Gallimard, 1939. In-8 br. E.O. 1/15 ex. num. H.C. sur pur fil Lafuma Navarre.
Reference : L17138
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Paris Gallimard 1939 1 vol. in-8, demi-maroquin havane, dos à nerfs, tête dorée, non rogné, couvertures et dos conservés (Alix), 358 pp. Édition originale. Un des 45 exemplaires numérotés sur vélin pur fil Lafuma-Navarre, seul tirage en grand papier. Exemplaire truffé d'une belle correspondance sentimentale inédite comprenant 6 lettres autographes signées d'une écriture très dense (10 pages in-8, s.l., 7 mars au 26 mai 1935) adressée à une mystérieuse "Domenica" qui apparaît dans le Journal intime sous les initiales P.G.Le 7 mars 1935, Dabit quitte le port du Havre pour rejoindre Southampton et revient sur la soirée qu'il a passée la veille avec sa correspondante : "C'est un souvenir pareil que celui que vous laisse un songe. Et, cependant, bien précis. Je connais trop ces rues, ces quartiers, pour ne pas les revoir, plongés dans la nuit. Mais ils m'apparaissent encore différents, à cause de vous. Quels promeneurs étrangers nous faisions dans ces rues désertes (...) Je voudrais être encore avec vous"... Le 4 avril, il a vu sa correspondante pour la quatrième fois : "Sans doute est-ce la lecture de mes romans qui vous a fait porter sur moi votre pensée. J'aurais pu ne pas être, ou très mal, "l'homme" de mes livres - que je ne prends au sérieux, ainsi que la littérature, l'art, que dans la mesure où ils m'aideront à vivre chaque journée." Il évoque la similitude d'esprit qu'il décèle chez sa correspondante et demande : "Et pourquoi donc résister à cette attirance ? Au nom de quoi ? à cause de quels principes ? quelles vertus sociales ou morales ?" ; et d'ajouter : "Je voudrais que mes lettres, moi-même, vous fassent penser, fut-ce très faiblement, qu'il n'est pas absolument vain de continuer à vivre, même quand on a perdu ce qui vous fût et vous restera le plus cher dans cette vie terrestre (...) Peut-être vivrons-nous encore quelques mois, une année, plus, je ne sais. Et si nous vivons, nous irons ensemble plus loin sur notre route"... Le 16 mai, il évoque son prochain (et ultime) roman, La Zone verte : "J'ai fini de corriger les 200 pages de mon roman (...) Je ne sais plus qu'en penser, il ne m'appartient plus ; je pense qu'il garde tout de même quelque chose de mon désir et de mon amour". Il se réjouit de revoir sa correspondante le samedi suivant. Le dimanche 26, il décrit avec moults détails pittoresques une longue flânerie à la porte des Lilas et regrette : "J'aurais tant souhaité que vous fussiez là... que vous plongiez dans ce bain"... Eugène Dabit disparaîtra prématurément dans sa trente-huitième année l'été suivant au cours d'un voyage en U.R.S.S. Très bel exemplaire.
BROCHE
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Paris, Gallimard 1939, 200x140mm, 358pages, reliure demi-toile avec pièce de titre et d’auteur dorés au dos. Plats papier fantaisie. Bel exemplaire.
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Paris, Gallimard, 1989. Fort volume in-8 broché de 434-[6] pages, couverture imprimée, sous chemise et étui ornés de trois vignettes couleurs dont l'une au dos de la chemise, titre manuscrit. Un plat de la chemise est détaché et c'est dommage, l'étui étant d'autre part en bon état. Le livre quant à lui est en parfaite condition.
Agrémenté de 16 illustrations de [Robert] Minot, soit 4 aquarelles (dont 2 sur l'emboîtage et une, non mentionnée, au dos de la chemise) et 12 encre et lavis. L'artiste a truffé l'ouvrage de ses oeuvres originales, toutes délicatement légendées à la main. En fin, un feuillet volant, manuscrit et signé par Minot, nous offre la table de ces illustrations uniques. Pour ce qui est du livre, tirage limité à 40 exemplaires sur Rives-Arjomari-Prioux, celui-ci portant le numéro 12.
P., Gallimard, 1939 ; in-8, broché. 358pp.-3ff. Légers frottements au dos; papier un peu jauni. Bon exempalire cependant.
Mention de 5e édition, année de l'originale. Exemplaire enrichi d'un dessin original de Pierre DEJEAN contrecollé au verso de la première garde, et acompagné d'un envoi de l'artiste sur le faux-titre, à Madamoiselle Carrière, 23 nov. 1950.