Paris, Gallimard, 1957. "11 x 17, 205 pp., broché, bon état (couverture défraîchie; 1 inscription sur la page de justificatif)."
Reference : 70722
N° 2624 sur 3200 exemplaires numérotés sur alfa Libert.
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Exemplaire René Char avec envoi Paris, Gallimard, (17 juin) 1957. 1 vol. (110 x 170 mm) de 203 p. et [2] f. Broché. Édition originale de l'adaptation d'Albert Camus. Un des exemplaires numérotés sur alfa. Envoi signé : «En ce temps-là, cher René, beaucoup d'hommes savaient que l'amitié et l'honneur étaient les deux noms d'une même fidélité ; aujourd'hui, dans l'abaissement où nous sommes, ceux qui comme vous le savent encore, comment nous en passerions-nous ? A. C. 1957».
Cette dédicace, au coeur de l'année du Nobel, résume évidemment l'amitié, mais surtout l'alliance d'éthique et d'esthétique qui gouverne la période : Camus dramaturge, metteur en scène et traducteur, ancre son travail dans une fidélité d'amitié, d'histoire et de théâtre. Dès ses débuts algérois, Camus rêve de plein air, d'une scène populaire où la parole « marche vers sa fin » ; l'Espagne l'accompagne très tôt (de Révolte dans les Asturies à La Célestine montée avec l'Équipe), avant qu'une première collaboration décisive n'ait lieu en 1953 : Marcel Herrand lui commande l'adaptation de Calderón, La Dévotion à la croix, coup d'envoi d'un cycle hispanique qui culminera avec Lope de Vega en 1957 et ce Chevalier d'Olmedo. À Angers, Camus est la figure centrale de la 6e édition du Festival (21-30 juin 1957) : il y remanie et met en scène Caligula pour la première fois et dirige sa propre adaptation du Chevalier d'Olmedo. La « première » demeure, de manière légendaire, datée au 21 juin mais un orage d'une violence rare arrache décors et inonde plateau et gradins au moment d'allumer les remparts : la représentation est annulée, si bien que le festival s'ouvrira in fine le 22 par Caligula, et la vraie première d'Olmedo a lieu le 23 juin (puis les 26 et 29). Sans en « oublier le côté populaire », écrit-il en marge de ses brouillons sur la pièce. Car Olmedo vient nourrir le projet d'une tragédie moderne où « un seul sentiment marche sans arrêt vers sa fin », et préfigure le répertoire que Camus, à la fin de 1959, cerne pour la direction de théâtre qu'on s'apprête à lui confier : Lope (encore), Calderón, Tirso de Molina... Robert Kemp, dans sa critique de la pièce donnée dans Le Monde, saluera le rythme, la fraîcheur et l'innocence du texte de Lope servis par « la plume solide, aiguë » de Camus - la même qui vient d'écrire, sur la peine de mort, des pages fortes et saisissantes, qui ne convaincront pas les mainteneurs de la guillotine, mais exalteront les abolitionnistes. Rien d'anecdotique : Camus note que le dernier mot de la pièce - teatro - signifie aussi échafaud ; les tréteaux sont un gibet. « Il vaudrait mieux que l'exécution fût publique. Le comédien qui est en chaque homme pourrait alors venir au secours de l'animal épouvanté et l'aider à faire figure, même à ses propres yeux », écrit-il dans Réflexions sur la guillotine, dont la rédaction est strictement contemporaine. Ainsi, la fin de l'adaptation d'Angers n'est pas sans rappeler un motif qui parcourt l'oeuvre entière de Camus, du dernier voeu de Meursault, au pied de l'échafaud dans L'Étranger, jusqu'au rêve d'exécution publique dont parle Clamence à la fin de La Chute, publiée l'année précédente. Magnifique provenance. Cet envoi est l'une des 43 connus à René Char, l'ami, le frère : cette dédicace est, de loin, la plus longue des 43 référencées.
Galliùard; Paris, 1957
un volume petit in-12° (11 x16, 7 cm), broché, couverture de couleur gris clair avec le lettrage du titre en rouge. Exemplaire sur Alfa Liber numéroté 1537 sur 3260. LOPE DE VEGA (1562-1635) fut contemporain de Shakespeare et de Cervantès. Il est considéré comme un des écrivains majeurs du siècle d’or espagnol. Pages pour la plupart non coupées TRES BON ETAT [50537 ]
Gallimard 1957, petit in-12 broché, 205 p. (très bon exemplaire) Edition originale de cette pièce espagnole dans la traduction d'Albert Camus tirée à 3265 exemplaires, 1 des 3200 numérotés sur alfa Libert.
Gallimard. 1957. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Non coupé. 203 pages.. . . . Classification Dewey : 792-Théâtre
Achevé d'imprimer le 17 juin 1957 - texte français d'Albert Camus - exemplaire n°1625/3200 sur alfa Libert. Classification Dewey : 792-Théâtre
Couverture souple imprimée. Texte français d'Albert Camus.
Paris Gallimard 1957 203 pp. In-12. Broché. Très bon état. 1 volume. TIRAGE LIMITÉ. Un des 3 200 exemplaires numérotés sur alfa Libert, second et dernier papier.