P., Clé d'Or, Costard, 1948, in 12 broché, 191 pages ; couverture fanée.
Reference : 63058
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Librairie ancienne le Bouquiniste Cumer-Fantin
M. Jean Paul Cumer-Fantin
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L’exemplaire du roi Louis XIV relié en maroquin à ses armes et pièces d’armes. Paris, Laurent d’Houry, 1698. In-4 de (8) ff., 838 pp., (31) pp. Maroquin rouge, guirlande de fleurs de lys autour des plats, armes au centre, dos à nerfs orné de grosses fleurs de lys dorées, lettres RBC en pied, roulette intérieure et tranches dorées. Reliure de l'époque. 254 x 185 mm.
Edition originale de l’un des livres les plus importants pour la connaissance des plantes et de leurs vertus thérapeutiques. Rahir, La Bibliothèque de l’amateur, 505. Il fut, avec l'Histoire des drogues de Pomet, la référence dans ce domaine pendant près de cent ans. Lémery publia une première édition du Cours de chymie en 1675 qui fut constamment rééditée durant toute sa vie et même après sa mort jusqu'en 1757, ainsi que traduit en anglais, allemand, italien, espagnol et latin. Habile expérimentateur, il présente sur près de mille pages dans les dernières rééditions, tout le savoir empirique de la chimie de la fin du XVIIe siècle. Le Cours de chymie est l'aboutissement d'un genre littéraire, dit des « cours de chimie », qui s'est développé en France à partir du succès du Tyrocinium chymicum de Jean Béguin au début du siècle. Lémery contourna les insuffisances de l'analyse chimique, en proposant un modèle corpusculaire et mécaniste dit de pointes et pores, d'application certes très restreinte mais qui, allié à des pesées précises des réactifs, permettait de se faire une représentation plus précise d'une réaction chimique, concept en cours de formation mais pas encore complètement abouti. Si son Cours de Chymie a fait autorité pendant un siècle, ses autres publications n'en ont pas moins connu au siècle des Lumières un réel succès. Lémery donnait dans son laboratoire (d'abord installé dans l'hôtel du Prince de Condé, dans le quartier de l'Odéon), des démonstrations très courues des savants et des gens du monde. Le Grand Condé lui-même, Bourdelot, futur médecin de Christine de Suède, y assistaient. Selon Fontenelle, les dames-mêmes, entraînées par la mode, s'y pressaient. Lemery était protestant et la Révocation de l'Edit de Nantes (1685) l'obligea à vendre toutes ses charges, lui interdisant l'enseignement et l'exercice de la chimie, de la médecine et de la pharmacie. Acculé à la ruine, il finit par abjurer. Louis XIV reconnaissant ses talents et voulant en faire un exemple éclatant de retour au catholicisme lui accorda de nouvelles lettres patentes et imposa leur acceptation à ses confrères. « Nicolas Lémery (1645-1715) était ‘ le premier chimiste raisonnable’ au jugement de Voltaire […] ‘M. Lémery fut le premier qui dissipa les ténèbres naturelles ou affectées de la chimie, qui la réduisit à des idées plus nettes et plus simples, qui abolit la barbarie inutile de son langage, qui ne promit de sa part que ce qu’elle pouvait et ce qu’il la connaissait capable d’exécuter, et de là vint le grand succès. En 1675 il fit paraitre son ‘Cours de chimie’. Les éditions se succédèrent pour ainsi dire d’année en année ; il fut traduit en latin, en allemand, en anglais, en espagnol. L’auteur fut appelé le ‘Grand Lémery’. Tant de services rendus à la science ne le mirent pourtant point à l’abri des persécutions. L’an 1681, la vie de Lémery commença à être fort troublée à cause de sa religion. Il reçut ordre de se défaire de sa charge dans un temps marqué […]’. Tel est le récit de Fontenelle. Il crut être plus tranquille à l’abri de la qualité de docteur en médecine. Sur la fin de 1683, il prit le bonnet dans l’université de Caen. Mais l’édit de Nantes ayant été révoqué en 1685, l’exercice de la médecine fut interdit aux prétendus réformés. Lémery demeura sans fonction et sans ressource. Il fut poussé à se convertir en août 1686 et reprit de plein droit l’exercice de la médecine […] ‘Presque toute l’Europe, dit Fontenelle, a appris de lui la chimie, et la plupart des grands chimistes, françois et étrangers, lui ont rendu hommage de leur savoir’. Le ‘Traité des drogues’ montre, selon M. Dumas, un observateur d’une habileté consommée ». (La France protestante, VI, p. 543) Précieux exemplaire de Louis XIV relié en maroquin rouge à ses armes et parfaitement conservé. Au bas du dos, initiales du relieur de la bibliothèque du roi. Il a ensuite appartenu à Pierre Perrinet de Faugnes (1715-1773; ex-libris héraldique), financier très prospère issu d'une importante famille de financiers et fermiers-généraux. Sa fille épousera en 1775 le fils de Mme d'Houdetot, née Lalive (autre lignée de fermiers-généraux) - pour laquelle Rousseau éprouvera un amour passionné mais sans retour ("Nous étions ivres d'amour l'un et l'autre, elle pour son amant -Saint-Lambert-, moi pour elle" note-t-il dans les Confessions).
Édition originale de l’éloge de la Faculté de Médecine de Paris prononcé par Gabriel Naudé en 1628. Lutetiae Paris., Jean Moreau, 1628.Petit in-8 de (12) pp., 150, (1). Ancien ex-libris manuscrit rayé à l’encre sur le titre. Petit cachet d’appartenance sur le titre. Relié en plein vélin souple de l’époque, dos lisse avec le titre manuscrit en long.171 x 109 mm.
Édition originale de ce « volume rare » (Brunet). Brunet, Supp. II, 10 ; Double, Cabinet d’un curieux, 93. Gabriel Naudé (1600-1653), est un célèbre bibliographe français et l’un des hommes les plus instruits de son temps. Après avoir achevé avec succès sa philosophie, il commença l’étude de la médecine. « Dès sa jeunesse, Naudé avait montré une vive passion pour les livres ; il put la satisfaire de bonne heure, car il entrait à peine dans sa vingtième année quand le président de Mesmes lui donna la direction de sa bibliothèque. Naudé dut pourtant abandonner bientôt une position qui ne lui laissait pas le temps de suivre ses études médicales, et il alla en 1626 les terminer à Padoue. La mort de son père le rappela à Paris, et en 1628 la Faculté de Médecine le choisit pour prononcer le discours de clôture des examens et l’éloge des nouveaux licenciés. Ce discours, où l’ancienneté et la gloire de la Faculté (‘De Antiquitate et dignitate Scholae medicae Parisiensis’) étaient développées avec une véritable éloquence, attira les yeux sur son auteur. Le savant Pierre Dupuy le mit alors en relation avec le cardinal Bagni, qui l’emmena à Rome et lui confia sa bibliothèque ». (Nouvelle biographie générale, 37, col. 513). Naudé prononça donc cet éloge plein d’érudition en 1628, à l’occasion de la clôture des examens à la Faculté de Médecine de Paris. « Dans un de ces discours d’apparat, si fréquents à l’époque qui va nous occuper, Gabriel Naudé (‘De Antiquitate et dignitate Scholae medicinae Parisiensis’) décrit tout au long et avec une singulière complaisance les colonnes, les statues, les pilastres, les festons, les astragales, que la Faculté n’a pas, mais qu’elle pourrait avoir. En revanche, le tableau qu’il nous donne du local occupé par elle nous la montre largement et commodément installée. Une grande cour, une vaste salle pour les disputes solennelles, d’autres pour les leçons journalières, une belle chapelle, un riche mobilier, une bibliothèque remplie des livres les plus précieux, un laboratoire pour la préparation des médicaments, des logements pour tous les employés, un jardin botanique contenant toutes les plantes usitées en médecine… » (M. Raynaud, Les médecins au temps de Molière, p. 6). « Cet ouvrage de Gabriel Naudé est écrit en excellent style, de ce beau latin du grand siècle dont la tradition s’était encore conservée dans notre Université jusqu’aux dernières et regrettables réformes » (Double). Séduisant exemplaire de toute pureté de cet ouvrage rare et recherché, conservé dans son vélin souple de l’époque. Aucun exemplaire du présent ouvrage n’est répertorié sur le marché public international depuis plus de trente ans.
J. Lamarre 1930 XXVI-848 pages Paris. in-12. 1930. Percaline éditeur. XXVI-848 pages. 7e édition - Avec 284 figures en noir - Précis d'accouchement est un manuel médical détaillé couvrant la grossesse physiologique l'accouchement les suites de couches l'état puerpéral pathologique et les pathologies liées à la grossesse et à l'accouchement. Il s'agit d'un ouvrage de référence dans la collection 'Précis de médecine' avec de nombreuses illustrations destiné aux professionnels de santé
Etat correct malgré le papier jauni quelques passages annotés et les charnières intérieures fragilisées
Edition originale de ce Manuel de botanique de la plus grande rareté. Paris, chez Didot le jeune, C. J. Panckoucke, 1764. In-12 de xxiv pp., 44 pp., 76 pp., 92, 94, (2), 75, (1) p. Plein maroquin vert olive, triple filet doré autour des plats, armes frappées au centre, dos à nerfs orné, filet or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure armoriée de l’époque. 161 x 93 mm.
Edition originale de ce Manuel de botanique de la plus grande rareté. «L’Auteur a distribué les plantes dont il parle en quatre classes principales. La première comprend celles dont nous mangeons diverses parties, différemment préparées, soit par besoin soit par sensualité, & celles qui nous fournissent nos boissons agréables: on peut les nommer en général plantes utiles pour la nourriture; elles sont rassemblées dans la première partie, & présentées dans l’ordre de 58 familles, établies par B. de Jussieu. Cette partie comprend non seulement les plantes qu’on cultive ordinairement, mais encore les plantes sauvages qui peuvent servir de nourriture aux pauvres, & dans les disettes. On y a ajouté celles que Linné a comprises parmi les plantes alimentaires de la Suede. La seconde classe concerne les plantes d’usage en médecine: on n’y a admis que celles qui sont approuvées dans la pharmacopée de la Faculté de médecine de Paris. La troisième est composée des plantes employées dans les Arts. Enfin, la quatrième comprend les plantes dont la propriété est d’embellir les lieux destinés à la promenade, c’est-à-dire, les plantes d’ornement pour les jardins; elles y sont rassemblées: on y a joint une courte description de ce qui fait leur mérite, l’indication de la saison où l’on en jouit, & de la place qu’elles peuvent occuper dans les parterres, les gasons, les pièces d’eau, les grands & les petits bosquets, les avenues & autres parties d’un jardin ou d’un parc régulier. Ce manuel est terminé par des tables latines & françoises très étendues: ces tables contiennent les familles, les genres & les espèces des plantes dont il est parlé dans l’ouvrage. On y a joint l’Index ou table alphabétique des genres sous lesquels les plantes sont placées dans le ‘Botanicon Parisiensis’ de Vaillant. On y trouve enfin les noms des familles introduites par Jussieu. Cet ouvrage, considéré sous plusieurs aspects, est véritablement neuf; il paroit fait pour cette classe de citoyens qui ne souhaitent prendre de la botanique que les connaissances les plus agréables & de l’utilité la plus générale». (Bibliothèque littéraire historique et critique de la médecine ancienne et moderne, II, p. 502). « Les uns et les autres trouveront de quoi se satisfaire dans ce ‘Manuel’. Il a de plus l’avantage de présenter un ordre de familles dû aux observations du plus grand de nos maîtres. Enfin, on y remarquera que toutes nos Plantes ont des noms François; ce qui manquait dans presque tous les Catalogues. Cette espèce d’Introduction à la Botanique donne de grandes lumières sur cette Science. On est porté à croire qu’il n’y a aucune plante qui n’ait son utilité particulière. On ne connait les propriétés que d’un très petit nombre; ce sont de ces plantes dont M. Duchesne parle, en se bornant à celles que l’on trouve à la campagne aux environs de Paris. Indépendamment de ses connaissances, M. Duchesne a le mérite de la franchise. Il prend plaisir à nommer avec reconnaissance les diverses personnes qui lui ont aidé dans son ouvrage, & qui lui ont communiqué leurs lumières […] Cet ouvrage ne peut que mériter l’approbation du public et plaire à tous les Lecteurs». (L’Année littéraire, 1764). Superbe exemplaire relié en maroquin olive de l’époque pour Madame Victoire, la fille du roi Louis XV. Mesdames de France, Adélaïde, Sophie et Victoire avaient chacune leur bibliothèque aux armes de France, mais les livres de Madame Victoire étaient reliés en maroquin vert olive. «Madame Victoire était belle et très gracieuse. Son accueil, son regard, son sourire étaient d’accord avec la bonté de son âme. Elle vivait avec la plus grande simplicité. Sans quitter Versailles, sans faire le sacrifice des commodités de la vie, ni de la moelleuse bergère à ressort qu’elle ne quittait jamais et qui la perdait, disait-elle, elle n’oubliait aucun devoir, donnait aux pauvres tout ce qu’elle possédait, et se faisait adorer de tout le monde. On raconte qu’elle n’était pas insensible à la bonne chère, mais elle rachetait ces péchés de paresse et de gourmandise par une humeur toujours égale et par une inépuisable bienveillance. » (Quentin-Bauchart, Les Femmes bibliophiles de France, pp. 123-130).
Chez I. Ant. Huguetan, & Guill. Barbier, à Lyon 1671 Deux tomes en un fort volume in-4° (170 x 228mm), [12] ff. bl. [10] ff. (titre, epistre, table des chapitres de la théorie, avis, table chapitres du tome premier, privilège), 49 pp. [1] ff. (table matières) [6] ff. (explication des figures) 429 pp. [8] ff. (table des matières) [1] ff. (titre) [3] ff. (table) 3-204 pp. 6 pp. marquées 205*-210* (explication des figures de la planche II) 205-303 pp. [4] ff. (table des matières tome second) 12 pp. (traité maladies vénéneuses) [3] ff. (table des noms latins et des noms françois (sic)) [12] ff. (figures). Reliure en plein veau fauve, dos à nerfs orné du titre et de caissons fleuronnés or, plats ornés d'un décor " à la DU SEUIL ", nom frappé au premier plat ( " MARIE MARGUERITE MEYSSONNIER "), tranches mouchetées de rouge (reliure de l'époque). (dos frotté, coiffes en parties absentes, présence de tâches noires et d'auréoles sur les plats, trois coins légèrement frottés et un émoussé, présence d'une petite cerne claire angulaire et d'une cerne claire en bordure supérieure à de nombreux feuillets mais sans incidence sur le texte, coupures et marques de pliure à la première planche repliée, exemplaire rogné, présence de rousseurs peu soutenues, deux derniers feuillets des figures en partie détachés, petite galerie de ver au bas d'une cinquantaine de feuillets sans incidence sur le texte). Nouvelle édition, augmentée d'un second tome regroupant des oeuvres de Lazare Meysonnier ( " Théorie de la médecine " et " Traité des maladies vénéneuses "). L'édition originale est parue en 1615. Page de titre en rouge et noir. Édition illustrée d'une vignette de titre et de deux planches dépliantes anatomiques gravées par Spirinx, contenant plusieurs figures, et de 202 bois gravés (répartis sur six feuillets) représentant des plantes tirées de Matthiole, en fin d'ouvrage. L'ouvrage eut, dès sa première parution, un énorme succès, en raison du thème de la beauté abondamment traité au cours de l'ouvrage, notamment par des chapitres sur les poils, les oreilles, le teint du visage...En fin de volume on trouvera un chapitre sur les maladies extraordinaires, comme la mal d'amour, ainsi qu'un autre consacré aux maladies spirituelles. Provenance : exemplaire de Marie Marguerite MEYSSONNIER, avec son nom frappé au centre du premier plat, fille unique de Lazare Meyssonnier qui était docteur en médecine de l'université de Montpellier, conseiller et médecin du Roi puis de son altesse royale de Dombes. RARE.