P., Gallimard, NRF, 1963, in 12 broché, 270 pages ; cachets.
Reference : 37092
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Librairie ancienne le Bouquiniste Cumer-Fantin
M. Jean Paul Cumer-Fantin
34 rue Michelet
42000 Saint-Etienne
France
04 77 32 63 69
1962 Paris, l'Avant-Scène, 1962,
.
1947 In-douze, viii-543 pp, 438 pp, broché, bon état,en partie non coupé,
introduction par Louis Molland. Sommaire : classiques Garnier .
1754 À Amsterdam et à Leipzig, chez Arkstee et Merkus, 1754. 4 volume, in-12° (8 x 13.5 cm). Tome I: [6] pp. (dont un frontispice par C. F. Fritzsch et la page de titre avec une vignette gravée) + 427 + [3] pp.; Tome II: [6] (dont la page de titre avec une vignette gravée et la Table des comédies) + 428 pp. + [2] bl.; Tome III: [8] (dont un frontispice par J. Punt, la page de titre avec une vignette gravée et la table des comédies) + 428 pp. + [2] bl.; Tome IV: [8] (dont un frontispice par C. F. Fritzsch identique à celui du premier tome, la page de titre avec une vignette gravée aussi identique à celle du premier tome et la table des comédies) + 428 pp. (la dernière page est numéroté erronément 228 et la page 424 est numérotée 324) + [2] bl. Cette belle contrefaçon est de 4 ans postérieure à lédition originale citée par Querard (tome V, page 545), « où on trouve en tête du premier volume le Discours de réception de lauteur à lAcadémie Française », quil définit « très-incorrecte ». Reliure en veau brun clair, roulotte dorée sur les coupes, dos à 4 nerfs avec pièce de titre en cuir rouge, tomaison en cuir brun et cassons décorés de fleurons dorés encadrés. Coins émoussés, coupes frottées, coiffes plus ou moins abîmés, petit travaille de vers sur le dos du premier et troisième tome, petit manque en bas du dos du tome IV, intérieur propre. Bel exemplaire, fatigué mais solide.
1878 Paris, Laplace, Sanchez & Cie., 1878. 18x27,5 cm. Ouvrage illustré de 20 jolies gravures en couleurs par Bertall. Tranches dorées. Reliure en demi-chagrin rouge. Plats recouverts de percaline de couleur assortie. Dos à 5 nerfs, orné de caissons dorés. Ouvrage à l'état de neuf ! Papier parfaitement frais, ce qui est rare pour l'époque.
« ‘Arlequin poli par l’amour’ marque le début de Marivaux comme dramaturge ». A Paris, chez la veuve Guillaume, 1723. Avec Approbation & Privilège du Roy. Petit in-8 de 54 pp., (1) f. pour l’Approbation et (2) ff. pour le Privilège. Plein veau brun, filets à froid autour des plats, dos à nerfs restauré, coupes décorées. Reliure de l’époque. 164 x 99 mm.
Edition originale très rare du premier succès de Marivaux. Tchemerzine, IV, 402. Seuls deux exemplaires sont répertoriés sur le marché public depuis plusieurs décennies dont un en reliure moderne de Stroobants. Arlequin poli par l'amour est née de la rencontre de Marivaux avec les comédiens italiens en 1720. C'est la pièce où, pour la première fois, s'expriment les grands thèmes qui alimenteront son écriture : la découverte de l'amour, l'expression de la jalousie, la méprise, la fidélité, le malentendu, la manipulation, la trahison... « ‘Arlequin poli par l’amour’ marque le début de Marivaux comme dramaturge ». Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux, plus communément appelé Marivaux, naît en 1688 à Paris. Après des études de droit plutôt chaotiques, il obtient sa licence en 1720 et est reçu avocat, mais jamais il n'exercera : sa rencontre avec le philosophe Fontenelle, ainsi que sa fréquentation assidue du salon de la spirituelle et éclairée Mme de Lambert, l'ont en effet depuis longtemps persuadé de se consacrer à la littérature. Après un premier roman (Les Effets surprenants de la sympathie en 1712) et quelques incursions dans l'écriture parodique (notamment un Télémaque travesti et une Iliade travestie entre 1714 et 1716), il se tourne vers le théâtre. Il doit son premier succès à Arlequin poli par l'amour, joué par les Comédiens italiens de Luigi Riccoboni en 1720, dont il devient l'auteur attitré, et ce jusqu'en 1740. « En 1720, Marivaux donne sa première comédie parisienne, ‘L’Amour et la Vérité’. C’est un échec qu’il accepte aussitôt. Le genre allégorique n’étant pas à la mode, il confie quelques mois plus tard une nouvelle pièce aux Comédiens-Italiens : ‘Arlequin poli par l’amour’ est un succès. Marivaux est rassuré, mais il souhaite être représenté sur la scène la plus prestigieuse de France, celle des Comédiens-Français. Deux mois plus tard, il leur donne ‘Annibal’. Marivaux doit se rendre à l’évidence : la tragédie n’est pas un genre qu’il maîtrise et la pièce est un échec ». Il y a dans cette pièce l'inconscience éperdue et la naïveté insolente de la jeunesse, l'ambition de ses idéaux et la brutalité de leur désenchantement. Arlequin et Silvia ne sont pas loin de nous : entrant dans l'âge adulte, ils butent ensemble contre un monde dont ils ne tarderont pas à mesurer le danger et dont la fée, figure de pouvoir absolu, leur fera comprendre les règles. Car c'est également un regard sur notre monde que nous propose Marivaux : jusqu’à quel point accepte-t-on la soumission à un pouvoir en place ? Jusqu’où abuse-t-on de son pouvoir et jusqu'où en supporte-t-on les abus ? Il y a derrière la comédie les prémices d'une réflexion plus politique : la révolution, le soulèvement, la destitution, la fascination et le goût du pouvoir. « Marivaux présente dans cette petite pièce une réflexion sur le pouvoir : à se trahir les uns les autres, les puissants risquent de le perdre. Il y fournit aussi de manière plus voilée, des éléments pour penser l’accès du paysan ou du sauvage à la civilisation. La force symbolique de la pièce tient à ce télescopage du temps de l’apprentissage du langage et de celui de l’entrée dans la sexualité, événements habituellement séparés par un certain nombre d’années. L’imagination du lecteur a de quoi divaguer entre le paysan et le sauvage, entre l’enfant et l’adolescent en âge d’aimer. Et l’on pourrait s’amuser à reconnaitre, depuis le sommeil et l’interjection initiale d’Arlequin jusqu’au moment de l’échange de la bague avec la fée un véritable défilé des pulsions partielles, préludant à l’amour d’objet. La manière dont Marivaux traite son histoire peut conduire à un certain nombre d’énoncés peu conformes à la doxa en vigueur. » (F. Salaün, Pensée de Marivaux). Exemplaire à marges immenses en reliure ancienne.