alors en plein essor. Ces valeurs n'étaient pas pires que d'autres et sans doute valaient-elles mieux que pas de valeurs du tout. Mais lorsque leurs défenseurs condamnent, on sait jusqu'où l'aveuglement peut conduire. Il n'empêche que ce livre de Théobald Walsh, malgré qu'il ne puisse plus aujourd'hui trouver beaucoup de thuriféraires, est le premier ouvrage d'envergure consacré à une critique argumentée et fouillée de George Sand dans certaines de ses uvres, quelque biaise que fût cette critique. Le comte Walsh fit parvenir son ouvrage à George Sand, vers mars 1837: « J'ai reçu, dit celle-ci, un livre d'Autun sur George Sand avec une lettre de l'auteur, Théobald Walsh qui me déclare qu'il me méprise profondément; en raison de cela il me demande humblement mon amitié, ce qui n'est guère logique. Je ne lui répondrai que cela » (Lettre 1421 à Marie d'Agoult, du 6 avril 1837, in Corr.III p.770). La réponse n'a pas été retrouvée. L'intérêt second de cette étude est l'importance que certains milieux bien pensants pouvaient attacher au pouvoir de nuire qu'ils attribuaient à l'uvre de George Sand. Cette anathème fait probablement partie des raisons qui ont repoussé l'uvre de George Sand si longtemps dans les coins ombreux des bibliothèques."
Reference : M164224
Nord - Sud
Michel Magne
3 Rue du Souvenir
56700 Kervignac
France
06 98 91 56 56
conformes aux conditions de la profession. Port du. Expédition à reception du règlement<br />.
Superbe exemplaire grand de marges relié avec les couvertures conservées en élégant maroquin bleu de l’époque signé de Chambolle-Duru. Paris, Calmann Lévy, 1888. Grand in-8 de(5) ff. prél. dont le portrait de l’auteur en triple état, 93 pp., (1) p., (1) f., 7 gravures à pleine page en double état et 2 en triple état. Plein maroquin bleu, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs richement orné, double filet or sur les coupes, tranches dorées sur témoins, couvertures et dos conservés. Reliure signée de Chambolle-Duru. 200 x 135 mm.
Superbe édition de luxe ce de court roman de George Sand. Tirage limité à 225 exemplaires numérotés sur papier vélin du Marais, celui-ci portant le numéro 10. La nouvelle met en scène la marquise de R., une séduisante jeune femme blessée par un mariage malheureux mais qui se découvre bientôt une passion dévorante et platonique pour Lélio, un humble comédien au talent méconnu. Hélas, nous découvrons vite que la belle n'aime qu'une ombre puisque, aussitôt dépouillé de ses atours et descendu de la scène, Lélio se révèle un homme vil et ordinaire. L’abondante illustration se compose d'un portrait de l'autrice gravé par François Courboin (1865-1926) d'après Thomas Couture (1815-1879), ainsi que de 3 têtes de chapitre, 3 culs-de-lampe et 3 planches, gravés également par Courboin d'après les dessins de Baugnies. Notre exemplaire présente chaque gravure en double ou en triple état. Superbe exemplaire grand de marges relié avec les couvertures conservées en élégant maroquin bleu de l’époque signé de Chambolle-Duru. Provenance: de la collection P. Villeboeuf avec ex libris.
LES EDITEURS FRANCAIS REUNIS. JUIN-JUILLET 1954. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 285 pages.. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Sommaire : Andre MAUROIS : Grandeur de George Sand. Patrice BOUSSEL : La vie sérieuse de George Sand.Chronologie de Vœuvre..André SPIRE : George Sand précurseur d'Apollinaire?..Pierre GRANDGEORGES : Le réalisme entrevu et manqué..Gaston ROGER : La meilleure action de George Sand. Pierre GAUDIBERT : George Sand et les arts plastiques..Patrice BOUSSEL : George Sand et la technique dramatique..Pierre BROCHON : George Sand et la « Littérature du cœur » Jean BONNEROT : Mésaventure académique de George Sand . .Marie Anne COMNÈNE : « Lélia » (non expurgée).Jacques NICOLLE : J'ai vu l'arrière-grand-mère de George Sand. Albert FOURNIER : George Sand et ses amis du Berry..Geneviève GAUDIBERT : George Sand et VItalie.Thérèse MARIX-SPIRE : George Sand et le silence de Venise . . .Jean ROGISSART : George Sand dans les Ardennes..Patrice BOUSSEL : Le Paris de George Sand.Henri GRANJARD : George Sand en Russie .Hélène EVNINA : George Sand et la critique russeAurore SAND : Elle, George Sand .Janine BOUISSOUNOUSE : George Sand, militante sociale . Pierre LABRACHERIE : George Sand, la censure et la police .. . Jean BRTJHAT : George Sand et son temps . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
1519 Drouot Richelieu salle 15 19 décembre 2003 In4 broché 64 pages 215 numéros décrits nombreuses illustrations
nombreux manuscrits de George Sand
Juliette Adam (1836-1936), écrivain, polémiste, féministe. L.A.S., 2 décembre 1915, 2p in-8. A Aurore Sand (1866-1961), écrivain, petite-fille de son amie George Sand. « ma chère Aurore, Tu sais que je n'ai rien à te refuser. Je te donne mon nom pour ton comité d'honneur de ton oeuvre Aide-Art-Travail. Mais les oeuvres apportent de bien grandes responsabilités. Tu n'ignores pas les ennuis que ton mari a eus avec l'une des siennes. Il faut se garder de la tourbe d'exploiteurs qui assaillent les oeuvres. Fais par toi-même le plus possible. Ta vieille amie qui t'aime. Juliette Adam ». Discret cachet de la collection Debauve. [108-2]
Juliette Adam (1836-1936), écrivain, polémiste, féministe. L.A.S., abbaye de Gif, 6 septembre 1923, 2p in-12. A Aurore Sand (1866-1961), écrivain, petite-fille de son amie George Sand. « Ma très chère Aurore, je t'avais écrite : "Si tu viens me voir, préviens moi" J'y suis toujours le dimanche, les autres jours je travaille à mort car je suis tellement vieille qu'il faut que je me dépêche. Jamais je ne vais à Paris mais ce jour-là où tu es venue, j'étais allée voir le musée de mon cher Her. et la maquette de mon monument des infirmières de Puech. Tu sais à quel point je vous ai aimés tous, et je n'ai plus que toi. Viens un jour déjeuner avec moi mais préviens moi. Je t'embrasse. Juliette Adam ». Belle lettre autour du monument pour lequel elle avait lancé une souscription. L'oeuvre, présentée ici comme étant de Puech est en réalité une collaboration du sculpteur Denys Puech avec l'architecte Charles Girault. La ville de Reims vote en 1922 le lieu de sa future érection et le monument est inauguré le 11 novembre 1924. Discret cachet de la collection Debauve. [108-2]