Grand livre du mois Grand livre du mois, 2007. In-8 broché de 158 pages illustrées. Très bon état
Reference : 165569
ISBN : 2286029784
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L’exemplaire relié à l’époque aux armes et chiffre du roi Louis XV. Paris, Imprimerie Royale, 1761. In-folio, 1 f. de titre, XXII-558 pages, clvvviii pages, 2 cartes dépliantes. Plein veau fauve marbré, triple filet doré autour des plats, armoiries du roi Louis XV frappé or sur les plats, dos à nerfs orné du chiffre royal couronné répété cinq fois par caisson, d’étoiles et de fleurs de lys, coupes décorées, roulette intérieure, tranches marbrées. Reliure royale de l’époque. 400 x 253 mm.
Edition originale basée sur un manuscrit de Joinville acquis par le roi Louis XV, et provenant de la bibliothèque enlevée à Bruxelles par Maurice de Saxe. Elle donne le texte original de Joinville avec un minimum d'altérations. La langue a conservé toute sa robuste naïveté. Cette édition, imprimée sur papier vergé, est illustrée d'un fleuron sur le titre, gravé par Lemire, de 3 vignettes par Eisen et Gravelot, de 3 culs-de-lampe de Gravelot, gravés par Lemire et Sornique, de 3 lettres gravées et de 2 cartes dépliantes par d'Anville. Jean de Joinville (1224-1317), écuyer tranchant du comte de Champagne, sénéchal de Champagne, croisé en 1248 à la suite de Louis IX, participa à la prise de Damiette (1249) et à la bataille de Mansourah (1250) ; fait prisonnier avec le roi, malade, libéré et rapatrié à Saint-Jean-D'acre (1250), il prolongea son séjour en Terre Sainte avec Louis IX (1251-1254) qui le prit à son service et dont il devint le confident, l'admirateur et le conseiller. Ses "Mémoires" furent composés entre le 1er novembre 1305 et le 30 avril 1306, à la demande de la reine Jeanne de Navarre. Le récit commence peu de temps avant la septième croisade pour s'achever seize ans après, l'expédition proprement dite occupant les deux tiers de l'ouvrage. Ce livre d'histoire et de littérature documentaire, qui relate, avec le talent d'un peintre, ce que Joinville connaît par expérience personnelle, est aussi un ouvrage d'édification à desseins didactiques. Louis IX incarne en effet les valeurs du bon chrétien, du roi fort et juste, du chevalier preux et courtois ; il illustre un modèle à méditer, en donnant un certain nombre de leçons, dont la principale, à l'adresse des princes, consiste à mériter sa supériorité sociale. Le premier exemple de littérature de témoignage : cet ouvrage, qui fait revivre l'homme autant que le roi et le saint, est l'œuvre d'un témoin oculaire qui finit par écrire son autobiographie ; Joinville s'est mis lui-même dans son récit où il se détache en pleine lumière. (« Belle édition », Brunet, III-556-557 - Jean Dufournet, "En Français dans le texte", n°24 - Hauser, "Les Sources de l'histoire de France", III, 2537 - Quérard, "La France littéraire", IV, 230 - Cohen, 518-519 - Tchemerzine, III, 779). Fort bel exemplaire conservé dans sa reliure aux armes et chiffres royaux de l’époque.
Edition originale rare illustrée de deux frontispices et de 2 planches hors texte de Saint Aubin gravées par Beurlier. Paris, Le Jay, 1768. 2 parties en 1 volume in-12 de: pp. xx, 244 ; titre, 264 pp. 4 planches. Veau marbré, dos à nerfs orné, tranches rouges. Reliure de l’époque. 163 x 94 mm.
Edition originale rare illustrée de deux frontispices et de 2 planches hors texte de Saint Aubin gravées par Beurlier. Howgego I,138(B138) ; Sabin 6465 ; JCB I (III-I) 1611 ; Howes B626 ; Streeter 15187 ; Clark, Old South II, 5 ; Field 156 ; Rader 408 ; Monaghan 261 ; Hubach p. 13 ; Storm, De Graff 361 ; Eberstadt 131:84 ; Siebert 677 ; Leclerc I, 185. Cf. Servies, Florida 491 : the English edition of 1771. « Le Chevalier Bossu est un de ceux qui ont le mieux fait connaître la Louisiane, et les peuples sauvages qui l'habitaient. Il fut envoyé dans ce pays en 1750, et nommé à cette époque Capitaine de la Marine... » (Chadenat 23). First edition, of primary interest for Louisiana, Alabama, Illinois, and West Florida. Jean Bernard Bossu (1720-1792), a captain in the French navy, was the first to write about eighteenth-century Louisiana in detail and based on personal experience. He provided the French public with the earliest trustworthy description of the people and conditions in the colony. The work is actually a collection of 21 letters he wrote during his first two voyages to the country, in 1751-57 and 1757-62. Bossu traveled as far north as Fort de Chartres, just south of Saint Louis. He spent time with the Natchez, Arkansas, Koakias (Cherokees?), Alabama, Choctaw, Illinois and Atakapa tribes, providing substantial information on their habits in religion, warfare, social customs (e.g.punishment for adultery), hunting, and more. He also comments on Santo Domingo, mining, Syphilis, Havana, New Orleans, Hernando de Soto, El Dorado, the Sieur de La Salle, Granada, Jamaica, Lake Ponchartrain, Mobile and the Fountain of Youth. Occasionally he ranges even further afield, describing the skeletons of elephants (i.e., mastodons) found in the Ohio Valley in 1735 (p. 206). At second hand, he reports on events in Canada such as the capture by Montcalm of Fort Oswego, Fort Ontario and New Fort Oswego in 1756. In Book Il, Lettre XXI, Bossu speculates that the lndians reached America via a land bridge from Tartary, referring to the works of Diodorus Siculus, Peter Martyr, Lafitau, Lescarbot, and Bering. In the course of his travels Bossu was shipwrecked, had a close escape from a crocodile, and ran afoul of English corsairs several times. The four engravings by Gabriel de Saint Aubin all show Indians; among them are a gruesome decapitation and an Indian who stands on an overturned chest full of coins. The first edition of this work is distinguished from the second edition, with the same imprint and date, by its lack of the words "second edition" on the title. Howes notes, "For comments too critical of the ministry, Bossu was imprisoned and his book banned for a while in France ; this probably accounts for the scarcity of the first edition, of which Sabin found no record." The Nouveaux voyages was soon translated to English, Dutch, Germain, and Russian. Bel exemplaire en reliure de l’époque.
, , [1860-1861]. Dessin et rehauts de lavis aquarellés d'époque, replié et entoilé (144 x 107,5 cm).
Document d'étude et de travail inédit, dressé à la suite du décret impérial du 1er août 1860 ordonnant le remplacement des anciens ponts suspendus par des ouvrages en maçonnerie et le percement rectiligne de la rue Jean-du-Bellay à travers la pointe occidentale de l'île Saint-Louis. L'intérêt scientifique majeur de cette pièce réside dans les tracés portés manuellement à l'encre bleue, signalant les différents emplacements projetés et les emprises au sol des futurs chantiers, menés sous la direction des ingénieurs Féline-Romany et Vaudrey et exécutés par l'entrepreneur Charles Garnuchot.Le plan offre un témoignage exceptionnel sur le tissu urbain médiéval de l'île de la Cité juste avant les grandes démolitions haussmanniennes. Le découpage des parcelles et des ruelles insalubres est minutieusement teinté en rose. On y identifie l'emprise au sol de la cathédrale, désignée sous l'appellation « Église Métropolitaine Notre-Dame », l'ancien Hôtel-Dieu bordant encore la Seine au sud, la place du Parvis dans sa configuration restreinte d'origine, ainsi que le tracé oblique primitif du pont Louis-Philippe de 1834 conçu par Marc Seguin, par opposition au nouveau pont perpendiculaire projeté.Le verso porte la mention manuscrite à l'encre du temps : « M. Viollet-le-Duc à Notre-Dame », Eugène Viollet-le-Duc étant chargé depuis 1843 avec J.-B. Lassus de la restauration de la cathédrale, alors en cours d'achèvement (1864). Cette mention suggère que le document a pu transiter par les ateliers du chantier de Notre-Dame, peut-être pour coordonner les emprises au sol entre la restauration et les travaux publics de Garnuchot.La Bibliothèque historique de la Ville de Paris conserve un plan lithographié à orientation différente représentant la même zone (Prolongement de la rue du pont Louis-Philippe, imp. Lemercier, s.d.), contrairement à cette version grand public, le présent document est un outil technique de bureau d'étude, entoilé pour le terrain et documentant la genèse des tracésPliures d'usage transversales et verticales formant une croix centrale, fente et discrets manques de papier au point de jonction. Grande fraîcheur de coloris, parfaite lisibilité.
Saint Louis, également connu sous le nom de Louis IX, était un roi de France qui a régné de 1226 à 1270. Il est l'un des monarques les plus célèbres de l'histoire de France et est vénéré en tant que saint par l'Église catholique. Voici quelques points importants à retenir sur Saint Louis : Piété : Louis IX était profondément religieux et consacrait une grande partie de son temps à la prière, aux œuvres de charité et à la construction d'églises. Il était célèbre pour sa piété et sa dévotion à la foi catholique. Lois et justice : Saint Louis est également connu pour ses réformes judiciaires visant à rendre la justice plus équitable. Il a renforcé le système légal en France et a contribué à codifier les lois. Croisades : Louis IX a mené deux croisades pendant son règne. La septième croisade (1248-1254) et la huitième croisade (1270) étaient des tentatives pour conquérir la Terre sainte. Malheureusement, il est décédé de la dysenterie pendant la huitième croisade. Art et culture : Sous le règne de Louis IX, la France a connu un épanouissement culturel. Il a soutenu les arts et les lettres, contribuant ainsi au rayonnement de la culture française. Canonisation : En 1297, Saint Louis a été canonisé par le pape Boniface VIII, faisant de lui l'un des rares souverains européens à être reconnu comme saint par l'Église catholique. Héritage : Saint Louis est largement admiré pour sa sainteté, sa piété, et son sens de la justice. Son règne a laissé une empreinte durable sur l'histoire de France. Louis IX est généralement considéré comme l'un des rois les plus vertueux de l'histoire de France et est un exemple de monarque chrétien dévoué. Son règne a laissé une marque profonde dans l'histoire de la France et de l'Église catholique. fort vol in4, 290x190, reliure demi cuir, frottements, petit accroc, très bel état intérieur, 583pp. Une chromolithographie en frontispice, nombreuses gravures pleine page hors texte sous serpentes et gravures dans le texte, tranche de tête dorée. Tours, Mame 1887
(Paris), , 1718. In-4 manuscrit de 201 pp. à 18 lignes par page, veau brun, dos à nerfs, dos restauré (reliure de l'époque).
Très beau manuscrit établi pour la Maison de Saint-Louis de la Salpêtrière, ouverte à Paris en mai 1657 par l'édit de Louis XIV qui attribua les bâtiments du Petit-Arsenal à l'administration de l'Hôpital général, et aménagés en lieu d'assistance et de refuge pour les indigentes et infirmes, en particulier les femmes aliénées, hystériques, paralytiques et incurables.Les soeurs officières constituaient le corps administratif permanent de la Salpêtrière, « vingt-six sœurs officières commandées par une supérieure, petit groupe d'administratrices capables et puissantes dont les historiens n'ont guère fait cas » (Michel Bonduelle). Bien que créé sous l'influence de Vincent de Paul qui avait chargé Mme de Miramion (1629-1696) de recruter les premières officières, ce corps était entièrement laïque : « Mme de Miramion était appelée "supérieure" et les officières "soeur", bien qu'elles fussent laïques ». Elles portaient un costume voisin de celui des Soeurs de Charité sans en partager les vœux — ce qui explique que la Révolution les ait épargnées lorsqu'elle dispersa les congrégations.Sous l'Ancien Régime, les officières contrôlaient la vingtaine d'emplois où habitaient les pauvres, ainsi que l'infirmerie, la prison, la cuisine, la buanderie, la lingerie, l'habillement, la paneterie et les magasins de provisions. Elles géraient aussi « un réseau complexe de privilèges et de faveurs régissant l'existence journalière des pauvres ». Tout s'achetait à la Salpêtrière qui était « après tout un grand village » : un lit seul dans une petite chambre coûtait 300 livres, un marché régulier avec une vingtaine de boutiques offrait pain, fruits, saucisses, tabac, vin et eau-de-vie. « Le loyer de ces dernières boutiques valait dix fois autant que les autres : ce commerce était bien lucratif dans cet hospice de femmes » (Michel Bonduelle).Le présent règlement de 1718, vingt-six ans après les Règlements de 1692 cités par Bonduelle, constitue un document de première main sur l'organisation interne d'une institution au coeur de l'histoire de la psychiatrie en France, entre le Grand Renfermement décrit par Foucault et les réformes de Pinel.Jean Imbert, « L'Hôpital général et la Salpêtrière aux XVIIe et XVIIIe siècles » ; Michel Bonduelle, La Salpêtrière de Mazarin à Charcot ; Le régime intérieur de la Salpêtrière de Paris (1656-1791).