La Découverte/Maspero, 1983. In-8 br. Coll. " Actes et mémoires du peuple ". Textes ordonnés et présentés par Bernard Voyenne. E.O. collective.
Reference : L12294
la Librairie Les Autodidactes
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Paris, Michel Brunet, 1696. 1080 g 8 parties en 4 volumes in-12, plein veau, dos ornés à nerfs, [3] ff., 394 pp., [1] f.; [1] f., 371-[1] pp.,; [2] ff., 385-[1] pp.; [2] ff., 396 pp.. Le titre annonce que cet ouvrage est de Saint-Evremond (orthographié Evremont) mais d'après Quérard (X, 209) le véritable auteur en serait le jésuite Pierre de Villiers (1648-1728). Cette attribution, qui n'est pas reprise par Sommervogel, remonte à Nicéron mais depuis elle a été mise en doute (Revue d'Histoire littéraire, 1918, 315). Edition originale rare, surtout complète des deux derniers volumes. Les tomes III et IV comportent chacun un faux-titre portant ''Suite et conclusion des mémoires ...''. L'achevé d'imprimé du premier volume est de décembre 1695. Légers défauts, petits manques au bas de deux plats. . (Catégories : Littérature, )
Édition originale des Mémoires de la vie de Jean Racine avec plusieurs de ses pièces qui paraissent pour la première fois, reliée à l’époque aux armes de Madame de Pompadour. 2 volumes in-12, veau blond, triple filet doré, armoiries dorées au centre, dos lisse orné, pièces de titre et de tomaison vertes, roulette intérieure, tranches rouges. Reliure de l’époque. 146 x 85 mm. Racine, Louis. Mémoires sur la vie de Jean Racine. Lausanne et Genève, Marc-Michel Bousquet & Compagnie, 1747. Édition originale. Tchemerzine, V, 367 ; Guibert, 295-298 ; Brunet, 30 611 ; Cioranescu, 51959 ; Barbier, III, 256. « Le premier tome contient les Mémoires sur la vie de Jean Racine écrits par son fils Louis Racine, ainsi que diverses pièces attribuées à Racine ; le second contient la Correspondance, qui était alors inédite » (Tchemerzine). Le but était, pour les deux fils du grand poète dramatique, Jean-Baptiste et Louis, de couper court aux médisances et lieux communs véhiculés jusque-là par les éditeurs des Œuvres de Jean Racine. C’est finalement Louis qui s’attela à cette tâche et fit paraître, en Suisse, ses Mémoires sur la vie de Jean Racine. L’édition compte deux volumes : le premier contient les Mémoires et diverses pièces de Racine, paginées séparément, parmi lesquelles certaines sont inédites ; le second tome est titré Recueil de lettres de Jean Racine, dont la plupart n’avaient jamais été publiées. Ces Mémoires donnent les détails les plus intéressants et souvent inédits sur l’origine de la famille de Racine, sur ses débuts, son amitié avec Boileau, sur ses relations avec Molière et Corneille et surtout sur l’accueil à ses différentes pièces. Après ces Mémoires figure le Discours prononcé à l’Académie Française pour la réception de l’abbé Colbert le 30 octobre 1678 dans lequel Racine après avoir souligné les mérites personnels du récipiendaire dans les domaines de la science et de la Religion, fit un vif éloge du Roi, protecteur de l’Académie, et celui de la famille Colbert dont les membres occupaient les postes les plus enviables dans l’État. À la suite du Discours on trouve le plan du 1er acte d’Iphigénie qui d’après Louis Racine est le seul fragment poétique trouvé dans les papiers de son père. L’Extrait de Lucien est une véritable thèse sur l’art de l’historien et la manière d’écrire l’Histoire. Racine l’aurait rédigé pour s’en inspirer lorsqu’il fut nommé historiographe du roi. Les fragments historiques sont des notes écrites par Racine, jetées sur le papier « sans style et sans ordre ». Elles sont recueillies telles quelles, ignorant l’usage que l’auteur aurait pu en faire. Les Réflexions pieuses sur quelques passages de l’Écriture Sainte donnent une idée très juste sur les préoccupations morales et religieuses de Racine » (Guibert). Écrites par son fils, Louis Racine, la vie de Racine connut un vrai succès puisqu’elle servit de source principale à toutes celles qui furent publiées par la suite. « Ses Mémoires ne sont pas seulement une œuvre de piété filiale. On y puise aussi des renseignements sur Boileau, le goût de son époque, étroit et conventionnel. Les anecdotes sont amusantes et vives. Surtout le commentaire de chaque pièce nous fait connaître un des aspects essentiels du purisme grammatical desséchant qui a régné jusqu’à la fin du XVIIIè siècle » (Grente). Joli exemplaire en veau blond aux armes de la Marquise de Pompadour, provenance séduisante qui rappelle le gout de la favorite de Louis XV pour le théâtre. « La langue française, grâce à Boileau, à Racine et aux écrivains de notre siècle, est le seul idiôme étranger que les Russes aient adopté. Catherine parle, dit-on, cette langue avec une grande pureté » disait fièrement Madame de Pompadour dans ses Mémoires (1830, t. I, p. 229). L’exemplaire est mentionné dans le catalogue de la bibliothèque de Madame de Pompadour (1765) sous le n° 3511. Les exemplaires armoriés sont rarissimes ; celui de Jacques Guérin aux armes de Madame Victoire, fut vendu 50 850 FF (7 750 €) le 29 mars 1984, il y a 35 ans (Réf : Très beaux livres anciens. Paris, 29 mais 1984 n° 83).
édition_originale
Les éditions originales de Jean Racine reliées en maroquin noir de l’époque comptent parmi les raretés bibliophiliques. Très bel exemplaire. 2 volumes in-12 de : I/ (3) ff., 319 pp. et 141 pp. ; II/ 403 pp. (mal chif. 405). Maroquin noir, roulette d’encadrement à froid sur les plats, dos à nerfs orné de fleurons dorés, pièce de titre en maroquin rouge, coupes ornées, roulette intérieure dorée, tranches rouges. Reliure de l’époque. 142 x 80 mm. Racine, Jean. Mémoires sur la vie de Jean Racine. Lausanne et Genève, Marc-Michel Bousquet, 1747. Édition originale rarissime en maroquin noir de l’époque de la correspondance intime de Jean Racine. Le second volume est entièrement consacré à l’édition originale de la correspondance intime de Racine allant des lettres de jeunesse fort peu empreintes de la rigueur de Port Royal à celles de la maturité où l’on trouve la correspondance de Madame de Maintenon et celle de Boileau. Tchemerzine, V, 367 ; Guibert, 295-298 ; Brunet, 30 611 ; Cioranescu, 51959 ; Barbier, III, 256. « Le premier tome contient les « Mémoires sur la vie de Jean Racine » écrits par son fils Louis Racine, ainsi que diverses pièces attribuées à Racine ; le second contient la Correspondance, qui était alors inédite » (Tchemerzine). « La première partie contient le Discours prononcé par racine à l’Académie française à la réception de l’abbé Colbert, le plan du 1er acte d’Iphigénie en Tauride, l’Extrait du Traité de Lucien, des fragments historiques, des réflexions sur l’Ecriture Sainte, des Hymnes du bréviaire romain et les ouvrages attribués à Jean Racine. C’est Louis Racine, le fils de Jean Racine, qui rédigea les Mémoires sur la vie de son père. Ces Mémoires donnent les détails les plus intéressants et souvent inédits sur l’origine de la famille de Racine, sur ses débuts, son amitié avec Boileau, sur ses relations avec Molière et Corneille et surtout sur l’accueil à ses différentes pièces. Après ces Mémoires figure le Discours prononcé à l’Académie Française pour la réception de l’abbé Colbert le 30 octobre 1678 dans lequel Racine après avoir souligné les mérites personnels du récipiendaire dans les domaines de la science et de la Religion, fit un vif éloge du Roi, protecteur de l’Académie, et celui de la famille Colbert dont les membres occupaient les postes les plus enviables dans l’Etat.A la suite du Discours on trouve le plan du 1er acte d’Iphigénie qui d’après Louis racine est le seul fragment poétique trouvé dans les papiers de son père.L’Extrait de Lucien est une véritable thèse sur l’art de l’historien et la manière d’écrire l’Histoire. Racine l’aurait rédigé pour s’en inspirer lorsqu’il fut nommé historiographe du roi.Les fragments historiques sont des notes écrites par Racine, jetées sur le papier « sans style et sans ordre ». Elles sont recueillies telles quelles, ignorant l’usage que l’auteur aurait pu en faire.Les Réflexions pieuses sur quelques passages de l’Ecriture Sainte donnent une idée très juste sur les préoccupations morales et religieuses de Racine » (Guibert). Ecrites par son fils, Louis Racine, la vie de Racine connut un vrai succès puisqu’elle servit de source principale à toutes celles qui furent publiées par la suite. « Ses Mémoires ne sont pas seulement une œuvre de piété filiale. On y puise aussi des renseignements sur Boileau, le goût de son époque, étroit et conventionnel. Les anecdotes sont amusantes et vives. Surtout le commentaire de chaque pièce nous fait connaître un des aspects essentiels du purisme grammatical desséchant qui a régné jusqu’à la fin du XVIIIe siècle » (Grente). Provenance : l’abbé de Sapte et John Fred. Wolff. Sergeant Regiment Villefranche, 1814. Amateur savant et raffiné, passionné d’astronomie, de peinture, d’architecture l’abbé de Sapte fut l’un des membres les plus actifs et le secrétaire perpétuel de l’Académie royale des Sciences, Inscriptions et Belles-Lettres de Toulouse instituée par Louis XV en 1746. A ce titre il eut à s’occuper de l’admission de Louis racine en 1750 à ladite Académie sur les recommandations insistantes du marquis de Pompignan. Très bel exemplaires élégamment relié en maroquin noir de l’époque, teinte particulièrement appropriée à des textes liés au jansénisme. Les originales de Racine en cette condition ont disparu du marché depuis bien longtemps.
édition_originale
MÉMOIRES DE LA VIE DU COMTE DE GRAMMONT ; contenant particulièrement l'histoire amoureuse de la cour d'Angleterre, sous le règne de Charles II. A Cologne [i.e. Rotterdam], chez Pierre Marteau [i.e. Michel Boehm et Caspar Fritsch], 1713 1 volume in-12 (16,6 x 9,5 cm) de IV-426-(2) pages. Reliure plein maroquin rouge de la deuxième moitié du XIXe siècle (vers 1880) signée Chambolle-Duru. Triple-filet doré en encadrement des plats, double-filet doré sur les coupes, dos à nerfs richement orné aux petites fers, jeu de roulettes et filets dorés en encadrement intérieur des plats, doublures et gardes de papier peigne, tranches dorées. Exemplaire soigneusement lavé et réencollé au moment de la reliure. Exemplaire très frais à l'état proche du neuf. ÉDITION ORIGINALE.
Une particularité curieuse distingue l'édition originale de Cologne, 1713. L'éditeur a pris soin d'indiquer en italique tous les mots sur lesquels il pensait que devait s'arrêter l'attention dos lecteurs. On aurait peine à croire, sans en juger par soi-même, à quelle quantité de mots s'est appliqué ce procédé." [et tous les noms des personnes sont en majuscules]. (Gay) Jules Le Petit et Tchémerzine dénombrent 3 tirages sous la même adresse et à la date de 1713. La priorité de l'un sur l'autre n'est absolument pas démontrée, les différences étant très minimes (2 ont une justification quasi identique avec quelques changements dans la typographie et les ornements utilisés). Antoine Hamilton ou Anthony Hamilton, né en 1646, mort le 21 avril 1719 à St Germain-en-Laye, est un écrivain écossais d'expression française. Descendant d'une famille de vieille noblesse catholique écossaise, sa date de naissance n'est pas absolument sûre (1645 ou 1646). Il est le troisième d'une famille de six garçons et trois filles ; en 1651, les Hamilton s'exilent en France pour échapper à la dictature de Cromwell après l'exécution de Charles Ier ; Anthony y fait ses études, s'imprégnant de la culture et de la littérature françaises de l'époque Louis XIII, et rejoint l'Angleterre en 1661 sous le règne de Charles II, où il fréquente la meilleure société ; en 1663, il rencontre le comte de Grammont, esprit brillant et libertin qui épouse sa sœur Elizabeth en 1663 et l'emmène en France. En 1668, il entame une carrière militaire dans le cadre d'une « gendarmerie » anglaise de l'armée royale française ; il rejoint son pays en 1678. À l'avènement de Jacques II (1685), Hamilton s'engage dans la vie politique irlandaise : il est nommé gouverneur de Limerick et semble avoir reçu du roi un régiment d'infanterie. Lorsque Guillaume d'Orange monte sur le trône, il combat pour la restauration à partir de l'Irlande, tandis que Jacques II est accueilli en France au château de Saint-Germain, sous la protection de Louis XIV. Anthony Hamilton rejoint cette cour exilée vers 1695. Il logera dans la ville de Versailles jusqu'à sa mort, en 1719. Il y mène une vie mondaine, fréquente le maréchal de Berwick, fils naturel de Jacques II, et se distrait de l'atmosphère pesamment dévote de la cour auprès des quatre sœurs Bulkeley (le conte du Bélier est dédié à Henriette) ; il écrit des vers de circonstance et des chansons galantes qui le font admettre comme un bon poète dans les petites cours littéraires de l'époque, notamment la cour de Sceaux ; il fréquente chez sa sœur à Versailles, laquelle est appréciée du roi au point d'en avoir reçu une maison dans le parc du château ; il écrit les Mémoires du comte de Gramont inspirés de la vie de son beau-frère (publication en 1713), et invente des contes orientaux parodiques qui circulent en manuscrit mais ne seront publiés qu'en 1730. On prétend qu'Hamilton, si gai dans ses écrits, ne l'était pas du tout en société, et ne s'y faisait remarquer que par son humeur chagrine et caustique. Qui le croirait en lisant les Mémoires de Grammont ? Il est probable que le fond de l'ouvrage lui a été fourni par celui qui en est le héros, mais qu'il y a ajouté beaucoup d'ornements de son invention. Chamfort raconte que ce fut le comte de Gramont lui-même qui vendait quinze cents francs le manuscrit de ces mémoires, où il est si clairement traité de fripon. Fontenelle, censeur de l'ouvrage, refusait de l'approuver par égard pour le comte de Gramont. Celui-ci s'en plaignit au chancelier, à qui Fontenelle dit les raisons de son refus. Le comte, ne voulant pas perdre les quinze cents francs, força Fontenelle à approuver le livre d'Hamillon. « De tous les livres frivoles, dit La Harpe, c'est le plus agréable et le plus ingénieux ; c'est l'ouvrage d'un esprit léger et fin, accoutumé dans la corruption des cours à ne connaître d'autre vice que le ridicule, à couvrir les plus mauvaises mœurs d'un vernis d'élégance, à rapporter tout au plaisir et à la gaieté. II y a quelque chose du ton de Voiture, mais infiniment perfectionné. L'art de raconter les petites choses, de manière à les faire valoir beaucoup, y est dans sa perfection. » Voltaire porte à peu près le même jugement. On dit que ce fut le comte de Grammont lui-même qui vendit le manuscrit de ces Mémoires 1500 fr., et qui força Fontenelle, alors censeur, à donner son approbation à l'ouvrage. (Cf. notice du Bulletin Morgand et Fatout, n°4.864). Quelques catalogues donnent Michel Boehm et Caspar Fritsch de Rotterdam comme éditeurs de l'ouvrage. Provenance : aucune (aucun ex libris - aucune marque d'appartenance). SUPERBE EXEMPLAIRE DE L’ÉDITION ORIGINALE DE CET OUVRAGE CLASSIQUE, PARFAITEMENT ÉTABLI PAR CHAMBOLLE-DURU.
Les Éditions de l'Imprimerie Nationale de Monaco 1957 248 pages in8. 1957. broché. 248 pages.
Bon état