P., Flammarion, 1944, in 8° broché, 452 pages ; couverture illustrée fanée.
Reference : 45138
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Henri Javal Henri Javal, 1953-1955, 7 volumes, édition numérotée 989/2545, feuillets libres sous chemise et étui. Dos des chemises insolés et froissés, des déchirures sur les mors des chemises des tomes 1 à 3, des frottements sur les étuis. Intérieurs très propres.
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Complet en 5 volumes in8, 21x15cm, reliés, 458, 561, 470, 500 et 570 pages, Index. Illustré de 50 belles gravures + bandeaux. Edition Jean de Bonnot 1967
Boiteux à la suite d un accident survenu dans sa petite enfance, qui lui ferma la carrière des armes et le destina dès lors à l Église quoique aîné de sa famille et dépourvu de toute vocation religieuse Talleyrand fit ses études au séminaire de Saint Sulpice tout en se nourrissant de littérature philosophique. Grâce à la position de sa famille, il fut pourvu en 1775 de l Abbaye de Saint-Denis au diocèse de Reims et devint, en 1780, agent général du Clergé de France et, en 1789, Évêque d Autun. Acquis déjà à une politique de réformes, Député aux États Généraux en 1789, il adopta rapidement les principes de la Révolution, se lia avec Mirabeau, fit partie du comité chargé d élaborer la Constitution et demanda, en octobre 1789, la nationalisation des biens du clergé. Le 14 juillet 1790 il célébra la messe au Champ de Mars pour la Fête de la Fédération. Il fut ensuite un des quatre Évêques qui actèrent la Constitution Civile du Clergé et devint de fait le chef du Clergé Constitutionnel. Il sacra les premiers Évêques assermentés (Jureurs) ce qui lui valut d être condamné par le Pape. Dès janvier 1791 il avait résigné son siège d Autun et il vécut dès lors comme un laïc. La carrière de diplomate de Talleyrand commença par une mission à Londres, comme adjoint de l' Ambassadeur Chauvelin. Il ne put empêcher celui-ci de gâter par sa maladresse les relations franco-britanniques. Après le 10 Août 1792 Talleyrand décida d émigrer et de s installer en Angleterre, d où il fut rapidement expulsé, puis de gagner les États-Unis de 1794 à 1796. Ayant réussi à se faire rayer de la liste des Émigrés il revint à Paris dès septembre 1796 et obtint le portefeuille des Relations Extérieures en juillet 1797. S' étant rendu compte que le Directoire courait à sa perte il démissionna en juillet 1799 et se lia définitivement à Bonaparte revenu d Égypte. De nouveau Ministre des Affaires Étrangères après Brumaire, Talleyrand s'employa dès lors à la recherche d une paix durable en Europe (ce qui resta toujours le but de toute sa politique) .Après l' avènement de l' Empire il fut fait Grand Chambellan en 1804 puis Prince de Benevent en 1806, mais ces dignités cachaient mal l' impuissance réelle de Talleyrand d' infléchir la politique napoléonienne. Partisan d une paix modérée avec l' Autriche, inquiet de la formation de la Confédération du Rhin et l élimination de l' influe modératrice des Habsbourgs éliminés d Allemagne après 1805, Talleyrand ne fut pas plus écouté en 1806, lorsqu il conseilla de rechercher un accord avec l Angleterre après la défaite de la Prusse, qu en 1807 à Tilsit ou Napoléon négocia directement avec le Tsar Alexandre II. Peu après il lui retira son portefeuille et en « compensation » lui donna le titre de Vice Grand Électeur. C est dans le courant de 1808 que Talleyrand comprit qu il ne pourrait jamais amener Napoléon à accepter un équilibre européen raisonnable. Il crut alors qu il pourrait l' y contraindre. A l' entrevue d Erfurt en septembre 1808, il révéla au Tsar les difficultés avec lesquelles Napoléon était aux prises et poussa secrètement la Russie à la résistance. Peu après il se mit à intriguer avec Foucher son ennemi mortel qui lui aussi était tombé en disgrâce. Napoléon rendu furieux par les forts soupçons qu il avait à l égard de la fidélité de Talleyrand eut avec lui une scène très violente et lui enleva son titre de Grand Chambellan. En 1814, à la suite d une nouvelle dispute de l Empereur, il abandonna le siège qu il conservait au Conseil de la Couronne.
Paris, Librairie Plon, E. Plon, Nourrit et Cie, imprimeurs-éditeurs, rue Garancière, 10 Relié "Trois volumes in-8 (17 x 25 cm), reliure demi-chagrin à coins, dos à 5 nerfs, cet ensemble de trois volumes de la série ""Correspondance diplomatique de Talleyrand"" (avec introduction et notes par G. Pallain) comprend : ""La Mission de Talleyrand à Londres, en 1792"" (1889, 479 pp.), ""Ambassade de Talleyrand à Londres, 1830-1834 (Première partie)"" (1891, 443 pp.), et ""Le Ministère de Talleyrand sous le Directoire"" (1891, 465 pp.), envoi de Pallain dans chaque volume ; dos un peu insolés, des épidermures et frottements sur le cuir, par ailleurs assez bon état général. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande."
Perrin, 1995, gr. in-8°, 479 pp, index, broché, couv. illustrée, bon état
Talleyrand est, avec Mirabeau et La Fayette, le père fondateur de la Révolution. Ce livre en est la démonstration. Michel Poniatowski expose minutieusement ce que Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord a toute sa vie cherché à faire oublier : les trois années de son engagement très actif et très convaincu dans la grande entreprise révolutionnaire et son rôle souvent déterminant dans les actes qui l'ont fondée : la suppression des ordres et des privilèges, la nationalisation des biens du clergé, la définition des droits de l'homme, le vote d'une constitution et l'établissement d'une démocratie représentative, l'instauration d'un clergé constitutionnel et schismatique, l'abolition de la vénalité des charges, la séparation des pouvoirs et même l'instauration de l'unité des poids et mesures, du mètre et du kilo. De la Révolution, il prétendra en quelques lignes dans ses Mémoires, qui comptent plus d'un millier de pages, qu'il en ignora les détails, "ayant cherché à détourner les yeux des scènes hideuses où tant d'abjection se mêlait à tant de férocité". Dix-sept feuillets retraçant les années 1789-1792 sont tout ce qu'il acru devoir laisser à la postérité. Ses biographes, même les plus éminents, ont généralement respecté cette discrétion et cette volonté d'oubli. Aussi est-ce au prix d'un immense travail de recherche que Michel Poniatowski a pu découvrir son action véritable, son poids politique et ses intrigues, recomposer ce passé que Talleyrand ne jugeait pas opportun d'évoquer. — Michel Poniatowski a déjà publié, entre autres : Talleyrand et l'ancienne France – Talleyrand aux États-Unis – Talleyrand et le Directoire – Talleyrand et le Consulat. Avec ce cinquième ouvrage, Michel Poniatowski poursuit donc l'œuvre monumentale après laquelle il sera difficile d'apporter du nouveau sur Talleyrand. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.