Gallimard Gallimard, 1972. In-8 broché, couverture à rabats de 223 pages. Couverture très légèrement brunie. Bon état
Reference : 193547
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Paris : Antoine de Sommaville, 1660. RARISSIME CONTREFAÇON DE L'ÉDITION ORIGINALE DE CET OUVRAGE « IMAGE D'UNE SAGESSE MONDAINE ET D'UNE VERTU SOURIANTE »
In-12° (146 x 87 mm), [34] pp. - 227 pp. (a8 e4 i8A-T4 alternant 8), veau brun, dos à quatre nerfs ornés, encadrements d'un filet sur les plats, tranches à mouchetures rouges et brunes (reliure de l'époque). Vraisemblable contrefaçon de l'édition originale, à la même adresse et à la même date, le fleuron au titre portant en son sein la mention « sur l'imprimé ». Sans achevé d'imprimer, elle contient toutes les pièces liminaires de l'édition originale, avec l'erratum intégré à l'Explication à l'instar de la variante B décrite par René Harmand (Entretiens Solitaires, p. v). Cette édition n'est pas documentée dans la bibliographie établie par ce dernier dans son introductions aux Entretiens Solitaires (1912). On connaît un exemplaire numérisé en 1990 (dont on n'a pas pu retrouver la source imprimée), identique sinon qu'il porte la date de 1664. Il conviendrait d'approfondir les recherches sur cet exemplaire pour le replacer avec plus d'exactitude. Ce recueil de 28 méditations poétiques est considéré comme l'une des oeuvres les plus originales et les plus complexes de l'auteur. Les Entretiens solitaires, composés sur une période de 4 ans dans un état de maladie (« Advertissement », p. 1), empruntent à la fois à l'effusion mystique et à la veine confessionnelle, et Brébeuf, mêlant le divin à l'humain, y esquisse « l'image d'une sagesse mondaine et d'une vertu souriante » (p. 264). Selon René Harmand c'est dans les Entretiens solitaires et Éloges poétiques (1661) que Brébeuf « montre le plus de qualités personnelles ; c'est pour lui l'époque de la maturité, et si nous retrouvons dans ces poèmes les défauts déjà signalés, un goût trop marqué pour l'emphase, l'hyperbole, l'antithèse, jamais son inspiration n'a été plus forte, sa phrase plus vigoureuse, plus pleine et plus sonore, son vers mieux rythmé. » (p. 224). Descendant d'une famille de la noblesse normande, Georges de Brébeuf (1617?-1661) se fait connaître à Paris pour sa traduction libre de la Pharsale de Lucain, et compose tour à tour poésies précieuses et vers burlesques. En dépit d'une santé médiocre (il fut la proie de fièvres violentes et douloureuses pendant la moitié de sa vie), il publia jusqu'à sa mort, en septembre 1661. Si ses premières oeuvres avaient été offertes à Fouquet, il dédia ses publications de 1660 au cardinal Mazarin. Après avoir écrit un court Panégyrique de la Paix, il vint loger chez son jeune frère, curé de la paroisse de Venoix, près de Caen, où il put, "Loin du monde et du bruit, goûter l'ombre et le frais", tout en disant adieu aux frivoles et mondaines pensées afin de chercher le bonheur dans la méditation et la contemplation de la nature (posture classique du poète dans ce genre de recueil). De cette retraite naquirent donc les Entretiens solitaires, ou Prières et méditations pieuses en vers françois, qui, dédiés au cardinal-ministre, s'ouvraient sur une longue épître dédicatoire au prélat, comptant pas moins de 24 pages. (Nicolas Ducimetière, Mélanges tires d'une petite bibliothèque (1) - petit cadeau pour le cardinal Jules, 22/11/2015, https://mabiblio.hypotheses.org/199). Provenance : Famille Sermage (Haute-Saône). François Sermage (Gy : 1629 - Gy : 1720), mention manuscrite à l'encre brune sur la page de titre : "à François Sermage". Avocat en parlement. Marie-Françoise Sermage (Gy : dates inconnues), mention manuscrite à l'encre brune au dos de la dernière page : "ce livre appartien a moy Marie Francoyse Sermage de Gevingny". Fille de François Sermage, elle épouse en secondes noces Pierre François de Gevign(e)y en 1712. Bibliographie : HARMAND, René. Essai sur la vie et l'oeuvre de Geogres de Brébeuf. Paris : Société française d'imprimerie et de librairie. 1897. le même, "Introduction" pour Entretiens Solitaires. Paris : classiques Garnier, 1912. Coiffe supérieure manquante, coins frottés voire rognés. Pâles mouillures marginales à plusieurs feuillets.
In-8, broché, couverture imprimée (dos fendu), xxxii, 458, (1) p., qqs rouss. Paris, Didier, 1852.
Édition originale. "Guizot garda de son enfance genevoise un vif intérêt pour les questions d'éducation. Il publie de 1811 à 1813, avec l'aide de Pauline de Meulan, une revue mensuelle, les 'Annales de l'éducation', dans laquelle il insère de nombreux articles (...). L'essentiel de ses articles a été repris en 1852, dans 'Méditations et études morales'" (P. Rosanvallon, 'Guizot', p. 385).
Edition originale posthume des Méditations sur l’Evangile de Jacques-Bénigne Bossuet, évêque de Meaux (1627-1704), composée et adressée aux religieuses de la Visitation de Meaux en 1695. Paris, Pierre-Jean Mariette, 1730-1731. 4 volumes in-12 de: I/ (1) f.bl., 63 pp., (17), 519 pp., (1) f.bl. ; II/ (1) f.bl., (1) f., 464 pp., (6) ff., (1) f.bl.; III/ (1) f.bl., (2) ff., 454 pp., (8), (1) f.bl.; IV/ (1) f.bl., (2) ff., 506 pp., (18), (1) f.bl. Reliés en plein maroquin rouge de l’époque, double filet doré d’encadrement sur les plats, armes frappées or au centre, dos à nerfs richement ornés, coupes décorées, roulette dorée intérieure, tranches dorées. Reliure de l’époque. 163 x 90 mm.
Edition originale posthume des Méditations sur l’Evangile de Jacques-Bénigne Bossuet, évêque de Meaux (1627-1704), composée et adressée aux religieuses de la Visitation de Meaux en 1695. Tchemerzine, I, 904 ; Picot, Catalogue Rothschild, 68; Bibliothèque Rahir, n°982; Catalogue du Baron Pichon, n°70 ; Brunet, I, 1139. « Bossuet les appelait alors ‘Réflexions sur l’Evangile’ ; c’est son neveu, l’abbé Bossuet, qui en donna la première édition, à titre posthume, sous le titre de ‘Méditations’, en 1730-1731. Les Méditations font partie du groupe d’ouvrages de piété, qui comprend également l’Elévation à Dieu sur tous les mystères de la religion chrétienne, 1695, et le Traité de la concupiscence, 1694. Ces ouvrages marquent l’époque de la vie de Bossuet où il se retire du monde et se consacre à sa tâche pastorale. Sa pensée aussi se retire en elle-même ; il s’aperçoit qu’il a trop temporisé avec le siècle et il éprouve le besoin de retrouver, dans toute leur pureté, les textes mêmes de la foi. Les Méditations sont un commentaire suivi des paroles prononcées par le Christ, considérées comme formant un unique Discours, qui va des débuts de sa vie publique jusqu’à sa mort ; de là, les sous-titres de l’œuvre : ‘Sermon ou Discours de Notre-Seigneur depuis le dimanche des Rameaux jusqu’à la Cène’. Ces divisions chronologiques sont elles-mêmes subdivisées en journées, qui constituent, chacune, une méditation séparée. Beaucoup moins abstraites et métaphysiques que l’Elévation, les Méditations sont d’une simplicité admirable ; la vigueur de la pensée se mêle à l’onction et à la douceur persuasive du ton. Le style n’y est plus noble et soutenu, mais sans artifices et comme sans apprêts, ce qui ne veut pas dire qu’il soit négligé. Sans doute, c’est ici qu’on trouve le vrai visage de Bossuet, le Bossuet docteur de l’Eglise et mystique, et qu’on découvre le fondement solide sur lequel repose l’édifice de ses prédications et de ses œuvres destinées au public. » Précieux exemplaire relié en maroquin rouge de l’époque aux armes de Charles-Gaspard Guillaume de Vintimille du Luc (1655-1746), nommé évêque de Marseille en 1684, puis archevêque d’Aix en 1708 et enfin archevêque de Paris en 1729. « La collection de ce bibliophile émérite jouissait, de son temps, d’une grande réputation par la beauté des volumes et l’élégance des reliures » (Guigard, Armorial du Bibliophile, I, 379). Provenance : Charles-Gaspard Guillaume de Vintimille du Luc (armes frappées sur les plats) ; ex dono manuscrit presque effacé au titre du tome 3 : « Ce livre a été donné à la communauté des Ursulines de Joinville par Madame de St Genis La compaire y étant pensionnaire au mois de mai 1733 » ; ex libris gravé de Claude Gabriel Doüet de Vichy Conseiller au Parlement sur le contreplat de chacun des volumes ; cachet d’appartenance de la Bibliothèque du Grand Séminaire de Versailles apposé sur la p. 121 de chacun des volumes.
« Descartes peut être considéré comme l’initiateur de la philosophie moderne ». Précieuse et rarissime réunion du Discours de la Méthode, des Méditations Métaphysiques et des Principes de la philosophie de Descartes en reliures anciennes uniformes aux armes du duc de La Rochefoucauld. 3 ouvrages en 3 volumes in-4, veau brun granité, armoiries frappées or au centre des plats, dos à nerfs orné de fleurons dorés, coupes décorées, tranches jaspées. Reliures anciennes uniformes. Descartes, René. Discours de la Méthode pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences. Plus la Dioptrique et les Météores qui sont des Essais de cette méthode. Reveues et corrigée en cette dernière édition. Paris, Charles Angot,1668. In-4 de 303 pp., (23) pp., 127 pp., (1) p. 232 x 170 mm. Descartes, René. Les Méditations Métaphysiques touchant la première philosophie. Parie, Théodore Girard, 1673. In-4 de (20) pp., 732 pp. (chiff. par erreur 754). 231 x 171 mm. Descartes, René. Les Principes de la Philosophie. Paris, la veuve Bobin, 1681. In-4 de (28) ff., 477 pp., (3) pp., 1 fig. dépl. dans le texte et 20 planches dépliantes, 1 frontispice. 232 x 166 mm. Rarissime réunion duDiscours de la Méthode, des Méditations métaphysiques et des Principes de Descartes en reliures uniformes armoriées. Tchemerzine, II, 782 et 788 ; A.J. Guibert, 20-21, 60-61, 132-133. I/ Discours de la méthode. Importante troisième édition du Discours décrite par A. J. Guibert (pp. 20 et 21). Par rapport à la première de 1637, elle comprend des corrections et des addenda, en particulier dans les deux dernières parties. Le Traite de la mécanique est ici en édition originale et L’Abbrégé de la musique en première édition française. « De nombreuses figures sur bois accompagnent le texte de la Dioptrique et des Météores ». II/ Les Méditations métaphysiques. Troisième édition française des Méditations métaphysiques de Descartes. De nombreuses notes ont été ajoutées en marge. Descartes avait revu lui-même la traduction française des Méditations rédigées en latin. « L’auteur a pris soin de revoir la traduction, de se corriger lui-même et a pris soin d’y éclaircir quelques passages dont le sens n’était pas assez net dans le latin. La première édition française de 1647 a été réimprimée à Paris en 1661, puis de nouveau, divisée en articles avec des sommaires par René Fédé à Paris en 1673 » (Brunet). III/ Les Principes de la philosophie. Quatrième édition augmentée revue et corrigée de « l’œuvre que Descartes présentait comme le « Traité systématique et définitif des principes de la connaissance », soit comme l’expression la plus achevée de son système philosophique » (Dictionnaire des Œuvres). Elle comprend les 20 grandes planches dépliantes de l’édition originale. Précieuse et rarissime réunion de trois textes majeurs de Descartes en reliures anciennes uniformes aux armes d’Alexandre duc de La Rochefoucauld et de La Roche-Guyon. Né le 29 septembre 1660, il porta d’abord le titre de comte de Montignac ; il servit dans la Marine puis dans l’armée de terre et fut créé duc de La Roche-Guyon en février 1713. (O. Hermal, pl.710). Les trois volumes portent le cachet de la bibliothèque du château de La Roche-Guyon en page de titre.
Paris Michel Lévy Frères, Libraires Editeurs, 1864-1868 1864 in 8 (22x14) 3 volumes reliure demi basane violine de l'époque, dos à nerfs ornés de fleurons et de filets dorés, lettres CR dorées au dos en queue, rousseurs éparses sur les premières et sur les dernières pages. Première série: Méditations sur l'essence de la religion chrétienne (1864, XXVIII et 384 pages). Deuxième série: Méditations sur l'état actuel de la religion chrétienne (1866, XIV et 376 pages). Troisième série: Méditations sur la religion chrétienne dans ses rapports avec l'état actuel des sociétés et des esprits (1868, XCVII et 294 pages). François Guizot, Nîmes 1787 - Saint-Ouen-le-Pin 1874, historien et homme politique français. Bel exemplaire, bien relié. ( Photographies sur demande / We can send pictures of this book on simple request )
Bon Reliure