Gallimard, 1953. In-2 reliure éditeur, maquette de Mario Prassinos. Volume composé de : Les mouches, Huis-clos, Morts sans sépulture, La putain respectueuse. Ex. num. sur vélin Labeur.
Reference : L11646
la Librairie Les Autodidactes
M. Léon Aichelbaum
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Paris librairie de Charles Gosselin 1832 2 tomes reliés en 1 vol. in-12° (175 x 111 mm), [1] f., [2] pl., [1] f., 145 pp + [1] f., [2] pl., [1] f., 163 pp., maroquin bleu, dos à cinq faux-nerfs orné, dentelle intérieure, tranches dorées (reliure postérieure, fin du XIXe siècle, signée P.-R. [Paul-Romain] RAPARLIER)
PIERROT ET LE BOULEVARD DU CRIME. Seconde édition de cet ouvrage consacré au "Boulevard du crime" et au mime Jean-Gaspard Deburau. L'originale, parue la même année, n'avait été tirée qu'à 25 exemplaires de luxe au format in-8°. Envoi autographe signé de l'auteur réalisé au dessus du titre sur la couverture de papier à motif de damier : "a Monsieur Corte, hommage bien [...] d'estime et d'amitié. L'auteur J. J." seule la partie de la couverture supportant le titre et l'envoi (97 x 46 mm), découpée, a été contrecollée sur un feuillet blanc précédant le faux-titre. L'ouvrage est illustré de 2 frontispices : au tome 1, Deburau en Pierrot gravé par Porret daprès Auguste Bouquet ; au tome 2, Deburau en cordonnier gravé par Cherrier daprès Bouquet. Il comprend également 2 titres gravés (par Porret d'après Aimé Chevanard) ainsi que 2 lettrines, 2 vignettes (l'une gravée par Porret d'après Tony Johannot, l'autre signée Bouquet) et un cul-de-lampe. Les pp. 3-4 et 13-14 du t. 2 (avec la lettrine et la signature de Deburau en fac-similé) sont décrites comme des cartons par Asselineau. Avec son Deburau, Janin entend éreinter le classicisme en louant les spectacles populaires du "Boulevard du crime" au détriment du Théâtre Français : "Autrefois l'Art Dramatique avait ses fêtes de la nuit, ses arrêts du matin, des princes et des rois à ses genoux, un palais au Palais-Royal ; aujourd'hui, l'Art Dramatique mange des pommes de terre frites sur le boulevard du Temple, il raccommode ses bas troués à la porte de son théâtre, il s'enivre chez le marchand de vin ; il avait du fard autrefois, il a de la farine à présent. Autrefois il s'appelait Molé ou Talma, aujourd'hui il s'appelle tout simplement Deburau. Tout se compense". (T. 1, pp. 13-14) Le "prince des critiques" consacre une importante partie de l'ouvrage au mime Jean-Gaspard Deburau, étoile du Théâtre des Funambules et créateur du personnage de Pierrot. Déjà encensé par Charles Nodier, Deburau gagne encore en notoriété suite à la publication de l'ouvrage de Janin, qui fait de lui "l'acteur du peuple, l'ami du peuple, bavard, gourmand, flaneur, faquin, impassible, révolutionnaire comme est le peuple." (t. 1, p. 104) : Théophile Gautier et Théodore de Banville compteront parmi ses admirateurs.Asselineau pp. 36-37. Dos et pourtours des plats légèrement passés, rares rousseurs éparses.
Paris Dorbon-Aîné 1913 In-4° (270 x 205 mm) 135 pp., broché, non coupé.
AVEC L'EAU-FORTE RÉSERVÉE AU TIRAGE DE TÊTE. Édition originale de ce recueil de réflexions sur le théâtre, 2e volume de la collection « Les bibliophiles fantaisistes : To the Happy Few » qui en comporte 10. Un des 25 premiers exemplaires sur Japon Edogawa (celui-ci le n°XXIV) réimposés au format in-4° et illustrés en frontispice d'une eau-forte originale anonyme (allégorie du théâtre) réservée au tirage de tête. Suivent 500 exemplaires numérotés. « Voyez-vous, jamais il na été aussi téméraire quaujourdhui de parler de théâtre. Jamais on na été exposé à dire sur ce sujet des choses plus vagues et plus provisoires. Cela tient à ce que, jamais non plus, lauteur dramatique na eu à porter sur la scène une époque aussi difficile à observer et à peindre que la nôtre. » (p. 22) Romancier, journaliste et critique (il contribua notamment au Gaulois, à L'Écho de Paris, à L'Illustration et au Figaro, dont il fut rédacteur en chef), Capus composa également de nombreuses pièces pour la théâtre de boulevard.
Paris Cailleau 1786 In-12° (183 x 135 mm), [2] ff. - 231 - [3] pp., maroquin rouge, dos lisse orné, encadrement d'un triple filet sur les plats, filet sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées (reliure de l'époque).
Une démarche unique dans les annales du théâtre Rare édition originale de cette première publication de l'auteur composée de 4 tragédies, Sédecias, Isabelle de Valois, Hécube et Polixène et Le Fils cru ingrat. Elles ne furent apparemment pas représentées.Sur le fait curieux que l'ouvrage soit imprimé au profit de la belle-mère de l'auteur, L'historien Henri d'Alméras dit qu'il croit « le fait absolument unique dans les annales du théâtre » 1. Une note contre Ronsin, de la main de Boudin des Ârdennes 2 indique : « Rabaut Saint-Étienne prit le plus vif intérêt à cet ouvrage, et ce fut lui et Pieyre l'ainé qui en recommandèrent l'avis aux journaux et notamment à celui de Nîmes. Les protestants de cette ville souscrivirent en assez bon nombre, et le produit de cette souscription fut versé dans les mains de Pieyre, lui même protestant. [...] Les protestants depuis quelques années ont pris des anglais l'usage de faire des souscriptions en faveur de ceux qu'ils veulent favoriser. Ce moyen réussit toujours lorsque leurs chefs de meutes le recommandent, et il est d'autant plus agréable pour eux, qu'il les dispense de porter des atteintes trop réitérées à la boîte de Perrette » Charles-Philippe Ronsin, (1751 - guillotiné le 24 mars 1794), dramaturge et précepteur devenu général de la Révolution française fit représenter plusieurs pièces patriotiques dans les théâtres de la capitale entre 1790 et 1792. En avril 1792, il s'installe dans la section du Théâtre-Français, où il fréquente le club des Cordeliers. Adversaire du modérantisme, il défend devant les Cordeliers l'appel à l'insurrection des Hébertistes, avant de se rétracter. Soupçonner de préparer un complot militaire, visant à remplacer le gouvernement révolutionnaire par une dictature militaire, il est guillotiné avec ces derniers. PROVENANCE : « De la bibliothèque de Marc Hypolite de Camelin », ex-libris gravé armorié. Vicaire à Saint-Louis de Versailles (1804), curé d'Angerville (1811), puis curé de Saint-Basile d'Etampes (1815). Quelques marques et un coup sur les plats, quelques rousseurs
Paris Briasson 1738 3 volumes in-12° (164 x 106 mm), [16] ff. - 327 pp. (numérotation défectueuse) - [5] pp. ; 378 - [4] pp. ; [8] ff. - 292 pp. + [4] ff. de pl. - 95 - [1] + [1] f. de pl., veau marbré, dos à 5 nerfs orné, encadrement d'un filet triple à froid sur les plats, roulettes sur les coupes, tranches à mouchetures brunes et rouges (reliure de l'époque).
Première édition collective peu courante des oeuvres de cet ennemi poitevin de Voltaire. Première et unique édition collective peu courante illustrée de 5 figures non signées pour le théâtre. L'abbé Augustin Nadal (Poitiers : 1659-1740), poète, critique littéraire et auteur de tragédies d'inspiration biblique, est surtout connu pour ses querelles avec Voltaire. Sa première tragédie, Saül, avait obtenu un certain succès, après quoi toutes ses pièces, dont le style était jugé « louche et embarrassé, quelquefois ampoulé », tombèrent les unes après les autres. Voltaire, dont la Mariamne était tombée à la première représentation en février 1725, assista en avril à la Mariamne de Nadal, qui tomba à son tour sous les cris du parterre. Nadal accusa aussitôt Nicolas-Claude Thieriot, ami de Voltaire, d'avoir monté une cabale contre lui. Empruntant pour l'occasion le nom de Thieriot, Voltaire répliqua par une missive cinglante. Après plusieurs vaines tentatives de contre-attaque, qui se terminèrent par une mauvaise satire de Zaïre en 1732, Nadal se retira dans sa ville natale où il continua encore à écrire avant de mourir à l'âge de 82 ans. 4 coiffes arasées, papier plus ou moins bruni.
Narbonne 1938 In-8° (221 x 184), 224 pp. manuscrites à l'encre bleue, 221 pp. bl. numérotées de 9 à 230 demi-percaline brune à coins, plats de papier marbré avec encadrements et trois fleurons à froid, dos lisse muet, tranches rouges (reliure de l'époque)
4 pièces inédites d'un ambitieux auteur narbonnais ! Si l'on parle de « fous littéraires », on pourrait ici avoir affaire à un cas de « mégalomanie littéraire » : André-Régis Fontal, au sujet duquel nous ne sommes parvenus à trouver aucune information malgré nos recherches (pas plus d'ailleurs que pour les membres de son cercle : Louis Camel, Lucien Bergé, les membres du P. N. L.), s'attèle dans ce curieux manuscrit à la rédaction de ce qu'il nomme « la première édition complète de mes oeuvres ». Nous n'en avons ici que le premier volume, consacré au théâtre (pièces composées entre 1933 et 1940) et ignorons s'il en existe d'autres, bien que Fontal assure être l'auteur de quatre pièces de théâtre, de deux romans et de quelques poèmes. La première pièce, Le filleul de guerre, est une histoire d'amour contrariée se déroulant dans un hôpital de fortune pour blessés de guerre. La Soirée prend place sous le règne de Napoléon Ier et le met en scène. L'ouvrage s'achève par Ces Messieurs de la politique, satire politique absurde en trois parties ; de petits croquis représentant les personnages principaux en agrémentent les pages de titre. Le manuscrit s'ouvre sur une préface dans laquelle André-Régis Fontal décrit sa démarche d'auteur et insiste sur le fait qu'il s'appuie, contrairement à ses contemporains, sur le désir de plaire à son public. « Qu'on n'essaye pas de trouver dans mes oeuvres le symbolisme obscur de Valéry ou de Claudel. Non, il n'y a dans mes oeuvres rien de cette rhétorique qui encombre les livres de mes éminents confrères, plus éminents d'ailleurs soit dit en pensant (sic) par le snobisme que par la valeur. Plaire, cela me suffit. » (p. 5) La démarche peut prêter à sourire, mais l'aplomb, l'enthousiasme et la sincérité de l'auteur forcent l'admiration. Frottements, première garde absente et 4 feuillets (blancs) arrachés in fine.