Collection "Génies et Réalités" Hachette 1967. - In-8 relié plein simili (bleu) sous rhodoïde transparent. Titres et motifs en noir et or au dos et sur les plats. 286 pages + tables. Illustré de 8 reproductions en couleurs hors-texte contrecollées et nombreuses illustrations photos nb in & hors-texte (héliogravures). Bon exemplaire abondamment illustré.
Reference : 3042
Imprimé sur papier vergé édition Arjomari.
Bouquinerie Bastien Chenal
M. Bastien Chenal
09 53 41 72 06
CONDITIONS DE VENTE ET LIVRAISON : VENTES UNIQUEMENT A DESTINATION DE : FRANCE METROPOLITAINE - MONACO et PAYS DE LA COMMUNAUTE EUROPEENNE (ZONE EURO). - Les commandes se font par téléphone, e-mail ou courrier. Tous nos livres sont en bon état (sauf indications contraires mentionnées dans la description). Les prix sont nets, port en sus à la charge du destinataire. Les envois, après entente concernant les frais de port, s'effectuent dès réception du règlement par chèques bancaires (France uniquement), mandats ou virement bancaire France et Pays de la zone Euro (demander RIB - IBAN-BIC). - Nous n'acceptons pas les règlements par carte bancaire et Paypal. - Les ouvrages voyagent aux risques et périls du destinataire (sauf si assurance). Passé le délai de 10 jours à partir de la date de commande, les ouvrages non réglés seront remis en vente.
Avignon, Aux dépens des Libraires associés, 1760. In-12 relié plein veau (17 x 10,3 cm), LX-630 pages, quelques rousseurs claire sur les premiers et derniers feuillets, coiffes et coins usés.- Etat correct.
Aix-en-Provence, Edisud, 1981. Catalogue in-8 broché (25 x 18 cm), 111 pages, illustré de portraits et photographies. Biographie, chronologie, le Théâtre, Autour de la Librairie "Charlot", les éditions illustrées de l'oeuvre de Camus, bibliographie.-280g.L. Bon état
Editions Albin Michel, 1953. In-12 broché (18,7 x 12 cm), 358 pages. Envoi autographe de l'auteur à Maurice Rat. Edition originale du S. P., très bon état.
Christiane Chaulet-Achour, Jean-Claude Xuereb, Aziz Chouaki, Nourredine Saadi - Collectif
Reference : 30254
Edisud (26 juin 2005). In-8 broché (23 x 15 cm), 178 pages.- "Depuis quelques années, à la faveur d'une distance prise, d'un réexamen des textes et de la situation qui ne cesse de bouleverser la terre d'Algérie, des intellectuels algériens, de plus en plus nombreux, semblent avoir entrepris une démarche de réappropriation d'une oe uvre, la revendiquant comme partie intégrante de leur patrimoine culturel."- 290g. - Très bon état, comme neuf.
Remarquable reliure de Martin et envoi signé Paris, Gallimard, (juillet) 1953. 1 vol. (105 x 165 mm) de 169 p. et [3] f. Maroquin gris à encadrement, plats ornés de velours gris avec deux filets à l'œser figurant une crois et une découpe en demi-lune en marge extérieure, titre doré, tête dorée, couvertures et dos conservés (reliure signée de P.-L. Martin, 1961 au second contreplat avec la mention du commanditaire au premier contreplat). Édition originale. Un des 65 premiers exemplaires sur vélin pur fil, celui-ci hors commerce marqué «E». Envoi signé : «à Robert Chatté, cet encouragement à mal faire puisque son salut est assuré selon Calderon, avec les bénédictions de Saint Albert».
Lorsqu'en 1953 Marcel Herrand - celui qui, le premier, avait donné sa chance à Camus en montant Le Malentendu au Théâtre des Mathurins en 1944 -, lui demande de l'aide pour son festival de théâtre à Angers, qu'il ne peut plus assurer seul car gravement malade, Camus accepte de lui fournir deux adaptations : une de La Dévotion à la croix, de Calderon, et une des Esprits de Pierre de Larivey. Maria Casarès est cette année-là la vedette du festival et aura le premier rôle des deux pièces, adaptées et mises en scène par Camus. Les répétitions auront lieu au printemps au théâtre de Mathurins ; le festival s'ouvrira le 14 juin avec La Dévotion à la Croix ; Les Esprits le clôtureront. Dès 1946, Camus envisage de réunir dans un même volume quelques oeuvres majeures du répertoire classique espagnol, songeant à faire traduire par des écrivains de renom, pour la Bibliothèque de la Pléiade, un choix de pièces de Tirso de Molina et de Calderón. Peu avant sa mort, alors qu'André Malraux oeuvrait à lui confier la direction d'un théâtre, Camus établit même une programmation. Il y inscrit notamment La Dévotion à la croix, Le Chevalier d'Olmedo, L'Alcade de Zalamea, La vie est un songe, L'Étoile de Séville - mais aussi six pièces de Corneille, une de Racine (Bérénice), et Othello, qu'il avait traduit sans jamais oser le monter : « Côté théâtre, je n'en suis encore qu'à mon baccalauréat théâtral... Shakespeare, c'est l'agrégation ! ». La Dévotion à la Croix rejoint également un centre d'intérêt bien plus ancien - et aussi plus personnel : dès 1936, avec Révolte dans les Asturies, Camus explore les textes espagnols. Cette fidélité traverse toute son oeuvre : L'État de siège se déroule à Cadix, et La Dévotion à la croix, bien qu'implantée en Italie, lui permet encore de rester au plus près de cette « seconde patrie », qui est aussi celle de Maria Casarès et de ses grands-parents maternels, Étienne Sintès et Catherine Marie Cardona, d'origine minorquine. Il revendiquera cette fidélité dans un article publié en 1958 dans Preuves : «Amis espagnols, nous sommes en partie du même sang et j'ai envers votre patrie, sa littérature et son peuple, sa tradition, une dette qui ne s'éteindra pas.» Les répétitions pour le festival d'Angers commencent au printemps 1953 jusqu'au jour de la première, le 14 juin 1953, avec Maria Casarès dans le rôle principal. Trois jours auparavant, le 11 juin, Marcel Herrand meurt. Cette création devient donc un hommage à celui à qui il devait tant. Camus offrira un exemplaire de chacun des volumes à Maria, dédicacés « à Ma Julia » et « à ma Féliciane », du nom des rôles principaux qu'elle occupait dans les deux pièces. Le premier des exemplaires, lettré A, sera réservé pour René Char. Notre exemplaire - le dernier des cinq hors commerce - est celui de Robert Chatté, l'une des grandes figures de la librairie clandestine. Jean-Jacques Pauvert l'évoque dans ses Souvenirs comme « le mystérieux libraire de Montmartre, [...] grand, mince, très bien élevé, avec des oreilles décollées étonnantes, [...] qui exerçait en appartement et prenait un grand luxe de précautions et avait ses entrées chez Gallimard, chez qui il avait débuté comme simple commis. Il n'ouvrait sa porte que si l'on usait d'un certain signal. Il avait fait imprimer aussi l'édition originale de Madame Edwarda de Bataille en 1941 ». Sa relation avec Camus fut précoce et constante, jusqu'à son décès le 8 septembre 1957, que l'écrivain note dans ses Carnets : « Mort de Robert Chatté. Seul, à l'hôpital de Villejuif. » (III, p. 198). Cet exemplaire a figuré à l'exposition du centenaire, « Albert Camus de Tipasa à Lourmarin » (n° 155, reproduit). De la bibliothèque du professeur Millot (avec mention au second plat de P.-L. Martin). Très bel exemplaire.