P., Belles Editions, 1938, in 12 broché, 192 pages.
Reference : 37753
PHOTOS sur DEMANDE. ...................... Photos sur demande ..........................
Librairie ancienne le Bouquiniste Cumer-Fantin
M. Jean Paul Cumer-Fantin
34 rue Michelet
42000 Saint-Etienne
France
04 77 32 63 69
“One of the great maps of the golden era of pictorial mapmaking”. Lithographed & Published by The Peiyang Press, Ltd., Tientsin-Peiping, 1936. In-8 de (1) f. de titre, 22 pp. de texte explicatif et carte repliée en couleurs de 86 x 74 cm. Deux petites déchirures dans la marge blanche de la carte. Conservé dans la brochure et dans l’étui d’origine. Dimensions du livret : 181 x 132 mm. Dimensions de la carte : 860 x 740 mm.
Très rare édition originale, complète de la très belle carte repliée de Pékin et du fascicule de présentation accompagnant la carte, le tout sous chemise illustrée d’éditeur. La carte de Frank Dorn est sans doute la plus célèbre et la plus emblématique carte picturale de Pékin publiée au XXe siècle. Elle offre une foule d’informations ethnographiques et iconographiques du plus haut intérêt sur Pékin et ses environs, tout en conservant les qualités fantaisistes des grandes cartes picturales de la première moitié du XXe siècle. Elle présente une suite de vignettes illustrant l'histoire de la ville de Pékin aux temps anciens. La bordure de la carte regorge d’illustrations formidables qui retracent l’histoire de la ville depuis sa création en 1100 av. J.C., à travers ses nombreuses dynasties, jusqu’à la révolution de 1911 et le déplacement de la capitale à Nankin en 1927. Un mariage et un enterrement sont également représentés dans cette bordure. Le cartouche comporte d'ailleurs des noms et des dates d'événements historiques majeurs. La carte ne montre pas seulement les lieux historiques comme la Cité interdite ou le Temple du Ciel mais aussi des attractions touristiques plus récentes comme l’hippodrome, le zoo, les combats de coq… Elle révèle également les occupations des habitants. La carte de Dorn est considérée comme une des grandes cartes de l'âge d'or de la cartographie illustrée. Frank Dorn (1901-81) était un ami et un admirateur du cartographe Jo Mora (1876-1947). Il a été clairement influencé par le style de Mora qui combinait l'illustration précise par des couleurs brillantes et un peu d'humour, avec des vignettes fournissant une histoire illustrée du lieu étudié. Frank Dorn est un artiste, auteur et officier militaire. En grandissant à San Francisco, il a étudié à la San Francisco Art Institute et est devenu un dessinateur accompli. Après l'obtention de son diplôme d'officier à West Point, il a été assigné à un poste aux Philippines. A côté de son travail militaire, il a écrit un livre sur les tribus autochtones qu'il a appris à connaître là-bas. Proche de Jo Mora, Dorn a commencé à faire ses propres cartes. Plus tard, vivant en Chine, Dorn a réalisé sa carte illustrée de "Peiping" après s’être immergé dans la culture locale, faisant des recherches sur la cité interdite et accumulant des antiquités. Il a servi dans ce pays comme conseiller militaire de l'armée chinoise. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, il a été attaché au Chef d'Etat-Major Adjoint des Forces de l'Armée de Terre des États-Unis, le Général Stilwell, pendant la Campagne de Birmanie de 1942 à 1944. Un article de Life Magazine daté de 1942 a par ailleurs déclaré que "Dorn, un artiste, a dessiné les cartes de campagne de Stilwell." Dorn a finalement atteint le grade de Général de Brigade et est parti en retraite en 1953. Il s'est installé à Carmel, en Californie, vivant une semi-vie de bohème, écrivant et peignant. Dans les années 1960, il a réalisé quelques peintures psychédéliques étonnantes. Dans les années 1970, Dorn a écrit deux livres savants sur les théâtres chinois et birmans pendant la Deuxième Guerre mondiale. La carte accompagne un fascicule de 22 pages qui retrace l’histoire de la ville et présente une liste des lieux et monuments représentés sur la carte. Fascinante carte picturale de Pékin dessinée par un officier Américain envoyé en Chine dans les années 1930.
(Boston, Stanford University Press), 1908. 8vo. Two offprints in the original printed wrappers. Offprints from ""Quarterly Journal of Economics"", Vol. XXII, August & Vol. XXIII, November 1908. Vol. XXII: Backwrapper detached, a few small nicks to extremities. Vol. XXIII: Front wrapper detached. Fine and clean. Pp. 517-42"" Pp. 103-136.
Two scarce offprints of Veblen's important publications on the theory of capital. Here Veblen broadens the concept of capital to include the capital of knowledge. Thus, Veblen's theory laid ""the foundation for a system of property rights created to enable individuals to productively utilize knowledge that resides within the community as a whole"" (Niman, Henry George and the Development of Thorstein Veblen's Theory of Capital). ""The foundation of Veblen's theory of capital is rooted in the special position knowledge holds in society. Knowledge forms the basis for the productive use of natural resources and is a community asset that, at its most fundamental level, is not owned by a single individual. Thus, Veblen's theory begins by laying the foundation for a system of property rights created to enable individuals to productively utilize knowledge that resides within the community as a whole. These property rights make it possible for the creation and ownership of capital in the form of industrial equipment. With growth in the scale and scope of the community comes the ability to monopolize a portion of the community's asset for pecuniary gain. Monopolization then leads to a form of economic servitude that is similar to slavery."" (Niman, Henry George and the Development of Thorstein Veblen's Theory of Capital).In contrast to conventional theories of capital that are founded on the productive labor of workers and described in individualistic terms, Veblen believed that the history of humanity is not the story of a collection of independent individuals, but, rather, is based on the collective contribution of the group. The group plays an important role because it is the group that forms the entity where knowledge iscaptured and stored.""Thorstein Veblen's theory of capital as an important element in developing an evolutionary economics warrants a closer investigation into the origins of the concept. In his essay outlining the basic theory of capital, Veblen (1908) makes explicit reference to the single taxers, and to the relationship between land as an unearned source of rent and the returns associated with capital.If one considers Veblen's anthropological approach to economics, then it becomes easier to see how, as society develops, capital in the form of community-based knowledge takes on the fundamental role previously played in an earlier era by land. Veblen's theory of capital does not invalidate the earlier focus on land, but, rather, is one step further down the path of economic development."" (Niman, Henry George and the Development of Thorstein Veblen's Theory of Capital).Thorstein Bunde Veblen was an American economist and sociologist, and regarded as being the founding figure of the institutional economics movement. ""He studied economics under John Bates Clark, a leading neoclassical economist, but rejected his ideas. He did his graduate work at Johns Hopkins University under Charles Sanders Peirce, the founder of the pragmatist school in philosophy, and at Yale University under laissez-faire proponent William Graham Sumner. He repudiated their views as well. Veblen did not reject economists' answers to the questions they posed"" he simply thought their questions were too narrow. Veblen wanted economists to try to understand the social and cultural causes and effects of economic changes."" (The Concise Encyclopedia of Economics).
Précieux et émouvant exemplaire dédicacé par l’auteur à l’amie intime de sa fille disparue. Paris, Charles Gosselin, Furne et Cie, 1841. Grand in-8 de (2) ff., xl pp., 424 pp., 1 frontispice et 11 gravures hors texte protégées par des serpentes légendées, nombreuses vignettes dans le texte. Relié en demi-chagrin rouge, dos à nerfs finement orné, minimes frottements aux coupes. Reliure de l’époque. 257 x 163 mm.
Première édition illustrée de cet « ouvrage capital » (Carteret) de Lamartine. « Vignettes sur bois dans le texte. Il y a aussi 10 titres-frontispices compris dans la pagination. L’ouvrage a été publié en 25 livraisons à 50 cent. : la 1ère est enregistrée dans la Bibliogr. De la France du 19 décembre 1840. » (Vicaire, IV, 977) « Belle illustration, ouvrage bien imprimé ; rare en belle condition » (Carteret, III, 366). « Les serpentes imprimées manquent souvent » (Clouzot, 178). « Poème d’Alphonse de Lamartine publié en 1836. Désireux de mieux définir la grâce et la douceur des sentiments dont sont empreints ses poèmes de jeunesse, Lamartine a tenté de les préciser en s’adonnant à un lyrisme plus proprement subjectif : ce désir a trouvé son aboutissement dans ‘Jocelyn’ ainsi que dans ‘La chute d’un ange’. Le héros de ‘Jocelyn’ fut en réalité l’abbé Dumont, ami de l’auteur, qui se fit prêtre pour sauvegarder le bonheur de sa sœur. Il réussit toutefois à trouver dans son sacrifice la paix et des raisons de vivre. L’épreuve la plus dure qu’il eut à subir fut le tendre amour qu’il conçut pour la jeune Laurence. Arrivé à ce point, il parvint à triompher de lui-même et, pour finir, le cœur tremblant, mais résolu, il implore de la jeune fille mourante, le pardon de Dieu. Un optimisme candide traverse l’œuvre entière, qui est un hymne à l’espérance, à la bonté à la beauté. Les descriptions sont fluides, comme issues d’un songe, plus musicales que pittoresques. Ce que l’on apprécie dans ‘Jocelyn’, c’est l’abondance de poésie et l’on oublie vite l’épopée symbolico-philosophique dont elle devait être un épisode. D’ailleurs, un seul autre épisode fut composé par Lamartine : ‘La chute d’un ange’, publié en 1838. » (Dictionnaire des Œuvres, III, 820). Précieux exemplaire offert par l’auteur à Célestine Blondel, l’amie d’enfance de sa fille Julia, portant cet envoi autographe signé particulièrement émouvant au verso du frontispice gravé : « Offert à Mademoiselle Célestine Blondel, en souvenir des bontés qu’elle a eu pour son amie intime ma pauvre Julia. Hommages. A. De Lamartine. Le 12 septembre 1848. » Julia, la fille de Lamartine, nait en mai 1822 à Mâcon. En 1832, à 42 ans, Lamartine a perdu aux élections, sa fille unique Julia est très malade, elle a 10 ans ; il réalise un vieux rêve : celui d'un voyage en Orient. " Je suis né oriental et mourrai tel" écrira-t-il plus tard. En juillet il s'embarque à Marseille sur l'Alceste, et arrive à Beyrouth en septembre. Il visite le tombeau du Christ en terre sainte. Le 7 décembre 1832, Julia, sa fille, meurt à Beyrouth, à l’âge de dix ans et demi. Dix ans après la mort de son fils Alphonse, trois ans après celle de sa mère, Lamartine est à nouveau frappé par le deuil. Sa foi religieuse vacille. Il "hurle" son chagrin, son désespoir, et sa révolte contre Dieu dans Gethsémani, ou la mort de Julia. Ces poèmes qu'il composera en 1833 et 1834 seront publiés en 1835 dans Voyage en Orient. Le voyage a duré un peu plus d’un an. La mort de Julia l’a raccourci : Lamartine renonce à visiter l’Egypte. C’est un prince romantique qui voyage, c’est un homme en deuil et ruiné qui rentre. Il écrit son Voyage, en même temps que Jocelyn, pour oublier son chagrin. Célestine Blondel était une amie intime de sa fille Julia. Au moment où Lamartine lui dédicace ce livre, en 1848, elle est âgée de 23 ans et est mariée. La dédicace du poète s’adressant à « l’amie intime de [sa] pauvre Julia » 16 ans après la disparition de la fillette, est particulièrement émouvante. Elle souligne à quel point le poète était attaché à son enfant et prouve qu’il ne parvint jamais tout à fait à se consoler de sa perte. Cette dédicace montre aussi que Lamartine est resté proche de l’amie d’enfance de sa fille, même 16 ans après la disparition de cette dernière. Précieux et émouvant exemplaire dédicacé par l’auteur à l’amie intime de sa fille disparue.