Éditions de L'embellie Roturière, 1993, broché, couverture à rabat, 34 pages.
Reference : AIX-1768
Très bon état. Plats légèrement défraîchis, aucune pliure, intérieur frais.
Bouquinerie des Cinq Avenues
M. Alain Gilhodes
211 Boulevard de la Libération
13004 Marseille
France
bouquineriedescinqavenues@orange.fr
04 96 21 81 64
Ventes fermes et comptant. Réglements chèques. Frais de port en sus. Les frais de port indiqués concernent la France et l'Europe, mais peuvent être plus importants au-delà de ces frontières et en fonction de l'évolution des tarifs postaux.
Publié en 1785, sans l’assentiment de l’auteur, «Le Diable au corps» a été condamné à la destruction par un arrêt de la cour d’assises de la Seine, en date du 9 août 1842 et par un jugement prononcé par la 6ème chambre du tribunal correctionnel de la Seine le 12 mai 1865. Londres, 1785. In-12, maroquin rouge, double filet doré, dos orné, dentelle intérieure, tranches dorées. Reliure de la fin du XIXè siècle. 131 x 80 mm.
Edition originale «introuvable aujourd’hui» de la première parution du «Diable au corps», imprimée dès l’année 1785, l’un des plus illustres romans érotiques parus simultanément avec les œuvres du Marquis de Sade. Ce titre sera repris par Raymond Radiguet (1903-1923) pour son roman autobiographique paru l’année de sa mort. Le Diable au corps est un tableau des mœurs parisiennes un peu avant la Révolution et ce tableau, Nerciat l'a complété par un autre: les Aphrodites, qui a lieu une quinzaine d'année plus tard, pendant les premières convulsions révolutionnaires. C'est sans aucun doute à propos du Diable au corps et Les Aphrodites que Baudelaire écrivit cette note qu'il avait l'intention de développer « La Révolution a été faite par des voluptueux ». Cette rarissime édition originale est ornée de 4 figures érotiques. Publiée de manière clandestine en 1785, sans l'assentiment de l'auteur, cette édition livre au public la première version de la première partie du Diable au corps (1803), dont le texte à l'époque était toujours en cours d'écriture par Nerciat. Ce récit très libre se présente sous la forme d'un dialogue au verbe croustillant et érotique entre plusieurs personnages: une superbe marquise, la comtesse de Motte-en-feu, véritable laidron piquant et blonde ardente qui porte un certificat non équivoque des plus nombreuses & des plus chaudes aventures, une soubrette, un prélat, etc. Le Diable au corps a été condamné à la destruction par un arrêt de la cour d'assises de la Seine, en date du 9 août 1842 et par un jugement prononcé par la 6ème chambre du tribunal correctionnel de la Seine le 12 mai 1865. Si Nerciat, qui joua sur les deux tableaux (royauté ou république), souvent par nécessité financière ou par simple sécurité pour sa personne, ne fut pas aussi fin politique ou chanceux qu'un de ses illustres patrons, Talleyrand, il laissa à la postérité une œuvre littéraire autrement moins périssable. Ses romans, si raisonnables et convenables en philosophie politique, fourmillent de joie de vivre et de santé heureuse, tout à l'opposé du cynisme et de la dureté de la vie politique de son époque, particulièrement corrompue et sanglante. Si son œuvre reflète sa vie, le chevalier, subtil libertin, dut connaître à travers tant de vicissitudes professionnelles de très joyeux moments. Si elle ne la reflète nullement, cette vie chaotique dut lui être particulièrement pénible pour soutirer de lui une telle compensation imaginaire. S'il faut trancher, son œuvre est largement autobiographique et propose un miroir très fidèle des mœurs fort libres (mais sans leur corruption et leurs violences) de l'aristocratie française que la réaction, lors de la Restauration post-napoléonienne, n'avait pas encore assombri de son implacable répression des mœurs. En somme, sa vie fut aussi dangereuse que son œuvre est joyeuse. «André et Nerciat aurait écrit Le Diable au Corps quelques années avant la Révolution et l’eût fait imprimer dès 1789 ou 1790, si les évènements n’eussent entraîné l’ajournement de son projet. Il s’est plaint d’avoir été victime dès 1785 d’un contrefacteur qui, avant même que la rédaction de l’ouvrage fût achevée, en aurait publié une partie en y introduisant beaucoup de fautes et en y apportant ça et là de désastreuses retouches: «Pas le moindre écart, pas la moindre addition, le moindre retranchement qui ne soit un contre-sens, une platitude, ou du moins une faute contre le goût, sans parler des innombrables difformités purement typographiques». Cette contrefaçon, ou plutôt cette pré-façon, introuvable aujourd’hui, avait pour titre: les Écarts du tempérament ou le Catéchisme de Figaro, esquisses dramatiques. Londres, 1785, in-18, et portait en épigraphe: Et flon flon, lure lure lure, Chacun à son ton et son allure, Elle fut réimprimée quelques années plus tard sous un titre différent: les Écarts du libertinage et du tempérament ou Vie licentieuse de la comtesse de Motte-en-feu, du Vicomte de Molengin, du valet Pinefort, de la Conbanal, d’un âne et de plusieurs autres personnages. Nouvelle édition. A Conculix, chez l’abbé Boujarron, bon bretteur, 1793, in-18 de 132 pages avec gravures. Il est peu probable que la première de ces deux éditions d’une partie du futur Diable au corps ait été vraiment publiée sans la complicité de l’auteur. Il est possible, certes, qu’elle ait été imprimée sans que Nerciat ait pu se relire sur épreuves et signer le bon à tirer, mais il va de soi que l’éditeur a disposé d’un manuscrit qui n’a pu être mis en circulation que par Nerciat lui-même. Les protestations de celui-ci ressemblent un peu aux plaintes de la prostituée dont la pudeur se trouve offensée». Pascal Pia, Les livres de l’enfer.
« Le Diable boiteux eut un succès des plus marqués à la cour et à la ville » (C. Parfait). Édition originale « extrêmement rare » (Tchemerzine) du « Diable boiteux » de Lesage. « C’est l’un des classiques français les plus rares en première édition » (La Rochebilière). In-12 de (5) ff. dont le frontispice, 318 pp. (mal chif. 314), (4) ff. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs orné de double filet et fleurons dorés, double filet or sur les coupes, dentelle intérieure dorée, tranches dorées. Reliure signée de Cuzin. 151 x 88 mm. Lesage, Alain René. Le diable boiteux. Paris, veuve Barbin, 1707. Édition originale « extrêmement rare » (Tchemerzine) du grand roman de Lesage qui « fut sans conteste l'un des plus considérables succès de librairie de tout le XVIIIe siècle », avec le carton de la page 17-18. Tchemerzine, IV, 172-173 ; Cordier, 1910 ; Brunet, III, 1007 ; Le Petit, 481-482 ; Cohen, 344 ; Rahir, Bibliothèque de l’amateur, 507. Elle est ornée du frontispice gravé par Magdeleine Horthemels représentant Dom Zambullo et le diable boîteux. « Édition originale fort rare dans laquelle parurent XVI chapitres. Ce roman satirique avait été inspiré à Le Sage par un ouvrage espagnol du même genre et portant le même titre, El diablo cojuelo, satire amusante des mœurs de Madrid par Louis Velez de la Duenas y Guevara » (Le Petit). « Les exemplaires de cette première édition sont extrêmement rares » (Tchemerzine). Alain-René Lesage reprit le roman espagnol El diablo cojuelo de l’écrivain Luis Velez de Guevara et le développa dans un ouvrage narratif plein d’esprit, qui devait être universellement connu.Il s’agit d’une série de tableaux séparés qui ne sont nullement reliés entre eux. Ils sont souvent interrompus par de longues digressions et des contes insérés dans le récit lui-même.Dans son livre Lesage s’éloigne d’une façon très nette de ses contemporains.Ce qui le séduit, c’est l’enquête morale poursuivie par les grands écrivains du siècle précédent, de Bruyère et La Rochefoucauld jusqu’aux romanciers picaresques espagnols. Le « Diable boiteux » eut une vogue prodigieuse. Il faut convenir que le livre méritait son succès. C’est la critique de tous les états, de toutes les conditions. Les traits dont il est semé ont de la finesse, de la variété, de la naïveté. C’est d’un de ces récits qu’on trouve au chapitre IV que Beaumarchais a tiré son drame d’Eugénie. « C’est l’un des classiques français les plus rares en première édition » (La Rochebilière). Seule une dizaine d’exemplaires en est actuellement recensée. La rareté de cette édition s'explique par le fait que Lesage ayant remanié et augmenté le texte du Diable boiteux en 1726, les éditions antérieures furent alors délaissées (Henri Cordier, Essai bibliographique sur les œuvres d'Alain-René Lesage, Paris, Lehec, 1910, n° 58-1 ; Roger Laufer, « Essai de bibliographie matérielle », n° 1, dans Alain-René Lesage, Le Diable boiteux, Paris, La Haye, Mouton, 1970, pp. 22-23, avec une coupure différente dans la composition de l'adresse du libraire mais identique à l'exemplaire décrit et reproduit par Tchémerzine, t. IV, pp. 172-173). Un texte presque entièrement différent de la version définitive de 1726. Le remaniement que Lesage opéra sur Le Diable boiteux en 1726 est si important que les éditions antérieures à cette date sont à considérer comme un ouvrage distinct des éditions parues à partir de 1726. « Ce qui se perpétue dans l’ouvrage de Le Sage, c’est le goût du portrait, plutôt physique que moral, qu’il contemple et caresse avec amour dans tous ses détails. Mais tandis que La Bruyère se borne à tracer quelques lignes sobres, dans une intention essentiellement moralisatrice, chez ce dernier, au contraire, domine un intérêt très différent : l’amour du pittoresque, l’amour purement artistique de la réalité contemplée sous ses aspects les plus colorés et les plus mouvementés ; cette tendance à l’observation du monde de nos semblables se rattache à une longue tradition de l’esprit gaulois : s’étant exprimée pour le première fois dans les fabliaux et dans les « Chroniques » de Froissart, elle devait trouver plus tard, dans l’œuvre de Balzac, son aboutissement et son couronnement. C’est cette tournure d’esprit qui donne tout son sens et toute sa valeur au « Diable boiteux » » (Dictionnaire des Œuvres). Le Petit cite un exemplaire provenant de la bibliothèque du comte de Sauvage et Guy Pellion (1882) : superbe en maroquin rouge par Cuzin 595 fr. Bel exemplaire de cette rare originale, revêtu d’une séduisante reliure de Cuzin en maroquin rouge.
édition_originale reliure moderne
Paris Editions littraires sans date Ensemble de sept plaquettes runies en un volume in-4, demi-vlin bradel, dos orn d'une nef peinte en bleu, non rogn.Rare runion de sept des douze plaquettes qui composent cette fantaisie caricaturale publie sous le titre gnral Le Diable Paris. Exemplaire sur papier vlin Aussdat.
précédé de sa vie, de son procès et de ses prophéties et révélations par Gérard de Nerval. 200 dessins de E. Beaumont "Le Diable amoureux" est un roman de Jacques Cazotte, un écrivain français du XVIIIe siècle. L'histoire raconte les aventures d'Alvaro, un jeune homme épris de philosophie et d'occultisme, qui invoque le diable lors d'un rituel et se retrouve lié à lui. Dans le roman, le diable, nommé Biondetta, apparaît sous la forme d'une belle femme et tente de séduire Alvaro. Cependant, Alvaro résiste à ses avances et refuse de céder à ses tentations. Au fur et à mesure de l'histoire, les rôles sont inversés et c'est le diable qui tombe amoureux d'Alvaro, le poursuivant sans relâche. "Le Diable amoureux" est un récit fantastique qui mélange des éléments de romance, d'humour et de surnaturel. Il aborde également des thèmes tels que la tentation, la morale et la lutte entre le bien et le mal. Le roman est considéré comme une œuvre importante du genre littéraire connu sous le nom de "diablerie" ou "démonomanie", populaire à l'époque de la fin du XVIIIe siècle. Jacques Cazotte était un écrivain français connu pour ses contes fantastiques et ses récits mystiques. "Le Diable amoureux" est son œuvre la plus célèbre et a contribué à sa renommée littéraire. Le roman a également été adapté dans d'autres formes artistiques, notamment au théâtre et à l'opéra. En résumé, "Le Diable amoureux" de Jacques Cazotte est un roman fantastique du XVIIIe siècle qui relate les aventures d'un homme lié au diable. Il explore les thèmes de la tentation, de l'amour et du surnaturel, offrant une intrigue captivante et pleine de rebondissements. Neuvième édition, ornée de gravures d'après les plus grands maîtres de l'école française vol gd in-8, 23x15, frottements et manque à la reliure, qq rousseurs, bon état intérieur, les gravures sous serpentes étant très bel état, 191p. Paris, Léon Canivet, 1845 ref/223
[Baldrich, Laborde, Mahn, Sennep, van Moppès, Vertès.] -
Reference : 171
ISBN : jpg
Paris, Editions Littéraires de France, sans date, 4 volumes, 21 X 27 cm., en feuilles, 104 ; 31 pp. Ouvrages en feuilles, non coupées, sous chemises rempliées illustrées en couleurs, tous bien complets de 4 planches tirées à part chacun et tous sur papier Aravis. Le diable au Palais Bourbon : premier volume, texte de Georges SUAREZ, illustrations de Jehan SENNEP, un des 1200 exemplaires numérotés sur papier Aravis. La beauté du diable : texte de Violette LE ROY, illustrations de Roberto Martinez BALDRICH, Berthold MAHN, Marcel VERTES. Le diable dans la rue : texte de Pierre MAC ORLAN, illustrations de Chas LABORDE. Le diable en ménage : commence à la page 10, texte de Jacques DYSSORD, illustrations de Maurice VAN MOPPES. Petits frottements et déchirures sur les chemises. Intérieurs très frais.