Paris, Gallimard, NRF, 1953, fort in 8° broché, 658 pages ; cachets ; couverture illustrée fanée avec petits défauts.
Reference : 36817
2ème édition. ...................... Photos sur demande ..........................
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M. Jean Paul Cumer-Fantin
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Gallimard, 1953, in-8°, 658 pp, texte entièrement révisé et corrigé par Alfred Rosmer sur les recommandations de l'auteur même, appendice, liste des ouvrages de Léon Trotsky publiés en français, index des noms cités, broché, couv. illustrée, papier jauni comme toujours, bon état, ex. du SP
« Dites-moi, me demanda Skliansky, qu’est-ce que c’est que Staline ? » Skliansky connaissait par lui-même suffisamment Staline. Il voulait obtenir de moi une définition de cette personnalité et l’explication de ses succès. Je réfléchis. « Staline, dis-je, est la plus éminente médiocrité de notre parti. » — "Voici la réédition tant attendue de l'autobiographie de Trotsky, que nous avions lue chez Rieder avant guerre. L'émotion est vive de retrouver identique la magique beauté de certains passages : la première évasion hors de Sibérie à travers les étendues blanches sur le traîneau conduit à folle allure par l'attelage de rennes, les meetings de 17 à Pétrograd devant les foules monstrueuses et les mots oubliés sortant de l'ombre d'eux-mêmes, cette nuit de victoire où Lénine et Trotsky dorment un instant côte à côte fraternellement, et ce premier matin, le jour I de la Révolution qui allait transformer la face de la planète, Lénine disant ces simples mots : « J'ai le vertige. » Ce livre est un grand livre, malgré les faiblesses occasionnelles de forme. On peut le placer à côté de cet autre grand livre de l'aventure aux limites humaines Les Sept Piliers de la Sagesse, de Lawrence. Trotsky évoque ce que fut son existence jusqu'en ce mois de janvier 1928, date à laquelle le légendaire héros de l'Armée Rouge qui avait sauvé la Révolution, se laissa lamentablement entraîner par les policiers, tandis que son secrétaire frappait à la porte des appartements de l'immeuble en criant sans écho : « On arrête le camarade Trotsky. » Trotsky écrivit ce livre, non parce qu'il en éprouva le besoin, mais parce qu'à Prinkipo l'éditeur allemand Fischer fut le premier qui se présenta et qu'il exigea ce récit avant de publier les autres. A la fin du livre, avec une hauteur qui ne manque pas de grandeur, il a ce mot : Je ne connais pas de tragédie personnelle..." (Revue Esprit, 1954) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.