Bourgeois Bourgeois 2009. In-8 broché de 272 pages. Très bon état
Reference : 124211
ISBN : 2267020734
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L’édition originale de pièces en vers de Jean Racine (1639-1699) imprimée en 1678 à 8 exemplaires avec envoi autographe de Madame de Montespan (1640-1707) calligraphié à l’encre : « Madame De Montespan À mademoiselle de Langeron » (fille de sa dame d’honneur) Provenance : Duc du Maine (1670-1736) ; Madame de Montespan (1640-1707) ; Mademoiselle de Langeron ; Pierre Adolphe du Cambout, Marquis de Coislin (1801-1873). Superbe exemplaire en maroquin armorié doublé de maroquin. In-4 de 10 ff. lim., 31 pp. chiffr. 5-35, 1 f. blanc et 87 pp. chiffr. 3-89. Maroquin rouge, armes dorées au centre des plats, chiffre couronné aux angles, dos à nerfs orné de fers dorés, doublure de maroquin citron à large encadrement polylobé avec fleurs dorées, roulette intérieure, tranches dorées. Niédrée, 1846. 227 x 167 mm. Racine, Jean (1639-1699). Duc du Maine, Louis-Auguste de Bourbon. Œuvres diverses d’un auteur de sept ans. S.l.n.d. (Paris, 1678). « Célèbre édition originale dédicacée à madame de Montespan « publiée à 8 exemplaires par les soins de Madame de Maintenon, aidée par Racine, pour les étrennes de Madame de Montespan » (Edouard Rahir. La Bibliothèque de l’amateur, in « Livres tirés à un petit nombre d’exemplaires », p. 276). « Ce volume qui renferme diverses lettres, réflexions morales, extraits historiques et autres petits écrits du duc de Maine, fut imprimé pour être présenté à Mme de Montespan, mère du duc, le 1er janvier de l’année 1679. Le jeune prince n’avait pas encore huit ans lorsque le volume fut publié par les soins de Mme de Maintenon, sa gouvernante et de M. de Ragois son précepteur. Parmi les ff. lim. se trouvent diverses épîtres et pièces de vers composés par Racine. Les lettres sont adressées au Roi à la Reine, à Mme de Montespan, à Mlle de Villette, à Mlle de Thianges, etc. Elles sont signées Le Mignon, ou Votre Amant. Ce volume n’a été imprimé qu’à quelques exemplaires. » (Edouard Rahir). Les épîtres et pièces de vers de Jean Racine constituent la plus rare originale de Jean Racine de l’histoire bibliophilique. Louis-Auguste de Bourbon, duc du Maine, fils de Louis XIV et de Madame de Montespan, naquit à Versailles le 30 mars 1670 et fut légitimé le 29 décembre 1673. Il fut le fils préféré de Louis XIV. Madame de Staal a dressé le portrait suivant : « Ce prince, dit-elle, avait l’esprit éclairé, fin et cultivé ; toutes les connaissances d’usage, spécialement celles du monde, au souverain degré ; un caractère noble et sérieux. La religion peut-être plus que la nature avait mis en lui toutes les vertus, et le rendait fidèle à les pratiquer. Son goût le portait à la retraite, à l’étude et au travail. Doué de tout ce qui rend aimable dans la société, il ne s’y prêtait qu’avec répugnance. On l’y voyait pourtant gai, facile, complaisant et toujours égal. Sa conversation, solide et enjouée, était remplie d’agréments, d’un tour aisé et léger ; ses récits amusants, ses manières noblement familières et polies, son air assez ouvert : le fond de son cœur ne se découvrait pas, la défiance en défendait l’entrée, et peu de sentiments faisaient effort pour en sortir. » Madame de Maintenon, pour se rendre agréable au roi, fit imprimer les lettres et les thèmes du duc du Maine sous ce titre : Œuvres diverses d’un auteur de sept ans (1678), in-4. Ce volume, publié par Madame de Maintenon, mais tiré à un petit nombre d’exemplaires pour des présents, fut remarqué à cause de l’épître dédicatoire où le roi et la favorite sont loués finement et sans bassesse. Dans le temps, on attribuait cette pièce à Madame de Maintenon, mais on sait qu’elle est de Racine. Le duc du Maine cultivait réellement les lettres par goût : après la mort du grand Corneille, il s’était mis sur les rangs pour lui succéder à l’Académie française ; mais le roi lui refusa son consentement à cause de sa jeunesse. Précédant les textes du duc du Maine, le livre s’ouvre par une épître dédicatoire à Madame de Montespan et quatre madrigaux ; d’après Charles Nodier, l’épître et le deuxième madrigal sont de la main de Racine (Nodier possédait l’exemplaire de Racine, qui avait signé les pièces qu’il avait rédigées) : Quel est cet Apollon nouveau, / Qui presque au sortir du berceau / Vient regner sur notre Parnasse ? – Qu’il est brillant ! / Qu’il a de grace ! / Du plus grand des Heros je reconnois le Fils. / Il est déjà tout plein de l’esprit de son Pere / Et le feu des yeux de sa Mere / A passé jusqu’en ses écrits. La première rencontre de Racine et de Madame de Maintenon – elle était alors Madame Scarron – avait eu lieu le 12 janvier 1675 au cours d’une petite cérémonie d’étrennes au duc du Maine : Madame de Thianges lui avait offert une chambre entièrement dorée ! La deuxième rencontre se situe quatre ans plus tard ; cette fois-ci, c’est Madame de Maintenon qui a organisé la fête au cours de laquelle le jeune duc offre en étrennes à sa mère l’ouvrage que nous décrivons. Racine, proche de Madame de Montespan, avait sûrement été recommandé pour écrire l’épître de présentation qui introduit le livre. Cette première collaboration rapprocha la gouvernante et le poète ; elle ne manquera pas de faire appel à lui, onze ans plus tard, lorsqu’elle cherchera un auteur dramatique pour écrire une tragédie adaptée aux demoiselles de Saint-Cyr. Les 9 feuillets liminaires contiennent la fameuse dédicace de Racine à Madame de Montespan : « Voicy le plus jeune des Auteurs qui vient vous demander vostre protection pour ses Ouvrages. Il auroit bien voulu attendre pour les mettre au jour qu’il eust huit ans accomplis. Mais il a eu peur qu’on ne le soupçonnast d’ingratitude, s’il estoit plus de sept ans au monde sans vous donner des marques publiques de sa reconnoissance… » La première partie, chiffrée 5 à 35 est composée de synthèses et d’extraits faits par le duc du Maine d’après ses lectures, la seconde partie, chiffrée 3 à 89, comprend notamment cinq lettres adressées à Louis XIV, son père et 33 lettres, émouvantes, évoquant souvent Madame de Maintenon, adressées à Madame de Montespan. « AU ROY. I’ay esté jaloux, SIRE, de la Lettre que vous fait l’hon- neur d’écrire à Madame de Main- tenon, car je fuis fi tendre aux mar- ques de voftre amitié, que je ne puis fouffrir que vous en donniez à d’autres, ce que la belle Madame me mande m’excitera encore à foû- tenir la reputation que je me flatte d’avoir, n’ayant rien de plus pre- cieux au monde que de plaire à voftre Majefté. » Exemplaire relié en maroquin doublé aux armes et chiffres couronnés de Pierre–Adolphe du Cambout,marquis de Coislin (1801-1873). « Il possédait une bibliothèque formée avec goût et dont il faisait relier les livres en maroquin à ses armes avec son chiffre aux angles ». (O.H.R ; fer n° 619). Précieux exemplaire unique offert par Mme de Montespan à Mlle de Langeron, fille d’une de ses dames d’honneur avec envoi autographe calligraphié à l’encre : « Madame de Montespan à Mademoiselle de Langeron»et une annotation manuscrite à l’encre au verso du dernier feuillet de la main du jeune Duc du Maine adressée à Mlle de Langeron : « Je vois bien mademoiselle / que vous aves antierement oubliée le plus [?] Dans la foule de ses bons pères / un jeune nource Augustin / aprochant de près des bergères / il fut mordu par leur matin ». L’ouvrage est dédié à Mme de Montespan, sa mère. « Voici le plus jeune des Auteurs qui vient vous demander vostre protection pour ses ouvrages. Il aurait bien voulu attendre pour les mettre au jour qu’il eust huit ans accomplis. Mais il a eu peur qu’on ne le soupçonnât d’ingratitude, s’il estoit plus de sept ans au monde sans vous donner des marques publiques de sa reconnaissance. » (Épître dédicatoire). L’épître, longtemps attribué à Mme de Maintenon, est en réalité de Racine (Œuvres complètes, Paris, Hachette, 1867, tome III, p. 5). Précieux et remarquable volume relié en maroquin doublé de maroquin aux armes du Marquis de Cambourg (armes : Manuscrits et imprimés composant la bibliothèque du Marquis de C***, Paris, Potier, 1847, n° 70). Provenance : Duc du Maine, Madame de Montespan, Mademoiselle de Langeron, Marquis de Coislin (catalogue de sa vente, n° 393). Nodier, Mélange d'une petite bibliothèque, Paris, Crapelet, 1829, p. 327 ("Tout le monde sait que ce livre, qui contient quelques travaux scolastiques et quelques lettres du duc du Maine, a été imprimé par les soins de madame de Maintenon, sa gouvernante, et de M. le Ragois, son précepteur, à un très petit nombre d'exemplaires qui n'excède, dit-on, pas sept ou huit").
S.l.n.d., , (1763 ca). Manuscrit in-4 (23,5 x 18 cm) de (1)-520 pp., demi-vélin, dos lisse (reliure de l'époque).
Souvenirs anonymes d'un officier embarqué, recomposés en forme de journal militaire avec l'ambition d'établir l'histoire complète des campagnes du régiment de Picardie dans la Guerre de Sept ans, de 1757 à 1762.Mon dessein n'a donc été que de détailler, en m'amusant et pour moi seulement, les mouvements et opérations du Régiment de Picardie pendant le cours de cette guerre ; et d'y joindre les principaux événements des armées du Roi contre celle du Roi d'Angleterre en Europe seulement, n'ayant pour ainsi dire nulle connaissance de ce qui s'est passé dans les autres parties du monde. Si de temps en temps je me suis permis quelques réflexions, je ne les ai envisagées que comme de faibles conjectures souvent très opposées aux résultats de la saine politique, je prie le censeur judicieux de regarder ce manuscrit comme un fruit de mon désoeuvrement que je n'ai jamais destiné de faire paraître au jour. Je me suis servi du dictionnaire géographique pour la description des villes que je n'ai pu voir moi-même (Incipit). Régiment d'infanterie du royaume de France créé en 1585, le régiment de Picardie fut désigné, en 1756, pour faire partie du secours destiné à l’impératrice Marie-Thérèse. La France ayant pris parti dans la querelle de l’Autriche avec la Prusse, le régiment fut envoyé à l’armée du maréchal d’Estrées et se trouva à la bataille d’Haastembeck où il eut 4 officiers mis hors de combat. Le régiment suivit ensuite le maréchal de Richelieu dans le Hanovre, prit part à l’occupation de Minden et de Hanovre et poursuivit l’ennemi jusqu’à Closterseeven. Après la rupture de la convention signée par les généraux hanovriens, en vertu de laquelle leur armée ne devait plus participer aux hostilités, il quitta le camp d’Halberstadt et se remit en campagne. Richelieu, qui avait devant lui le prince Ferdinand de Brunswick, fit forcer le passage de l’Aller. Le régiment franchit la rivière au pont d’Alten-Zell, occupa le soir la ville de Zell et de là rentra dans le Hanovre. En février 1758, Louis de Bourbon-Condé comte de Clermont ramène l'armée de Hanovre sur le Rhin. Le régiment de Picardie est cantonné à Wesel, et se trouve cette année à la bataille de Crefeld. À la fin de la campagne, il prend ses cantonnements à Goch dans le duché de Clèves. En 1759, il passe dans la Hesse et assiste à la bataille de Minden. Il acheva la campagne dans le Westerwald. Le régiment parvint à reprendre Herborn le 4 janvier 1760. Après cette affaire il établit ses quartiers d'hiver à Cologne puis se trouva durant cette année, à la bataille de Corbach et à la défense de Gottingen. Le 10 février 1761, le régiment de Picardie sortit d'Eschwege sur la Werra.Le traité de Paris du 10 février 1763 mit fin à la guerre de sept ans tandis que le régiment de Picardie demeurait à Aschaffenbourg. Il est facile de voir par le titre de ce manuscrit qu'il est hors de mon sujet d'entrer dans le détail des échanges et cessions faites respectivement par les princes qui se sont réconciliés ; et de rapporter enfin aucun article dudit traité à l'occasion duquel nous fîmes par ordre de la cour le 26 du mois de juin suivant la réjouissance en la manière accoutumée (explicit).Manuscrit lisible et sans rature d'un récit militaire complet qui semble inédit. Petite galerie de ver marginale sur quelques feuillets.[Charles Desmaze, Le Régiment de Picardie étude historique, Paris, Dentu, 1888].
, , 1757-1762. Manuscrit in-12 (11 x 17 cm) à l'encre brune de (2)-306-(3) pp. à 18 lignes par page, table, basane brune racinée, dos à nerfs, étiquette manuscrite sur le dos, tranches rouges (reliure de l'époque).
Relation manuscrite inédite sur la Guerre de Sept ans qui porte en faux-titre : Détail des Six Campagnes d'Hannôvre, la récapitulation générale, et la table instructive se trouve (sic) à la fin du vôlume.« Charles-Léon, marquis de Bouthillier-Chavigny, né à Paris en 1743, d’une famille qui a fourni des ministres sous Louis XIII et Louis XIV, entra, jeune encore, dans les chevau-légers de la garde du roi, qui offrait une espèce d’école militaire pour la jeune noblesse. Il passa, en 1762, comme lieutenant au régiment du Roi (infanterie). En cette qualité, il prit part à la guerre de sept ans, où il se conduisit avec distinction, fut blessé et fait prisonnier » (Michaud Biographie universelle, V, 348). Journal militaire et historique tenu par le jeune Bouthillier-Chavigny qui consigne itinéraires, calendriers, événements, récapitulations (lieux, camp, bivouac) des batailles des armées françaises en Allemagne, de 1757 à 1762. La France, alliée avec l’Autriche, la Russie, la Suède et la Saxe, traversa le Rhin en avril 1757 avec deux armées totalisant 100 000 soldats, pour attirer l’attention de la Prusse, alliée de la Grande-Bretagne et du Hanovre. Relations de la bataille d'Hastenbeck (26 juillet 1757), la bataille de Crevelle (juin 1758) la bataille de Lutterberg (10 octobre 1758), la bataille de Bergen (avec une armée dirigée par le Duc de Broglie le 13 avril 1759), la capitulation de Munster proposée par M. de Zastrou au Marquis d'Armantières le 25 juillet 1759, la bataille de Minden (1er août 1759), la bataille de Corbach (10 juillet 1760), la bataille de Villinghausen (15-16 juillet 1761), la Journée de Cassel (25 juin 1762).Député de la noblesse du Berry aux États-généraux, Charles-Léon de Bouthillier-Chavigny (1743-1818) fut promu maréchal de camp dans l'armée de Condé le 20 mai 1790, l'année où il publia un projet de constitution militaire sous le titre Plan, général et abregé, d'une constitution militaire, dans tous ses différens détails. Par M. le marquis de Bouthillier, colonel du régiment de Picardie, membre du Comité militaire à l'Assemblée nationale. Pièce historique précieuse d'une parfaite lisibilité reliée à l'époque.
Chez L'Auteur, tiré à part en un volume des albums du crocodile. 1954. In-8, reliure postérieure demi chagrin , plats muets et titrage sur la tranche au petit fer, 108 pages, index alphabétique des noms propres, bibliographie, très bel exemplaire, la reliure étant de tout premier ordre.
Rare exemplaire de ce travail d'Archiviste . Très Bon Etat Mise à jour du Samedi 27 Juin 2026. Paiement PayPal immédiat, Mondial Relay pour : France, Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne (Communiquer votre point ou locker si connu). Une participation supplémentaire peut être demandée pour les colis lourds hors France où les envois compris entre 5 et 25 kg sont dégressifs : 2 à 4 kilogrammes - 7.99 / 5 à 10 kg - 15.99 / 15 -25 kg - 25.99. Certaines de nos collections ( Vian, Céline, Camus (...) peuvent être expédiées en Franco de port. Pour linternational hors Europe (Suisse, Canada, Japon, Etats-Unis, les frais dexpéditions peuvent varier selon le poids (mise à jour : 1 juin 2026).
Paris: L'Harmattan, 1996 2 vol. in-8, in-8, 528 pages, cartes, et 368 pages, 640 photographies, cartes. Brochés, couv. illustrées, très bon état.
L'Afrique en flânant de Tamanrasset à Brazzaville. Sept ans en Afrique noire à la veille de la colonisation de 1953 à 1960. Préface de Jacques Godfrain. [suivi de] L'Afrique en flânant de Tamanrasset à Brazzaville de 1953 à 1960 en 640 photographies. Sept ans en Afrique noire à la veille de la colonisation. (Paris: L'Harmattan, 1996). [M.C.: Afrique noire, récit, voyage]