Champ Libre, 1978-1981. Deux volumes in-8 br. Importante correspondance échangée entre plusieurs membres du groupe (et d'autres) et les responsables des Editions Champ Libre. E.O.
Reference : L7855
la Librairie Les Autodidactes
M. Léon Aichelbaum
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Paris Gallimard 1980- 2006 10 vol. Brochés 10 vol. in-8, brochés, couvertures à rabats. Collection complète en grand papier de cette correspondance générale couvrant les années 1896 à 1958, présentée et établie selon les volumes par Maurice Rieuneau, André Daspre, Claude Sicard, Jean-Claude Airal, Pierre Bardel et Bernard Duchatelet. Un des 88 exemplaires numérotés sur vélin d'Arches Arjomari-Prioux pour les deux premiers volumes, un des 41 exemplaires numérotés sur vélin pur chiffon de Rives Arjomari-Prioux pour les volumes III à V, et un des 21 exemplaires numérotés sur vélin ivoire de Lana ou pur fil Mamenayde pour les volumes VI à X, seuls tirages en grand papier. On joint à cette série en parfait état deux lettres autographes signées de Roger Martin du Gard :Dans le tome III, une lettre inédite adressée à Paul Colin (2 p. in-8 à l'en-tête gaufré de Bellême, avec enveloppe, 12 juin 1925) pour le remercier de l'envoi de son livre-album sur Van Gogh : "Le choix des reproductions est une magistrale illustration de votre étude et fait avec elle un ensemble sans bavures, strict et concentré, qui donne à Van Gogh son véritable contour. Ai-je besoin de dire que ce contour ne le limite pas ? Il le précise, l'explique, et motive l'admiration. L'auteur du "Testament du père Leleu" ne peut être insensible à l'art de Van Gogh, et je suis heureux de posséder, grâce à vous, ce Van Gogh de poche, qui me permettra de vivre en plus grande familiarité avec un artiste que j'ai de longue date fait mien". Dans le tome VIII, une lettre adressée à Florent Margaratis (2 p. in-8, Nice, 1er avril 1941, deux petites perforations ne gênant pas la lecture) reproduite pp. 184 et 185 déjà parue en 1958 dans les Cahiers du Sud n°45.Enfin, le dernier tome contient une carte de visite autographe datée de décembre 1953 et adressée à une dame : "Si l'un de nous "admire" l'autre, c'est moi, pour votre charitable et persévérante activité".Superbe ensemble !
1943 Ensemble de 10 lettres autographes signées "Edith", au total 19 pages au format in-4 ou in-8, écrites de Marseille, Paris, New York et Hollywood, entre 1943 et 1956.Rare et émouvante correspondance inédite à Robert Dalban (1903-1987), mémorable majordome des Tontons flingueurs que Piaf rencontre par l'entremise de son épouse, la comédienne Madeleine Robinson avec laquelle elle a sympathisé aux Bouffes-Parisiens. Plus qu'un ami, "son Bob" devient pour Piaf un confident, un frère : elle signe à plusieurs reprises ses lettres d'un "ta frangine Edith".Cette correspondance dévoile toute l’ardeur sentimentale de la chanteuse. En 1943, elle évoque les tensions avec son amant en titre le parolier Henri Contet, alors même qu’elle entretient une liaison avec Yvon Jeanclaude, jeune chanteur ténébreux à la voix de basse. En 1946, c’est Yves Montand qui fait battre son cœur, "tout ce que je peux te dire c'est que je l'aime à en crever !" L’interprète évoque son état de santé fragile, "c'est patraque tout le temps cette pauvre mère Piaf", et sa joie de faire la nique à "Trenet, Chevalier et Tino" qui, comme elle, se produisent en matinées à Marseille en zone libre.Le coeur d’Edith est à son paroxysme en 1949 : elle a rencontré Marcel Cerdan. Mais le boxeur disparaît dans un accident d’avion le 28 octobre alors qu'il rejoignait Piaf en tournée à New York. Dans les lettres écrites entre le 3 novembre 1949 et le 21 janvier 1950, on peut lire le choc, la profonde détresse et le deuil provoqué par ce drame : "Tu sais, ma douleur, c'est affreux, je ne réalise pas. C'était la première fois que j'aimais et puis voilà. On m'enlève tout, on me brise le cœur, on me l'arrache, on m'écrase. Je voudrais mourir mais j'ai peur de ne pas le retrouver si je me suicide. Je ne vis que dans cet espoir, être là où il est, le reste je m'en fous! (...) je n'ai plus envie de chanter, tout ce que je faisais c'était pour lui!".Les dernières lettres couvrent la période avec son mari le chanteur Jacques Pills. Si le cœur d’Edith s’est apaisée, notamment avec le soutien qu’elle a trouvé auprès des Rose-Croix, elle fait montre d’une lassitude morale et physique, "aussi je veux serrer les poings, pendant deux ou trois ans avant qu'il ne m'arrive un pépin !" (1956). Fiche détaillée sur demande.
Paris, Hetzel, 1875. 2 volumes in-12 (174 x 115 mm), 2 ff. n. ch., 500 pp. chiffrées 508 (manquent les pp. 117-124); 2 ff. n. ch., 461 pp., 1 f. n. ch. Demi-basane verte, dos lisses à faux nerfs dorés, auteur et tomaison en doré, reliure frottée, une coiffe élimée, quelques mouillures et rousseurs, des cahiers déchaussés au tome II (reliure de l’époque).
Une riche correspondance personnelle. Cet ouvrage, ici en deuxième édition, recueille la correspondance du célèbre physicien André-Marie Ampère (1775-1836), fondateur de l’électrodynamique et esprit curieux par-dessus tout, et celle de son fils Jean-Jacques Ampère (1800-1864), historien spécialiste du Moyen Âge et fondateur de la littérature comparée. Outre les lettres échangées entre les deux hommes, on trouve celles envoyées ou reçues par les proches de la famille Ampère, plus ou moins illustres: Claude-Julien Bredin, Mme de Récamier, Sainte-Beuve, Pierre-Simon Ballanche, Chateaubriand, Alexis de Tocqueville, la vicomtesse de Noailles, etc. Table des matières à la fin de chaque volume, avec le sujet de chaque lettre. Exemplaire annoté de la famille de Tocqueville. Jean-Jacques Ampère était un intime d’Alexis de Tocqueville, qui lui écrivait à la veille de son départ en Égypte, le 2 décembre 1844: «N’êtes-vous pas un peu de la famille? Vous êtes du moins de cette famille intellectuelle et morale qui a pour lien les sentiments et les idées. En ce sens, je vous tiens pour un de mes parents les plus proches» (tome II, page 135). Notre exemplaire porte l’ex-libris armorié de Tocqueville au premier volume ainsi que plusieurs annotations au crayon: un relevé des lettres d’Alexis de Tocqueville avec des remarques en anglais sur les derniers feuillets, quelques corrections sur ces lettres, quelques passages soulignés… Relevons également ce «hum!» malicieux glissé en marge d’une lettre où Jean-Jacques Ampère jure à Madame de Récamier: «Vous avez beau dire, il n’y a que vous!» (tome I, page 239). Ex-libris manuscrit «B. Pochet de Tinan» aux faux-titres, sans doute Berthe Pochet de Tinan (1840-1903). Amie de Gounod et de Saint-Saëns, elle tenait un salon musical à Paris et dans sa maison du Havre. Intéressant exemplaire.
Paris, Migneret, 1804-1807. Six tomes en 5 volumes in-8 (196 x 122 mm), XXIV pp., 423 pp.; 2 ff. n. ch., 424 pp.; 2 ff. n. ch., 400 pp.; 2 ff. n. ch., 334 pp.; 2 ff. n. ch., 404 pp. et 6 cartons montés avant le dernier feuillet; 2 ff. n. ch., 218 pp., 1 f. n. ch., 4 pp. Demi-basane basane blonde, dos lisse orné de fleurons et faux-nerfs dorés, pièces de titre et de tomaison vert foncé, dos légèrement éclaircis, quelques petites rousseurs (reliure de l’époque).
Édition originale des deux derniers volumes et seconde édition des quatre premiers, qui avaient paru pour la première fois en 1801. Cette correspondance littéraire adressée au futur empereur de Russie Paul Ier fit couler beaucoup d’encre lors de sa publication et valut à son auteur une animosité durable dans le monde des lettres. «C’est un journal dans lequel Laharpe juge presque tous les écrivains avec la dernière rigueur. […] Il s’exposa à des représailles de la part de ceux qui existaient, en livrant au public une correspondance qui ne lui était pas destinée. S’il eut l’imprudence de mettre au jour, en 1801, les quatre premiers tomes, il n’eut pas la maladresse d’y joindre les deux suivants, qui le compromettent d’une manière plus triste encore. Il faut en accuser l’éditeur qui les publia en 1807» (Michaud). Ex-libris de M. Hurault de Vibraye, avec la mention «comte de Suzenet» ajoutée à la main. Bon exemplaire en reliure uniforme de l’époque. Quérard, La France littéraire, IV, p. 435.
Paris Gallimard 1926-1928 4 vol. reliés 4 vol. in-4 tellière, demi-maroquin lavallière à coins bordé de filets dorés, dos à nerfs soulignés de pointillés dorés, triple filet et guirlande dorés en encadrement des caissons, têtes dorées, non rognés, couvertures et dos conservés (P.L. Martin), 351, 396, 380 et 388 pp., fac-similés en frontispice. Édition originale de cette célèbre correspondance qui se lit comme un roman d'apprentissage. Jacques Rivière et Henri Fournier se rencontrent en octobre 1903 au lycée Lakanal de Sceaux, où ils préparent le concours d’entrée à l’École Normale Supérieure. De tempéraments différents, rien ne les prédestine à nouer un lien d'amitié si ce n'est leur goût commun de la lecture. C'est en découvrant "Tel qu'en songe" de Henri de Régnier que les deux jeunes gens accèdent aux sortilèges de la littérature, une illumination qui décide de leur vocation d'écrivain, mais chacun selon sa manière : d'un côté l'homme appliqué qui prendra les commandes de la Nouvelle Revue française ; de l'autre, l'auteur fougueux du Grand Meaulnes, qui tombera au front en 1914. Chaque volume est l'un des 109 exemplaires de tête réimposés et numérotés sur vergé Lafuma-Navarre (n°26). Superbe ensemble, dans d'élégantes reliures signées de Martin.